{"id":20220,"date":"2025-07-31T06:34:49","date_gmt":"2025-07-31T04:34:49","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=20220"},"modified":"2025-07-28T17:57:41","modified_gmt":"2025-07-28T15:57:41","slug":"un-jeu-sans-fin-richard-powers","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=20220","title":{"rendered":"Un jeu sans fin   &#8211; Richard POWERS"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-20226\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/IMG_0734-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n<em>\u00c9ditions Acte Sud, 412 pages, f\u00e9vrier 2025<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;anglais (\u00c9tats-Unis) par Serge Chauvin.<\/em><\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><strong>Mais comme dirait l&rsquo;autre, les neurones c&rsquo;est comme l&rsquo;amour, \u00e7a ne s&rsquo;ach\u00e8te pas.<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>S&#8217;embarquer dans un roman de Richard Powers, c&rsquo;est toujours un moment de lecture exigeant, je le savais depuis la lecture que je n&rsquo;ai jamais oubli\u00e9e &#160;\u00bb <a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=1180\">Le temps o\u00f9 nous chantions<\/a>&#160;\u00bb . L&rsquo;auteur a besoin de temps pour installer son sujet mais aussi \u00e0 l&rsquo;image de la vie, de complexit\u00e9 , mais quand on se laisse prendre alors tout s&rsquo;\u00e9claire et on vogue avec lui sur tant de questions qui traversent notre actualit\u00e9.<\/p>\n<p>Ici, nous sommes avec trois voix, une est en italique , celle d&rsquo;un homme immens\u00e9ment riche gr\u00e2ce aux nouvelles performances des technologies connect\u00e9es, \u00e0 chaque fois qu&rsquo;il prend la parole le texte est en italique&#160;: Todd Keane est atteint d&rsquo;une maladie d\u00e9g\u00e9n\u00e9rative du cerveau et il raconte sa r\u00e9ussite dans le monde de l&rsquo;intelligence artificielle, son enfance, son amiti\u00e9 avec Rafi un jeune noir surdou\u00e9 et les ravages de sa maladie actuelle.<\/p>\n<p>Rafi ce jeune noir a \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 dans une famille qu\u2019on dit aujourd\u2019hui \u00ab&#160;dysfonctionnelle&#160;\u00bb&#160;: son p\u00e8re qui certainement \u00e9tait tr\u00e8s intelligent pousse de fa\u00e7on violente son fils \u00e0 d\u00e9passer tout le monde \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole, ses parents se s\u00e9parent et sa m\u00e8re se remarie avec un homme qui la frappe et sera \u00e0 l&rsquo;origine de la mort de sa s\u0153ur. Rafi ne vivra que, par et pour, la litt\u00e9rature. Il rencontre Todd au lyc\u00e9e puis \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9, leur amiti\u00e9 se renforce gr\u00e2ce \u00e0 leur passion pour les jeux de strat\u00e9gie, les \u00e9checs d&rsquo;abord puis le jeu de Go. Il tombera amoureux d&rsquo;une artiste extraordinaire polyn\u00e9sienne qui cherchera \u00e0 l&rsquo;aider \u00e0 \u00e9crire sa th\u00e8se.<\/p>\n<p>Je pense qu&rsquo;un lecteur plus attentif que moi pourrait lire ce roman comme une illustration des diff\u00e9rents coups du jeu de Go. Il se termine par un vote de pierres blanches et de pierres noires qui y fait beaucoup penser.<\/p>\n<p>Il y a aussi une troisi\u00e8me voix tr\u00e8s importante, celle de l&rsquo;Oc\u00e9an, port\u00e9e par une femme d&rsquo;exception, Evie, plongeuse \u00e9m\u00e9rite qui est \u00e0 la fois \u00e9merveill\u00e9e par l&rsquo;oc\u00e9an et effray\u00e9e par ce qui lui arrive aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>Tous se retrouvent \u00e0 Makatea, \u00eele de la Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise . Les compagnies mini\u00e8res fran\u00e7aise y ont exploit\u00e9 le phosphate sans se soucier du bien \u00eatre de la population ni de la pr\u00e9servation de la nature.<\/p>\n<p>Nous sommes donc au c\u0153ur de la litt\u00e9rature et de la po\u00e9sie gr\u00e2ce \u00e0 Rafi, au centre de la cr\u00e9ation de l&rsquo;IA et toutes ses d\u00e9rives avec Todd , boulevers\u00e9s par les r\u00e9v\u00e9lations sur le mal \u00eatre de la plan\u00e8te, tout cela sur un petit rocher au milieu du Pacifique, avec une population qui a toujours accueilli les \u00e9trangers avec des colliers de fleurs, m\u00eame ceux qui, comme les fran\u00e7ais en 1917 , ont exploit\u00e9 les hommes et les ressources naturelles de fa\u00e7on \u00e9hont\u00e9es .<\/p>\n<p>J&rsquo;ai beaucoup aim\u00e9 ce roman , mais j&rsquo;ai vraiment eu du mal au d\u00e9but \u00e0 m&rsquo;immerger dans cette histoire&#160;: trop de personnages, trop de temporalit\u00e9s , comme je le disais au d\u00e9but, partir dans un roman de cet auteur c&rsquo;est vraiment faire un effort de concentration que je n\u2019ai pas r\u00e9ussi \u00e0 faire au d\u00e9but. Mais le dernier tiers du roman, quand j\u2019ai compris ou Richard Powers voulait m\u2019embarquer, m\u2019a compl\u00e8tement s\u00e9duite.<\/p>\n<h1>Extraits.<\/h1>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div><em>Ina Aroita un descendit \u00e0 la plage un samedi matin enqu\u00eate de jolis mat\u00e9riaux. Elle emmena avec elle Hariti, sa fille de sept ans<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Elles laiss\u00e8rent \u00e0 la maison Afa et Rafi qui jouaient \u00e0 m\u00eame le sol avec des robots transformables. La plage n&rsquo;\u00e9tait pas loin \u00e0 pied de leur bungalow voisin du hameau de Moummu, sur la petite colline coinc\u00e9e entre falaises et mer de la c\u00f4te est de l&rsquo;\u00eele de Makatea dans l&rsquo;archipel des Tuamotu, en Polyn\u00e9sie fran\u00e7aise, aussi loin de tout continent qu&rsquo;une terre habitable pouvait l&rsquo;\u00eatre -une poign\u00e9e de confettis verts, comme les fran\u00e7ais qualifiaient ces atolls, perdus dans un champ de bleu sans fin.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Un couple parental peu sympathique&#160;!<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Mais c&rsquo;est un jeu de guerre ininterrompu entre eux deux qui a domin\u00e9 toute mon enfance. Un tournoi m\u00fb par le d\u00e9sir autant que la haine, o\u00f9 chacun engageait ses superpouvoirs respectifs. Mon p\u00e8re&#160;: la force du maniaque. Ma m\u00e8re&#160;: la ruse de l&rsquo;opprim\u00e9e. Enfant pr\u00e9coce je n&rsquo;avais que quatre ans quand j&rsquo;ai compris que mes parents \u00e9taient pris dans une lutte pour se faire mutuellement autant de mal que possible sans franchir la ligne fatale&#160;: juste infliger assez de pures souffrances pour produire cette excitation que seule la rage peut engendrer. Une sorte d&rsquo;\u00e9tranglement de l&rsquo;\u00e2me, r\u00e9ciproque et masturbatoire, o\u00f9 les deux parties donnaient g\u00e9n\u00e9reusement et recevait bienheureusement.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Le sexe et la religion.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il y a cent ans, les Makat\u00e9ens avaient envers le sexe l&rsquo;attitude la plus saine qui soit. C&rsquo;\u00e9tait comme l&rsquo;escalade, la course ou le bodysurf, mais piment\u00e9 d&rsquo;amour. La possession n&rsquo;\u00e9tait pas un enjeu. On ne pouvait pas plus poss\u00e9der une personne qu&rsquo;on ne pouvait poss\u00e9der la terre, ou le ciel au-dessus de la terre, ou l&rsquo;oc\u00e9an au-del\u00e0 du rivage.<\/em><\/div>\n<div><em>Et puis les \u00ab&#160;Popa&rsquo;\u0101&#160;\u00bb \u00e9taient arriv\u00e9s. Et \u00e0 pr\u00e9sent Didier se signait et s&rsquo;agenouillait sur le prie-Dieu d&rsquo;une des deux \u00e9glises de l&rsquo;\u00eele. Deux \u00e9glises pour quatrz-vingt-deux habitants&#160;! Une catholique, une mormone, et c&rsquo;est dans la premi\u00e8re que se trouvait le maire, la t\u00eate inclin\u00e9e, priant les anges (parce qu&rsquo;il n&rsquo;osait pas croiser le regard de la Vierge Marie dont la perfection l&#8217;embarrassait) en disant\u00a0&#160;:&#160;\u00bb \u00c7a reste de l&rsquo;adult\u00e8re n&rsquo;est-ce pas&#160;? m\u00eame si ma femme est d&rsquo;accord&#160;?&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div><em> \u00c0 sa grande stup\u00e9faction, les anges r\u00e9pondirent&#160;: &#160;\u00bb C&rsquo;est de l&rsquo;adult\u00e8re de survie&#160;\u00bb.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Une femme dans un univers d&rsquo;hommes.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Evelyne Beaulieu entra \u00e0 Duke en 1953 , premi\u00e8re femme jamais admise en \u00e9tudes oc\u00e9anographiques. Elle surv\u00e9cut \u00e0 quatre ans de cours \u00e0 Durham et \u00e0 trois \u00e9t\u00e9s de travail de terrain en d\u00e9ployant des tr\u00e9sors de camouflage toujours plus inventifs. Elle dissimulait l&rsquo;\u00e9tendue de son exp\u00e9rience de plongeuse, s&rsquo;abstenait de corriger de nombreuses erreurs de ses professeurs, et riait aux blagues de soudard de ses condisciples m\u00e2les. Ce n&rsquo;\u00e9tait pas si difficile de se faire passer pour ce que les am\u00e9ricains appelaient une \u00ab&#160;bonne camarade&#160;\u00bb.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>En 1957&#160;!<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>On \u00e9tait en l&rsquo;an 1957. Pepsi proposait d&rsquo;aider la m\u00e9nag\u00e8re moderne dans la lourde t\u00e2che de rester mince. Alcoa lan\u00e7ait un bouchon de bouteille que m\u00eame une femme pouvait ouvrir \u00ab&#160;&#8211; sans couteau, sans tire-bouchon, sans m\u00eame un mari&#160;!&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Jusqu&rsquo;\u00e0 quand&#160;?<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote><p><em>Mais comme dirait l&rsquo;autre, les neurones c&rsquo;est comme l&rsquo;amour, \u00e7a ne s&rsquo;ach\u00e8te pas.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>La r\u00e9volution internet.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>On n&rsquo;a rien vu venir. Ni Rafi, ni moi, ni personne. Pr\u00e9dire que les ordinateurs allaient envahir nos vies&#160;? OK. Mais pr\u00e9voir qu&rsquo;ils allaient faire de nous des \u00eatres diff\u00e9rents&#160;? Saisir dans toute son ampleur la conversion de nos c\u0153urs et de nos \u00e2mes&#160;? M\u00eame les plus \u00e9clair\u00e9s de mes coll\u00e8gues programmant \u00ab&#160;RESI&#160;\u00bb ne pouvaient s&rsquo;en douter. Bien s\u00fbr, ils proph\u00e9tisaient les versions portatives de l&rsquo;Encyclop\u00e9dia Britannica, les t\u00e9l\u00e9conf\u00e9rences en temps r\u00e9el, les assistants personnels qui pourraient vous apprendre \u00e0 \u00e9crire mieux. Mais imaginer, Facebook, WhatsApp, TikTok, le bitcoin, QAnon, Alexa, Google Maps, Les publicit\u00e9s cibl\u00e9es fond\u00e9es sur des mots-cl\u00e9s espionn\u00e9 dans vos mails, les likes qu&rsquo;on v\u00e9rifie m\u00eame aux toilettes publiques, le shopping qu&rsquo;on peut faire tout nu, les jeux de farming abrutissants mais addictif qui bousillent tant de carri\u00e8res, et tous les autres parasites neuronaux qui aujourd&rsquo;hui m&#8217;emp\u00eachent de me rappeler comment c&rsquo;\u00e9tait de r\u00e9fl\u00e9chir, de ressentir, d&rsquo;exister \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque&#160;? On \u00e9tait loin du compte.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions Acte Sud, 412 pages, f\u00e9vrier 2025 Traduit de l&rsquo;anglais (\u00c9tats-Unis) par Serge Chauvin. 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