{"id":16231,"date":"2023-05-15T06:32:09","date_gmt":"2023-05-15T04:32:09","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=16231"},"modified":"2023-05-15T07:44:26","modified_gmt":"2023-05-15T05:44:26","slug":"monstres-frederic-richaud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=16231","title":{"rendered":"Monstres  &#8211; Fr\u00e9d\u00e9ric RICHAUD"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/FD861A88-F333-4C34-A715-9D5D712E4D58-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-16240\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/FD861A88-F333-4C34-A715-9D5D712E4D58-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/FD861A88-F333-4C34-A715-9D5D712E4D58-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/FD861A88-F333-4C34-A715-9D5D712E4D58-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/FD861A88-F333-4C34-A715-9D5D712E4D58-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/FD861A88-F333-4C34-A715-9D5D712E4D58-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/FD861A88-F333-4C34-A715-9D5D712E4D58-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/05\/FD861A88-F333-4C34-A715-9D5D712E4D58-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9ditions Julliard<\/em><\/p>\n<p><em>lu dans le cadre du club de lecture de\u00a0<a href=\"https:\/\/mediatheques.cote-emeraude.fr\/l-ourse\">la m\u00e9diath\u00e8que de Dinard<\/a><\/em><\/p>\n<blockquote>\n<h4><em>&#8230;il ne serait sorti que pour leur parler de<strong> la relativit\u00e9 du laid et du mensonge des apparences.<\/strong><\/em><\/h4>\n<\/blockquote>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Parfois un livre vous fait partir loin dans des pays lointains, gr\u00e2ce \u00e0 ce roman vous partirez dans le pass\u00e9, \u00e0 la cour du jeune roi Louis XIV, aupr\u00e8s d\u2019une femme, Cateau qui est au service d&rsquo;Anne d&rsquo;Autriche, sa m\u00e8re. Ce livre est si bien \u00e9crit que je vous garantis le voyage&#160;! Catherine Beauvais avant d&rsquo;\u00eatre le m\u00e9decin \u00e0 la cour a beaucoup souffert, car elle est tr\u00e8s laide. Enfant, elle a \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par ses parents, puis souffre douleur des enfants avec qui elle a \u00e9t\u00e9 gard\u00e9e. Elle a connu un moment de bonheur avec sa grand-m\u00e8re qui lui a appris les myst\u00e8res des soins par les plantes, en particulier avec les lavements.<\/p>\n<p>Un homme se mariera avec elle pour pouvoir mettre sur sa vitrine \u00ab&#160;magasin du Monstre&#160;\u00bb et voir ses ventes augmenter. Sa grand-m\u00e8re, toujours elle, l&rsquo;aidera \u00e0 venir pr\u00e8s de la reine pour soigner \u00ab&#160;cette grosse femme&#160;\u00bb qui mangeait beaucoup trop. C&rsquo;est alors que les vrais monstres vont se d\u00e9cha\u00eener, les courtisans qui ne comprennent pas comment une femme si laide peut vivre \u00e0 la cour. L&rsquo;auteur visiblement n&rsquo;aime pas beaucoup Mazarin qu&rsquo;il accuse de tous les p\u00each\u00e9s (je dis bien de <strong>tous<\/strong> les p\u00each\u00e9s&#160;!), et a peu de consid\u00e9ration pour Madame de S\u00e9vign\u00e9, ses traits d&rsquo;esprit \u00e9taient surtout m\u00e9chants.<\/p>\n<p>Ce livre est bien \u00e9crit, il est enlev\u00e9 et rempli d&rsquo;allusions litt\u00e9raires qui font plaisir. Je vous le disais, un voyage dans le temps et un excellent moment de lecture alors que, ce qui y est racont\u00e9 sent, parfois, la pisse, la merde , la putr\u00e9faction. Le mal n&rsquo;est pas toujours l\u00e0 o\u00f9 on le croit comme le disent ces derniers mots du roman prononc\u00e9s par un voyageur qui pourrait bien \u00eatre l&rsquo;auteur ou vous lecteur &#160;:<\/p>\n<h4><em>&#8230;il ne serait sorti que pour leur parler de<strong> la relativit\u00e9 du laid et du mensonge des apparences.<\/strong><\/em><\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Un d\u00e9but qui m&rsquo;a donn\u00e9 envie de lire ce livre.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Pour le voyageur qui, en 1655, d\u00e9couvrait Paris du haut de la butte Montmartre, la ville semblait une vaste mer de toits argent\u00e9s au milieu desquels \u00e9mergeaient, par endroits, le m\u00e2t pointu d&rsquo;une \u00e9glise ou les tours carr\u00e9s d&rsquo;une cath\u00e9drale. Et c&rsquo;\u00e9tait un spectacle merveilleux, vraiment, que celui de cette \u00e9tendue qui allaient se perdre au fond de l&rsquo;horizon, et d&rsquo;o\u00f9 montait, comme une chanson, une continuelle rumeur de cloches, de hennissements et de cris.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Mais sit\u00f4t que le voyageur avait d\u00e9val\u00e9 l&rsquo;un de ces petits chemins \u00e9clabouss\u00e9 d&rsquo;arbustes qui serpentaient jusqu&rsquo;\u00e0 la ville, c&rsquo;en \u00e9tait fini de la beaut\u00e9. Il n&rsquo;est pas toujours bon de p\u00e9n\u00e9trer le revers des choses. Car sous cet immense tapis d&rsquo;ardoises, au pied de ces grandes tours o\u00f9 Dieu veillait au destin de quatre cent mille de ces cr\u00e9atures, se cachait un monde d&rsquo;une laideur repoussante.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>D\u00e9tails puants.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>Les Parisiens et les Parisiennes, faute de latrines, pissaient et chiaient o\u00f9 bon leur semblaient (quoi qu&rsquo;il exist\u00e2t certains lieux plus pris\u00e9s que d&rsquo;autres&#160;: aux Tuileries, par exemple ils \u00e9taient plusieurs centaines \u00e0 se retrouver chaque matin sous une all\u00e9e d&rsquo;ifs pour d\u00e9barrasser de leurs intestins du mauvais repas qu&rsquo;ils avaient ingurgit\u00e9 la veille). Tous les jours les boueurs \u00e9vacuaient vers la banlieue pr\u00e8s de vingt mille boisseaux de merde.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>J&rsquo;adore ce genre de raccourcis.<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Les discussions \u00e9taient rares entre Catherine et Pierre. Comment aurait-il pu en \u00eatre autrement au sein de ce couple o\u00f9 le mari croyait que sa femme \u00e9tait b\u00eate et o\u00f9 la femme savait que son mari l&rsquo;\u00e9tait.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>C&rsquo;est dr\u00f4le, non&#160;?<\/h3>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><em>Jamais, durant les s\u00e9ances de soins, la reine ne lui parlait des affaires du royaume ce n&rsquo;est pas parce que l&rsquo;on montre son derri\u00e8re \u00e0 son m\u00e9decin que l&rsquo;on est oblig\u00e9 de tout lui dire.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Les h\u00f4pitaux .<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>La plupart des malades, quelque f\u00fbt leur affection, \u00e9taient rassembl\u00e9s dans un immense dortoir qui puait l&rsquo;urine, les chaires moisies et la soupe suri. Ce spectacle mis\u00e9rable \u00e9tait compens\u00e9 par l&rsquo;extraordinaire d\u00e9vouement des s\u0153urs qui s&rsquo;occupaient de l&rsquo;endroit. Sans doute n&rsquo;\u00e9taient-elles pas pas les femmes les plus tendres et les plus patientes de la terre. Mais au moins ne passaient-elles pas leur temps, comme les nonnes des Filles-Dieu, \u00e0 marmonner des pri\u00e8res, persuad\u00e9es que cela suffirait pour changer le monde.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9ditions Julliard lu dans le cadre du club de lecture de\u00a0la m\u00e9diath\u00e8que de Dinard &#8230;il ne serait sorti que pour leur parler de la relativit\u00e9 du laid et du mensonge des apparences. 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