{"id":21211,"date":"2026-03-23T06:34:35","date_gmt":"2026-03-23T05:34:35","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=21211"},"modified":"2026-03-23T07:41:05","modified_gmt":"2026-03-23T06:41:05","slug":"la-citee-perdue-david-grann","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=21211","title":{"rendered":"La cit\u00e9e perdue &#8211; David GRANN"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-21217\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/03\/IMG_0817-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9ditions du sous sol, 345 pages, mai 2025<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;anglais (\u00c9tats-Unis) par Marie-H\u00e9l\u00e8ne Sabard<\/em><\/p>\n<blockquote>\n<h3><strong><em>Les victoriens veulent savoir pourquoi l&rsquo;\u00e9volution a transform\u00e9 certain primates -et pas d&rsquo;autres- en gentlemans anglais.<\/em><\/strong><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a><\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 emport\u00e9e sur les mers avec la marine anglaise au XVII\u00b0 si\u00e8cle avec <a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=17804\">les Naufrag\u00e9s du Wager<\/a>, ce diable de journaliste \u00e9crivain nous entra\u00eene au d\u00e9but du XX\u00b0 si\u00e8cle dans la for\u00eat amazonienne, en suivant un explorateur si british&#160;: Percy Fawcett puis en suivant tous ceux qui sont all\u00e9s \u00e0 sa recherche quand il n&rsquo;a plus donn\u00e9 signe de vie , alors qu&rsquo;il tentait un derni\u00e8re exp\u00e9dition accompagn\u00e9 de son fils et l&rsquo;ami de son fils en 1925 .<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur, lui-m\u00eame, est reparti sur les traces de Fawcett, et surtout sur les reste d&rsquo;une ville que celui-ci aurait recherch\u00e9 au milieu de la for\u00eat. L&rsquo;auteur est un formidable conteur, mais aussi un rat de biblioth\u00e8que qui sait lire et croiser les archives. Il fournit toutes ses sources, et n&rsquo;est pas avare de notes en bas de page. L&rsquo;histoire de cette ville que Fawcett a appel\u00e9e \u00ab&#160;Z&#160;\u00bb , a hant\u00e9 tous les explorateurs et m\u00eame avant les conqu\u00e9rants espagnols qui \u00e9taient \u00e0 la recherche de l&rsquo;or et recherchaient l&rsquo;El Dorado. Ce qui est extraordinaire dans cette histoire, c&rsquo;est la fa\u00e7on depuis le XVI\u00b0 si\u00e8cle dont les envahisseurs ou explorateurs ont m\u00e9pris\u00e9 les populations autochtones. Il ne suffisait pas de les faire mourir en les contaminant avec des maladies pour lesquelles ils n&rsquo;avaient aucune d\u00e9fense, il fallait les r\u00e9duire en esclavage, les christianiser en leur faisant perdre leur propre culture, et les assassiner pour leur faire avouer o\u00f9 \u00e9tait la fameuse \u00ab&#160;El Dorado&#160;\u00bb. Il ne faut pas trop s&rsquo;\u00e9tonner que les diff\u00e9rentes tribus se soient r\u00e9fugi\u00e9es de plus en plus loin dans les profondeurs de la for\u00eat amazonienne et cherchent \u00e0 tuer tous les blancs qui s&rsquo;approchent de leur village. Et \u00e9videmment, ils sont, alors, accus\u00e9s d&rsquo;\u00eatre barbares, sauvages cannibales et autres mots qui sont autant de repoussoirs ou des raisons pour les tuer en toute bonne conscience.<\/p>\n<p>Fawcett est lui-m\u00eame compl\u00e8tement convaincu de la sup\u00e9riorit\u00e9 des britanniques, mais en fr\u00e9quentant r\u00e9guli\u00e8rement diff\u00e9rentes tribus indiennes, il remarque \u00e0 quel point elles savent mieux s&rsquo;adapter aux rigueurs de la vie dans cette for\u00eat si hostile \u00e0 l&rsquo;homme blanc. Ce livre est aussi l&rsquo;occasion de d\u00e9crire la soci\u00e9t\u00e9 anglaise, et elle n&rsquo;en ressort pas grandie. Si Fawcett r\u00e9siste \u00e0 tout ou presque, les gens qui l&rsquo;accompagnent souffrent de tous les maux et surtout de la faim, Alors que les Indiens eux semblent vivre en harmonie avec cette m\u00eame nature. Cet homme a une sant\u00e9 qui surmonte toute les maladies et a un don pour les langues remarquable, il peut parler avec les Indiens et se faire accepter par diff\u00e9rentes tribus. Il est aussi dur avec lui qu&rsquo;avec les gens qui l&rsquo;accompagnent, et il peut \u00eatre odieux pour ceux qui tombent malades, car il voit la maladie comme une faiblesse donc refuse de ralentir pour eux sa marche ou de revenir en arri\u00e8re. La description des diff\u00e9rentes maladies qui peuvent attaquer les hommes en Amazonie pourrait faire fuir n&rsquo;importe quelle personne saine d&rsquo;esprit. Il change compl\u00e8tement de point de vue sur la \u00ab&#160;civilisation&#160;\u00bb apr\u00e8s ce qu&rsquo;il a vu pendant la guerre 14\/18. Les Indiens lui semblent alors beaucoup moins dangereux que les Europ\u00e9ens. Les dangers actuels auxquels sont confront\u00e9s les Indiens, sont abord\u00e9s \u00e0 la fin du livre, avec la culture intensive du soja, la for\u00eat recule de plus en plus et avec elle , ceux qui y avaient trouv\u00e9 refuge pour abriter une autre fa\u00e7on de vivre.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un livre int\u00e9ressant, et bien racont\u00e9 mais autant j&rsquo;ai lu avec une grande attention la premi\u00e8re exp\u00e9dition, j&rsquo;ai ensuite trouv\u00e9 que c&rsquo;\u00e9tait le m\u00eame r\u00e9cit, j&rsquo;ai donc trouv\u00e9 trop long cet essai malgr\u00e9 ses \u00e9videntes qualit\u00e9s.<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<h3>D\u00e9but de la pr\u00e9face.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>J&rsquo;ai sorti la carte de ma poche. Elle \u00e9tait mouill\u00e9e, froiss\u00e9e, et mon itin\u00e9raire trac\u00e9 \u00e0 l&rsquo;encre s&rsquo;effa\u00e7ait. J&rsquo;ai regard\u00e9 fixement les lignes dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;elle me conduirait hors de la jungle au lieu de m&rsquo;y enfoncer davantage.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>On voyait encore la lettre z au centre de la carte. Moins un rep\u00e8re qu&rsquo;un sarcasme, une preuve suppl\u00e9mentaire de ma folie.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>D\u00e9but du roman.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Chapitre 1 Nous reviendrons<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Par une froide journ\u00e9e de janvier 1925, un homme de haute taille, \u00e0 l&rsquo;allure distingu\u00e9e, traverse d&rsquo;un pas press\u00e9 les docks de Hoboken dans le New Jersey&#160;; il se dirige vers le \u00ab&#160;SS. Vauban&#160;\u00bb , un paquebot de cent cinquante-cinq m\u00e8tres en partance pour Rio de Janeiro. \u00c2g\u00e9 de cinquante-sept ans, le gentleman mesure plus d&rsquo;un m\u00e8tre quatre-vingts, il a de longs bras muscl\u00e9s et, malgr\u00e9 un front un peu d\u00e9garni et une moustache poivre et sel, sa forme physique lui permet de marcher pendant des jours et des jours en prenant peu ou pas de repos, ni de nourriture.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>D\u00e9but du fleuve Amazone.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Depuis sa source, le ruisseau suit une pente abrupte. \u00c0 mesure qu&rsquo;il prend de la vitesse, il se gonfle, de centaines d&rsquo;autres, la plupart si petits qu&rsquo;ils n&rsquo;ont m\u00eame pas de nom. Deux mille m\u00e8tres plus bas alors qu&rsquo;il p\u00e9n\u00e8tre dans une vall\u00e9e, il gagne ses premiers reflets verts. Bient\u00f4t, des cours d&rsquo;eau plus importants viennent le rejoindre. Agit\u00e9 de remous, il descend vers les plaines en contrebas. Cinq mille kilom\u00e8tres le s\u00e9parent toujours de l&rsquo;oc\u00e9an. Rien ne pourra l&rsquo;arr\u00eater. De m\u00eame que rien ne pourra arr\u00eater la jungle, qui, la chaleur \u00e9quatoriale et l&rsquo;abondance des pluies aidant, engloutit peu \u00e0 peu ces rives.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>La fameuse \u00e9ducation britannique.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Solitaire, combatif et hypersensible, le jeune homme doit apprendre \u00e0 converser sur l&rsquo;art (mais sans jamais faire \u00e9talage de sa science), \u00e0 danser la valse, sans se tromper de sens, et \u00e0 t\u00e9moigner d&rsquo;une irr\u00e9prochable correction en pr\u00e9sence du sexe oppos\u00e9. Craignant que l&rsquo;industrialisation ne viennent \u00e9roder les valeurs chr\u00e9tiennes, la soci\u00e9t\u00e9 victorienne est obs\u00e9d\u00e9e par la domination des instincts physiques. Elle m\u00e8ne croisade contre la litt\u00e9rature obsc\u00e8ne et contre \u00ab&#160;la maladie de la masturbation&#160;\u00bb. Dans les campagnes, on distribue aux m\u00e8res des brochures sur l&rsquo;abstinence qui leur conseillent de \u00ab&#160;gardez un \u0153il vigilant sur les champs de foin&#160;\u00bb. Les m\u00e9decins pr\u00e9conisent l&#8217;emploi d'\u00a0\u00bbanneaux \u00e0 pointes&#160;\u00bb pour r\u00e9fr\u00e9ner les pulsions rebelles. Voil\u00e0 qui contribuera \u00e0 la vision de la vie selon Percy Fawcett&#160;: une inlassable lutte contre les forces physiques qui l&rsquo;entourent. Dans des \u00e9crits ult\u00e9rieurs, il formulera des mises en garde contre \u00ab&#160;le besoin incontr\u00f4lable d&rsquo;excitation des sens&#160;\u00bb et \u00ab&#160;des vices et d\u00e9sirs&#160;\u00bb trop souvent, dissimul\u00e9s&#160;\u00bb.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Londres 1900.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>\u00a0Mais dans la capitale, rien n&rsquo;avance -ou plut\u00f4t si car tout semble en perp\u00e9tuel mouvement. Hommes-sandwichs. Gar\u00e7ons bouchers. Employ\u00e9s de bureau. Omnibus tract\u00e9s par des chevaux. Sans oublier cette b\u00eate \u00e9trange qui envahit les rues, effraie chevaux et pi\u00e9tons, tombe en panne \u00e0 chaque bord de trottoir&#160;: l&rsquo;automobile. Au d\u00e9but, la loi exigeait qu&rsquo;on ne d\u00e9passe pas les trois kilom\u00e8tre-heure et qu&rsquo;un valet \u00e0 pied pr\u00e9c\u00e8de le v\u00e9hicule en agitant un drapeau rouge. Mais en 1896, la limitation de vitesse a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9e \u00e0 vingt-deux kilom\u00e8tre-heure.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Les magasins actuels pour les aventuriers.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Partout o\u00f9 je me tournais je voyais des clients \u00ab&#160;accros de la technologie&#160;\u00bb. \u00c0 l&rsquo;\u00e9vidence, plus l&rsquo;exploration v\u00e9ritable se faisait rare, plus se d\u00e9mocratisait les moyens de la tenter&#8230; et saut \u00e0 l&rsquo;\u00e9lastique ou surf des neiges, \u00e9taient autant de mani\u00e8re baroque d&rsquo;en approcher. Toutefois, l&rsquo;exploration ne semblait plus viser la d\u00e9couverte du monde ext\u00e9rieur, mais celui de l&rsquo;intime, ce que guides et brochures baptisaient \u00ab&#160;la th\u00e9rapie par le camping et la vie sauvage&#160;\u00bb et le \u00ab&#160;d\u00e9veloppement personnel par l&rsquo;aventure&#160;\u00bb.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Charmes de la for\u00eat amazonienne.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Cependant, ce ne sont pas les gros pr\u00e9dateurs qui tourmentent le plus les hommes, mais les attaques incessantes des insectes&#160;: il y a les fourmis \u00ab&#160;saubas&#160;\u00bb capables en une nuit de ne vous laisser que la trame des v\u00eatements et des sacs&#160;; il y a les tiques accroch\u00e9es \u00e0 la peau comme cet autre fl\u00e9au que sont les sangsues&#160;; il y a les puces-chiques, ces insectes aux poils rouges qui se nourrissent de tissus humains&#160;; il y a les mille pattes qui vous arrosent de cyanures d&rsquo;hydrog\u00e8ne, les vers parasites qui rendent aveugles, les mouches \u00ab&#160;Dermatobia hominis&#160;\u00bb dont les ovipositeurs traversent l&rsquo;\u00e9toffe des habits &#8211; les \u0153ufs d\u00e9pos\u00e9s deviendront des larves qui vous creuseront des galeries sous la peau. Il y a aussi ces moucherons piqueurs quasi invisibles qu&rsquo;on appelle \u00ab&#160;piums&#160;\u00bb et qui couvrent de cloques le corps du voyageur. Sans parler de la \u00ab&#160;punaise assassine&#160;\u00bb, en vous piquant \u00e0 la l\u00e8vre, elle vous inocule un protozoaire appel\u00e9 \u00ab&#160;Trypanosoma cruzy&#160;\u00bb&#160;; vingt ans plus tard alors que vous \u00eates persuad\u00e9 d&rsquo;\u00eatre sorti indemne de la jungle, vous mourrez d&rsquo;\u0153d\u00e8me c\u00e9r\u00e9brale ou cardiaque. Pourtant, le pire, ce sont les moustiques. Ils peuvent \u00eatre les vecteurs d&rsquo;une foule de maladies&#160;: malaria, dengue \u00ab&#160;broyeuse d&rsquo;os&#160;\u00bb, \u00e9l\u00e9phantiasis, fi\u00e8vre jaune&#8230; \u00ab&#160;La seule raison majeure, pour laquelle l&rsquo;Amazonie reste \u00e0 conqu\u00e9rir, ce sont les moustiques&#160;\u00bb, \u00e9crira Willard Price en 1952.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>De quoi douter du monde dit civilis\u00e9.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>\u00ab&#160;Imaginez-vous une centaine de kilom\u00e8tres de ligne de front, sur deux \u00e0 cinquante kilom\u00e8tres de large, litt\u00e9ralement couverte d&rsquo;un tapis de mort qui forment souvent de petites collines. Et vous aurez la mesure du prix que nous avons pay\u00e9. Des hommes sans nombre sont partis \u00e0 la boucherie par vagues interminables, ils ont franchi les barbel\u00e9s et rempli les tranch\u00e9es de morts et de mourants. Ils avaient la force irr\u00e9sistible d&rsquo;une arm\u00e9e de fourmis, quand la pression des lames successives poussent, qu&rsquo;elles le veuillent ou non, les l\u00e9gions de l&rsquo;avant au d\u00e9sastre. Aucune ligne fortifi\u00e9e ne pouvait r\u00e9sister \u00e0 ce raz de mar\u00e9e humain, ni continuer \u00e0 tuer pour toujours. C&rsquo;est, je pense, le plus terrible t\u00e9moignage des cons\u00e9quences inexorables que produit un militarisme d\u00e9brid\u00e9.&#160;\u00bb Et Fawcett de conclure&#160;: \u00ab&#160;Civilisation&#160;! Grands dieux&#160;! Apr\u00e8s ce qu&rsquo;on a vu, quel mot absurde&#160;! Ce fut une explosion d\u00e9mente des \u00e9motions humaines les plus basses.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions du sous sol, 345 pages, mai 2025 Traduit de l&rsquo;anglais (\u00c9tats-Unis) par Marie-H\u00e9l\u00e8ne Sabard Les victoriens veulent savoir pourquoi l&rsquo;\u00e9volution a transform\u00e9 certain primates -et pas d&rsquo;autres- en gentlemans anglais. 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