{"id":18858,"date":"2024-09-13T06:55:30","date_gmt":"2024-09-13T04:55:30","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=18858"},"modified":"2024-09-13T09:27:12","modified_gmt":"2024-09-13T07:27:12","slug":"no-home-yaa-gysai","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=18858","title":{"rendered":"No Home   &#8211; Yaa GYASI"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-18868\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0562-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9dition livre de poche, 469 pages, avril 2022<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;anglais (\u00c9tats-Unis) par Anne Damour<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>En lisant ce livre, j&rsquo;ai pens\u00e9 \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation que fut pour moi \u00ab&#160;Racine&#160;\u00bb de Alex Haley. Je n&rsquo;avais avant cette lecture de ma jeunesse que l&rsquo;image de tortures inflig\u00e9es aux esclaves, mais s&rsquo;ils avaient de bons ma\u00eetres la vie \u00e9tait supportable. Bref , ce qu&rsquo;une petite fille qui a lu \u00ab&#160;la case de l&rsquo;Oncle Tom&#160;\u00bb peut avoir dans la t\u00eate. \u00ab&#160;Racine&#160;\u00bb a eu pour effet de relier l&rsquo;esclavage \u00e0 l&rsquo;Afrique et faire comprendre l&rsquo;aspect absolument insupportable de la privation de libert\u00e9 pour tous ceux qui vivaient ce statut. Le remarquable travail de Yaa Gyasi a rajout\u00e9 plusieurs \u00e9l\u00e9ments, d&rsquo;abord elle d\u00e9crit tr\u00e8s bien ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 en Afrique, au Ghana fin XVIII\u00b0 jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de la traite n\u00e9gri\u00e8re. L\u2019esclavage \u00e9tait, il est vrai, une coutume tribale, les vainqueurs ramassaient les vaincus et ceux ci \u00e9taient r\u00e9duits en esclavage mais ils vivaient relativement\u00bbbien ce statut qui pouvait s&rsquo;inverser. Quand les Portugais, les Hollandais, les Fran\u00e7ais et surtout les Anglais ont voulu acheter ces hommes et femmes, les habitants de ces pays y ont vu un commerce lucratif. Ils n&rsquo;ont jamais eu l&rsquo;id\u00e9e de ce qui attendait ces pauvres gens quand ils les livraient ainsi aux Blancs. Yaa Gyasi ne les excuse pas pour autant, sans la collaboration des populations locales, jamais la traite n\u00e9gri\u00e8re n&rsquo;aurait pu s&rsquo;installer de fa\u00e7on aussi massive et efficace. Le traitement des esclaves en Am\u00e9rique est pr\u00e9sent\u00e9 dans toute son horreur mais l&rsquo;aspect nouveau dont je n&rsquo;avais pas encore entendu parler, c&rsquo;est apr\u00e8s l&rsquo;abolition de l&rsquo;esclavage, la fa\u00e7on dont les autorit\u00e9s pouvaient arr\u00eater des Noirs dans la rue pour des pr\u00e9textes incroyables&#160;: \u00ab&#160;il a regard\u00e9 une femme blanche&#160;\u00bb,&#160;\u00bb il n&rsquo;est pas descendu de trottoir pour laisser passer un Banc&#160;\u00bb, et m\u00eame aucun pr\u00e9texte, et les condamner au travaux forc\u00e9s dans les mines. Enfin, elle d\u00e9crit toutes les in\u00e9galit\u00e9s qui perdurent jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui, le dernier personnage Marcus, qui fait de brillantes \u00e9tudes, remarque que les Noirs font de la prison pour possession de haschisch, alors qu&rsquo;il voit ses amis (blancs) \u00e9tudiants de toutes les grandes Universit\u00e9s fumer la m\u00eame substance, tr\u00e8s librement, \u00e0 toutes les soir\u00e9es&#160;!<\/p>\n<p>La construction du roman suit une famille originaire du Ghana &#8211; anciennement C\u00f4te de l&rsquo;or- \u00e0 travers quatre si\u00e8cles. Une partie de la famille restera au Ghana et cela nous permet de vivre de l&rsquo;int\u00e9rieur les conflits entre les Ashantis et les Fantis, le poids des mal\u00e9dictions et des coutumes. C&rsquo;est certainement compliqu\u00e9 de vivre dans ce pays mais rien n&rsquo;\u00e9quivaut \u00e0 l&rsquo;horreur de toutes les discriminations que conna\u00eetront la branche familiale qui est partie comme esclave sur un bateau n\u00e9grier. C&rsquo;est un r\u00e9cit foisonnant, chaque chapitre est consacr\u00e9 \u00e0 un descendant de Maame, L&rsquo;une Effia \u00e9pousera un n\u00e9grier anglais, et sa descendance sera marqu\u00e9e par le poids de cette trag\u00e9die, Esi demi s\u0153ur d&rsquo;Ffiaa partira comme esclave et nous permet de conna\u00eetre \u00e0 travers sa descendance le sort des Noirs aux USA. Le roman se termine par la rencontre de Marjorie ghan\u00e9enne et Marcus am\u00e9ricain, ils visitent ensemble le lieu d&rsquo;o\u00f9 partaient les esclaves&#160;: le fort de Cap Coast , et r\u00e9unissent donc les deux branches de leur famille respective .<\/p>\n<p>C&rsquo;est une lecture indispensable, (\u00e9videmment je ne donne l\u00e0 que mon avis) car il permet de ne rien oublier de cette trag\u00e9die qu\u2019a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;esclavage et de comprendre aussi la m\u00e9fiance l\u00e9gitime des Africains vis \u00e0 vis des Europ\u00e9ens encore aujourd\u2019hui. J\u2019ai une r\u00e9serve cependant le d\u00e9coupage du roman, de personnage en personnage, donne parfois une impression de r\u00e9p\u00e9titions qui ne m\u2019a pas g\u00ean\u00e9e plus que \u00e7a, mais qui rend la lecture moins fluide.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>La nuit ou naquit Effia dans la chaleur moite du pays fanti, un feu embrasa la for\u00eat jouxtant la concession de son p\u00e8re. Il progressa rapidement, creusant son chemin pendant des jours. Il se nourrissait d&rsquo;air&#160;; il dormait dans les grottes et se cachait dans les arbres&#160;; il br\u00fbla, se propagea, insensible \u00e0 la d\u00e9solation qu&rsquo;il laissait derri\u00e8re lui, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il atteigne un village ashanti. L\u00e0, il disparut. se fondant dans la nuit.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Du c\u00f4t\u00e9 des futures esclaves.<\/h3>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div><em>\u00a0L&rsquo;enfant avait \u00e9t\u00e9 con\u00e7u avant le mariage d&rsquo;Afua. Pour la punir, le chef du village l&rsquo;avait vendue aux marchands, Afua l&rsquo;avait racont\u00e9 \u00e0 Ezy \u00e0 son arriv\u00e9e dans le cachot, quand elle croyait encore qu&rsquo;il y avait eu une erreur, que ses parents allaient revenir la chercher.<\/em><\/div>\n<div><em>En entendant Tansi parler ainsi, Afua recommen\u00e7a \u00e0 pleurer, mais personne ne sembla y pr\u00eater attention. Ces larmes \u00e9taient une sorte de routine. Elles \u00e9taient vers\u00e9es par toutes les femmes. Elles tombaient jusqu&rsquo;\u00e0 ce que le sol se transforme en boue. La nuit, Esi r\u00eavait que si elles pleuraient toutes \u00e0 l&rsquo;unisson la boue se transformerait en une rivi\u00e8re qui les emporterait vers la mer.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Le sourire de l&rsquo;homme blanc.<\/h3>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Avant qu&rsquo;Esi ne parte, l&rsquo;homme qui s&rsquo;appelait \u00ab&#160;Gouverneur&#160;\u00bb lui sourit. C&rsquo;\u00e9tait un sourire bon, plein de compassion, sinc\u00e8re. Mais pendant le reste de sa vie, d\u00e8s qu&rsquo;elle verrait un sourire sur un visage blanc, Esi se rappellerait celui du soldat avant qu&rsquo;il ne l&#8217;emm\u00e8ne dans ses quartiers, et elle se souviendrait que lorsque les hommes blancs souriaient, cela signifiait seulement que d&rsquo;autres malheurs \u00e9taient \u00e0 venir.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Parabole sur les affaires pour l&rsquo;achat d&rsquo;esclaves.<\/h3>\n<div><\/div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>&#8211; Ce que tu ne veux pas entendre, Quey, c&rsquo;est le troisi\u00e8me oiseau la femelle. Elle reste silencieuse, \u00e9coute les m\u00e2les qui chantent plus fort, encore et toujours. Quand ils ont chant\u00e9 a perdre la voix, alors, et alors seulement elle prend la parole. Alors, et alors seulement elle choisit celui dont elle a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 le chant Pour le moment elle attend, les laisse se disputer&#160;: qui sera le meilleur partenaire, qui lui donnera la meilleure semence, qui se battra pour elle dans les moments difficiles.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00ab&#160;Quey, ce village m\u00e8ne ses affaires comme cet oiseau femelle. Vous voulez payer plus pour les esclaves, payez plus, mais sachez que les Hollandais paieront plus \u00e9galement et aussi les Portugais,et m\u00eame les pirates. Et pendant que vous tous proclamez que vous \u00eates meilleurs que les autres, je reste tranquillement dans ma concession \u00e0 manger mon \u00ab&#160;fufu&#160;\u00bb et \u00e0 attendre que les prix atteignent le niveau j&rsquo;estime juste. Maintenant, ne parlons plus affaires.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>La vie en Afrique du temps de l&rsquo;esclavage .<\/h3>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on vivait ici dans le bush&#160;: manger ou \u00eatre mang\u00e9. Capturer ou \u00eatre captur\u00e9. Se marier pour \u00eatre prot\u00e9g\u00e9. Quey nierait jamais dans le village de Cudjo. Il ne serait pas faible. Il faisait le commerce des esclaves, et cela imposait des sacrifices.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Le bateau n\u00e9grier.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>La m\u00e8re de Ness, Esi, \u00e9tait une femme robuste et grave qui ne parlait jamais de choses heureuses. M\u00eame les histoires qu&rsquo;elle racontait \u00e0 Ness pour l&rsquo;endormir parlaient du \u00ab&#160;Grand Bateau&#160;\u00bb. Ness s&rsquo;endormait avec des images d&rsquo;hommes jet\u00e9s dans l&rsquo;Atlantique comme des ancres qui n&rsquo;\u00e9taient reli\u00e9es \u00e0 rien&#160;: ni patrie, ni peuple, ni valeur. Dans le Grand Bateau, disait Esi, ils \u00e9taient entass\u00e9s dix l&rsquo;un sur l&rsquo;autre, et quand quelqu&rsquo;un mourait au-dessus de vous, son poids pesait sur la pile comme un cuisinier pressant de l&rsquo;ail .<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Harlem et la drogue.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>\u00ab&#160;Les hommes blancs ont le choix. Ils peuvent choisir leur travail, choisir leur maison. Ils font des b\u00e9b\u00e9s noirs puis ils s&rsquo;\u00e9vaporent comme s&rsquo;ils n&rsquo;avaient jamais \u00e9t\u00e9 l\u00e0, comme si toutes ces femmes noires avec lesquelles ils avaient couch\u00e9 ou qu&rsquo;ils avaient viol\u00e9es, elles \u00e9taient tomb\u00e9es enceintes toutes seules. Les hommes blancs peuvent aussi d\u00e9cider pour les Noirs. Ils les vendaient autrefois maintenant ils les envoient juste en prison, comme ils ont fait avec mon papa, et les privent de leurs enfants. Tout cela me brise le c\u0153ur mon fils le petit fils de mon papa, de te voir ici avec ces p&#8217;tis gosses qui se baladent dans Harlem et connaissent \u00e0 peine ton nom encore moins ton visage. Tout ce que je peux dire c&rsquo;est que c&rsquo;est pas comme \u00e7a devrait \u00eatre. Il y a des choses que tu n&rsquo;as pas apprises de moi des choses que tu tiens de ton p\u00e8re m\u00eame si tu l&rsquo;as pas connu, les choses qu&rsquo;il avait apprises chez les Blancs. \u00c7a me rend triste de voir que mon fils est un drogu\u00e9 apr\u00e8s tout ce que j&rsquo;ai manifest\u00e9 et ce qui me rend encore plus triste c&rsquo;est de voir que tu penses que tu peux t&rsquo;en aller comme ton papa. Continue \u00e0 vivre comme \u00e7a et l&rsquo;homme blanc n&rsquo;aura plus besoin de faire quoi que ce soit. Il n&rsquo;aura pas besoin de te vendre ou te mettre dans une mine de charbon pour te poss\u00e9der. Il te poss\u00e8de juste comme \u00e7a et il verra que c&rsquo;est toi qui l&rsquo;as fait. Il dira que c&rsquo;est ta faute.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition livre de poche, 469 pages, avril 2022 Traduit de l&rsquo;anglais (\u00c9tats-Unis) par Anne Damour &nbsp; En lisant ce livre, j&rsquo;ai pens\u00e9 \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation que fut pour moi \u00ab&#160;Racine&#160;\u00bb de Alex Haley. 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