{"id":18913,"date":"2024-09-27T06:07:02","date_gmt":"2024-09-27T04:07:02","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=18913"},"modified":"2024-09-28T11:14:23","modified_gmt":"2024-09-28T09:14:23","slug":"le-retour-a-marthas-vinehard-richard-russo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=18913","title":{"rendered":"Le retour \u00e0 Martha&rsquo;s Vineyard   &#8211; Richard RUSSO"},"content":{"rendered":"<p><em><br \/>\n<a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-18926\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0568-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a>\u00c9dition La Table ronde, quai Voltaire, 377 pages, ao\u00fbt 2020.<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;anglais (\u00c9tats-Unis) par Jean Esch<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Richard Russo est un auteur qui ne me d\u00e9\u00e7oit jamais, souvent quand je lis vos billets sur cet auteur je me dis encore un roman \u00e0 lire pour mon plaisir. Pourtant, sur Luocine je n&rsquo;ai que \u00ab&#160;<a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=110\">le d\u00e9clin de l&#8217;empire Whiting<\/a>&#160;\u00bb avec 5 coquillages, bien s\u00fbr. Je dois \u00e0 ce roman une grande premi\u00e8re pour moi, la fin que j&rsquo;avais lu en premier ne m&rsquo;a rien appris sur l&rsquo;intrigue, et surtout il m&rsquo;a d\u00e9montr\u00e9 que je suis capable de supporter le suspens quand il est d\u00e9voil\u00e9 petit \u00e0 petit et qu&rsquo;il rajoute \u00e0 l&rsquo;int\u00e9r\u00eat du livre.<\/p>\n<p>Le roman commence par un prologue assez long o\u00f9 l&rsquo;on voit des anciens amis \u00e9tudiants , se retrouver dans une \u00eele au large du Massachussets, Martha&rsquo;s Vinehard, tr\u00e8s vite on apprend qu&rsquo;en 1971, ils y avaient pass\u00e9 quelques jours en compagnie d&rsquo;une fille dont ils \u00e9taient tous amoureux , Jacy.<\/p>\n<p>Ils ont aussi tous les trois \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9s par la guerre du Vietnam, surtout Michael qui avait tir\u00e9 le num\u00e9ro 9 ce qui aurait d\u00fb ne lui laisser aucune chance d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 la guerre. On comprendra peu \u00e0 peu, la phrase mise en \u00e9pigraphe du roman&#160;:<\/p>\n<blockquote><p><em>Pour ceux dont les noms sont sur le mur<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Nous allons donc, peu \u00e0 peu conna\u00eetre Lincoln, le propri\u00e9taire de la maison sur l&rsquo;\u00eele, Teddy propri\u00e9taire d&rsquo;une maison d&rsquo;\u00e9dition qui ne s&rsquo;est jamais autoris\u00e9 \u00e0 \u00e9crire \u00ab&#160;son&#160;\u00bb roman, Michael le chanteur de rock qui d\u00e9tient une grande partie des r\u00e9ponses que se posent ses deux amis.<\/p>\n<p>Sans d\u00e9florer le suspens, car ceci nous l&rsquo;apprenons tr\u00e8s vite, Jacy qui devait se marier avec un homme du m\u00eame milieu social qu\u2019elle, quelque temps apr\u00e8s le premier s\u00e9jour dans l&rsquo;\u00eel, a rompu ses fian\u00e7ailles et a disparu. Son souvenir plane sur leurs retrouvailles dans l&rsquo;\u00eele. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat du roman, comme toujours chez cet auteur, vient de l&rsquo;analyse tr\u00e8s pouss\u00e9e de trois milieux sociaux nord-am\u00e9ricains diff\u00e9rents. Le roman joue avec deux temporalit\u00e9s, la jeunesse des \u00e9tudiants et le WE aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>Lincoln, est le fils d&rsquo;un p\u00e8re s\u00fbr de toutes ses valeurs et \u00e9troit d&rsquo;esprit, la seule r\u00e9volte de sa m\u00e8re aura \u00e9t\u00e9 de garder sa maison sur cette \u00eele o\u00f9 elle a pass\u00e9 de bonnes vacances enfant. Aujourd&rsquo;hui Lincoln est \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;une agence immobili\u00e8re, a failli faire faillite pendant la crise des subprimes. Il a r\u00e9uni ses amis dans cette maison qu&rsquo;il pense vendre, gr\u00e2ce \u00e0 lui (ou \u00e0 cause de lui) la disparition de Jacy l&rsquo;am\u00e8nera \u00e0 soup\u00e7onner son voisin, puis son meilleur ami.<\/p>\n<p>Teddy, est le fils de deux enseignants d&rsquo;anglais, et il a toujours eu beaucoup de mal \u00e0 s&rsquo;imposer. Il a \u00e9t\u00e9 victime d&rsquo;une chute lors d&rsquo;un match de basket, les cons\u00e9quences de cette chute, \u00e9tofferont l&rsquo;intrigue du roman.<\/p>\n<p>Michael est leur ami alors qu&rsquo;il vient d&rsquo;un milieu social tr\u00e8s diff\u00e9rent d&rsquo;eux, en effet tous les trois se sont retrouv\u00e9s dans une universit\u00e9 de la c\u00f4te Est \u00ab&#160;Minerva coll\u00e8ge&#160;\u00bb, alors que Michael est fils d&rsquo;ouvrier et n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 faire le coup de poing. Il est devenu rockeur et conduit une grosse moto. Il est beaucoup moins simple que son apparence ne le montre.<\/p>\n<p>Quelques personnages secondaires enrichissent le roman, le voisin qui veut acheter la maison et qui se fait un point d&rsquo;honneur \u00e0 choquer le voisinage par ses propos outranciers. L&rsquo;ancien policier alcoolique qui lance Lincoln sur des pistes d&rsquo;explications \u00e0 la disparition de Jacy qui vont beaucoup troubler Lincoln et permettre au lecteur de voir les m\u00eames faits sous un angle diff\u00e9rent.<\/p>\n<p>Non, non, je ne dirai rien de la disparition de Jacy, qui quand \u00e0 elle doit comprendre sa propre famille et son origine biologique, une partie des r\u00e9ponses viennent de sa recherche.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai beaucoup aim\u00e9 cette plong\u00e9e dans la civilisation nord-am\u00e9ricaine. Et Bravo, \u00e0 cet auteur d&rsquo;avoir vaincu mon impatience \u00e0 conna\u00eetre la fin avant de me lancer dans la lecture. Mais je dois avouer qu&rsquo;une fois que j&rsquo;avais toutes les solutions j&rsquo;ai relu avec un tr\u00e8s grand plaisir le roman&#160;: on ne peut jamais se refaire compl\u00e8tement&#160;!<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<h3>D\u00e9but du prologue (de 35 pages).<\/h3>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Les trois vieux amis d\u00e9barquent sur l&rsquo;\u00eele en ordre invers\u00e9, du plus \u00e9loign\u00e9 au plus proche. Lincoln, agent immobilier, a pratiquement travers\u00e9 tout le pays depuis Las V\u00e9das. Teddy, \u00e9diteur ind\u00e9pendant, a fait le voyage depuis Syracuse. Mickey, musicien et ing\u00e9nieur du son, est venu de Cape Cod, tout \u00e0 c\u00f4t\u00e9. Tous les trois sont \u00e2g\u00e9s de soixante-six ans et ont fait leurs \u00e9tudes dans la m\u00eame petite universit\u00e9 de lettres et science humaine du Connecticut, o\u00f9 ils ont travaill\u00e9 comme serveur dans une sororit\u00e9 du campus<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Analyse des \u00e9tudes et des prof \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 am\u00e9ricaine.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>D&rsquo;apr\u00e8s les registres de l&rsquo;administration, Teddy avait suivi plus de cours dans plus de mati\u00e8res que n&rsquo;importe quel autre \u00e9tudiant depuis la cr\u00e9ation de Minerva Coll\u00e8ge. Tom Ford, son professeur pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, lui avait dit de ne pas s&rsquo;inqui\u00e9ter pour \u00e7a, mais \u00e9videmment Tom Ford \u00e9tait fait de la m\u00eame \u00e9toffe. Se qualifiant de \u00ab&#160;dernier des g\u00e9n\u00e9ralistes&#160;\u00bb, il occupait la chaire des humanit\u00e9s et dispensait un cours sur les Grands Livres, mais il donnait \u00e9galement des cours \u00ab&#160;sur des sujets sp\u00e9ciaux&#160;\u00bb en anglais, philosophie, histoire, art et m\u00eame en science. En fait, il inventait des cours qu&rsquo;il aurait aim\u00e9 se voir proposer quand il \u00e9tait jeune \u00e9tudiant. Teddy en avait suivi tellement que Mickey disait pour plaisanter qu&rsquo;il \u00e9tait le seul \u00e9tudiant dipl\u00f4m\u00e9 en Fordisme. Teddy avait d\u00e9couvert seulement en derni\u00e8re ann\u00e9e que son mentor \u00e9tait tenu en pi\u00e8tre estime par ses coll\u00e8gues. Il n&rsquo;avait jamais d\u00e9pass\u00e9 le statut de ma\u00eetre de conf\u00e9rences car non seulement il ne publiait jamais rien, mais il voyait d&rsquo;un mauvais \u0153il ceux qui le faisaient. Leurs ouvrages, affirmait-il, apportaient la preuve de leur manque de savoir et de l&rsquo;\u00e9troitesse de la sph\u00e8re de l&rsquo;heure connaissances. Plus que n&rsquo;importe qui, c&rsquo;\u00e9tait Tom Ford qui avait donn\u00e9 \u00e0 Teddy la permission de satisfaire sa curiosit\u00e9 sans attendre en retour des b\u00e9n\u00e9fices de r\u00e9ussite professionnelle. \u00ab&#160;Un jour&#160;\u00bb avait-il \u00e9crit en bas d&rsquo;une de ses dissertations de Teddy, \u00ab&#160;vous \u00e9crirez peut-\u00eatre quelque chose qui m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre lu. Je vous conseille de retarder le plus possible ce jour \u00ab&#160;.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Compassion et piti\u00e9.<\/h3>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Ses amis, pour peu qu&rsquo;ils aient un peu suivi ce qui se passait, devaient savoir que Las Vegas avait \u00e9t\u00e9 l&rsquo;\u00e9picentre de l&rsquo;ouragan financier des subprimes, mais comme il n&rsquo;avait jamais laiss\u00e9 entendre que lui-m\u00eame \u00e9tait menac\u00e9, ils avaient d\u00fb le croire \u00e0 l&rsquo;abri. Aujourd&rsquo;hui encore, alors que l&rsquo;agence avait enfin la t\u00eate hors de l&rsquo;eau, il voulait leur cacher qu&rsquo;ils avaient failli sombrer. Il ne craignait pas qu&rsquo;ils s&rsquo;en r\u00e9jouissent. Au contraire, ils compatiraient. N\u00e9anmoins, la membrane qui s\u00e9pare la compassion de la piti\u00e9 est parfois fine comme du papier \u00e0 cigarette et Lincoln -digne fils de son p\u00e8re, l\u00e0 aussi &#8211; ne voulait pas prendre ce risque.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Faire la guerre du Vietnam.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>C&rsquo;\u00e9tait donc \u00e7a. Son p\u00e8re, Michael Sr., un v\u00e9t\u00e9ran de la Seconde Guerre, avait d\u00e9test\u00e9 chaque instant pass\u00e9 sous l&rsquo;uniforme, mais il \u00e9tait fier, avait-il expliqu\u00e9 \u00e0 Mickey, d&rsquo;avoir rempli son r\u00f4le. &#160;\u00bb Quand on t&rsquo;appelle, tu y vas. Tu ne demandes pas pourquoi. \u00c7a ne marche pas comme \u00e7a. Et \u00e7a n&rsquo;a jamais march\u00e9 comme \u00e7a, mais. Ton pays t&rsquo;appelle, tu y vas.&#160;\u00bb Tuyauteur de profession, Michael Sr. \u00e9tait de, de l&rsquo;avis g\u00e9n\u00e9ral un type carr\u00e9 qui n&rsquo;aimait pas le baratin. Bourru et inculte, assur\u00e9ment, mais un gars bien.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n<h3>Sourire.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>-Vous aimez les animaux&#160;?<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Comme la plupart des flics, je les pr\u00e9f\u00e8re aux gens. Encore jamais connu un qui mentait.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Le coup de poing.<\/h3>\n<div>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Son p\u00e8re, un bagarreur dans sa jeunesse, l&rsquo;avait mis en garde contre la violence, ses dangers, mais surtout ses plaisirs. Quand vous d\u00e9crochez un coup de poing, tout ce qui est enferm\u00e9 en vous se lib\u00e8re, et il n&rsquo;existe pas de sensation plus agr\u00e9able.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Fatalit\u00e9 ou Destin\u00e9e .<\/h3>\n<div>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Et comme l&rsquo;avaient bien compris les Grecs, il n&rsquo;\u00e9tait pas possible d&rsquo;interrompre, ni de modifier de mani\u00e8re significative, l&rsquo;encha\u00eenement des \u00e9v\u00e9nements une fois que l&rsquo;histoire avait commenc\u00e9.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition La Table ronde, quai Voltaire, 377 pages, ao\u00fbt 2020. 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