{"id":18807,"date":"2024-09-06T06:26:09","date_gmt":"2024-09-06T04:26:09","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=18807"},"modified":"2024-09-03T08:36:39","modified_gmt":"2024-09-03T06:36:39","slug":"si-ce-livre-pouvait-me-rapprocher-de-toi-jean-paul-dubois","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=18807","title":{"rendered":"Si ce livre pouvait me rapprocher de toi &#8211; Jean-Paul DUBOIS"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-18811\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-2048x1536.jpeg 2048w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/IMG_0561-1320x990.jpeg 1320w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><em>\u00c9dition L&rsquo;olivier, 211 pages, f\u00e9vrier 1999.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Je crois que je vais laisser pour un temps, mon envie de comprendre la passion de mes amies lectrices pour cet auteur. J&rsquo;en ai ai un peu assez de ce Paul d\u00e9pressif, toujours plus ou moins gravement malade, du personnage de dentiste pervers, de la femme Anna qui mourra dans un accident violent, de la tonte des gazons. Mais, car il y a un mais, j&rsquo;ai bien aim\u00e9 le passage sur la cr\u00e9ation en litt\u00e9rature, en effet le narrateur explique qu&rsquo;aucun roman n&rsquo;arrive \u00e0 faire ressentir ce qu&rsquo;\u00e9prouve vraiment une personne qui est terroris\u00e9e par un danger quel qu&rsquo;il soit. Ici, Paul, qui a perdu ses parents depuis longtemps, a rat\u00e9 son mariage, est devenu \u00e9crivain et d\u00e9cide de partir en voyage , il fera des rencontres qui le rendront encore plus malheureux comme ces deux hommes qu&rsquo;il avait trouv\u00e9 assez sympathiques en Floride et assassineront de fa\u00e7on la plus horrible possible un homme qui n&rsquo;avait qu&rsquo;un d\u00e9faut&#160;: \u00eatre noir. Il retrouve l&rsquo;endroit o\u00f9 son p\u00e8re se rendait une fois par un an pendant un mois pour p\u00eache, l&rsquo;ami de son p\u00e8re l&rsquo;attendait et aussi une demi-s\u0153ur&#160;: son p\u00e8re avait donc une autre vie visiblement plus heureuse que celle qu&rsquo;il a men\u00e9e en France aupr\u00e8s de Paul et sa m\u00e8re.. Pr\u00e8s de ce lac o\u00f9 son p\u00e8re a disparu , il y a un bois r\u00e9put\u00e9 tr\u00e8s dangereux o\u00f9 beaucoup de gens sont morts sans que l&rsquo;on ne retrouve leurs corps, \u00e9videmment Paul le traversera et il reviendra en paix avec lui-m\u00eame et son p\u00e8re.<\/p>\n<p>J&rsquo;oublierai vite ce roman sauf sans doute le passage sur la cr\u00e9ation romanesque , et je me promets de bien \u00e9couter mes amies pour comprendre leur plaisir \u00e0 lire cet auteur dont elle ne rate aucun roman<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<h3>Le d\u00e9but une fois, encore m\u00e9t\u00e9orologique.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il a neig\u00e9 toute la nuit. Le jardin est si blanc que le monde a l&rsquo;air neuf. Nous sommes le premier janvier, il fera bient\u00f4t jour. Je suis post\u00e9 devant la fen\u00eatre. Au-dessus des nuages, par une trou\u00e9e, je distingue un avion. Il ne fait aucun bruit, et seules au bout des ailes, ses lumi\u00e8res clignotent. Il suit la route des oiseaux migrateurs, descend vers le sud, la chaleur du soleil. Je vis \u00e0 la pointe du nord sur les terres du froid. Peu \u00e0 peu j&rsquo;apprends \u00e0 endurer les rigueurs du climat et \u00e0 diff\u00e9rencier toutes sortes de neiges.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Un personnage positif, un ma\u00eetre d&rsquo;\u0153uvre avec lequel il a travaill\u00e9.<\/h3>\n<div><\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Da Rocha \u00e9tait l&rsquo;un de ces \u00eatres dont le hasard m&rsquo;avait fait un temps, partager l&rsquo;existence, et qui, par le seul souvenir, m&rsquo;avait accompagn\u00e9 toute une vie. Des ann\u00e9es plus tard, j&rsquo;envoyais \u00e0 cet homme un exemplaire de mon premier roman. Apr\u00e8s l&rsquo;avoir lu, il me retourna ce petit mot&#160;: \u00ab&#160;Tu as b\u00e2ti tout seul ta premi\u00e8re maison. Je suis certain que tu en construiras beaucoup d&rsquo;autres, mais celle-l\u00e0 restera jamais dans mon c\u0153ur.&#160;\u00bb La fr\u00e9quentation de Da Rocha, sa t\u00e9nacit\u00e9, son honn\u00eatet\u00e9 professionnelle, son obstination \u00e0 mener \u00e0 terme un chantier dans les d\u00e9lais, m&rsquo;ont appris davantage sur la mani\u00e8re de construire une histoire que tous les pr\u00e9cis de litt\u00e9rature.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>\u00c9criture romanesque .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\n<p>\u00a0<em>Tandis que je contemplai cet orage, je songeais qu&rsquo;un jour, si j&rsquo;\u00e9crivais un nouveau livre, j&rsquo;essaierai de raconter ce moment, d&rsquo;en rendre l&rsquo;intensit\u00e9 et la beaut\u00e9. A pr\u00e9sent, je mesure la vanit\u00e9 d&rsquo;une telle ambition. Les mots quels qu&rsquo;ils soient, n&rsquo;ont pas l&rsquo;humidit\u00e9 f\u00e9conde que charrie le souffle de la temp\u00eate charg\u00e9e de la multitude des senteurs d\u00e9rob\u00e9es \u00e0 la cime des arbres et au sol des sous-bois. Comment restituer le bonheur de se sentir \u00e0 l&rsquo;abri lorsque sous le vent, battent les branches et que geignent les troncs courb\u00e9s par les rafales&#160;? Et dire cette angoisse ancestrale qui s&rsquo;abat alors sur la for\u00eat et tous ceux qui l&rsquo;habitent&#160;? Les livres ne sont qu&rsquo;un tout petit miroir du monde o\u00f9 se mirent les hommes et l&rsquo;\u00e9tat de leur \u00e2me mais qui jamais n&rsquo;englobe la stature des arbres, l&rsquo;infini des marais l&rsquo;immensit\u00e9 des mers. Si beau que soit le texte, si attentif le lecteur de Melville, il manquera toujours \u00e0 ce dernier l&rsquo;\u00e9motion fondatrice, l&rsquo;indispensable synapse avec le r\u00e9el, ce bref instant ou surgit la baleine et o\u00f9 vous comprenez qu&rsquo;elle vient \u00ab&#160;vous&#160;\u00bb chercher. Une chose est de lire la peur, une autre affronter.\u00a0<\/em><\/p>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition L&rsquo;olivier, 211 pages, f\u00e9vrier 1999. Je crois que je vais laisser pour un temps, mon envie de comprendre la passion de mes amies lectrices pour cet auteur. 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