{"id":17407,"date":"2024-01-01T06:56:21","date_gmt":"2024-01-01T05:56:21","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=17407"},"modified":"2023-12-18T17:06:17","modified_gmt":"2023-12-18T16:06:17","slug":"lallegement-des-vernis-paul-saint-bris","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=17407","title":{"rendered":"L&rsquo;all\u00e8gement des vernis  &#8211; Paul SAINT BRIS"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0411-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-17417\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0411-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0411-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0411-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0411-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0411-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0411-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/IMG_0411-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em><br \/>\n\u00c9dition Philippe Rey<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote>\n<h2><em><strong>Il existe des prisons mentales, et rares sont les humains capables d&rsquo;absorber tous les changements que leur impose la dur\u00e9e de leur existence<\/strong><\/em><\/h2>\n<\/blockquote>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Quel plaisir de commencer l&rsquo;ann\u00e9e 2024 avec ce roman qui m&rsquo;a absolument enchant\u00e9e. <a href=\"https:\/\/enlisantenvoyageant.blogspot.com\/2023\/06\/lallegement-des-vernis.html\">Keish<\/a>a avait raison ce roman est inoubliable et j&rsquo;esp\u00e8re que nous serons nombreux \u00e0 le lire.<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur construit un roman sur les tourments d&rsquo;un conservateur du mus\u00e9e du Louvre responsable entre autre de la salle o\u00f9 se trouve la Joconde. C&rsquo;est un homme tr\u00e8s cultiv\u00e9 mais qui ne s&rsquo;impose ni en soci\u00e9t\u00e9, ni dans son couple. D&rsquo;ailleurs sa femme va le quitter. Il est oblig\u00e9 par une femme directrice du Louvre au fort temp\u00e9rament et r\u00e9solument tourn\u00e9 vers le monde moderne, de participer \u00e0 la restauration du tableau le plus c\u00e9l\u00e8bre du monde&#160;: La Joconde. Dans ce mus\u00e9e un homme responsable du m\u00e9nage est aussi amoureux de ce tableau, on retrouve ce personnages par intermittence dans le roman. Cette restauration se passe sous les yeux du monde entier et le restaurateur italien Gaetano trouble tous les m\u00e9dias par ses audaces et sa libert\u00e9 de ton.<\/p>\n<p>Le plus important dans ce merveilleux roman ce n&rsquo;est pas tant l&rsquo;histoire que toutes les questions que posent la r\u00e9novation d&rsquo;une oeuvre, le succ\u00e8s des mus\u00e9es, le monde m\u00e9diatique contemporain. On peut voir \u00e0 quel point ce livre m&rsquo;a passionn\u00e9e au nombre d&rsquo;extraits que j&rsquo;ai recopi\u00e9s et encore je me suis un peu restreinte. Sous la plume de cet \u00e9crivain, dont le style est absolument parfait s&rsquo;agite notre monde pour le meilleur et le pire, il s&rsquo;amuse souvent, il s&rsquo;attriste parfois mais surtout il a su int\u00e9resser la n\u00e9ophyte que je suis aux techniques de r\u00e9novation de tableaux et \u00e0 toutes les questions que cela pose. Comme souvent, quand on est avec un \u00eatre d&rsquo;exception, cet homme d&rsquo;une \u00e9rudition \u00e9poustouflante rend tous les probl\u00e8mes techniques compr\u00e9hensibles et partage sa culture de fa\u00e7on tr\u00e8s simple. J&rsquo;ai not\u00e9 un ou deux mots que je ne connaissais pas et que j&rsquo;ai eu plaisir \u00e0 apprendre, mais sans doute vais-je (h\u00e9las&#160;!) les oublier.<\/p>\n<p>J&rsquo;ai aim\u00e9 aussi le fil narratif mais sans doute un peu moins que l&rsquo;immersion dans cet immense mus\u00e9e du Louvre, le personnage d&rsquo;Hom\u00e9ro l&rsquo;homme de m\u00e9nage amoureux de Mona Lisa m&rsquo;a moins convaincue mais c&rsquo;est juste une toute petite remarque m\u00eame pas un b\u00e9mol . Lisez-le vous aussi et vous verrez un monde tableaux s&rsquo;ouvrir devant vos yeux \u00e9merveill\u00e9s.<\/p>\n<p>PS j&rsquo;ai recherch\u00e9 sur Internet tous les tableaux dont il \u00e9tait question et je me suis rendu compte \u00e0 chaque fois que l&rsquo;auteur en parlait, il savait me les rendre encore plus int\u00e9ressants, gr\u00e2ce \u00e0 ses descriptions et \u00e0 ce qu&rsquo;il sait voir dans les tableaux en dehors des jugements trop rapides sur les premi\u00e8res impressions de beaut\u00e9 ou parfois (pour moi) d&rsquo;ennui.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Extraits<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>D\u00e9but du prologue (j&rsquo;ai ador\u00e9 tout de suite)<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il a r\u00e9duit la peinture \u00e0 sa stricte mati\u00e8re, \u00e0 sa quintessence, \u00e0 ses deux dimensions&#160;: un mince film color\u00e9 aussi fragile que l&rsquo;aile d&rsquo;un papillon, un agglutinat de pigments et de liants fin comme une peau humaine, si fin qu&rsquo;il a pu admirer le dessin au travers. Cette membrane gigantesque, il l&rsquo;a s\u00e9par\u00e9e du panneau de bois pulv\u00e9rulent qui lui servait de support, au prix d&rsquo;une patience infinie, puis il l&rsquo;a maroufl\u00e9e sur un ch\u00e2ssis entoil\u00e9 d&rsquo;un coutil au point serr\u00e9. Il aimerait qu&rsquo;on fasse ainsi de son \u00e2me, qu&rsquo;on la d\u00e9tache de sa vieille carcasse fatigu\u00e9e pour l&rsquo;arrimer \u00e0 un corps neuf et vaillant. Qu&rsquo;on lui donne la vie \u00e9ternelle.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Internet et les mus\u00e9es.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Enfin, la mise \u00e0 disposition sur Internet de l&rsquo;int\u00e9gralit\u00e9 de la collection de peinture en tr\u00e8s haute d\u00e9finition, dans la lign\u00e9e du Met, de la National Gallery et du Rijksmuseum constituait \u00e0 terme une menace sur la fr\u00e9quentation. Cette initiative honorable avait largement d\u00e9pass\u00e9 l&rsquo;engouement pr\u00e9vu&#160;; d&rsquo;innombrables start-up s&rsquo;\u00e9taient jet\u00e9es sur ces bases de donn\u00e9es pour proposer des visites virtuelles ultrar\u00e9alistes compatibles avec la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de lunettes 3D. \u00c0 quoi bon se coltiner la foule, le bruit et les odeurs quand on pouvait d\u00e9ambuler dans les salles rouges sans quitter le confort de son canap\u00e9&#160;?<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Le c\u0153ur du roman.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>La Joconde. Vous connaissez ses traits par c\u0153ur, avait repris L\u00e9a une voix douce. Vous pouvez fermer les yeux et la ressusciter \u00e0 l&rsquo;envi, tant vous avez y \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s, tant l&rsquo;\u0153uvre a imprim\u00e9 votre m\u00e9moire de sa trace ind\u00e9l\u00e9bile. Pourtant vous tous ici savez que cette vision est d\u00e9grad\u00e9e par les outrages du temps. Les vernis oxyd\u00e9s et jaunis ont d\u00e9r\u00e9gl\u00e9 ses contrastes opacifiant le portrait qui ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e s&rsquo;enfonce un peu plus dans la p\u00e9nombre. Je ne vous apprends rien, dit-elle en regardant sp\u00e9cifiquement Aur\u00e9lien, Mona Lisa baigne dans une mar\u00e9e verd\u00e2tre.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>\u00a0Le beau.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Ici on adh\u00e9rait \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e kantienne de la beaut\u00e9 celle qui relie l&rsquo;individu au reste de l&rsquo;humanit\u00e9 dans une conviction partag\u00e9e. On soutenait qu&rsquo;il y avait, dans cette reconnaissance commune du beau, le pr\u00e9lude n\u00e9cessaire \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9. Bien s\u00fbr on admettait l&rsquo;\u00e9motion particuli\u00e8re, le d\u00e9licieux sentiment de trouver beau en secret. \u00c9videmment, on ne pouvait pas \u00eatre touch\u00e9s par les m\u00eame chose au m\u00eame moment, \u00e9videmment, la beaut\u00e9 est dans les yeux de celui qui la regarde, \u00e9videmment, les go\u00fbts et les couleurs, mais quand m\u00eame, on pouvait s&rsquo;accorder de temps en temps pour dire d&rsquo;une seule voix le beau. Pour la m\u00e8re d&rsquo;Aur\u00e9lien, le refuser conduisait \u00e0 la ruine de notre monde.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Le m\u00e9tier de restaurateur.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>On a tout fait pour faire entrer le restaurateur dans la cat\u00e9gorie des artisans, pour l&rsquo;\u00e9loigner de toute pr\u00e9tention artistique, contr\u00f4ler ses proc\u00e9d\u00e9s, le former, l&rsquo;\u00e9duquer, le soumettre aux lois de la concurrence, pour limiter son pouvoir, restreindre ses libert\u00e9s. Pourquoi&#160;? Car vous imaginez bien que la confrontation entre deux artistes est dangereuse surtout lorsqu&rsquo;ils partagent la m\u00eame \u0153uvre&#160;! Entre celui qui lui donne vie et celui qui la prolonge, et lui offre, pour ainsi dire l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9&#8230; l&rsquo;un aurait vite fait de se figurer l&rsquo;\u00e9gal de l&rsquo;autre &#8230;<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Les marqueurs de droite.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Il enfila un pyjama. C&rsquo;\u00e9tait de plus en plus difficile d&rsquo;en trouver, mais il aimait \u00e0 dormir avec de la tenue. Claire voyait en cette habitude le signe qu&rsquo;au fond, Aur\u00e9lien \u00e9tait de droite. Ils avaient parfois ce d\u00e9bat et Claire qui se consid\u00e9rait de gauche, cela ne faisait aucun doute pour elle, avait une id\u00e9e tr\u00e8s nette de ce qui \u00e9tait de droite et de ce qui \u00e9tait de gauche. Le pyjama pour les hommes \u00e9tait un marqueur incontestable d&rsquo;appartenir aux valeurs de la droite.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Un nouveau mot pour moi \u00ab&#160;anadyom\u00e8ne&#160;\u00bb (sortant de l&rsquo;eau)<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Nimb\u00e9e de la lumi\u00e8re ambr\u00e9e de cette fin de journ\u00e9e, elle apparut \u00e0 Aur\u00e9lien dans la fra\u00eeche nudit\u00e9 d&rsquo;une d\u00e9esse anadyom\u00e8ne, une d\u00e9esse qui tenait d&rsquo;avantage des onctueuses na\u00efades de Rubens que de la v\u00e9nus gracile de Botticelli.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Encore un nouveau mot.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>P\u00e9gueuse (collant et visqueux)<\/em><\/div>\n<div><\/div>\n<div><em>\u00a0Sur l&rsquo;image plastifi\u00e9 et p\u00e9gueuse, d&rsquo;un noir et blanc contrast\u00e9, on distinguait l&rsquo;artiste non plus mourant, mais endormi paisiblement dans ce qui avait tout l&rsquo;air d&rsquo;une sieste, en compagnie d&rsquo;une jeune femme tendrement blottie sur son \u00e9paule.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Copiste ou faussaire&#160;?<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Suivant son intuition, aid\u00e9 par les avanc\u00e9es des techniques de capture et d&rsquo;impression 3D, il avait cherch\u00e9 \u00e0 \u00e9muler l&rsquo;\u00e9paisseur de la mati\u00e8re, \u00e0 reproduire les creux et les remblais fa\u00e7onn\u00e9s par le pinceau qui disent si bien l&rsquo;\u00e9nergie de l&rsquo;artiste et que l&rsquo;on appelle la touche. Apr\u00e8s de nombreuses nuits blanches, il y \u00e9tait parvenu et, dans les cercles d&rsquo;initi\u00e9s, il avait rencontr\u00e9 un certain succ\u00e8s.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Le corollaire de cette activit\u00e9, c&rsquo;est qu&rsquo;elle avait rang\u00e9 Vadim du c\u00f4t\u00e9 obscur de la Peinture, avec les marchands, les interm\u00e9diaires et les responsables de ports francs. En termes d&rsquo;image, ce n&rsquo;\u00e9tait pas terrible, les gens sont suspicieux, entre copistes et faussaires la fronti\u00e8re est t\u00e9nue&#8230;<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<div>\n<h3>Le c\u00f4t\u00e9 versatile des passions dans les m\u00e9dias.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Les pr\u00e9visions de Mckinsey se v\u00e9rifi\u00e8rent en tout point. Au bout de quelques semaines, satur\u00e9e de sfumato et de th\u00e9ories de la restauration, l&rsquo;opinion publique se d\u00e9sint\u00e9ressa du sujet pour \u00e9pouser de nouveau les arl\u00e9siennes de la chocolatine est du voile islamique.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>L&rsquo;absurdit\u00e9 des pol\u00e9miques.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Un groupe d&rsquo;universitaires am\u00e9ricains r\u00e9digea une tribune dans le Huffington Post pour demander l&rsquo;arr\u00eat de la restauration. \u00c0 leurs yeux, all\u00e9ger les vernis dissimulait l&rsquo;intention raciste d&rsquo;\u00e9claircir la peau du mod\u00e8le pour le rendre conforme \u00e0 un id\u00e9al occidental caucasien. La marque du temps avait eu ce b\u00e9n\u00e9fice de rapprocher la couleur de Mona-Lisa de celle de la moyenne de l&rsquo;humanit\u00e9 et, toujours selon l&rsquo;article, il fallait y voir l\u00e0 la raison de son immense popularit\u00e9. Ainsi la Joconde \u00e9tait universelle. \u00c9claircir son teint \u00e9tait comparable \u00e0 faire la promotion de ces produits de blanchiment pour la peau&#160;; ce n&rsquo;\u00e9tait pas l&rsquo;exemple que l&rsquo;on voulait donner aux jeunes g\u00e9n\u00e9rations.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Quand un couple va mal.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Pas de mensonges \u00e0 gober, d&rsquo;histoires alambiqu\u00e9es, pas de clients tyranniques, de boss autocratique, de comex de derni\u00e8re minute, pas de s\u00e9minaire en Camargue ou de copines \u00e0 consoler sur le point d&rsquo;en terminer. Pas de regards en biais qui n&rsquo;osent plus se croiser de peur que la v\u00e9rit\u00e9 immense, cette gigantesque baudruche planant au-dessus de leur t\u00eate qu&rsquo;il feignait consciencieusement d&rsquo;ignorer, n&rsquo;\u00e9clate accidentellement.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition Philippe Rey &nbsp; Il existe des prisons mentales, et rares sont les humains capables d&rsquo;absorber tous les changements que leur impose la dur\u00e9e de leur existence Quel plaisir de commencer l&rsquo;ann\u00e9e 2024 avec ce roman qui m&rsquo;a absolument enchant\u00e9e. Keisha avait raison ce roman est inoubliable et j&rsquo;esp\u00e8re que nous serons nombreux \u00e0 le <span class=\"ellipsis\">&hellip;<\/span> <span class=\"more-link-wrap\"><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=17407\" class=\"more-link\"><span>Read More &rarr;<\/span><\/a><\/span><\/p>\n","protected":false},"author":822092,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[46,133,189,24,155,140,4,177,49],"tags":[],"class_list":["post-17407","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-5-coquillages","category-amour-et-couple","category-creation-artistique","category-france","category-les-medias","category-livre-sur-la-peinture","category-mes-preferences","category-peinture","category-roman"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17407","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/822092"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=17407"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17407\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17677,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/17407\/revisions\/17677"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=17407"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=17407"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/luocine.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=17407"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}