{"id":17823,"date":"2024-03-31T06:48:34","date_gmt":"2024-03-31T04:48:34","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=17823"},"modified":"2024-03-01T11:28:30","modified_gmt":"2024-03-01T10:28:30","slug":"tes-pas-dans-lescalier-atonio-munoz-molina","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=17823","title":{"rendered":"Tes Pas dans l&rsquo;Escalier  &#8211;  Antonio MUNOZ MOLINA"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/IMG_0461-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-17831\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/IMG_0461-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/IMG_0461-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/IMG_0461-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/IMG_0461-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/IMG_0461-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/IMG_0461-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/03\/IMG_0461-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9dition Seuil. Octobre 2023. Traduit de l&rsquo;espagnol par Isabelle Gugno<\/em>n<\/p>\n<p><em>Lu dans le cadre du club de lecture de la\u00a0<a href=\"https:\/\/mediatheques.cote-emeraude.fr\/l-ourse\">m\u00e9diath\u00e8que de Dinard<\/a><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Je ne connaissais pas cet auteur, pourtant un \u00e9crivain majeur espagnol mais ce n&rsquo;est pas ce roman qui me conduira \u00e0 lire d&rsquo;autres livres de lui. Et encore une fois, m\u00e9fiez-vous des jugements que l&rsquo;on trouve sur la quatri\u00e8me de couverture&#160;:<\/p>\n<blockquote><p><em>Un thriller psychologique impressionnant\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em> La Vanguardia<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>on est loin d\u2019un thriller&#160;! M\u00eame si une angoisse se diffuse d\u00e8s les premi\u00e8res lignes du roman.<\/p>\n<p>Un homme raconte par le d\u00e9tail son installation \u00e0 Lisbonne, dans un appartement dans lequel il attend son \u00e9pouse, C\u00e9cilia. D\u00e8s les d\u00e9but, on sent que son souci de cr\u00e9er une appartement exactement \u00e0 l&rsquo;identique de celui qu&rsquo;ils habitaient \u00e0 New-York est bizarre et puis, ce personnage d&rsquo;Alexis l&rsquo;ouvrier parfait semble \u00e9tonnant aussi. On sent bien qu&rsquo;on ira vers une r\u00e9v\u00e9lation finale qui contredira tout ce bel agencement autour d&rsquo;une femme trop parfaite.<\/p>\n<p>Donc nous sommes avec ce \u00ab&#160;je&#160;\u00bb nous ne d\u00e9couvrirons qu&rsquo;\u00e0 la fin son pr\u00e9nom, Bruno, qui a v\u00e9cu l&rsquo;effondrement des tours jumelles le septembre 2001, c&rsquo;est sans doute le d\u00e9clencheur du roman en tout cas cela occupe une grande place dans ses r\u00e9flexions. Cecilia qu&rsquo;il attend travaille dans un laboratoire et \u00e9tudie le cerveau des rats qu&rsquo;elle a d&rsquo;abord traumatis\u00e9s, elle \u00e9tudie, en effet, les traces de la peur dans le cerveau. La belle image de C\u00e9cilia perd un peu de son lustre quand le narrateur raconte les singes enferm\u00e9s dans des cages dans son laboratoire. Une seule \u00e9chapp\u00e9e vers l&rsquo;ext\u00e9rieur de l&rsquo;immeuble dans un palais rachet\u00e9 par un homme tr\u00e8s riche et un peu fou mais sinon nous sommes tout le temps avec Bruno et sa chienne et on attend &#8230; Godot&#160;? non C\u00e9cilia qui ne viendra pas, elle non plus. Cela nous donne des r\u00e9flexions sur le temps qui ne m&rsquo;ont que tr\u00e8s peu int\u00e9ress\u00e9e.<\/p>\n<p>On sent que le cerveau de cet homme est malade qu&rsquo;il est en quelque sorte comme les rats du laboratoire de C\u00e9cilia mais cela ne fait ni un thriller ni un roman, en tout cas pour moi, je suis certainement compl\u00e8tement pass\u00e9e \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cet \u00e9crivain pourtant si connu et \u00e0 qui je reconnais un tr\u00e8s beau style bien servi par une traduction de qualit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Je me suis install\u00e9e dans cette ville pour y attendre la fin du monde. Les conditions sont in\u00e9galables. L&rsquo;appartement se trouve dans une rue silencieuse. Du balcon on voit le fleuve au loin.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3 id=\"yiv5668976850\">Les New yorkais apr\u00e8s le 11 septembre .<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div id=\"yiv5668976850\">\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Les avions ont tr\u00e8s longtemps donn\u00e9 des cauchemars \u00e0 C\u00e9cilia. Elle en fait encore certaines nuits des ann\u00e9es plus tard. C\u00e9cilia dit que ces cauchemars r\u00e9currents sont une aubaine pour une personne qui se consacre \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude des m\u00e9canismes de la m\u00e9moire, o\u00f9 la peur reste inscrite apr\u00e8s la disparition de la menace ou du traumatisme qui sont qui en sont \u00e0 l&rsquo;origine. La peur ne dort jamais, ajoute-t-elle. Nous descendons d&rsquo;organismes primitifs et d&rsquo;animaux auxquels ce que nous appelons la peur a permis de survivre. C\u00e9cilia se r\u00e9veillait en criant parce qu&rsquo;elle avait r\u00eav\u00e9 d&rsquo;un avion qui se dirigeait vers notre appartement et occupait tout l&rsquo;espace de la fen\u00eatre.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>La relativit\u00e9 des catastrophes.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>La vie a d\u00fb se poursuivre avec la m\u00eame et \u00e9trange normalit\u00e9 que dans notre quartier de Manhattan, le matin et l&rsquo;apr\u00e8s-midi du 11 septembre. Pendant que les Allemands incendiaient et d\u00e9truisaient le ghetto de Varsovie apr\u00e8s avoir extermin\u00e9 les derniers r\u00e9sistants, les tramways circulaient et les gens lisaient les journaux dans les caf\u00e9s d&rsquo;autres secteurs de la ville.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>Les r\u00e8glements dans les immeubles new yorkais .<\/h3>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Accoud\u00e9s au muret de la terrasse, nous savourions la brise marine qui soufflait sur les cheveux de C\u00e9cilia et d\u00e9gageait son visage. Une th\u00e9orie me traversa l&rsquo;esprit. Je l&rsquo;exposai \u00e0 C\u00e9cilia \u00e0 mesure que je l&rsquo;inventais, enhardi par le verre de vin interdit que nous buvions au m\u00e9pris des r\u00e8gles implacables concernant la consommation d&rsquo;alcool \u00e0 cet endroit et inscrites par le syndic de l&rsquo;immeuble sur une pancarte tr\u00e8s visible.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>La chienne est tr\u00e8s important dans ce r\u00e9cit .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>J&rsquo;imagine la chienne seule entre nos murs, distraite par quelque chose ou endormie dans la solitude et le silence&#160;: elle dresse les oreilles bouge lentement la queue, soudain lucide et sur ses gardes. Elle se l\u00e8ve, tord sa truffe vers la fen\u00eatre entrouverte du balcon. Sa l\u00e9thargie a disparu, l&rsquo;annonce d&rsquo;un fait imminent a perturb\u00e9 sa qui\u00e9tude.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; \u00c9dition Seuil. Octobre 2023. Traduit de l&rsquo;espagnol par Isabelle Gugnon Lu dans le cadre du club de lecture de la\u00a0m\u00e9diath\u00e8que de Dinard &nbsp; Je ne connaissais pas cet auteur, pourtant un \u00e9crivain majeur espagnol mais ce n&rsquo;est pas ce roman qui me conduira \u00e0 lire d&rsquo;autres livres de lui. 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