{"id":19030,"date":"2024-10-17T06:58:28","date_gmt":"2024-10-17T04:58:28","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=19030"},"modified":"2024-10-17T12:11:50","modified_gmt":"2024-10-17T10:11:50","slug":"proust-prix-goncourt-une-emeute-litteraire-thierry-laget","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=19030","title":{"rendered":"Proust, Prix Goncourt. Une \u00e9meute litt\u00e9raire  &#8211; Thierry Laget"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-19039\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/IMG_0575-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n<em>\u00c9dition Folio, 280 pages, (et une centaine de pages de notes) , ao\u00fbt 2022, paru la premi\u00e8re fois, en 2019, au \u00c9ditions Gallimard<\/em><\/p>\n<div><\/div>\n<div>Les derniers mots de cet essai sont, pour moi, comme un clin d&rsquo;\u0153il complice&#160;:<\/div>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div style=\"text-align: center;\">\u00a0<em>\u00c9crit \u00e0 <strong>Saint-\u00c9nogat<\/strong><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: center;\"><em>Cent ans plus tard<\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: center;\"><em>Entre le jusant et le flot.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Je dois cette lecture \u00e0 un de vos blogs (et \u00e0 mon anniversaire cadeau de mon fils)et j&rsquo;esp\u00e8re \u00e0 mon tour donner envie de lire cet essai. En 1919, le jury Goncourt se r\u00e9unit deux \u00e9crivains sont pressentis pour recevoir le prix&#160;: Roland Dorgel\u00e8s pour \u00ab&#160;Les croix de bois&#160;\u00bb et Marcel Proust pour \u00ab&#160;\u00c0 l&rsquo;ombre des jeunes filles en fleurs&#160;\u00bb . 1919, la grande guerre est \u00e0 peine termin\u00e9e , et tout le monde pense que le prix r\u00e9compensera Roland Dorgel\u00e8s ce valeureux ancien combattant qui a su si bien rendre l&rsquo;esprit patriotique et l&rsquo;horreur de la guerre. Mais \u00e0 la surprise g\u00e9n\u00e9rale Proust l&#8217;emporte, l&rsquo;\u00e9diteur de Dorgel\u00e8s en est si furieux qu&rsquo;il mettra ceci sur la couverture des \u00ab&#160;Croix de bois&#160;\u00bb \u00ab&#160;Prix Goncourt &#8211; 4 voix sur 10&#160;\u00bb .<br \/>\nSe d\u00e9cha\u00eene alors une cabale incroyable, Thierry Laget, analyse d&rsquo;abord les les obstacles au succ\u00e8s de Proust, les raisons de son succ\u00e8s et les cons\u00e9quences . Je ne savais pas qu&rsquo;au d\u00e9part les Fr\u00e8res Goncourt, avait d\u00e9cid\u00e9 de couronner une jeune \u00e9crivain . Proust a alors 48 ans. La guerre est si proche que l&rsquo;opinion publique reprochera au jury de couronner un \u00ab&#160;planqu\u00e9&#160;\u00bb. La somme non n\u00e9gligeable 5000 francs \u00e9tait dans l&rsquo;esprit de beaucoup destin\u00e9 \u00e0 r\u00e9compenser un \u00e9crivain pauvre, ce que n&rsquo;\u00e9tait pas Proust.<\/div>\n<div>Mais toutes ces raisons ne sont rien par rapport \u00e0 la personnalit\u00e9 de cet auteur, consid\u00e9r\u00e9 comme un dandy superficiel, fr\u00e9quentant uniquement les salons pour rencontrer les gens de la noblesse, son homosexualit\u00e9 qu&rsquo;il avait pris grand soin de cacher ne plaide pas en sa faveur, \u00e9videmment.. Et que dire de son style \u00ab&#160;illisible&#160;\u00bb pour tant de gens.<\/div>\n<div>S&rsquo;il a eu ce prix, c&rsquo;est qu&rsquo;en 1913, juste avant la guerre Proust n&rsquo;a pas pu pr\u00e9senter \u00ab&#160;un amour de Swann&#160;\u00bb et que certainement le jury du Goncourt a devin\u00e9 plus que vraiment compris que Proust \u00e9tait un auteur d&rsquo;un grand talent litt\u00e9raire. Un des membres du jury, L\u00e9on Daudet, mettra toute son \u00e9nergie pour que le roman de Proust soit r\u00e9compens\u00e9.<\/div>\n<div>Les cons\u00e9quences de ce choix seront incroyables, \u00e0 lire certaines diatribes contre Proust on se rend compte que les r\u00e9seaux sociaux n&rsquo;ont rien invent\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait si facile de se moquer de cet homme qui n&rsquo;\u00e9tait que politesse, raffinement et de plus d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s malade, il ne pouvait gu\u00e8re r\u00e9pondre \u00e0 ses d\u00e9tracteurs qui le plus souvent n&rsquo;ont pas lu son oeuvre. Thierry Laget dit qu&rsquo;il faudra attendre 1959 pour que l&rsquo;opinion publique se retourne enfin compl\u00e8tement.<\/div>\n<div>Et aujourd&rsquo;hui&#160;!&#160;! tout le monde reconna\u00eet enfin son talent, on le lit, on l&rsquo;appr\u00e9cie, et on peut comprendre son humour, la finesse de ses analyses sociologiques, et surtout son apport si original pour comprendre comment fonctionne la m\u00e9moire.<\/div>\n<div>Comme tant d&rsquo;autres parmi vous, j&rsquo;aime cet auteur depuis longtemps, je trouve parfois que c&rsquo;est un peu long \u00e0 relire, mais je ne m&rsquo;y ennuie jamais car j&rsquo;y retrouve toujours de nouveaux d\u00e9tails. Cet essai m&rsquo;a int\u00e9ress\u00e9e car je n&rsquo;avais pas imagin\u00e9 \u00e0 quel point il avait pu \u00eatre raill\u00e9 de son vivant. Le jury, de cette ann\u00e9e l\u00e0, a eu du courage et de la clairvoyance. Quand on voit la liste des illustres inconnus qui ont re\u00e7u ce prix avant lui , Marcel Proust est le seul que la post\u00e9rit\u00e9 a retenu. Lire cet essai si bien document\u00e9 permet aussi de relativiser les emballements m\u00e9diatiques, il n&rsquo;y avait pratiquement personne pour d\u00e9fendre Prouts en 1919 et il n&rsquo;y a plus personne aujourd&rsquo;hui, pour penser que Dorgel\u00e8s est un meilleur \u00e9crivain que lui&#160;!.<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><a href=\"https:\/\/enlisantenvoyageant.blogspot.com\/2024\/06\/proust-prix-goncourt.html\">Keisha<\/a> a raison, c&rsquo;est elle qui m&rsquo;a tent\u00e9e , merci.<\/div>\n<div><\/div>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<div><\/div>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Le 15 f\u00e9vrier 1897 commence chez Drouot la dispersion de la collection des fr\u00e8res Goncourt. Trente-trois vacations suffisent \u00e0 peine pour \u00e9couler le tr\u00e9sor accumul\u00e9 en cinquante ans et, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9t\u00e9, la corne d&rsquo;abondance du Grenier d&rsquo;Auteuil se d\u00e9verse dans les salons de l&rsquo;h\u00f4tel des ventes&#160;: meuble de Boulle, terres cuites de Clodion, sanguines de Fragonard, pastels de Watteau, estampe de m\u0153urs d&rsquo;apr\u00e8s Greuze ou Boucher &#8211; \u00ab&#160;la Bouqueti\u00e8re galante, la Charmante Catin, les Hasards heureux de l&rsquo;escarpolette&#160;\u00bb-, porcelaines de Saxe, tapisserie des Gobelins, de Beauvais, d&rsquo;Aubusson, album japonais, coquilles d&rsquo;\u0153ufs, ivoires, \u00e9ventails, et des reliures de maroquin rouge, de veau fauve, des exemplaires des chefs-d&rsquo;\u0153uvre de la litt\u00e9rature romantique et naturaliste &#8211; Balzac, Hugo, Flaubert Zola-&#8230;.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Un monde disparu .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>La table chez Drouant est ronde, mais Hennique ne la fait point tourner. Il dispara\u00eetra \u00e0 la No\u00ebl de 1935, le m\u00eame jour que Paul Bourget, si bien que sa mort, rel\u00e9gu\u00e9 au dernier plan, ne donnera lieu qu&rsquo;\u00e0 des entrefilets. Comme tous les naturalistes, il aimait les r\u00e9cits de fun\u00e9railles&#160;: les siennes ne seront racont\u00e9s par personne.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Une critique de 1919 qui rejoint souvent celles que j&rsquo;entends encore aujourd&rsquo;hui.<\/h3>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>\u00ab&#160;La revue de Paris&#160;\u00bb du 15 juillet, sous la plume de Fernand Vand\u00e9rem (qui avait \u00ab&#160;sp\u00e9cialement demand\u00e9&#160;\u00bb les derniers livres de Proust aux \u00e9ditions de la NRF, sans attendre de recevoir le service de presse) , commence par un \u00ab&#160;\u00e9reintement carabin\u00e9&#160;\u00bb \u00e9voquant un roman \u00ab&#160;\u00e9l\u00e9phantiforme&#160;\u00bb, une \u00ab&#160;minutie qui d\u00e9passe en raffinement les pires tortionnaires de la psychologie&#160;\u00bb, un \u00ab&#160;style, d&rsquo;une correction presque toujours absolue, mais offrant des enchev\u00eatrements, des puzzles tels que les plus aguerris s&rsquo;y reprennent \u00e0 deux fois sur chaque phrase&#160;\u00bb et des \u00ab&#160;n\u00e9gligences allant par endroit jusqu&rsquo;au rab\u00e2chage&#160;\u00bb.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Opposition droite gauche .<\/h3>\n<div>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div><em>Mais il est moins question de lui et de son livre que de ce que l&rsquo;on voudrait que l&rsquo;un et l&rsquo;autre soient. Le prix Goncourt offre une occasion de poursuivre sous le rubrique litt\u00e9raire, une lutte qui se d\u00e9roule ordinairement dans les trav\u00e9es de la Chambre, dans les meetings, dans les \u00e9chauffour\u00e9es entre les Camelots du roi et Jeunes Gardes r\u00e9volutionnaires. Mais, surtout, il permet \u00e0 chacun de d\u00e9clarer son all\u00e9geance \u00e0 un parti.<\/em><\/div>\n<div><em>La traditionnelle opposition entre gauche et droite \u00e9touff\u00e9e pendant la guerre pour cause d&rsquo; \u00ab&#160;union sacr\u00e9e&#160;\u00bb, se r\u00e9veille avec la paix.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Dans \u00ab&#160;Clart\u00e9&#160;\u00bb journal dirig\u00e9 par Henri Barbusse.<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Proust est &#160;\u00bb l&rsquo;homme bien \u00e9lev\u00e9, bien habill\u00e9, bien pensant, l&rsquo;homme qui ne s&rsquo;est pas aper\u00e7u de la guerre, et qui continue son dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle, en 1919&Prime;, \u00ab&#160;le dernier des Scud\u00e9ry&#160;\u00bb, \u00ab&#160;un c\u00e9ladon&#160;\u00bb, \u00ab&#160;un snob, attentif, respectueux, b\u00eate comme de la pommade&#160;\u00bb. Lefebvre cherche dans les \u00ab&#160;Jeunes filles&#160;\u00bb, une phrase \u00e0 \u00ab&#160;montrer&#160;\u00bb \u00e0 son lecteur&#160;: \u00ab&#160;Rien. Aucun style. Une fontaine dans un jardin de fleurs artificielle. Et impossible de l&rsquo;arr\u00eater. Il n&rsquo;y a pas de robinet. Seule ressource&#160;: fuir. Parlons cru&#160;: M. Proust n&rsquo;\u00e9crit pas. Et son genre est \u00e0 gifler.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>L&rsquo;acad\u00e9mie Goncourt aujourd&rsquo;hui.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>( L&rsquo;acad\u00e9mie Goncourt) Elle a d&rsquo;ailleurs laisser (le prix) celui-ci bourgeonner et se ramifier &#8211; en d\u00e9pit des derni\u00e8res volont\u00e9s de son fondateur- et elle prime d\u00e9sormais par d\u00e9l\u00e9gation ou en franchissage, en toute saison et en tout lieu -Pologne, Serbie, Tunisie, salon du livre, lyc\u00e9e, maison de retraite &#8211; la biographie, la nouvelle, les premiers romans. Elle compose enfin \u00e0 son usage personnel des s\u00e9lections \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, multipliant puis divisant \u00e0 chaque \u00e9tape le nombre des pr\u00e9tendants, d\u00e9clenchant des la fin du printemps un compte \u00e0 rebours qui doit durer jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;automne, comme pour le lancement d&rsquo;une fus\u00e9e ou d&rsquo;un p\u00e9tard \u00e0 m\u00e8che.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>\u00c0\u00a0propos du vote des femmes .<\/h3>\n<div><\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Emile Bergerat, \u00e9crivain \u00ab&#160;de gauche&#160;\u00bb livre \u00e0 ce sujet le fond de sa pens\u00e9e dans ses \u00ab&#160;Notes quotidiennes&#160;\u00bb&#160;: l&rsquo;ennemi c&rsquo;est le f\u00e9minisme, soit la masculinisation du sexe faible, qui doit rester faible selon la loi de la nature et qui a sa t\u00e2che propre dans la besogne humaine&#160;\u00bb.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; \u00c9dition Folio, 280 pages, (et une centaine de pages de notes) , ao\u00fbt 2022, paru la premi\u00e8re fois, en 2019, au \u00c9ditions Gallimard Les derniers mots de cet essai sont, pour moi, comme un clin d&rsquo;\u0153il complice&#160;: \u00a0\u00c9crit \u00e0 Saint-\u00c9nogat Cent ans plus tard Entre le jusant et le flot. Je dois cette lecture <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=19030\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":822092,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46,324,360,8,24],"tags":[],"class_list":["post-19030","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-5-coquillages","category-autour-de-marcel-proust","category-creation-litteraire","category-essai","category-france"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19030","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/822092"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=19030"}],"version-history":[{"count":18,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19030\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19118,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/19030\/revisions\/19118"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=19030"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=19030"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=19030"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}