{"id":20574,"date":"2025-10-30T06:56:47","date_gmt":"2025-10-30T05:56:47","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=20574"},"modified":"2025-10-26T15:38:13","modified_gmt":"2025-10-26T14:38:13","slug":"parfois-lhomme-sebastien-bailly","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=20574","title":{"rendered":"parfois L&rsquo;Homme     &#8211; S\u00e9bastien BAILLY"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-20581\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/10\/IMG_0766-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9ditions M\u00e9t\u00e9ores 57, 184 pages, Mars 2025.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><strong>L&rsquo;homme s&#8217;emporte face aux enfants des mines qui, \u00e0 mains nues creusent la terre \u00e0 la recherche des m\u00e9taux rares qui lui permettent de signer avec son smartphone des p\u00e9titions contre l&rsquo;exploitation des enfants dans les mines.<br \/>\n<\/strong><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>C&rsquo;est <a href=\"https:\/\/enlisantenvoyageant.blogspot.com\/2024\/07\/parfois-lhomme.html\">Keisha\u00a0<\/a> qui m&rsquo;avait donn\u00e9e envie de lire ce roman, et je l&rsquo;en remercie sinc\u00e8rement. Je n&rsquo;\u00e9tais pas certaine de me retrouver dans cette lecture, et bien j&rsquo;avais compl\u00e8tement tort (ou presque). Je rappelle le propos en 110 chapitres qui font chacun moins de deux pages, S\u00e9bastien Bailly d\u00e9crit la vie de l&rsquo;Homme. Je dirai de l&rsquo;Homme n\u00e9 dans les ann\u00e9es 60\/70 et qui meurt aujourd&rsquo;hui. On retrouve forc\u00e9ment, son mari, son fr\u00e8re, son petit-fils, car l&rsquo;auteur sait ratisser large quand il parle d&rsquo;une p\u00e9riode de la vie. Mais comme le dit le titre \u00ab&#160;<strong>Parfois <\/strong>l&rsquo;Homme&#160;\u00bb, votre mari, votre fils ou vous-m\u00eame \u00e9chappez peut-\u00eatre \u00e0 la sagacit\u00e9 de l&rsquo;auteur, mais franchement \u00e7a m&rsquo;\u00e9tonnerait. J&rsquo;ai ador\u00e9 les trois quart du livre mais quand il d\u00e9crit la maturit\u00e9 et surtout la vieillesse, c&rsquo;est moins dr\u00f4le et on sent tr\u00e8s bien qu&rsquo;il n&rsquo;a pas encore \u00e9t\u00e9 vieux (tant mieux pour lui). Le proc\u00e9d\u00e9 est devenu, pour moi, redondant et j&rsquo;ai pein\u00e9 \u00e0 le lire attentivement la petite dizaine de derniers chapitres.<\/p>\n<p>Que cette remarque ne vous emp\u00eache pas de lire ce livre, surtout si vous \u00eates confront\u00e9 \u00e0 un adolescent, c&rsquo;est tellement jouissif.<\/p>\n<p>J&rsquo;esp\u00e8re que mes extraits vous donneront envie et que vous profiterez de son humour qui est souvent \u00ab&#160;g\u00e9nialissime&#160;\u00bb comme dit mon petit fils quand ce n&rsquo;est pas \u00ab&#160;nullissime&#160;\u00bb (toujours le sens de la nuance des ados) .<\/p>\n<h1>Extraits.<\/h1>\n<h3>En exergue du premier chapitre.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>O\u00f9 l&rsquo;homme pousse un premier cri, d\u00e9couvre son pr\u00e9nom, commence \u00e9ventuellement \u00e0 se poser quelques questions essentielles, et grandit. Naturellement. Vaille que vaille.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>D\u00e9but .<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>L&rsquo;homme na\u00eet dans une pi\u00e8ce \u00e0 carreaux de fa\u00efence, \u00e0 l&rsquo;\u00e9clairage brut au n\u00e9on, sa m\u00e8re jambes \u00e9cart\u00e9es dans la position la moins pudique qui soit, le p\u00e8re la main broy\u00e9e au rythme des contractions et dans l&rsquo;autre un cam\u00e9scope, un t\u00e9l\u00e9phone, un appareil pour immortaliser l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement parce qu&rsquo;il faut garder une trace et trouver quelque chose \u00e0 faire, quand on est le p\u00e8re.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Le jeune.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>La po\u00e9sie. Des mots. Des mots les uns derri\u00e8re les autres. Des mots qui se r\u00e9pondent et qui disent le monde. L&rsquo;homme \u00e9crit un po\u00e8me. Cela lui arrive tr\u00e8s jeune, parfois, o\u00f9 plus tard. Il s&rsquo;arr\u00eate au bout de deux vers, ne trouvant pas de rime au premier, o\u00f9 noircit toute sa vie des carnets et peut-\u00eatre m\u00eame publie un recueil \u00e0 compte d&rsquo;auteur qu&rsquo;il offre un No\u00ebl \u00e0 ses petits enfants g\u00ean\u00e9s<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Le mal \u00eatre du grand adolescent.<\/h3>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Comment tenir un journal intime si rien ne se passe&#160;? Son journal \u00e0 la date du 27 septembre restera laconique. Mieux vaut ne rien \u00e9crire que des platitudes affligeantes, des banalit\u00e9s l\u00e9nifiantes, des poncifs navrants. Si la vie est faite d&rsquo;une succession sans fin de ces journ\u00e9es&#160;? Il pense au suicide. Au moins il se passerait quelque chose. Mais devant l&rsquo;impossibilit\u00e9 dans laquelle il se trouverait de noter quoi que ce soit \u00e0 ce propos post-mortem, il abandonne l&rsquo;id\u00e9e aussi vite que celle de profiter de ce moment de calme pour ranger sa chambre. Elle en aurait pourtant besoin. Mais \u00e0 quoi bon&#160;?<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<h3>le succ\u00e8s, ou non.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>L&rsquo;homme est sorti du lot. Il a connu le succ\u00e8s. C&rsquo;est une croix \u00e0 porter qui l&rsquo;\u00e9crasera sous la d\u00e9mesure des attentes l\u00e9gitimes, et la peur de d\u00e9cevoir t\u00e9tanisera les plus faibles. Une poign\u00e9e, galvanis\u00e9e par le succ\u00e8s, ne s&rsquo;arr\u00eatera plus jusqu&rsquo;\u00e0 atteindre des sommets inaccessibles au commun des mortels. L&rsquo;homme est rarement de ceux-l\u00e0 mais leur destin le fera r\u00eaver un peu lorsqu&rsquo;il feuillettera des magazines fait pour cela, l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Il d\u00e9couvrira alors les malheurs de ceux qui, croyait-il, avaient r\u00e9ussi mieux que lui&#160;: cures de d\u00e9sintoxication, femmes infid\u00e8les, kilo superflus. L&rsquo;homme se r\u00e9jouira alors que son absence de talent lui ait permis d&rsquo;\u00e9viter la une de la presse people et de pareilles m\u00e9saventures.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Pour r\u00e9fl\u00e9chir, au temps qui passe.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>L&rsquo;homme se sent meilleur qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9, dans la force de l&rsquo;\u00e2ge. Il a la vie pour en profiter. Aveugle il ignore que les prochaines versions de lui le regard sous peu avec le m\u00eame d\u00e9dain. Comment a-t-il pu \u00eatre aussi stupide, \u00e9go\u00efste, ou superficiel&#160;? Que n&rsquo;a-t-il fait de meilleur choix, plus avis\u00e9, pens\u00e9s, r\u00e9fl\u00e9chis&#160;? Que n&rsquo;a-t-il su profiter de ce qu&rsquo;il avait&#160;? Chaque regard en arri\u00e8re est un couteau plant\u00e9 dans le dos qui pousse vers le pr\u00e9cipice ou ce morfondent les espoirs g\u00e2ch\u00e9s. Ou quelque chose d&rsquo;approchant.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Bien observ\u00e9.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Il s&rsquo;\u00e9pile le torse se laisse pousser la barbe, choisit des lunettes de soleil, une gourmette en argent, et le dernier t\u00e9l\u00e9phone portable.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Le mariage.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>L&rsquo;homme va se marier. Non qu&rsquo;il soit oblig\u00e9&#160;: il ne l&rsquo;est pas toujours. Mais fonder une famille, c&rsquo;est parier sur l&rsquo;avenir s&rsquo;engager. Le mariage est une f\u00eate immense, une des rares fois o\u00f9 l&rsquo;on r\u00e9unit tous ceux qui comptent, avec le jour de son enterrement dont on profite moins.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions M\u00e9t\u00e9ores 57, 184 pages, Mars 2025. &nbsp; L&rsquo;homme s&#8217;emporte face aux enfants des mines qui, \u00e0 mains nues creusent la terre \u00e0 la recherche des m\u00e9taux rares qui lui permettent de signer avec son smartphone des p\u00e9titions contre l&rsquo;exploitation des enfants dans les mines. 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