{"id":1997,"date":"2009-08-27T11:18:35","date_gmt":"2009-08-27T10:18:35","guid":{"rendered":"http:\/\/luocine.fr\/?p=1997"},"modified":"2014-11-18T16:22:02","modified_gmt":"2014-11-18T15:22:02","slug":"les-invites-pierre-assouline","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=1997","title":{"rendered":"Les Invit\u00e9s &#8211; Pierre ASSOULINE"},"content":{"rendered":"<div>\n<div>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/ecx.images-amazon.com\/images\/I\/51LEbBHVvlL._SL500_AA240_.jpg\" alt=\"\" width=\"199\" height=\"199\" \/><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"3\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a><br \/>\nLors de la lecture de ce roman, on ne cesse de penser que l\u2019auteur a v\u00e9cu tr\u00e8s souvent cette situation. Il s&rsquo;agit d&rsquo; un d\u00eener parmi les puissants du si petit monde des parisiens friqu\u00e9s et branch\u00e9s, avec une surprise l&rsquo;invitation \u00e0 table de la bonne, une beurette qui ne correspond pas aux clich\u00e9s de la bonne soci\u00e9t\u00e9 de gauche parisienne. Les sc\u00e8nes sont souvent dr\u00f4les, le roman se lit vite. Le ton est parfois tr\u00e8s caustique surtout \u00e0 propos de la bonne soci\u00e9t\u00e9 qui se croit ouverte. Le d\u00e9marrage est un peu long. (normal&#160;: il faut camper les personnages). \u00ab&#160;Madamedu&#160;\u00bb Sophie du Vivier et monsieur Thibaut du Vivier re\u00e7oivent George Banon qui doit signer un gros contrat avec Monsieur. Ils re\u00e7oivent&#160;:<\/p>\n<ul>\n<li>Sybil Costi\u00e8re et Erwan Costi\u00e8re des jeunes qui r\u00e9ussissent et qui aiment l\u2019argent ce seront les seuls personnages qui seront antipathiques tout au long du roman<\/li>\n<li>Stanislas Stevillano homme lettr\u00e9 et homme de go\u00fbt.<\/li>\n<li>Adrien Le Chatelard avocat et Christina Le Chatelard ne dit rien (leuc\u00e9mique&#160;?) mais attire le regard de tout le monde cr\u00e9era le roman par sa superstition&#160;: jamais 13 \u00e0 table.<\/li>\n<li>Marie Do \u00ab&#160;minique&#160;\u00bb dit tout ce qu\u2019elle pense femme de Stanislas odieuse et sympathique \u00e0 la fois<\/li>\n<li>Stanislas rat\u00e9 du quai d\u2019Orsay<\/li>\n<li>Jos\u00e9phine appartenant au monde des m\u00e9dias \u00ab&#160;toujours pr\u00eate \u00e0 aider les puissants dans le besoin en authentique petite s\u0153ur des riches&#160;\u00bb<\/li>\n<li>Dandieu acad\u00e9mie fran\u00e7aise et son \u00e9pouse biologiste<\/li>\n<li>Sonia la bonne marocaine sympa et pas du tout la beurette de service qui ne s&rsquo;appelle pas Sonia mais Oumeilkheir.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le repas va \u00eatre mouvement\u00e9&#160;!<\/p>\n<h2>Critique du monde<\/h2>\n<p>Pierre Assouline ne cesse de tourner autour de la table, pour nous offrir une savoureuse et cruelle galerie de portraits. Voici Sybil Corbi\u00e8res, personnage insignifiant, abonn\u00e9e \u00e0 la chirurgie esth\u00e9tique&#160;: \u00ab&#160;Elle \u00e9tait ainsi faite et refaite que m\u00eame ses cordes vocales sonnaient comme un piano accord\u00e9 de la veille.&#160;\u00bb Voici Dandieu, l&rsquo;\u00e9crivain, membre de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, qui se gargarise de phrases creuses&#160;: \u00ab&#160;Il se voulait si r\u00e9publicain qu&rsquo;il se disait la\u00efque et obligatoire tout en regrettant de ne pouvoir \u00eatre \u00e9galement gratuit.&#160;\u00bb Et Marie-Do, l&rsquo;\u00e9pouse de l&rsquo;ambassadeur au placard, \u00ab&#160;celle qui dit tout haut ce que tout le monde n&rsquo;osait m\u00eame pas penser plus bas, encore que la bassesse soit \u00e9galement partag\u00e9e&#160;\u00bb. Quant \u00e0 ma\u00eetre Le Chatelard, sp\u00e9cialiste des divorces (\u00ab&#160;Il avait le g\u00e9nie de la s\u00e9paration&#160;\u00bb), c&rsquo;est un bavard imp\u00e9nitent. \u00c0 \u00e9couter les silences de son \u00e9pouse, \u00ab&#160;on comprenait vite qu&rsquo;elle avait plusieurs fois divorc\u00e9 de lui sans m\u00eame qu&rsquo;il s&rsquo;en aper\u00e7oive&#160;\u00bb.<\/p>\n<p>Le cruel Assouline n&rsquo;y va pas avec le dos de la cuill\u00e8re. Par moments, il donne l&rsquo;impression de forcer inutilement le trait. Les convives, \u00e0 deux ou trois exceptions pr\u00e8s, m\u00e9riteraient d&rsquo;\u00eatre jet\u00e9s par la fen\u00eatre, alors que la charmante &#8211; trop charmante&#160;? &#8211; Sonia, alias Oumelkheir Ben Sa\u00efd, nous \u00e9blouit par sa finesse. Elle n&rsquo;est pas sp\u00e9cialiste du couscous, mais termine une th\u00e8se de doctorat \u00e0 la Sorbonne sur un mouvement architectural assez complexe qui s&rsquo;\u00e9tait \u00e9panoui en Europe au d\u00e9but du XVIIIe si\u00e8cle&#8230;<\/p>\n<p>Ce monde n&rsquo;est pas le sien, mais, \u00e0 force de l&rsquo;observer, elle en conna\u00eet les codes et les usages. Ayant \u00ab&#160;le go\u00fbt des autres&#160;\u00bb, elle n&rsquo;arrive pas \u00e0 d\u00e9tester cette faune. Quoique n\u00e9e \u00e0 Marseille, elle restera toujours en France \u00ab&#160;une invit\u00e9e&#160;\u00bb. Comme les juifs, finalement, remarque Pierre Assouline&#160;: ils ont derri\u00e8re eux un tel pass\u00e9 d&rsquo;exclusion, de pers\u00e9cution et de nomadisme \u00ab&#160;que ce sont eux, les invit\u00e9s permanents, en d\u00e9pit des apparences&#160;\u00bb&#8230; Le titre du roman, qui paraissait bien banal, prend soudain une autre dimension.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de la lecture de ce roman, on ne cesse de penser que l\u2019auteur a v\u00e9cu tr\u00e8s souvent cette situation. Il s&rsquo;agit d&rsquo; un d\u00eener parmi les puissants du si petit monde des parisiens friqu\u00e9s et branch\u00e9s, avec une surprise l&rsquo;invitation \u00e0 table de la bonne, une beurette qui ne correspond pas aux clich\u00e9s de <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=1997\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":822092,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[44,24,49],"tags":[],"class_list":["post-1997","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-3-coquillages","category-france","category-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1997","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/822092"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1997"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1997\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1997"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1997"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1997"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}