{"id":21620,"date":"2026-06-18T06:20:53","date_gmt":"2026-06-18T04:20:53","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=21620"},"modified":"2026-06-15T13:44:15","modified_gmt":"2026-06-15T11:44:15","slug":"patagonie-route-203-eduardo-fernando-varela","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=21620","title":{"rendered":"Patagonie route 203   &#8211; Eduardo Fernando Varela"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-21629\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/06\/IMG_0852-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em><br \/>\n\u00c9ditions M\u00e9taill\u00e9, 358 pages, ao\u00fbt 2020<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;espagnol (Argentine) par Fran\u00e7ois Gaudry<\/em><\/p>\n<p><em>Lu dans le cadre du club de lecture de la\u00a0<a href=\"https:\/\/mediatheques.cote-emeraude.fr\/l-ourse\">m\u00e9diath\u00e8que de Dinard<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Quel voyage&#160;! et que de d\u00e9couvertes&#160;! Je ne connaissais pas la Patagonie, et ce roman ne me donne pas tr\u00e8s envie d&rsquo;aller y voir de plus pr\u00e8s. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, si par hasard j&rsquo;y allais , je n&rsquo;aurais pas la mafia \u00e0 mes trousses, ni la police argentine, ni les n\u00e9o-nazis, ni un mari violent et jaloux ..<\/p>\n<p>Ce roman correspond exactement aux raisons pour les quelles je me trouve bien dans mon <a href=\"https:\/\/mediatheques.cote-emeraude.fr\/club-de-lecture-de-dinard\">club de lecture<\/a>&#160;: lire des livres vers lesquels je ne serai jamais all\u00e9e qui me procurent de vrais plaisirs et, ici, un d\u00e9paysement total.<\/p>\n<p>Parker, fuit, on ne sait pas tout de suite quoi, en conduisant un camion sur les route de la Patagonie, pour livrer des chargements de fruits d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre de l&rsquo;Argentine. Son employeur n&rsquo;est pas tr\u00e8s en r\u00e8gle avec la police, entre autre, les papiers du camion et de Parker ne doivent pas \u00eatre montr\u00e9s \u00e0 la police. Cela l&rsquo;oblige \u00e0 prendre des petites routes et \u00e0 \u00eatre syst\u00e9matiquement en retard sur ses pr\u00e9visions d&rsquo;arriv\u00e9e. Un jour, dans une f\u00eate foraine, il rencontre Mayt\u00e9n, une femme superbe dont il va tomber amoureux. La fuite devient encore plus compliqu\u00e9e, car Bruno, le forain \u00e0 qui appartient le train fant\u00f4me veut absolument r\u00e9cup\u00e9rer sa femme.<\/p>\n<p>J&rsquo;arr\u00eate d&rsquo;essayer de raconter car je rate compl\u00e8tement mon envie de vous faire partager mon plaisir qui n&rsquo;est pas du tout dans le fil narratif mais dans la l&rsquo;originalit\u00e9 de ce que j&rsquo;ai d\u00e9couvert&#160;:<\/p>\n<ul>\n<li>Les paysages ingrats de la Patagonie, o\u00f9 tout est plat et o\u00f9 on peut circuler pendant des jours et des jours sur la m\u00eame route sans pouvoir changer de directions. D&rsquo;ailleurs les directions ne se donnent pas en kilom\u00e8tres mais en journ\u00e9es pass\u00e9es sur la route.<\/li>\n<li>Le d\u00e9sert de sel o\u00f9 vous pouvez devenir fou o\u00f9 mourir o\u00f9 les deux.<\/li>\n<li>Le climat et les temp\u00eate de sable et les les trombes d&rsquo;eaux qui inondent tout subitement.<\/li>\n<li>Les stations d&rsquo;essence dans des villages tous plus perdus les uns que les autres<\/li>\n<li>Mais surtout, les personnages que vous rencontrerez dans ce r\u00e9cit, leur fa\u00e7on de r\u00e9pondre toujours \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque, le journaliste qui passe de la recherche des sous marin nazis aux anciennes mines d&rsquo;or.<\/li>\n<li>Les Forains et le train fant\u00f4me avec Bruno le patron violent et ses deux aides qui veulent absolument lui faire rencontrer la lumi\u00e8re divine.<\/li>\n<li>Mayt\u00e9n cette femme qui aimerait retrouver la civilisation et la ville de Buenos Aires, et qui analyse tr\u00e8s bien les hommes avec qui elle partage sa vie.<\/li>\n<li>Et surtout Parker, qui transforme son campement en appartement tous les soirs et qui se met dans des situations impossibles par amour.<\/li>\n<\/ul>\n<p>J&rsquo;\u00e9tais vraiment ailleurs pendant huit jours, c&rsquo;est rare que j&rsquo;accepte la lenteur d&rsquo;un r\u00e9cit, mais si on lit trop vite ce roman, on s&rsquo;attache alors \u00e0 la narration et ce qui fait le charme de ce livre ce sont les chemins de traverses, les descriptions de paysages, les ph\u00e9nom\u00e8nes m\u00e9t\u00e9orologiques, les personnages improbables&#160;; le fil narratif est pour le moins confus. Je comprends tr\u00e8s bien qu&rsquo;on puisse ne pas appr\u00e9cier ce roman qui sort compl\u00e8tement des livres habituels. Mais pour moi ce fut une tr\u00e8s belle d\u00e9couverte. Ma petite r\u00e9serve vient de langue (traduction&#160;?) qui rendait, parfois, les phrases difficiles \u00e0 comprendre, et puis c&rsquo;est un peu long, longs comme les trajets interminables, sans doute, en Patagonie.<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>La route traversait la steppe et s&rsquo;\u00e9tendait comme un trait sinueux entre collines et vall\u00e9es, puis montait et descendait par les flancs, si bien que la ligne de l&rsquo;horizon s&rsquo;inclinait, restant dans cette position pendant des kilom\u00e8tres comme si elle flottait en l&rsquo;air. Vers la cordill\u00e8re, le continent courbait l&rsquo;\u00e9chine comme un f\u00e9lin pr\u00eat \u00e0 bondir&#160;; vers l&rsquo;oc\u00e9an, le ciel et l&rsquo;horizon se disputaient une immense plaine. Le vent qui descendait des glaces \u00e9ternelles agitait les herbages d&rsquo;une caresse nerveuse comme s&rsquo;il d\u00e9peignait la terre.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>Campement original.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Le camion s&rsquo;immobilisait lourdement dans un nuage de poussi\u00e8re, Parker sautait de la cabine, comme s&rsquo;il touchait terre apr\u00e8s des mois de navigation, et s&rsquo;assurait que l&rsquo;endroit convenait et qu&rsquo;il y avait du bois \u00e0 ramasser. Au moyen d&rsquo;un palan giratoire termin\u00e9 par une poulie fix\u00e9e au v\u00e9hicule, Parker d\u00e9chargeait lentement ce qui un jour avait \u00e9t\u00e9 sa maison. Peu \u00e0 peu \u00e9taient extraits de la remorque une table en bois, des chaises, un canap\u00e9 au cuir r\u00e2p\u00e9, un vieux frigo, un lampadaire, un grand tapis, un placard, un lit avec son matelas, et une table de nuit avec sa lampe de chevet. En moins d&rsquo;une heure, il d\u00e9roulait le tapis et y d\u00e9posait les meubles jusqu&rsquo;\u00e0 am\u00e9nager un parfait salon familial sous le ciel immense de la steppe, \u00e9clair\u00e9 la nuit par des c\u00e2bles connect\u00e9s \u00e0 la batterie..<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>La fa\u00e7on de donner les directions en Patagonie.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>&#8211; <em>C&rsquo;est loin, Teniente Primero Lopez&#160;?<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Deux jours, s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de vent. Tu files tout droit et demain, tu tournes \u00e0 gauche, tu traverses la colline, puis encore \u00e0 gauche pendant une demi-journ\u00e9e plus ou moins.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Les \u00e9checs.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Bruno observa le plateau pour tenter de d\u00e9couvrir en quoi il s&rsquo;\u00e9tait tromp\u00e9. Il pensait que les femmes n&rsquo;\u00e9taient jamais contentes, il y avait toujours un probl\u00e8me, un motif de se plaindre. On ne bouge pas comme \u00e7a aux \u00e9checs&#160;? Et pourquoi donc&#160;? Qu&rsquo;il a dit&#160;? S\u00fbrement une femme encore, celle qui avait invent\u00e9 ce jeu. Mais il n&rsquo;allait pas se laisser dominer par Mayt\u00e9n, le simple fait qu&rsquo;elle n&rsquo;en fasse qu&rsquo;\u00e0 sa t\u00eate et lui impose ses caprices le mettait hors de lui.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>L&rsquo;immensit\u00e9 d\u00e9sertique.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Elle reprit sa marche, tout droit, en tremblant, vers la plaine qui commen\u00e7ait quelques rues plus loin, jusqu&rsquo;\u00e0 laisser le village derri\u00e8re elle, et elle s&rsquo;avan\u00e7a sur la terre dess\u00e9ch\u00e9e, en se prenant les \u00e9paules dans les mains pour obtenir une infime sensation de s\u00e9curit\u00e9. En observant l&rsquo;espace qui l&rsquo;entourait, elle se dit que la cage qui l&#8217;emprisonnait \u00e9tait vaste, sans barreau, ni porte, ni fen\u00eatre, infini. Une cellule o\u00f9 elle pouvait se mouvoir \u00e0 volont\u00e9, mais d&rsquo;o\u00f9 elle ne pourrait jamais s&rsquo;\u00e9chapper. C&rsquo;\u00e9tait la plus terrible des prisons, dont les murs s&rsquo;\u00e9tendaient \u00e0 perdre de vue et au-del\u00e0.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Les l\u00e9gendes locales .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Parker soupira, ces racontars absurdes le mettaient de mauvaise humeur. La vie monotone et ennuyeuse dans ces r\u00e9gions obligeait les gens \u00e0 inventer des l\u00e9gendes pour avoir un sujet de conversation le soir. Il avait entendu toutes sortes d&rsquo;histoires pendant ses voyages, elles faisaient partie du pauvre folklore local, des r\u00e9cits collectifs o\u00f9 chacun ajoutait des d\u00e9tails qui modifiaient la version originale. \u00c0 force de les entendre, les gens avaient fini par y croire&#160;: naufrage de galion espagnol remplis de tr\u00e9sors, vaisseaux fant\u00f4mes \u00e0 la d\u00e9rive depuis des si\u00e8cles, voguant au gr\u00e9 des temp\u00eates.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Mayt\u00e9n apprivoise les plaines d\u00e9sertiques.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Elle apprenait \u00e0 percevoir des d\u00e9tails insignifiants&#160;: les odeurs port\u00e9es par le vent, les bruits diff\u00e9rents selon leur provenance, les variations d&rsquo;une couleur sur la steppe monochrome, la preuve de la terre et la vitesse \u00e0 laquelle les nuages s&rsquo;effilochaient. Si cette vie \u00e9tait au d\u00e9but une promesse d&rsquo;ennui quotidien, \u00e0 pr\u00e9sent un monde nouveau se r\u00e9v\u00e9lait, qu&rsquo;elle observait attentivement pendant des heures de route. Elle avait besoin du silence, de ce temps suspendu o\u00f9, la t\u00eate appuy\u00e9e comme contre la vitre, elle laissait son regard se perdre au loin et voyageait l\u00e0 o\u00f9 son corps ne le pouvait pas.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Point de vue sur la propret\u00e9 et le m\u00e9nage.<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>&#8211;<em> Pas besoin de nettoyer, la poussi\u00e8re s&rsquo;en va comme elle est entr\u00e9e. Dans la nature, rien n&rsquo;est permanent ni d\u00e9finitif.<\/em><\/div>\n<div><em>Mayt\u00e9n le regarda, perplexe et l\u00e9g\u00e8rement irrit\u00e9e.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Cette poussi\u00e8re passe par notre camion et poursuit son chemin, elle ne reste pas. Et nous non plus, t\u00f4t ou tard on s&rsquo;en va, dit-il, gris\u00e9 par l&rsquo;air froid du matin.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Et les odeurs, elles partent toute seule&#160;?<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Non, les odeurs changent, elles ne disparaissent pas.<\/em><\/div>\n<div><em>Mayt\u00e9n l&rsquo;observa quelques secondes et, ne trouvant pas le lien entre ce qu&rsquo;il disait, elle dut r\u00e9p\u00e9ter. Comme Parker ne semblait pas comprendre, elle rassembla les v\u00eatements \u00e9parpill\u00e9s dans la cabine, les couvertures et les draps et en fit un tas.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Il faut laver tout \u00e7a.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Puis, arm\u00e9 d&rsquo;un balai et d&rsquo;une brosse, elle entreprit de nettoyer jusqu&rsquo;au dernier recoin de la cabine.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Tu dis que la poussi\u00e8re s&rsquo;en va toute seule&#160;? Et les serviettes, elle se lave aussi toute seule&#160;? Insiste \u00e0 telle pendant qu&rsquo;il inspirait de grandes bouff\u00e9es d&rsquo;air frais.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Une serviette sert \u00e0 essuyer ce qu&rsquo;on veut de laver, qui, techniquement est d\u00e9j\u00e0 propre.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>L&rsquo;ambiance des stations essence et l&rsquo;art de r\u00e9pondre aux questions.<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>&#8211; <em>Le t\u00e9l\u00e9phone fonctionne&#160;? demanda-t-il en indiquant une cabine avec une chaise et un manuel qui devait \u00eatre ouvert \u00e0 la m\u00eame page depuis des lustres. L&rsquo;indien le regarda avec une moue.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Il fonctionnait, r\u00e9pondit-il s\u00e8chement.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Parker d\u00e9crocha le t\u00e9l\u00e9phone, mais il n&rsquo;y avait pas de tonalit\u00e9.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Il fonctionne ou non&#160;?<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Il fonctionnait le mois dernier, plus maintenant.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Quand on ne parle pas la m\u00eame langue.<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>-\u00ab&#160;Verstanden, verstanden&#160;? s&rsquo;\u00e9cria alors le type.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Qu&rsquo;est-ce que \u00e7a veut dire&#160;? demanda Mayt\u00e9n inqui\u00e8te.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Ils veulent aller \u00e0 Verstanden, \u00e7a doit \u00eatre une de ces colonies allemandes de la cordill\u00e8re, r\u00e9pondit Parker, tr\u00e8s s\u00fbr de lui. J&rsquo;ai une id\u00e9e, on va guider ces types jusqu&rsquo;\u00e0 Verstanden.<\/em><\/div>\n<div><em>(..)<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; \u00ab&#160;Schlafen&#160;\u00bb dit-il, allong\u00e9 entre deux b\u00e2illements qui d\u00e9formaient son front, transformant les lettres gothiques du tatouage en calligraphie arabe. Maintenant il veut aller \u00e0 Schlafenn pendant Parker en lui faisant signe, sans l\u00e2cher la pierre, de sortir de sous le camion.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div>(* en allemand verstanden veut dire comprendre et schlafen dormir)<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote><p>&nbsp;<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions M\u00e9taill\u00e9, 358 pages, ao\u00fbt 2020 Traduit de l&rsquo;espagnol (Argentine) par Fran\u00e7ois Gaudry Lu dans le cadre du club de lecture de la\u00a0m\u00e9diath\u00e8que de Dinard &nbsp; Quel voyage&#160;! et que de d\u00e9couvertes&#160;! Je ne connaissais pas la Patagonie, et ce roman ne me donne pas tr\u00e8s envie d&rsquo;aller y voir de plus pr\u00e8s. D&rsquo;un autre <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=21620\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":822092,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[430,45,321,354,162,277,372,285,271,4,294,444,49,251,347,60],"tags":[],"class_list":["post-21620","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-430","category-4-coquillages","category-amitie","category-amour","category-argentine","category-club-de-lecture-dinard","category-expedition-de-lextreme","category-largent","category-mafia","category-mes-preferences","category-mouvement-neo-nazi","category-road-trip","category-roman","category-vengeance","category-violence","category-voyage"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21620","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/822092"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21620"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21620\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22070,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21620\/revisions\/22070"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21620"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21620"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21620"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}