{"id":17505,"date":"2024-01-26T06:51:23","date_gmt":"2024-01-26T05:51:23","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=17505"},"modified":"2024-01-26T09:11:10","modified_gmt":"2024-01-26T08:11:10","slug":"je-vais-bien-regis-franc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=17505","title":{"rendered":"Je vais bien   &#8211; R\u00e9gis FRANC"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0419-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-17849\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0419-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0419-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0419-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0419-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0419-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0419-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0419-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>\u00c9dition Presse de la Cit\u00e9<\/em><\/p>\n<p><em>Lu dans le cadre du club de lecture de la\u00a0<a href=\"https:\/\/mediatheques.cote-emeraude.fr\/l-ourse\">m\u00e9diath\u00e8que de Dinard<\/a><\/em><\/p>\n<blockquote>\n<h3><em><strong>Mon p\u00e8re, Roger Alphonse Franc \u00e9tait ma\u00e7on. Il avait les mains courtes, dures. Et militant, il avait le verbe haut, ne laissait personne parler \u00e0 place. Et po\u00e8te, il \u00e9crivait des vers interminables dans la langue du Sud, cette merveille oubli\u00e9e qui m&#8217;embrumera toujours les yeux.<\/strong><\/em><\/h3>\n<\/blockquote>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Un fils vit \u00e0 Londres loin de Montpellier o\u00f9 habite son p\u00e8re , il veut \u00e0 travers ce texte le faire revivre alors qu&rsquo;ils ont toujours eu du mal (et c&rsquo;est peu de le dire&#160;!) \u00e0 se comprendre.<\/p>\n<p>Le drame initial, c&rsquo;est le fait que sa m\u00e8re est morte quelques jours avant que la maison que son mari, ma\u00e7on, a construite pour elle. La famille ne s&rsquo;en remettra pas, le narrateur qui ressemble si fort \u00e0 l&rsquo;auteur deviendra un enfant difficile et un mauvais \u00e9l\u00e8ve. La petite s\u0153ur semble aller bien mais son silence aurait d\u00fb inqui\u00e9ter sa famille. Le p\u00e8re est fou de douleur et comprendra encore moins son fils. Il y a une sc\u00e8ne \u00e9mouvante, l&rsquo;enfant est tellement compliqu\u00e9 que son p\u00e8re d\u00e9cide de l&rsquo;envoyer dans une \u00e9cole militaire pour le \u00ab&#160;redresser&#160;\u00bb. Au dernier moment son p\u00e8re le prend dans ses bras et l&rsquo;enfant continuera sa scolarit\u00e9 plut\u00f4t mal que bien dans sa famille.<\/p>\n<p>Si on remonte dans le pass\u00e9 de son p\u00e8re, on voit un enfant qui aurait d\u00fb faire des \u00e9tudes, mais pour cela il fallait accepter qu&rsquo;un \u00ab&#160;Monsieur&#160;\u00bb les aide, l&rsquo;enfant de 12 ans travaillera dans la vigne. Tr\u00e8s vite, il deviendra un ouvrier avec une conscience prol\u00e9taire et deviendra communiste. Pendant la guerre de 1940, il r\u00e9ussira \u00e0 revenir et ensuite il s&rsquo;installera comme ma\u00e7on \u00e0 son compte.<\/p>\n<p>Cet homme sera amoureux de sa femme qui vient d&rsquo;un milieu catholique, ils auront deux enfants, l&rsquo;auteur et une petite fille. Quelques bons souvenirs \u00e0 la plage avec des cousins.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la perte de sa femme il mettra du temps \u00e0 retrouver une compagne qui l&rsquo;aidera \u00e0 vivre. Malheureusement, sa fille la jeune s\u0153ur de l&rsquo;auteur \u00e9tait neurasth\u00e9nique et se suicidera.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 \u00e0 peu pr\u00e8s les faits mais cela ne dit pas tout, loin de l\u00e0&#160;! Tout vient de la fa\u00e7on dont l&rsquo;auteur s&rsquo;exprime, il a ce talent particulier de faire sourire souvent, mais aussi il raconte si bien la tristesse de l&rsquo;enfant. Et enfin il rend un bel hommage \u00e0 son p\u00e8re, cet homme, ouvrier ma\u00e7on qui \u00e9crit des po\u00e8mes en langue occitane .<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>D\u00e9but.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>C&rsquo;est arriv\u00e9 d&rsquo;un seul coup. Comme une apparition. Il se peut que, sid\u00e9r\u00e9, je me sois exclam\u00e9 \u00e0 voix haute&#160;: \u00ab&#160;Oh mon Dieu&#8230;&#160;\u00bb J&rsquo;eus l&rsquo;impression de traverser le miroir. Oui, il \u00e9tait l\u00e0 dans le reflet de l&rsquo;imposante vitrine du magasin vers lequel je me h\u00e2tais comme tous, au passage pi\u00e9ton dans la foule de Brompton Road. Il venait, j&rsquo;allais vers lui. Un un l\u00e9ger effroi m&rsquo;a sai<\/em>si.<\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<h3>La maison de retraite .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>\u00c0 son arriv\u00e9e au \u00ab&#160;chenil&#160;\u00bb -il appela ainsi la maison de retraite o\u00f9 il avait choisi de terminer sa longue course-, il ne s&rsquo;\u00e9mut pas. Sans se retourner, il venait de quitter sa ch\u00e8re maison, sa vie d&rsquo;avant, toute sa vie, emportant dans un sac plastique \u00e0 20 centimes, sp\u00e9cialit\u00e9 de Carrefour un de ces pauvres pyjama ray\u00e9 dont les vieillards ont si souvent le go\u00fbt. Il avait ajout\u00e9 quelques chemises repass\u00e9es.<\/em><\/div>\n<div><em>&#160;\u00bb Au cas o\u00f9 le soir o\u00f9 il y aurait dancing&#160;\u00bb pr\u00e9cisa-t-il .<\/em><\/div>\n<div><em>J&rsquo;ai toujours aim\u00e9 chez lui cette fausse tranquillit\u00e9. Son humour.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>\u00a0Bien racont\u00e9.<\/h3>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Quand il pl\u00e2trait une pi\u00e8ce vide, il chantait \u00ab&#160;&#8230;. et je vous aime mon amour&#8230;&#160;\u00bb. Dans la pi\u00e8ce \u00e0 c\u00f4t\u00e9, le carreleur aussi chantait. Et plus loin, le plombier chantait. L&rsquo;\u00e9lectricien ne chantait pas, impossible pour lui qui avait toujours une vis dans le bec et des doigts trop gros pour de si petits \u00e9crous.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Les d\u00e9sillusions de la politique .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Les voyous du Parti, les braves gens amateurs de lendemains qui chantent, sont les cocus de l&rsquo;histoire. Et oui \u00e7a sentait de plus en plus le chaud. Et derri\u00e8re tous ceux l\u00e0 se l\u00e8veront, se sont d\u00e9j\u00e0 lev\u00e9s, d&rsquo;autres apprentis cocus, crapules \u00e0 la petite semaine, sans compter les saints, les vertueux puants, pr\u00eats \u00e0 en d\u00e9coudre, les amis \u00e9ternels autoproclam\u00e9s, de la classe ouvri\u00e8re.<\/em><\/div>\n<div><em>Dont nous ne sommes plus.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>Dieu merci.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3><\/h3>\n<h3>Les silences p\u00e8re fils.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Je ne sais pas parler avec lui.<\/em><\/div>\n<div><em>C&rsquo;est ainsi.<\/em><\/div>\n<div><em>Trop de silences ont s\u00e9diment\u00e9 entre nous.<\/em><\/div>\n<div><em>Parler. De quoi&#160;? De nous&#160;? Des temp\u00eates que nous avons travers\u00e9es, qui nous ont faits tels que nous sommes.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote><p>&nbsp;<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition Presse de la Cit\u00e9 Lu dans le cadre du club de lecture de la\u00a0m\u00e9diath\u00e8que de Dinard Mon p\u00e8re, Roger Alphonse Franc \u00e9tait ma\u00e7on. Il avait les mains courtes, dures. Et militant, il avait le verbe haut, ne laissait personne parler \u00e0 place. Et po\u00e8te, il \u00e9crivait des vers interminables dans la langue du Sud, <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=17505\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":822092,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[45,7,277,85,331,24,4,190],"tags":[],"class_list":["post-17505","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-4-coquillages","category-autobiographie","category-club-de-lecture-dinard","category-communisme","category-famille","category-france","category-mes-preferences","category-monde-du-travail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17505","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/822092"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=17505"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17505\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17867,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17505\/revisions\/17867"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=17505"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=17505"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=17505"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}