{"id":18023,"date":"2024-05-03T06:22:08","date_gmt":"2024-05-03T04:22:08","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=18023"},"modified":"2024-02-26T17:40:26","modified_gmt":"2024-02-26T16:40:26","slug":"et-la-vague-les-emporta-molly-keane","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=18023","title":{"rendered":"Et la vague les emporta  &#8211; Molly KEANE"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/IMG_0479-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-18034\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/IMG_0479-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/IMG_0479-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/05\/IMG_0479-300x225.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/p>\n<p>\u00c9dition la Table Ronde, collection la petite Vermillon, 1937 puis 1999 et Janvier 2024, 410 pages.<\/p>\n<p>Traduit de l&rsquo;anglais par Fr\u00e9d\u00e9rique Daber<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>D\u00e8s que je saurai qui a \u00e9t\u00e9 ma tentatrice (ou, mais cela m&rsquo;\u00e9tonnerait, mon tentateur) , je mettrai un lien vers son blog.<\/p>\n<p>Je me r\u00e9jouissais tellement de lire ce roman et de partir loin des horreurs m\u00eames bien d\u00e9crites de l&rsquo;antarctique, mais, malgr\u00e9 mon envie de me plaire chez les nobles anglais habitant l&rsquo;Irlande, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7ue par ce roman.<\/p>\n<p>Comme le dit Nathalie Crom dans sa pr\u00e9face , il fallait bien conna\u00eetre de l&rsquo;int\u00e9rieur la noblesse protestante qui vit en Irlande pour d\u00e9crire avec autant de minutie leur quotidien. Cela est certainement vrai, mais voil\u00e0, est ce que cette vie est int\u00e9ressante&#160;? pour moi \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence la r\u00e9ponse est &#8230; pas trop&#160;!<\/p>\n<p>Le roman commence dans une maison genre manoir aux apparences d&rsquo;un ch\u00e2teau au bord d&rsquo;une rivi\u00e8re aux eaux sombres, Garonlea. Les habitants au d\u00e9but du XX\u00b0 si\u00e8cle y sont particuli\u00e8rement malheureux, car ils vivent sous l&rsquo;autorit\u00e9 de la femme d&rsquo;Ambrose un mari falot qui ne conteste jamais les d\u00e9cisions, m\u00eame les pires, de son \u00e9pouse Lady Charlotte McGrath. Leur fils, Desmond vit en pension loin de cet endroit qui suinte l&rsquo;ennuie et la m\u00e9chancet\u00e9 mais les quatre filles sont tyrannis\u00e9es par cette m\u00e8re sans m\u00eame penser \u00e0 se r\u00e9volter, sauf la petite derni\u00e8re Diana. Muriel restera tout sa vie au service de son horrible m\u00e8re, Enid sera mal mari\u00e9e \u00e0 Arthur qu&rsquo;elle a cru aimer, Violette aura un vrai mariage .<br \/>\nLa deuxi\u00e8me partie, voit l&rsquo;arriv\u00e9e de Cynthia la fianc\u00e9 puis l&rsquo;\u00e9pouse de Desmond qui s&rsquo;installe en face \u00e0 Rathglass, voil\u00e0 une jeune femme lumineuse qui va \u00e9teindre peu \u00e0 peu le r\u00e8gne de Lady Charlotte. H\u00e9las la guerre 14\/18 verra la mort de Desmond mais aussi le bonheur de Diana qui vient vivre avec Cynthia et fuit l&rsquo;horrible demeure de Garonlea. elle sera d&rsquo;un grand secours pour sa belle soeur et ses neveux Simon et Sue pour qui la belle Cynthia n&rsquo;a aucune tendresse, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils ont tous les deux peur de monter \u00e0 cheval&#160;! Pourtant seule occupation digne d&rsquo;un noble anglais<\/p>\n<p>La boucle du roman se termine quand Simon h\u00e9rite de Garonlea et que Cynthia arrache \u00e0 cette demeure toutes les traces du pass\u00e9, en luttant contre son fils qui pour s&rsquo;opposer \u00e0 sa m\u00e8re qui n&rsquo;a pas su l&rsquo;aimer, ni lui ni sa soeur, veut redonner \u00e0 cette demeure l&rsquo;allure qu&rsquo;elle avait sous le r\u00e8gne de sa grand-m\u00e8re la m\u00e9chante Lady Charlotte. Au grand d\u00e9sespoir de Diana qui a \u00e9t\u00e9 si malheureuse quand elle \u00e9tait enfant \u00e0 Garonlea.<\/p>\n<p>\u00c0 quoi s&rsquo;occupent ces gens dont les revenus semblent sans limite&#160;? La chasse et les f\u00eates , voil\u00e0 tout. Dans cette Irlande o\u00f9 dans ces famille-l\u00e0 on passe son temps \u00e0 se moquer des balourds d&rsquo;Irlandais, on vit entre soi sans aucun rapport ni avec les domestiques ni avec la population. Le roman se concentre sur les d\u00e9cors des demeures, les d\u00e9tails des v\u00eatements des femmes, et toutes les p\u00e9rip\u00e9ties de la chasse et les chevaux. Pour faire une comparaison de la c\u00e9l\u00e8bre s\u00e9rie Downton Abbey, ce serait les Crawley sans les domestiques ni le village. On passerait notre temps de r\u00e9ception en r\u00e9ception et la s\u00e9rie n&rsquo;aurait assur\u00e9ment aucun succ\u00e8s. Malgr\u00e9 les histoires d&rsquo;amour de la belle Cynthia.<\/p>\n<p>C&rsquo;est le cas pour ce roman, avec, il est vrai une analyse tr\u00e8s pouss\u00e9e des sentiments de chaque personnage, mais comme ils ne sont pas ancr\u00e9s dans une r\u00e9alit\u00e9 , leurs personnalit\u00e9s semblent venir ex nihilo, comme des donn\u00e9es intangibles&#160;: Lady Charlotte est m\u00e9chante, Cynthia est brillante, Diana est gentille et sera d\u00e9vou\u00e9e \u00e0 Cynthia toute sa vie &#8230;<\/p>\n<p>Bref un roman que j&rsquo;ai lu sans grand int\u00e9r\u00eat , il faut dire que ma passion pour le belles robes et les bals est limit\u00e9e, je reconnais quand m\u00eame \u00e0 cette \u00e9crivaine une honn\u00eatet\u00e9 sans faille \u00e0 propos de les description de la vie oisive et superficielle de la noblesse protestante qui vit au milieu d&rsquo;Irlandais qui, un jour, les chasseront avec violence de leur pays.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Comme nous connaissons mal les premi\u00e8res ann\u00e9es du xxe si\u00e8cle. 1901, 1902, 1903 et jusque 1914&#160;: les ann\u00e9es de brume. Loisirs, richesse, espace, premiers automobilistes en cache- poussi\u00e8re, courage des pionniers de l&rsquo;aviation, certes tout cela nous impressionne. Mais nous ne ressentons pas vraiment cette \u00e9poque, du moins pas comme nous ressentons celle de la guerre mondiale. L\u00e0, nous sommes v\u00e9ritablement conscients.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Portrait de la m\u00e8re tyrannique.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Lady Charlotte French-McGrath, qui marchait derri\u00e8re ses filles, \u00e9tait un abominable tyran, litt\u00e9ralement bouffi de vanit\u00e9 familiale et d&rsquo;un effroyable orgueil de caste. Elle avait une vision \u00e9trange de sa propre puissance, vision qu&rsquo;elle avait bel et bien r\u00e9alis\u00e9e en vivant surtout \u00e0 Garonlea, en compagnie d&rsquo;un \u00e9poux d\u00e9vou\u00e9, d&rsquo;enfants terroris\u00e9s et de nombreux fermiers et serviteurs. Elle avait v\u00e9cu \u00e0 Garonlea, elle y avait souffert, elle en \u00e9tait le chef supr\u00eame.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Le p\u00e8re.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Ambrose French-McGrath, l&rsquo;homme qui avait con\u00e7u ces jeunes filles, \u00e9tait un \u00eatre triste et inquiet qui pr\u00e9f\u00e9rait nettement la compagnie de ses inf\u00e9rieurs \u00e0 celle de ses \u00e9gaux par la naissance et la position sociale.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Il \u00e9tait terriblement fier de sa maison et de sa terre et sa fiert\u00e9 \u00e9tait \u00e9mouvante&#160;: c&rsquo;\u00e9tait celle de locataire \u00e0 vie (&#8230;)<\/em><\/div>\n<div><em>Il y avait si peu de choses \u00e0 dire lorsqu&rsquo;on voulait parler d&rsquo;Ambrose, cet homme falot, triste et tendre. Sa personnalit\u00e9 \u00e9tait comme camoufl\u00e9e dans les circonstances de sa vie&#160;: \u00ab&#160;fils du vieux Desmond McGrath, le type le plus dr\u00f4le du monde&#160;\u00bb, \u00ab&#160;sa femme est \u00e9tonnamment efficace&#160;\u00bb, \u00ab&#160;meilleure chasse \u00e0 la b\u00e9casse de toute l&rsquo;Irlande&#160;\u00bb, voil\u00e0 ce qu&rsquo;on disait d&rsquo;Ambrose. De sa personne jamais rien.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Tenir son rang.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Cynthia, la vie et l&rsquo;\u00e2me de ces lieux. Cynthia, l&rsquo;h\u00f4tesse mod\u00e8le. La m\u00e8re accomplie. La ch\u00e2telaine v\u00e9n\u00e9r\u00e9e de Garonlea, accus\u00e9e d&rsquo;avoir l&rsquo;ind\u00e9cence de para\u00eetre malheureuse. Le malheur \u00e9tait un attribut de l&rsquo;\u00e9chec. C&rsquo;\u00e9tait une incorrection envers ses invit\u00e9s que de laisser voir de la tristesse en une si joyeuse occasion. On ne devait pas se laisser aller un seul instant.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Les tenues de la jeunesse des filles de Lady Charlotte.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Comment se faisait-il que ce temps de leur jeunesse p\u00fbt para\u00eetre \u00e0 pr\u00e9sent comique&#160;? \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque romantique o\u00f9 elles les portaient, ces v\u00eatements leur avaient sembl\u00e9 parfaits. Tout ce que l&rsquo;on trouvait \u00e0 dire pour leur d\u00e9fense maintenant, c&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;ils ne diff\u00e9raient pas tellement de ceux d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Il \u00e9tait impossible de dire&#160;; \u00ab&#160;Nous \u00e9tions ravissantes dans ces v\u00eatements. Les hommes n&rsquo;avaient d&rsquo;yeux que pour nos seins rebondis. Nous avions des principes auxquels nous croyions dur comme fer. Nous n&rsquo;\u00e9tions pas grossi\u00e8res, malheureuse, et plates comme le sont nos filles.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div><em>Pas malheureuse&#160;? Cette fa\u00e7on de nier l&rsquo;\u00e9vidence, aussi, \u00e9tait typique de l&rsquo;\u00e9poque.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n<h3>Bon r\u00e9sum\u00e9 de la vie de cette noblesse<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Elle avait beaucoup aim\u00e9 ses v\u00eatements. Elle les avait choisis avec un go\u00fbt s\u00fbr et original, les avait port\u00e9s avec le plus grand succ\u00e8s et les avait appr\u00e9ci\u00e9s bien au-del\u00e0 de tout de utilitaire. Parce qu&rsquo;ils faisaient partie d&rsquo;elle, de sa beaut\u00e9, de son prestige et de sa puissance, la moindre intrusion dans cette garde-robe de fant\u00f4mes et de souvenirs l&rsquo;e\u00fbt enrag\u00e9. Toutes ces robes \u00e9taient \u00e0 elle, elles \u00e9taient sa vie. Pas un pass\u00e9 vague et indistinct. Elles avaient soulign\u00e9 sa beaut\u00e9, lui avaient \u00e9t\u00e9 chaudes ou l\u00e9g\u00e8res, avaient v\u00e9cu avec elles des heures d&rsquo;amour, de terrible solitude, de vive satisfaction.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Je n&rsquo;aime pas ce genre de proc\u00e9d\u00e9.<\/h3>\n<\/div>\n<p>( en plus on attend \u00e9videmment la suite, mais en r\u00e9alit\u00e9 ici rien ne va se passer autrement que la continuit\u00e9 roman)<\/p>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Supporter cette premi\u00e8re \u00e9clipse de son autorit\u00e9. Tout cela l&rsquo;\u00e9puisait. Mais elle e\u00fbt souffert plus encore si elle avait su o\u00f9 cela allait la mener.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition la Table Ronde, collection la petite Vermillon, 1937 puis 1999 et Janvier 2024, 410 pages. 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