{"id":21337,"date":"2026-04-16T06:16:33","date_gmt":"2026-04-16T04:16:33","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=21337"},"modified":"2026-04-15T10:53:10","modified_gmt":"2026-04-15T08:53:10","slug":"la-maison-de-nos-peres-jorn-riel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=21337","title":{"rendered":"La maison de nos p\u00e8res    &#8211; Jorn RIEL"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/ecx.images-amazon.com\/images\/I\/41bon3qdQtL._SX302_BO1,204,203,200_.jpg\" \/><\/p>\n<p><em>\u00c9ditions Ga\u00efa, 486 pages, octobre 2010<\/em><\/p>\n<p><em>traduit du Danois par Ines Jorgensen<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Ce n&rsquo;est pas ma premi\u00e8re rencontre avec cet auteur Danois, je m&rsquo;\u00e9tais r\u00e9gal\u00e9e avec les Racontars , <a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=1840\">Un cur\u00e9 d&rsquo;enfer et autres racontars<\/a> , puis <a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=1846\">le Naufrage de la Vesle mari<\/a> . Dans ce livre qui en r\u00e9alit\u00e9 en r\u00e9unit trois&#160;:&#160;\u00bb Un r\u00e9cit qui donne un beau visage&#160;\u00bb, puis \u00ab&#160;le Pi\u00e8ge \u00e0 renard du Seigneur&#160;\u00bb et enfin \u00ab&#160;la F\u00eate du premier tout&#160;\u00bb. Nous retrouvons tous les personnages des Racontars mais autour d&rsquo;un enfant et de sa nourrice Aviaja cette vieille femme inuit qui retrouve le go\u00fbt de la vie gr\u00e2ce \u00e0 cet enfant qu&rsquo;elle va \u00e9lever avec les deux p\u00e8res, et trois oncles. Le principe de l&rsquo;humour de Jorn Riel m&rsquo;est maintenant bien connu, il pr\u00e9sente des hommes qui sont peu \u00e0 peu s\u00e9duits par les Inuits qui s&rsquo;appellent eux -m\u00eames \u00ab&#160;les hommes&#160;\u00bb, et quittent sans aucun regret \u00ab&#160;la civilisation&#160;\u00bb qui aident peu \u00e0 survivre dans ces r\u00e9gions o\u00f9 la vie est menac\u00e9e par le grand froid et les animaux comme les ours. La sexualit\u00e9 a beaucoup d&rsquo;importance, et les femmes inuits ne comprennent pas les notions de fid\u00e9lit\u00e9 ou de p\u00e9ch\u00e9s qu&rsquo;un pr\u00eatre aimerait leur inculquer. L&rsquo;alcool aide souvent les hommes \u00e0 supporter les difficult\u00e9s de la vie et la rigueur du climat. Jorn Riel est un conteur et ses livres se lisent comme des r\u00e9cits que l&rsquo;on pourrait se raconter entre amis. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ce roman tient \u00e0 la formation d&rsquo;un enfant abandonn\u00e9 par sa m\u00e8re et \u00e9lev\u00e9 par ses p\u00e8res et une nourrice adorable, le deuxi\u00e8me livre, l&rsquo;enfant est partie en Europe et la vieille nourrice n&rsquo;a plus envie de vivre, c&rsquo;est le moment o\u00f9 un cur\u00e9 arrive dans cette r\u00e9gion recul\u00e9 avec une \u00e9glise gonflable &#8230; et esp\u00e8re tromper les inuits et s&rsquo;approprier les peaux d&rsquo;animaux en particulier de Renard. La troisi\u00e8me partie l&rsquo;enfant adolescent est revenu et va trouver sa place dans cette soci\u00e9t\u00e9 et la vieille nourrice peut mourir. Les sentiments sont tr\u00e8s pr\u00e9sents dans cette petite communaut\u00e9 m\u00eame si leur expression est compliqu\u00e9e, on sent combien la petite communaut\u00e9 est unie par des liens tr\u00e8s forts. Le ridicule de la religion chr\u00e9tienne est toujours aussi savoureuse. Si ce livre avait \u00e9t\u00e9 mon premier roman de cet auteur mon enthousiasme aurait \u00e9t\u00e9 total. Mais ce roman reprend les m\u00eames personnages et les m\u00eames ressorts d&rsquo;humour que j&rsquo;avais lu dans les \u00ab&#160;Racontars&#160;\u00bb, ce qui explique mes trois coquillages.<\/p>\n<h1>Extraits.<\/h1>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>J&rsquo;ai deux p\u00e8res. En v\u00e9rit\u00e9, j&rsquo;aurai sans doute d\u00fb en avoir cinq, mais les camarades s&rsquo;\u00e9taient mis d&rsquo;accord pour d\u00e9signer Pete et Jeobald comme mes vrais p\u00e8res, et Samuel Gilbert et Small Johnson plut\u00f4t comme un genre d&rsquo;oncles.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>Propos \u00e0 la hauteur des sentiments. (Humour)<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Pete venait de la baie de l&rsquo;Homme Mort. Il avait franchi Wilson Hills et l&rsquo;\u00e9troit Pas de l&rsquo;Oie. Lorsqu&rsquo;il d\u00e9boucha sur le coin de bruy\u00e8re entre la rivi\u00e8re et la maison, il lui arriva exactement la m\u00eame chose qu&rsquo;\u00e0 McHuges autrefois. Le sang afflua dans ses veines et un sentiment le prit \u00e0 la gorge, qui lui donnait envie de rire et de pleurer \u00e0 la fois. Pete \u00e9prouva un d\u00e9sir irr\u00e9pressible de prononcer quelque chose \u00e0 la mesure des circonstances, quelque chose d&rsquo;un ordre spirituel, et apr\u00e8s avoir longuement r\u00e9fl\u00e9chi, il laissa cours \u00e0 son \u00e9motion.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>\u00ab&#160;Grands dieux, merde alors&#160;! &#160;\u00bb s&rsquo;exclama-t-il.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Leur voisin.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Notre voisin, le plus proche s&rsquo;appelait John. Il \u00e9tait connu comme le plus grand voleur entre Downty City et le bassin de Pol et portait le surnom de John l&rsquo;honn\u00eate. Sa r\u00e9putation de chasseur \u00e9tait extr\u00eamement mauvaise, \u00e9tant donn\u00e9 que de notori\u00e9t\u00e9 publique la moiti\u00e9 de ses renards venaient de pi\u00e8ges pos\u00e9s par d&rsquo;autres que lui.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Proverbe eskimo.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>\u00ab&#160;Comme dit l&rsquo;Eskimo ne pr\u00eate jamais tes chiens, tes tra\u00eeneaux, tes armes ou ton kayak. On pourrait facilement te les ab\u00eemer. Mais ta femme il faut la pr\u00eater aussi souvent que possible, car elle s&rsquo;am\u00e9liore \u00e0 chaque fois.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Le d\u00e9part du gar\u00e7on vers l&rsquo;Europe.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>&#160;\u00bb C&rsquo;est bizarre. Y&rsquo;a des jours o\u00f9 on parle tout simplement. Pas pour dire quelque chose de particulier, on parle et on parle c&rsquo;est tout. \u00c7a sort tout seul, sans qu&rsquo;on y pense, c&rsquo;est pas vrai, et puis il y a des jours o\u00f9 on a une foule de mots \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur et o\u00f9 on n&rsquo;arrive pas \u00e0 sortir un son, vous connaissez \u00e7a&#160;?&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Pete hocha \u00e9nergiquement la t\u00eate r\u00e9pandant une pluie de braises de sa pipe. \u00ab&#160;C&rsquo;est comme la constipation dit-il, on a une putain d&rsquo;envie, on pousse, on se d\u00e9m\u00e8ne et&#8230;&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0L&rsquo;ongle Sam montra du doigt un arc dor\u00e9 qui cheminait lentement vers le nord au-dessus des montagnes au sommet aplati.<\/em><\/div>\n<div><em>&#160;\u00bb Voil\u00e0 la lune&#160;\u00bb, dit-il les autres hoch\u00e8rent la t\u00eate sans m\u00eame la tourn\u00e9e pour v\u00e9rifier s&rsquo;il disait vrai.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Sam tendit la main vers la bouteille de rhum que Smal-johnson tenait fermement entre ses jambes pour qu&rsquo;elle ne se renverse pas. Il poursuivit.<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>&#160;\u00bb On vous a fourni une information tout \u00e0 fait superflue. Au fond, c&rsquo;\u00e9tait juste pour dire quelque chose. Je savais que vous saviez que la Lune allait se lever maintenant. Pourtant, j&rsquo;ose pr\u00e9tendre que ma petite information a quand m\u00eame de la valeur. Un jour comme aujourd&rsquo;hui, toute remarque \u00e0 sa valeur si nous devons continuer \u00e0 nous serrer les coudes, si je peux m&rsquo;exprimer ainsi.&#160;\u00bb Il versa une larme de rhum dans son th\u00e9. \u00ab&#160;On parle de ce qui n&rsquo;est pas essentiel de la lune, des pattes des chiens, de l&rsquo;\u00e9tat de la neige et que sais-je encore. Et c&rsquo;est bien parce que ce qui n&rsquo;est pas essentiel, nous ram\u00e8ne par des voies d\u00e9tourn\u00e9es \u00e0 l&rsquo;essentiel, \u00e0 savoir le d\u00e9part du gar\u00e7on.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Hygi\u00e8ne masculine.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Dad Matthew n&rsquo;avait jamais eu beaucoup d&rsquo;attirance pour les bonnes femmes. La terreur d&rsquo;\u00eatre pris au pi\u00e8ge et s\u00e9questr\u00e9e l&rsquo;avait toujours emport\u00e9 chez lui sur le d\u00e9sir d&rsquo;une relation durable. Il ne vivait \u00e9videmment pas compl\u00e8tement \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart de la compagnie des femmes. Deux fois par an, il se rendait \u00e0 Downty City pour rectifier le compas, comme il disait, une visite de chantier en quelque sorte, n\u00e9cessaire pour maintenir le cap.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Limite de la christianisation en Afrique.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il y a plus de trente ans le p\u00e8re Brian d\u00e9barqua donc sur la terre ferme africaine et commen\u00e7a \u00e0 remonter le fleuve de Gambie, de Bathurst \u00e0 Yarbutanda, sur le bateau \u00ab&#160;Lady Challenge&#160;\u00bb. Pendant environ un an, il tenta d&rsquo;enfoncer dans le cr\u00e2ne des peaux sombres qui habitaient le long des rives, la douce doctrine chr\u00e9tienne, mais la chance ne lui sourit pas. Les musulmans s&rsquo;y \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 implant\u00e9s et le p\u00e8re Brian ne put rien contre une religion qui autorisait les hommes \u00e0 avoir quatre femmes, un strict minimum pour une culture rentable de l&rsquo;arachide.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>La fr\u00e9quence des visites.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>\u00a0\u00ab&#160;On dirait que nous avons des invit\u00e9s&#160;\u00bb, dit-il . \u00ab&#160;Combien de tra\u00eeneaux&#160;?&#160;\u00bb demanda J\u00e9obald.<\/em><\/div>\n<div><em>&#160;\u00bb Un, je crois que c&rsquo;est celui de M. Pickerin. Ils sont deux sur le tra\u00eeneau.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00ab&#160;Pickerin&#160;?&#160;\u00bb Pete se leva et regarda par la fen\u00eatre. \u00ab&#160;Bizarre, il est d\u00e9j\u00e0 venu y a trois mois, Dieu sait ce qu&rsquo;il veut encore.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions Ga\u00efa, 486 pages, octobre 2010 traduit du Danois par Ines Jorgensen Ce n&rsquo;est pas ma premi\u00e8re rencontre avec cet auteur Danois, je m&rsquo;\u00e9tais r\u00e9gal\u00e9e avec les Racontars , Un cur\u00e9 d&rsquo;enfer et autres racontars , puis le Naufrage de la Vesle mari . Dans ce livre qui en r\u00e9alit\u00e9 en r\u00e9unit trois&#160;:&#160;\u00bb Un r\u00e9cit <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=21337\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":822092,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[430,44,274,321,354,191,147,232,396,436,27,116,49,293],"tags":[],"class_list":["post-21337","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-430","category-3-coquillages","category-alcoolisme","category-amitie","category-amour","category-civilisation-traditionnelle","category-danemark","category-enfance","category-erotisme","category-groendland","category-humour","category-nature","category-roman","category-sexualite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21337","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/822092"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=21337"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21337\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21684,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/21337\/revisions\/21684"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=21337"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=21337"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=21337"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}