{"id":19624,"date":"2025-03-24T06:40:12","date_gmt":"2025-03-24T05:40:12","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=19624"},"modified":"2025-02-08T12:35:59","modified_gmt":"2025-02-08T11:35:59","slug":"les-sacrifies-sylvie-le-bihan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=19624","title":{"rendered":"Les sacrifi\u00e9s &#8211; Sylvie LE BIHAN"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-19628\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/IMG_0630-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9dition Deno\u00ebl, 373 Pages, octobre 2022<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Un roman historique et &#8230; d&rsquo;amour, nous fait revivre l&rsquo;Espagne de 1925 \u00e0 1939. Il est racont\u00e9 par un vieil homme qui vit \u00e0 Paris, en 2000 .<\/p>\n<p>C&rsquo;est un roman tr\u00e8s touffu car il couvre une tr\u00e8s longue p\u00e9riode avec beaucoup de personnages.<\/p>\n<p>En 1925, Juan Ortega est un jeune gitan qui, fils et neveu de tor\u00e9ador, a une autre passion&#160;: la cuisine. Dans la premi\u00e8re partie, il vit chez son oncle Ignacio et sa famille, mais Ignacio est amoureux d&rsquo;une danseuse de Flamenco&#160;: Encarnacion . Cette premi\u00e8re partie permet d&rsquo;\u00e9voquer le talent des tor\u00e9adors et des dangers de la corrida.<\/p>\n<p>Ignacio emm\u00e8ne le tr\u00e8s jeune Juan avec lui \u00e0 Madrid car il d\u00e9cide de quitter sa femme qu&rsquo;il n&rsquo;aime plus. Et l\u00e0, c&rsquo;est l&rsquo;\u00e9norme choc pour Juan, il tombe imm\u00e9diatement amoureux d&rsquo;Encarnacion la ma\u00eetresse de son oncle . Alors va commencer pour lui ce r\u00f4le qu&rsquo;il jouera toute sa vie&#160;: le petit gitan tr\u00e8s fier mais toujours en arri\u00e8re plan et qui doit prot\u00e9ger l&rsquo;amour d&rsquo; Ignacio et de la danseuse de flamenco.<\/p>\n<p>C&rsquo;est la partie la plus longue et la plus riche du roman. Car \u00e0 Madrid l&rsquo;auteure d\u00e9crit bien la rencontre avec tous les intellectuels madril\u00e8nes en particulier un certain Federico Garcia Lorca ,ce po\u00e8te qui transforme tout ce qu&rsquo;il vit en une langue magnifique. Ignacio a arr\u00eat\u00e9 la tauromachie pour s&rsquo;essayer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture et se donner tout entier \u00e0 son amour. Mais dans un retour d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 pour braver la mort dans une derni\u00e8re corrida, et avant d&rsquo;avouer \u00e0 Encarnacion qu&rsquo;il veut refaire sa vie avec une nouvelle conqu\u00eate, il y trouvera la mort.<\/p>\n<p>Juan peut-il enfin aimer Encarnacion&#160;? Non, car celle-ci ne semble pas l&rsquo;aimer et lui pr\u00e9f\u00e8re son beau po\u00e8te qui pourtant lui n&rsquo;aime que les hommes. Pour corser les relations amoureuses, il y a la petite s\u0153ur Carmen qui est follement amoureuse de Juan mais celui-ci ne la voit que comme une petite fille et de toute fa\u00e7on n&rsquo;a d&rsquo;yeux que pour sa s\u0153ur.<\/p>\n<p>Dans cette partie, on voit la mont\u00e9e des dangers pour la toute jeune r\u00e9publique espagnole avec le moment le plus terrible l&rsquo;assassina de Federico Garcia Lorca, victime de sa libert\u00e9 de paroles et de m\u0153urs, d&rsquo;apr\u00e8s cet auteur il aurait \u00e9t\u00e9 victime d&rsquo;une vengeance d&rsquo;une haine entre familles de Grenade, certains se seraient reconnus dans des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 il s&rsquo;est moqu\u00e9 de l&rsquo;\u00e9troitesse d&rsquo;esprit de certaine familles voisines de la sienne.<\/p>\n<p>Juan se r\u00e9fugie \u00e0 Paris et devient cuisinier dans le restaurant \u00ab&#160;le catalan&#160;\u00bb, ce moment de sa vie est presque heureux et permet d&rsquo;\u00e9voquer la p\u00e9riode du front populaire et le soutient aux r\u00e9publicains espagnols .<br \/>\nIl retrouvera Encarnacion le temps de l&rsquo;aider \u00e0 franchir la fronti\u00e8re en 1939. Mais ils seront s\u00e9par\u00e9s , il faut attendre l&rsquo;ann\u00e9e 2000 et son retour \u00e0 Madrid pour que le roman d&rsquo;amour trouve sa fin, dont je ne vous dirai rien.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai des r\u00e9serves sur ce roman, dont j&rsquo;ai beaucoup aim\u00e9 l&rsquo;arri\u00e8re plan historique mais dont les diff\u00e9rentes histoires d&rsquo;amour ne m&rsquo;ont pas convaincue et m&rsquo;ont emp\u00each\u00e9e d&rsquo;adh\u00e9rer aux personnages. J&rsquo;ai souvent trouv\u00e9 que les intrigues amoureuses encombraient le r\u00e9cit, je retiendrai, pourtant, l&rsquo;effervescence pr\u00e9r\u00e9volutionnaire en Espagne et la perte des illusions quand la jeune R\u00e9publique Espagnole ne sait, ni se d\u00e9fendre contre ceux qui veulent la d\u00e9truire de l&rsquo;ext\u00e9rieur, ni de ses ennemis int\u00e9rieurs&#160;: les divisions et les illusions id\u00e9ologiques des r\u00e9publicains.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<h3>D\u00e9but du prologue 6 f\u00e9vrier 1939<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>7 heures du matin col de Lli<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u00a0Avant de reprendre le chemin de la montagne, le petit groupe se tourna une derni\u00e8re fois vers la silhouette du ma de Can Barri\u00e8re, qui s&rsquo;effa\u00e7ait sous la pluie glac\u00e9e. Ils savaient que cette b\u00e2tisse leur survivrait et que les larmes qu&rsquo;ils avaient vers\u00e9es entre ses murs \u00e9pais murs de pierre rejoindraient et celles d&rsquo;autres trag\u00e9dies oubli\u00e9es elle aussi.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>&#8211; <em>Tu te tiens bien droit et tu dis rien sauf si on te pose une question . T&rsquo;as bien compris Juan&#160;?<\/em><\/div>\n<div><em>Ils avaient quitt\u00e9 la route principale et s&rsquo;\u00e9taient engag\u00e9s sur un chemin cahoteux qui traversait les champs d\u00e9j\u00e0 grill\u00e9s par le soleil andalou. Les roues de la carriole grin\u00e7aient \u00e0 chaque pas du robuste bidet qui la tirait, langue pendante vers une hacienda nich\u00e9e sur une colline de Pino Montano couverte de vignes et d&rsquo;oliviers. Dans les champs les affaneurs, ces gagne deniers venus de Galice ou de la plaine, levaient t\u00eate au passage de l&rsquo;attelage. De leurs yeux pliss\u00e9s sous les rayons d&rsquo;un soleil bas se happaient la fatigue et l&rsquo;envie.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Le go\u00fbt de la mort .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Quelques jours apr\u00e8s l&rsquo;enterrement \u00e0 S\u00e9ville de son c\u00e9l\u00e8bre cousin, et alors que tous le pays et le \u00ab&#160;mundillo&#160;\u00bb ferm\u00e9 de la tauromachie \u00e9taient encore sous le choc, en habit de deuil mais le regard sec, Maria Ortega avait pris Juan par les \u00e9paules<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Mon fils, lui avait-elle dit d&rsquo;une voix tremblante de fiert\u00e9, ne montre jamais que tu as peur. \u00catre un Ortega c&rsquo;est porter dans son sang le courage et la mort.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>J&rsquo;ai beaucoup de mal \u00e0 croire au coup de foudre.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Sa premi\u00e8re rencontre avec Encarnaci\u00f3n eut un caract\u00e8re d&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 absolue. Il n&rsquo;avait jamais vu tant d&rsquo;amour ni une femme si \u00e9mue. Pourtant, malgr\u00e9 toute l&rsquo;affection qu&rsquo;il portait \u00e0 Igncio, il fut envahi par la plus insolite et la plus contradictoire des \u00e9motions&#160;: une forme de honte mais aussi la certitude qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait coupable de rien. En un regard, il tomba amoureux d&rsquo;Encarnaci\u00f3n<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Vision de New York 1930.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il vit d\u00e9filer dans un chaos organis\u00e9 et puant des fa\u00e7ades h\u00e9t\u00e9roclites m\u00ealant styles gothique et barres de fer assembl\u00e9es par de gros boulons. Les rues \u00e9taient encombr\u00e9es de cal\u00e8ches, d&rsquo;omnibus, d&rsquo;automobiles au moteur p\u00e9taradant est de files de pi\u00e9tons press\u00e9s. Juan eut le sentiment effrayant que cette turbine urbaine aurait pu avaler une mar\u00e9e humaine dans l&rsquo;indiff\u00e9rence la plus totale. Une ville brutale, moderne, enfum\u00e9e et gigantesque, une fourmili\u00e8re dont la nature \u00e9tait exclue, une m\u00e9tropole tentaculaire \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 incessante&#160;: voil\u00e0 quelles furent ses premi\u00e8res impressions.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Le \u00ab&#160;duende&#160;\u00bb.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>le \u00ab&#160;duende&#160;\u00bb, \u00ab&#160;ce pouvoir myst\u00e9rieux que tout le monde ressent et qu&rsquo;aucun philosophe n&rsquo;explique&#160;\u00bb pour reprendre les mots de Goethe sur Paganini Le \u00ab&#160;duende&#160;\u00bb unit sur le fil l&rsquo;extase de la beaut\u00e9 et la possibilit\u00e9 de la mort.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>\u00c9ducation d&rsquo;un gitan espagnol.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<div>&#8211; <em>Mon fils, lui avait-elle dit d&rsquo;une v\u0153ux tremblante de fiert\u00e9, ne montre jamais que tu as peur. \u00catre un Ortega, c&rsquo;est porter dans son sang le courage et la mort.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Le tor\u00e9ador et la corrida.<\/h3>\n<div><\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Le public accourait \u00e0 chacune de ses corridas pour le voir combattre les b\u00eates, tant avec la hantise qu&rsquo;avec le d\u00e9sir secret de voir les cornes d\u00e9chirer ses chemises et son sang couler sur le sable, se m\u00ealant \u00e0 celui du taureau.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Paroles de Federico Garcia Lorca&#160;:<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>&#8211;<em> Dans mon recueil \u00ab&#160;Impressions et paysages&#160;\u00bb, je dis que la po\u00e9sie existe en toute chose. Dans le laid, dans le beau, dans le d\u00e9go\u00fbtant&#160;; le plus difficile est de savoir la r\u00e9v\u00e9ler, r\u00e9veiller les lacs profonds de l&rsquo;\u00e2me. Ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;admirable chez un esprit, c&rsquo;est sa capacit\u00e9 \u00e0 recevoir une \u00e9motion, \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9ter de bien des mani\u00e8res, toutes contraires les unes aux autres.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Les gitans et les artistes militants.<\/h3>\n<div><\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Juan, seul repr\u00e9sentant de la mis\u00e8re andalouse \u00e9tait t\u00e9tanis\u00e9 par leur prise de parole. Les gitans qui vivaient en marge de la soci\u00e9t\u00e9 espagnole ne s&rsquo;\u00e9taient jamais impliqu\u00e9s dans les conflits id\u00e9ologiques de leur pays. Ils formaient un refuge collectif int\u00e9rieur, clos et r\u00e9gis par les seules lois et traditions ancestrales. Pourtant le jeune homme n&rsquo;avait jamais accept\u00e9 que la noblesse d&rsquo;un gitan puisse consister \u00e9galement \u00e0 subir les injustices de la vie avec humilit\u00e9. Il connaissait le quotidien des pauvres gens, celui des journaliers qui vendaient leur sueur et leur corps pour quelques pi\u00e8ces. Celui des m\u00e8res d\u00e9munies face \u00e0 leurs enfants affam\u00e9s. Il aurait voulu hurler la douleur du peuple et faire comprendre \u00e0 ces jeunes excit\u00e9s \u00e0 quel point ils \u00e9taient privil\u00e9gi\u00e9s. Leur d\u00e9montrer que le seul fait d&rsquo;avoir la libert\u00e9 de penser \u00e9tait un luxe. \u00c0 plusieurs reprises, il eut le courage d&rsquo;intervenir dans les discussions, mais ses paroles furent vite balay\u00e9es par la verve de ces artistes qui, sans jamais avoir connu le spasme d&rsquo;un ventre vide, se targuaient de savoir qu&rsquo;\u00e9duquer le peuple \u00e9tait plus essentiel que de le nourrir.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Amoureux au premier regard et certitudes des danseuses de flamenco.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>&#8211; <em>Allons, tu e trop jeune pour souffrir comme \u00e7a \u00e0 ton \u00e2ge, il est inconvenant de t&rsquo;effondrer parce qu&rsquo;un gar\u00e7on t&rsquo;ignore. Tu verras. Plus tard, quand tu danseras en public, il y aura tant de grands hommes \u00e0 tes pieds que tu en oublieras Juan, puisqu&rsquo;il est assez sot pour ne pas te voir aujourd&rsquo;hui.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>Pourtant, Carmen sentait bien qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait jamais personne d&rsquo;autre&#160;; elle restait convaincue que Juan \u00e9tait l&rsquo;homme de sa vie et qu&rsquo;il lui ouvrirait un jour son c\u0153ur et ses bras<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Pr\u00e9mices de la guerre d&rsquo;Espagne.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Depuis quelques mois, la d\u00e9ception grandissait en Espagne, et les r\u00e9publicains semblaient compl\u00e8tement d\u00e9pass\u00e9s par l&rsquo;instabilit\u00e9 du r\u00e9gime parlementaire, la gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale et les conflits incessants au sein de leur parti. S&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9taient assur\u00e9 le soutien du peuple, qui les avait port\u00e9s \u00e0 la t\u00eate du pays en 1931, plus personne d\u00e9sormais ne contr\u00f4lait cette force qu&rsquo;ils avaient mise en branle et qui se divisait en groupuscules disparates. Dans les municipalit\u00e9s socialistes, la \u00ab&#160;guardia civil&#160;\u00bb , le corps de police traditionnel qui, depuis 1932, devait collaborer avec la \u00ab&#160;guardia de asalto&#160;\u00bb , la garde d&rsquo;assaut mise en place par le gouvernement de gauche, avait d\u00e9cid\u00e9 de ne plus intervenir pour maintenir l&rsquo;ordre face \u00e0 l&rsquo;escalade de la violence.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Douleur et amour .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>L&rsquo;amour est une projection vers l&rsquo;autre. Il dure tant qu&rsquo;on n&rsquo;est pas d\u00e9\u00e7u, et tant qu&rsquo;on ne s&rsquo;ennuie pas. Et puis il dispara\u00eet beaucoup plus lentement qu&rsquo;il n&rsquo;est apparu. La d\u00e9faite de l&rsquo;amour, on ne l&rsquo;accepte pas. On se bat, on se raccroche \u00e0 ce qui nous a fait aimer . Voil\u00e0 pourquoi l&rsquo;amour fait mal&#160;: parce qu&rsquo;on s&rsquo;est tromp\u00e9. En fait, aimer c&rsquo;est peut-\u00eatre avant tout s&rsquo;aimer soi-m\u00eame.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition Deno\u00ebl, 373 Pages, octobre 2022 Un roman historique et &#8230; d&rsquo;amour, nous fait revivre l&rsquo;Espagne de 1925 \u00e0 1939. Il est racont\u00e9 par un vieil homme qui vit \u00e0 Paris, en 2000 . C&rsquo;est un roman tr\u00e8s touffu car il couvre une tr\u00e8s longue p\u00e9riode avec beaucoup de personnages. 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