{"id":19720,"date":"2025-04-21T06:20:27","date_gmt":"2025-04-21T04:20:27","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=19720"},"modified":"2025-02-20T14:15:22","modified_gmt":"2025-02-20T13:15:22","slug":"propre-alia-trabucco-zeran","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=19720","title":{"rendered":"Propre &#8211; Alia TRABUCCO ZERAN"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-19728\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/IMG_0639-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9ditions Robert Laffont, 270 pages,octobre 2024<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;espagnol (Chili) par Anne Plantagenet<\/em><\/p>\n<p><em>Lu dans le cadre du club de lecture de\u00a0<a href=\"https:\/\/mediatheques.cote-emeraude.fr\/l-ourse\">la m\u00e9diath\u00e8que de Dinard<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Ce roman est un monologue d&rsquo;une employ\u00e9e de maison qui, d\u00e8s les premiers mots, parle de la la mort de l&rsquo;enfant de ses patrons qu&rsquo;elle veut expliquer \u00e0 des gens qui l&rsquo;\u00e9couteraient au del\u00e0 d&rsquo;une vitre d&rsquo;un lieu o\u00f9 elle est enferm\u00e9e. Nous avons donc la description de la vie d&rsquo;une employ\u00e9e de maison au Chili, une domestique servile qui subit le m\u00e9pris de classe de ses patrons. Le titre est bien choisi, les patrons n&rsquo;ont qu&rsquo;une id\u00e9e&#160;: les apparences doivent \u00eatre impeccables, <strong>propres<\/strong> , beau couple, r\u00e9ussite professionnelle de Monsieur et de Madame, petite fille qui re\u00e7oit une \u00e9ducation \u00e9litiste, et une employ\u00e9e discr\u00e8te et efficace. Derri\u00e8re cette superbe fa\u00e7ade, que de souffrances&#160;! Monsieur et Madame ne s&rsquo;aiment plus, se d\u00e9testent carr\u00e9ment, la petite fille ne supporte plus la pression qui s&rsquo;exerce sur elle, elle est malheureuse et devient m\u00e9chante en particulier avec l&#8217;employ\u00e9e de maison, l&#8217;employ\u00e9e ressent tr\u00e8s bien le m\u00e9pris de ses patrons. Ce roman permet de comprendre le statut d&#8217;employ\u00e9e de maison. Les patrons se sentent sans reproche, ils la payent plut\u00f4t bien, ils l&rsquo;associent \u00e0 la f\u00eate du nouvel an, ils ont des paroles pleine de compassion lors de la mort de sa m\u00e8re. Mais elle, Estella Garcia, n&rsquo;est jamais bien dans la situation, car elle voit tout ce qui va mal dans cette famille, en particulier les souffrances de la petite fille. Elle ne peut jamais \u00eatre, elle m\u00eame et doit correspondre \u00e0 l&rsquo;image de l&#8217;employ\u00e9e discr\u00e8te et efficace. La routine est cass\u00e9e par un chien que l&#8217;employ\u00e9e aurait voulu adopter, et un braquage dans la belle maison saccag\u00e9e par des malfaiteurs. Mais rien n&#8217;emp\u00eache le malheur d&rsquo;avancer et de tisser un pi\u00e8ge dans lequel une enfant de 7 ans trouvera la mort.<\/p>\n<p>Roman surprenant mais qui ne m&rsquo;a pas convaincue, le personnage est tr\u00e8s compliqu\u00e9e \u00e0 comprendre. Il est plus ou moins \u00e9voqu\u00e9 que la situation de domestique au Chili \u00e9tait sans doute plus facile \u00e0 accepter lorsque les employ\u00e9es \u00e9taient des illettr\u00e9es. Mais Estella est \u00e9duqu\u00e9e et comprend sans l&rsquo;accepter son statut. Elle raconte sa vie et semble n&rsquo;avoir jamais aim\u00e9 que sa m\u00e8re. Elle raconte des \u00e9pisodes de r\u00e9volte de son enfance lorsqu&rsquo;on a voulu la s\u00e9parer de sa m\u00e8re. Il semble que sa seule solution c&rsquo;est de quitter sa r\u00e9gion du Sud Chili pour aller travailler \u00e0 Santiago et accepter ce poste dans une famille de Santiago qui attend un b\u00e9b\u00e9. Mais c&rsquo;est tellement \u00e9vident qu&rsquo;elle ne peut pas accepter cette vie. L&rsquo;auteure d\u00e9crit une soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s cliv\u00e9e dans laquelle les gens pauvres ont peu de chance de s&rsquo;en sortir.<\/p>\n<p>Le d\u00e9but du roman est prenant mais la fin est un peu bizarre, l&rsquo;arriv\u00e9e des rats, la mort du chien, le p\u00e8re de famille qui confie \u00e0 l&#8217;employ\u00e9e qu&rsquo;il s&rsquo;est fait voler ses papiers par une prostitu\u00e9e et qui sera sans doute responsable du braquage de la famille. En r\u00e9alit\u00e9 trop c&rsquo;est trop, \u00e0 force de vouloir d\u00e9montrer les injustices au Chili, l&rsquo;auteure charge un peu trop la barque&#160;!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Je m&rsquo;appelle Estela, vous m&rsquo;entendre&#160;? Es-te-la Gar-ci-a.<\/em><\/div>\n<div><em>Je ne sais pas si vous enregistrez, prenez des notes, si il y a quelqu&rsquo;un de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 en r\u00e9alit\u00e9, mais si vous m&rsquo;entendez, si vous \u00eates l\u00e0, je vous propose un march\u00e9&#160;: je vais vous raconter une histoire et \u00e0 la fin, quand je n&rsquo;aurai plus rien \u00e0 dire, vous me laisserez sortir d&rsquo;ici.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>Pour donner une id\u00e9e du r\u00e9cit .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Ce matin-l\u00e0 j&rsquo;avais pass\u00e9 la serpilli\u00e8re et cir\u00e9, chang\u00e9 les draps et les serviettes, lav\u00e9 \u00e0 grande eau l&rsquo;entr\u00e9e. Dans quelques heures les invit\u00e9s arriveraient pour d\u00eener. J&rsquo;aurais aim\u00e9 \u00eatre pr\u00e9venue avant, c&rsquo;est tout. Laisser la cire pour plus tard, r\u00e9partir mon \u00e9nergie. Mais qu&rsquo;importe mon \u00e9nergie&#160;? Discr\u00e8te et ob\u00e9issante, je suis partie au supermarch\u00e9.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>La tonalit\u00e9 du roman.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>J&rsquo;ai aussi compris qu&rsquo;il n&rsquo;existait pas de mots pour tout dans ce monde. Et je ne parle pas de mourir ou de vivre , je ne parle pas de phrases comme&#160;: &#160;\u00bb La douleur n&rsquo;a pas de mots.&#160;\u00bb Ma douleur, elle, avait des mots, mais pendant que je r\u00e2lais la cuvette des toilettes, les moisissures de la baignoire, ou que j&rsquo;\u00e9pluchais un oignon, je ne pensais pas avec des mots. Le fil qui unissait les mots et les choses s&rsquo;\u00e9tait debout et il restait juste le monde, c&rsquo;est tout. Un monde sans mot.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions Robert Laffont, 270 pages,octobre 2024 Traduit de l&rsquo;espagnol (Chili) par Anne Plantagenet Lu dans le cadre du club de lecture de\u00a0la m\u00e9diath\u00e8que de Dinard &nbsp; Ce roman est un monologue d&rsquo;une employ\u00e9e de maison qui, d\u00e8s les premiers mots, parle de la la mort de l&rsquo;enfant de ses patrons qu&rsquo;elle veut expliquer \u00e0 des <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=19720\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":822092,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[401,44,205,277,49],"tags":[],"class_list":["post-19720","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-401","category-3-coquillages","category-chili","category-club-de-lecture-dinard","category-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19720","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/822092"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=19720"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19720\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19730,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19720\/revisions\/19730"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=19720"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=19720"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=19720"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}