{"id":15084,"date":"2022-06-23T06:00:17","date_gmt":"2022-06-23T04:00:17","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=15084"},"modified":"2022-06-23T08:15:45","modified_gmt":"2022-06-23T06:15:45","slug":"les-saisons-de-la-nuit-colum-mccann","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=15084","title":{"rendered":"Les saisons de La Nuit         &#8211; Colum McCann"},"content":{"rendered":"<p><em><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/8B3598E6-9F3B-4DD7-90D4-275487D991B6-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-15090\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/8B3598E6-9F3B-4DD7-90D4-275487D991B6-scaled.jpeg\" alt=\"\" width=\"2560\" height=\"1920\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/8B3598E6-9F3B-4DD7-90D4-275487D991B6-scaled.jpeg 2560w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/8B3598E6-9F3B-4DD7-90D4-275487D991B6-300x225.jpeg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/8B3598E6-9F3B-4DD7-90D4-275487D991B6-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/8B3598E6-9F3B-4DD7-90D4-275487D991B6-768x576.jpeg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/8B3598E6-9F3B-4DD7-90D4-275487D991B6-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/8B3598E6-9F3B-4DD7-90D4-275487D991B6-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><br \/>\n\u00c9dition 10\/18 traduit de l&rsquo;anglais (Irlande) par Marie-Claude Peugeot<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Dans les commentaires de \u00ab&#160;<a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=15012\">Route One<\/a>&#160;\u00bb Dominique disait que ce roman lui rappelait \u00ab&#160;Les saisons de la nuit&#160;\u00bb. Je pensais trouver un billet sur son blog mais rien . Peu importe, j&rsquo;ai lu avec grand int\u00e9r\u00eat ce roman (gr\u00e2ce \u00e0 elle) qui, en partie, raconte la construction du m\u00e9tro de New York en 1916. Mais c&rsquo;est aussi un roman qui raconte la vie des exclus aujourd&rsquo;hui qui trouvent dans le m\u00e9tro le moyen de survivre. Un personnage en particulier qui est un v\u00e9ritable acrobate et qui a trouv\u00e9 un lieu inaccessible au commun des mortels car il faut escalader des poutres au dessus des voies ferr\u00e9s<br \/>\nBien s\u00fbr ces deux histoires vont se rejoindre, car cet homme, Treefrog, compl\u00e8tement d\u00e9truit et qui s&rsquo;automutile sans cesse , s&rsquo;appelle en v\u00e9rit\u00e9 Clarence-Nathan Walter et est le petit fils d&rsquo;un des constructeurs du m\u00e9tro. Cela on le sait petit \u00e0 petit, mais ne vous inqui\u00e9tez pas , je ne divulg\u00e2che pas la fin qui est \u00e9tonnante.<\/p>\n<p>la base du roman se fonde sur un accident (r\u00e9el&#160;?) quatre hommes creusaient sous la rivi\u00e8re de l&rsquo;Hudson quand tout \u00e0 coup trois d&rsquo;entre eux ont \u00e9t\u00e9 aspir\u00e9s par l&rsquo;eau et sont sortis au dessus d&rsquo;un geyser dans la rivi\u00e8re de l&rsquo;Hudson. H\u00e9las, le quatri\u00e8me est mort enseveli dans la boue de la rivi\u00e8re. Walter un travailleur noir va r\u00e9guli\u00e8rement voir la veuve de cet ouvrier et il \u00e9l\u00e8ve sa fille. Quelques ann\u00e9es plus tard, les deux personnages vont s&rsquo;aimer et se marier. Cela nous vaut des passages bouleversant sur le racisme au \u00c9tats-Unis et la difficult\u00e9 de vivre un couple mixte et encore, \u00e0 New York, ils ne sont \u00ab&#160;que&#160;\u00bb victime du racisme dans le Sud ils auraient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s. Comme le sera son fils Clarence qui a eu le malheur de vouloir d\u00e9couvrir la r\u00e9gion natale de son p\u00e8re.<\/p>\n<p>Son petit fils ne conna\u00eet pas le vertige donc il travaillera \u00e0 la construction des buildings, on retrouve \u00ab&#160;<a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?s=ciel+d%27acier&amp;submit=Search\">Ciel d&rsquo;Acier<\/a>&#160;\u00bb de Michel Moutot mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;une petite partie du roman , la partie la plus heureuse car le petit fils est amoureux de sa femme tr\u00e8s agr\u00e9able et a une petite fille qu&rsquo;il adore, ensemble ils font au vieux Walter une fin de vie souriante malgr\u00e9 les souffrances que celui-ci \u00e9prouvent \u00e0 cause des travaux trop durs qu&rsquo;il a effectu\u00e9s dans sa jeunesse. H\u00e9las, un drame dont je ne dirai rien, va bouleverser ce fragile moment de bonheur. On retrouve le personnage dans la lutte pour la vie dans ce qui est certainement le pire endroit sur terre pour survivre&#160;: les tunnels du m\u00e9tro de New York avec sa faune d&rsquo;alcooliques drogu\u00e9s hyper violente.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un roman tr\u00e8s riche, centr\u00e9 sur le m\u00e9tro&#160;: sa construction et la population qui aujourd&rsquo;hui y trouve refuge. Les personnages sont attachants m\u00eame lorsqu&rsquo;ils sont compl\u00e8tement d\u00e9truits par le malheur et ce qui va avec&#160;: l&rsquo;alcool, la drogue, la solitude. Merci \u00e0 <a href=\"http:\/\/asautsetagambades.hautetfort.com\/\">Dominique<\/a> pour cette tentation de lecture qui compl\u00e8te tr\u00e8s bien les deux romans de Michel Moutot.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>La d\u00e9mocratie dans le travail.<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Walker gagne la premi\u00e8re partie, et Power donne au jeune noir une tape sur l&rsquo;\u00e9paule.<\/em><\/div>\n<div><em>&#8211; \u00ab&#160;Dis-donc, noiraud, tu t&rsquo;es vu&#160;? le roi de pique&#160;!&#160;\u00bb mais Walker ne le prends pas mal. Il sait qu&rsquo;ici sous le fleuve, on est en d\u00e9mocratie. Dans l&rsquo;obscurit\u00e9, tout le monde a le sang de la m\u00eame couleur -ritals, n\u00e8gres, polaks o\u00f9 rouquins irlandais c&rsquo;est du pareil au m\u00eame- alors il se contente de rire virgule empoche ce qu&rsquo;il vient de gagner, et fait une deuxi\u00e8me donne.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Mariage mixte en 1930 \u00e0 New York.<\/h3>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Une s\u00e9rie de briques leur arrive par la fen\u00eatre de la chambre, laissant des \u00e9clats de verre sur le plancher et ils n&rsquo;ont plus qu&rsquo;\u00e0 coller une feuille de plastique qui claque au vent. Une de ces briques est envelopp\u00e9e dans un papier qui dit&#160;: INTERDIT AUX PINGOUISNS . Sur un autre, on peut lire&#160;: ARLEQUINS DEHORS. sur une troisi\u00e8me simplement&#160;: NON.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>\u00a0William paie les d\u00e9g\u00e2ts et loue un autre logement, ou dessus hors de port\u00e9e des pierres et des cailloux lanc\u00e9s de la rue. Il sait qu&rsquo;ailleurs, ce serait bien pire, dans d&rsquo;autres parties de la ville, ils seraient d\u00e9j\u00e0 morts. Il a l&rsquo;impression de s&rsquo;\u00eatre exil\u00e9 dans les airs, mais cet exil est une s\u00e9curit\u00e9 pour Eleanore.\u00a0<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Toujours le racisme.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div><em>\u00a0Deux soirs par mois, la diseuse de bonne aventure garde les petits, et Eleanore va rejoindre Walker au Loews sur la Septieme avenue, un cin\u00e9ma pour gens de couleur. Il arrive en avance -apr\u00e8s avoir point\u00e9 \u00e0 la sortie de son travail- , et Eleanore descend discr\u00e8tement le retrouver dans la salle. Quand elle arrive au bon grand, elle pose le doigt sur les l\u00e8vres d&rsquo;un vieux Noir, qui la regarde passer devant lui avec \u00e9tonnement. Il lui touche la main en souriant&#160;: \u00ab&#160;Allez-y m&rsquo;dame.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<div><em>Elle lui rend son sourire et se fraie un chemin jusqu&rsquo;\u00e0 son \u00e9poux.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>L&rsquo;obscurit\u00e9 et les d\u00e9robe aux regards bien que mari\u00e9s, ils vivent une histoire d&rsquo;amour illicite.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Le d\u00e9sespoir d&rsquo;un p\u00e8re dont des policiers ont tu\u00e9 le fils.<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div>\u00a0<em>Par un jour de semaine blafard, il enterre Clarence, aux c\u00f4t\u00e9s d&rsquo;Elanore, dans un cimeti\u00e8re du Bronx.\u00a0<\/em><\/div>\n<div><em>Ses filles et Louisa sont derri\u00e8re lui. Il s&rsquo;agenouille devant la tombe, mais ne dit aucune pri\u00e8re. \u00c0 pr\u00e9sent, les pri\u00e8res, ne sont plus pour lui que paroles atones &#8211; supplications inutiles qui, \u00e0 peine prononc\u00e9es et sorties de la gorge, retombent dans l&rsquo;estomac. De la r\u00e9gurgitation spirituelle. Il ne veut pas voir les fossoyeur qui sont l\u00e0, gras et satisfaits, au dessus du trou qu&rsquo;ils viennent de creuser. Il saisit une pelle, jette une premi\u00e8re motte\u00a0de terre sur le cercueil de son fils. Il fait un pas en arri\u00e8re, prend ses filles dans ses bras, ils rejoignent ensemble la voiture qui les attend.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition 10\/18 traduit de l&rsquo;anglais (Irlande) par Marie-Claude Peugeot &nbsp; Dans les commentaires de \u00ab&#160;Route One&#160;\u00bb Dominique disait que ce roman lui rappelait \u00ab&#160;Les saisons de la nuit&#160;\u00bb. Je pensais trouver un billet sur son blog mais rien . 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