{"id":20250,"date":"2025-08-07T06:24:23","date_gmt":"2025-08-07T04:24:23","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=20250"},"modified":"2025-08-07T09:32:29","modified_gmt":"2025-08-07T07:32:29","slug":"un-coup-de-tete-sigrun-palsdottir","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=20250","title":{"rendered":"Un coup de t\u00eate  &#8211; Sigr\u00fan P\u00e1lsd\u00f3ttir"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-20257\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/08\/IMG_0736-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n<em>\u00c9dition M\u00e9taili\u00e9, 187 pages, janvier 2023<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Il est des livres qui se refusent \u00e0 ma lecture, celui-ci je l&rsquo;ai commenc\u00e9 au moins dix fois, et puis, des circonstances de salle d&rsquo;attente m&rsquo;ont permis de le finir. On suit pendant ce roman, \u00e0 la fois, le destin d&rsquo;une jeune Islandaise Sigurlina, fille du conservateur du mus\u00e9e des objets anciens , et d&rsquo;une boucle pr\u00e9cieuse. Ces deux fils se croisent, car la jeune Sigurlina, un soir de d\u00e9ception amoureuse et aussi, un peu lasse de servir de bonne \u00e0 tout faire \u00e0 son p\u00e8re et son fr\u00e8re, s&rsquo;enfuit sur un bateau en partance pour l&rsquo;\u00c9cosse. Elle subit un viol, et \u00e0 sa grande surprise trouve la boucle ancienne dans les v\u00eatements de son violeur.<\/p>\n<p>L&rsquo;honn\u00eatet\u00e9 l&rsquo;obligerait \u00e0 revenir chez elle pour rendre cet objet, mais continuant son \u00ab&#160;coup de t\u00eate&#160;\u00bb, elle part en Am\u00e9rique. De multiples aventures l&rsquo;attendent et l&rsquo;objet aura la f\u00e2cheuse habitude de dispara\u00eetre au mauvais moment.<\/p>\n<p>L&rsquo;int\u00e9r\u00eat de ce roman vient, sans doute, de l&rsquo;\u00e9vocation du pass\u00e9 de l&rsquo;Islande, entre l\u00e9gendes et r\u00e9alit\u00e9, comme souvent quand on a peu de traces \u00e9crites de civilisations pr\u00e9historiques.<\/p>\n<p>Je me suis perdue dans cette histoire rocambolesque, le style ne m&rsquo;a pas aid\u00e9e&#160;: les phrases trop courtes et hach\u00e9es. Les personnages sont comme des id\u00e9es donc, tr\u00e8s peu incarn\u00e9s, je n&rsquo;ai ressenti aucune \u00e9motion et beaucoup de confusion. La confusion vient certainement de moi&#160;: au bout d&rsquo;un moment, je me suis d\u00e9tach\u00e9e de cette histoire, un peu comme la raconte cette \u00e9crivaine qui semble s&rsquo;amuser \u00e0 faire \u00ab&#160;comme si&#160;\u00bb elle \u00e9crivait un roman d&rsquo;aventure mais n&rsquo;y croit pas elle m\u00eame.<br \/>\nSi quelqu&rsquo;un d&rsquo;entre vous l&rsquo;a lu, j&rsquo;aimerais bien qu&rsquo;on m&rsquo;explique le prologue&#160;: cette histoire de carte de No\u00ebl qui s&rsquo;anime.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits.<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>D\u00e9but du prologue.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Le bruit montait du salon. Des sonorit\u00e9s \u00e9tranges un. Un instant, ne comprenant pas un mot des paroles \u00e9chang\u00e9es. je crus que je r\u00eavais. Puis j&rsquo;entendis les ronflements discrets de grand-m\u00e8re \u00e0 mon c\u00f4t\u00e9 et je compris que j&rsquo;\u00e9tais \u00e9veill\u00e9e.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>D\u00e9but du chapitre 1.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Fin de la r\u00e9ception \u00e0 Reykjavik mars 1897.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Quand \u00e0 cette boucle de ceinture finement ornement\u00e9e, elle a souhait\u00e9 l&rsquo;acqu\u00e9rir pour la somme de quinze mille dollars am\u00e9ricains. Aupr\u00e8s de sa propri\u00e9taire une jeune islandaise d\u00e9nomm\u00e9e Branson. Miss Selena Branson..<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Travail d&rsquo;une femme en Islande en 1890.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Est-elle s\u00fbre de n&rsquo;avoir rien oubli\u00e9&#160;? Vers midi, elle se tenait sur le seuil de la maison, pr\u00eate \u00e0 sortir. Elle h\u00e9sitait. Elle avait fait les trois lits, balay\u00e9 les chambres, repris\u00e9 une chaussette, pr\u00e9par\u00e9 la p\u00e2te \u00e0 pain, humect\u00e9 le fromage en le malaxant pour \u00e9viter qu&rsquo;il ne durcisse, lav\u00e9 le linge qui \u00e9tait \u00e0 tremper, l&rsquo;avait essor\u00e9 et mis \u00e0 s\u00e9cher au Soleil du matin avait trier le linge sale et l&rsquo;avait mis \u00e0 tremper &#8211; en s\u00e9parant les sous-v\u00eatements de son p\u00e8re-, elle avait mis \u00e0 dessaler du poisson, mis \u00e0 tremper des amandes, des pruneaux et des raisins secs, mis \u00e0 tremper du chou, mis \u00e0 tremper tout ce qu&rsquo;on pouvait mettre \u00e0 tremper dans cette petite maison, puis, pour finir elle avait plong\u00e9 ses mains mouill\u00e9es et ses doigts tout frip\u00e9 dans l&rsquo;eau chaude et savonneuse. Non elle n&rsquo;avait rien oubli\u00e9, pensa-t-elle en claquant la porte avant de se mettre en route d&rsquo;un pas r\u00e9solu.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>L&rsquo;industrie fin 19\u00b0 aux USA.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Les machines fonctionnaient ainsi dix heures par jour, six heures par semaine dans l&rsquo;usine de sous-v\u00eatements \u00ab&#160;Werner and Son&#160;\u00bb au quatri\u00e8me \u00e9tage d&rsquo;un immeuble en brique de Woster Street en bas de Manhattan. L&rsquo;entreprise fabriquait un millier de culottes par jour dans un air alourdi par les chutes et la poussi\u00e8re de tissu, dans le bruit assourdissant des machines, sous la pr\u00e9sence insupportable du contrema\u00eetre et des patrons. Des cris permanents et des r\u00e9primandes, chacun devant respecter la cadence. La pose de midi se d\u00e9roulait dans le brouhaha des conversations. Autour d&rsquo;elle, Sigurlina entendait une kyrielle de langues \u00e9trang\u00e8res. Ses voisines de table \u00e9taient originaires d&rsquo;Ukraine, et, lorsqu&rsquo;elles se d\u00e9cid\u00e8rent enfin \u00e0 lui adresser la parole dans leur anglais rudimentaire, elle comprit qu&rsquo;elles n&rsquo;\u00e9taient pas venues en Am\u00e9rique pour y chercher l&rsquo;aventure, le d\u00e9paysement ou la sophistication. Dina, Marina et Irina \u00e9taient arriv\u00e9es avec leur m\u00e8re et travaillaient pour gagner de l&rsquo;argent qu&rsquo;elles envoyaient dans leur village. Aux parents tr\u00e8s \u00e2g\u00e9s de leur maman. Elles lui parl\u00e8rent des \u00e9meutes, des famines 0et des calamit\u00e9s qui ravageaient leur terre d&rsquo;origine , ce qui \u00e9tonnait parfois l&rsquo;islandaise car ces jeunes femmes s&rsquo;exprimaient avec une franchise d\u00e9nu\u00e9e de mis\u00e9rabilisme. Certaines de leurs histoires \u00e9taient \u00e0 peine croyables&#160;: un soir, il y avait bien longtemps une horde de paysans et de villageois s&rsquo;\u00e9taient ru\u00e9s dans l&rsquo;auberge de leurs parents et y avait tout saccag\u00e9 en hurlant&#160;: &#160;\u00bb \u00c0 bas les Juifs\u00a0&#160;! Ce sont eux qui ont assassin\u00e9 notre tsar&#160;\u00bb . Puis ils avaient pris ce qui les int\u00e9ressait, volant toutes les r\u00e9serves de vodka. Le p\u00e8re des jeunes filles, propri\u00e9taire de l&rsquo;auberge, avait perdu la vie dans la bataille sa hache \u00e0 la main.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; \u00c9dition M\u00e9taili\u00e9, 187 pages, janvier 2023 Traduit de l&rsquo;islandais par \u00c9ric Boury &nbsp; Il est des livres qui se refusent \u00e0 ma lecture, celui-ci je l&rsquo;ai commenc\u00e9 au moins dix fois, et puis, des circonstances de salle d&rsquo;attente m&rsquo;ont permis de le finir. 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