{"id":16094,"date":"2023-04-27T06:45:23","date_gmt":"2023-04-27T04:45:23","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=16094"},"modified":"2023-04-27T07:36:38","modified_gmt":"2023-04-27T05:36:38","slug":"compagnie-k-william-march","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=16094","title":{"rendered":"Compagnie K  &#8211; William March"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/EB2A9FCB-77B2-441D-A21B-D82DCE72BAFE-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-16103\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/EB2A9FCB-77B2-441D-A21B-D82DCE72BAFE-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/EB2A9FCB-77B2-441D-A21B-D82DCE72BAFE-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/EB2A9FCB-77B2-441D-A21B-D82DCE72BAFE-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/EB2A9FCB-77B2-441D-A21B-D82DCE72BAFE-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/EB2A9FCB-77B2-441D-A21B-D82DCE72BAFE-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/EB2A9FCB-77B2-441D-A21B-D82DCE72BAFE-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/EB2A9FCB-77B2-441D-A21B-D82DCE72BAFE-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Edition Gallmeister traduit de l&rsquo;Am\u00e9ricain par St\u00e9phanie Levet<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Ce livre est absolument stup\u00e9fiant, l&rsquo;auteur am\u00e9ricain a fait la guerre 14\/18, il en est revenu et a mis 10 ans \u00e0 \u00e9crire ce livre. C\u2019est la premi\u00e8re fois que je lis un r\u00e9cit vu du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain, par quelqu&rsquo;un qui a fait cette guerre. Il a pris l&rsquo;identit\u00e9 de 113 de ses camarades, ceux de la compagnie \u00ab&#160;K&#160;\u00bb et, \u00e0 travers des r\u00e9cits parfois tr\u00e8s courts, il nous raconte mieux que bien des roman, la guerre dans toute son horreur. La lecture est \u00e9prouvante car l&rsquo;auteur ne cherche pas \u00e0 \u00e9dulcorer la cruaut\u00e9 de ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 dans les tranch\u00e9es, dans les assauts, sous les bombardements au gaz, dans les h\u00f4pitaux et au moment du retour dans des foyers. Aujourd&rsquo;hui on n&rsquo; en parle plus souvent mais que savait-on alors du choc post-traumatique&#160;? Bien s\u00fbr, ne pas savoir nommer cette douleur, ne l&#8217;emp\u00eachait pas d&rsquo;exister. Et les derniers textes o\u00f9 l&rsquo;on voit toute la souffrance de ces hommes bless\u00e9s dans leur chair et ayant perdu leurs rep\u00e8res de valeurs humaines sont bouleversants.<\/p>\n<p>Nous les verrons monter \u00e0 l&rsquo;assaut et mourir, pour la simple raison qu&rsquo;un capitaine n&rsquo;a pas su revenir par orgueil sur un ordre qu&rsquo;il savait absurde. Nous les verrons r\u00e2ler sur la nourriture jamais suffisante, le plus souvent froide. Nous les verrons aller se divertir dans des caf\u00e9s y rencontrer des prostitu\u00e9s et ramener les maladies qui vont avec. On trouve aussi un moment \u00e9trange de paix en pleine guerre sur les bords de la Moselle. On suivra un po\u00e8te qui n&rsquo;a jamais su \u00e0 quel point il a marqu\u00e9 un simple soldat qui n&rsquo;a pas os\u00e9 lui dire combien il aimait l&rsquo;entendre r\u00e9citer des po\u00e8mes. On sera avec ceux qui r\u00eavent d&rsquo;\u00eatre bless\u00e9s pour \u00e9chapper \u00e0 cette horreur. On suivra m\u00eame un petit malin qui r\u00e9ussira \u00e0 faire cette guerre sans trop souffrir. Mais le coeur du r\u00e9cit, le plus insoutenable, c&rsquo;est cet acte de barbarie&#160;: tuer des prisonniers sans d\u00e9fense. Cela marquera \u00e0 jamais les hommes de la compagnie K. Et rendra fous ceux qui ont particip\u00e9 \u00e0 ce crime de guerre, mais \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque on ne parlait pas de crime de guerre. C\u2019\u00e9tait la guerre&#160;!<\/p>\n<p>Ce livre est une r\u00e9flexion sur la guerre absolument implacable et chacun des 113 t\u00e9moignages sont autant de r\u00e9flexions sur le fait qu&rsquo;on n&rsquo;a pas le droit de jouer ainsi avec la vie des hommes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>Le bien et le mal en temps de guerre.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0&#8211;<em> J&rsquo;enl\u00e8verai le passage sur l&rsquo;ex\u00e9cution des prisonniers.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Pourquoi&#160;? je lui ai demand\u00e9<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Parce que c&rsquo;est cruel et injuste de tirer de sang-froid sur des hommes sans d\u00e9fense. C&rsquo;est peut-\u00eatre arriv\u00e9 quelques fois, d&rsquo;accord, mais ce n&rsquo;est pas repr\u00e9sentatif. \u00c7a n&rsquo;a pas pu se passer souvent.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; La description d&rsquo;un bombardement a\u00e9rien, \u00e7a serait mieux&#160;? Ce serait plus humain&#160;? Ce serait plus repr\u00e9sentatif&#160;?<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Oui, elle a dit, oui. \u00c7a, c&rsquo;est arriv\u00e9 souvent on le sait.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Alors c&rsquo;est plus cruel quand le capitaine Matlock ordonne l&rsquo;ex\u00e9cution de prisonniers, parce qu&rsquo;il est tout simplement b\u00eate et qu&rsquo;il estime que les circonstances l&rsquo;exigent, que quand un pilote bombarde une ville et tue des personnes qui ne se battent m\u00eame pas contre lui&#160;?<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Ce n&rsquo;est pas ausi r\u00e9voltant que de tirer sur des prisonniers, s&rsquo;est ent\u00eat\u00e9e ma femme.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Et puis, elle a ajout\u00e9&#160;:<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Tu comprends le pilote ne peut pas voir l&rsquo;endroit o\u00f9 tombe sa bombe, ni ce qu&rsquo;elle fait, il n&rsquo;est donc pas vraiment responsable. Mais les hommes de ton r\u00e9cit, eux, les prisonniers \u00e9taient sous leurs yeux &#8230; Ce n&rsquo;est pas la m\u00eame chose du tout.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>Je suis parti d&rsquo;un rire amer\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; Tu as peut-\u00eatre raison, j&rsquo;ai dit. tu as peut-\u00eatre formul\u00e9 l\u00e0 quelque chose d&rsquo;in\u00e9vitable et de vr<\/em>ai.<\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>H\u00e9ros ou pas<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>\u00a0J&rsquo;ai attrap\u00e9 mon t\u00e9l\u00e9phone pour avertir les canonniers et les m\u00e9caniciens qu&rsquo;il y avait un p\u00e9riscope dissimul\u00e9 sous un cageot. Le navire a vir\u00e9 d&rsquo;un coup et au m\u00eame moment l&rsquo;artillerie a ouvert le feu. Aussit\u00f4t on a vu un sous-marin remonter en surface, vaciller puis se retourner dans un jet de vapeur.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>Tout le monde m&rsquo;a fait la f\u00eate et m&rsquo;a demand\u00e9 comment j&rsquo;avais pu rep\u00e9rer que le cageot \u00e0 tomates camouflait un p\u00e9riscope. Je n&rsquo;en savais rien, en fait, j&rsquo;avais simplement devin\u00e9 juste, c&rsquo;est tout. Alors comme j&rsquo;\u00e9tais un h\u00e9ros intelligent, on m&rsquo;a donn\u00e9 la Navy cross. Si je m&rsquo;\u00e9tais tromp\u00e9, s&rsquo;il n&rsquo;y avait rien eu sous le cageot, j&rsquo;aurais \u00e9t\u00e9 une ordure et le dernier des couillons, un d\u00e9shonneur pour la troupe et, \u00e0 tous les coups, ils m&rsquo;auraient envoy\u00e9 au trou. On me la fait pas \u00e0 moi.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>L&rsquo;absurdit\u00e9 .<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>On a \u00e9t\u00e9 momentan\u00e9ment d\u00e9tach\u00e9 de notre division et rattach\u00e9s aux Fran\u00e7ais, et pendant six jours et six nuits on a combattu sans sommeil et sans tr\u00eave. Comme on se battait sous les ordres des Fran\u00e7ais, c&rsquo;\u00e9taient eux aussi qui nous donnaient le ravitaillement et les vivres. Quant le premier repas est arriv\u00e9, il y avait du vin rouge et une petite ration d&rsquo;eau de vie pour chacun d&rsquo;entre nous. On avait faim et froid, on \u00e9tait extr\u00eamement fatigu\u00e9s, l&rsquo;eau-de-vie nous a r\u00e9chauff\u00e9 les sangs et nous a rendu les longues nuits supportables.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Mais le deuxi\u00e8me jour, quand ils ont apport\u00e9 le repas, le vin et l&rsquo;eau-de-vie avaient disparu des rations des soldats am\u00e9ricain. Les \u0153uvres de bienfaisance fran\u00e7aises s&rsquo;\u00e9taient \u00e9lev\u00e9es contre le fait qu&rsquo;on nous distribue de l&rsquo;alcool&#160;: on craignait que la nouvelle ne parvienne jusqu&rsquo;aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 elle risquait de contrarier l&rsquo;Union des femmes chr\u00e9tiennes pour la temp\u00e9rance, et le bureau des m\u00e9thodistes pour la temp\u00e9rance, la prohibition et les bonnes m\u0153urs<\/em>.<\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Un moment de paix pendant la guerre .<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>La nuit o\u00f9 on a pris la rel\u00e8ve, les Fran\u00e7ais nous ont expliqu\u00e9 les r\u00e8gles du jeu et nous ont demand\u00e9 de les respecter&#160;: le matin les Allemands pouvaient descendre au bord de l&rsquo;eau pour nager, faire la lessive ou ramasser des fruits dans les arbres de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du fleuve. L&rsquo;apr\u00e8s-midi, ils devaient dispara\u00eetre et on avait toute libert\u00e9 de nager, de jouer ou de manger des prunes de notre c\u00f4t\u00e9 \u00e0 nous. \u00c7a marchait impeccablement.<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0Le matin les Allemands nous ont laiss\u00e9 un mot o\u00f9 il s&rsquo;est excus\u00e9 de devoir nous informer qu&rsquo;on allait \u00eatre bombard\u00e9 d\u00e8s ce soir l\u00e0, \u00e0 10 heures, et que le tir de barrage allait durer vingt minutes. Et \u00e7a n&rsquo;a pas rat\u00e9, l&rsquo;artillerie a ouvert le feu mais tout le monde s&rsquo;\u00e9tait repli\u00e9e d&rsquo;un kilom\u00e8tres vers l&rsquo;arri\u00e8re et \u00e9tait all\u00e9 se coucher, et il n&rsquo;y a pas eu de mal. On a pass\u00e9 douze jours magnifiques stationn\u00e9s pr\u00e8s de la Moselle et puis \u00e0 notre grand regret, on a lev\u00e9 le camp. Mais on avait tous appris une chose&#160;: si les hommes de rang de chaque arm\u00e9e pouvaient simplement se retrouver au bord d&rsquo;un fleuve pour discuter calmement, aucune guerre ne pourrait jamais durer plus d&rsquo;une semaine.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>La fin et l&rsquo;oubli.<\/h3>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>J&rsquo;\u00e9tais l\u00e0 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir , \u00e0 essayer de me rappeler le visage des hommes avec qui j&rsquo;avais servi, mais je n&rsquo;y arrivais pas. Je me suis rendu compte, alors, que je ne me serai pas rappel\u00e9 la t\u00eate de Riggin lui-m\u00eame si je n&rsquo;avais pas su avant qui il \u00e9tait. J&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 me sentir triste, tout \u00e7a s&rsquo;est pass\u00e9 il y avait tellement longtemps, il y avait tellement de choses que j&rsquo;avais oubli\u00e9es . Je regrettais d&rsquo;\u00eatre venu au camp. Pig Iron et moi, on restait plant\u00e9s l\u00e0, \u00e0 se regarder. On avait rien \u00e0 se dire finalement. On a referm\u00e9 l&rsquo;ancien b\u00e2timent et puis on est sortis.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Edition Gallmeister traduit de l&rsquo;Am\u00e9ricain par St\u00e9phanie Levet Ce livre est absolument stup\u00e9fiant, l&rsquo;auteur am\u00e9ricain a fait la guerre 14\/18, il en est revenu et a mis 10 ans \u00e0 \u00e9crire ce livre. C\u2019est la premi\u00e8re fois que je lis un r\u00e9cit vu du c\u00f4t\u00e9 am\u00e9ricain, par quelqu&rsquo;un qui a fait cette guerre. 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