{"id":13988,"date":"2021-11-29T06:18:25","date_gmt":"2021-11-29T05:18:25","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=13988"},"modified":"2021-11-29T12:44:08","modified_gmt":"2021-11-29T11:44:08","slug":"les-cercueils-de-zinc-svetlana-alexievitch","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=13988","title":{"rendered":"Les Cercueils de Zinc &#8211; Svetlana ALEXIEVITCH"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/cercueils.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-13989\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/cercueils.jpg\" alt=\"\" width=\"1080\" height=\"810\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/cercueils.jpg 1080w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/cercueils-300x225.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/cercueils-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/cercueils-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><\/a><\/p>\n<blockquote><p><em>\u00c9dition Babel. Traduit du russe par Wladimir Berelowitch et Bernadette du Crest<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-726 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/5.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>C\u2019\u00e9tait il y a si longtemps (n\u2019est-ce pas&#160;?) la guerre en Afghanistan men\u00e9e par les sovi\u00e9tiques de 1979 \u00e0 1989. Dix longues ann\u00e9es dans un pays qui a tout fait pour se d\u00e9barrasser de cette puissance \u00e9trang\u00e8re aid\u00e9e en cela par les Am\u00e9ricains. Ce n&rsquo;est pas le conflit que raconte Svetlana Alexievitch, elle donne la parole aux survivants sovi\u00e9tiques ou \u00e0 leurs m\u00e8res quand on leur a ramen\u00e9 des cercueils de zinc cens\u00e9s contenir le corps de leurs fils. Son livre est donc, une succession de t\u00e9moignages. On retrouve la m\u00eame ambiance que dans &#160;\u00bb <a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=124\">la fin de l&rsquo;homme rouge&#160;\u00bb<\/a><\/p>\n<p>C&rsquo;est une lecture \u00e0 peu pr\u00e8s insoutenable car de t\u00e9moignage en t\u00e9moignage, on d\u00e9couvre l&rsquo;horreur de la guerre. Les jeunes soldats sont partis sur un mensonge de la propagande sovi\u00e9tique&#160;: \u00ab&#160;Ils allaient aider un pays fr\u00e8re \u00e0 combattre, ils allaient \u00eatre accueillis en h\u00e9ros \u00ab&#160;. Rien ne les pr\u00e9parait \u00e0 faire la guerre dans des villages o\u00f9 on les ha\u00efssait, et plus ils le d\u00e9couvraient plus ils devenaient f\u00e9roces et plus les Afghans les assassinaient sans piti\u00e9.<\/p>\n<p>Et puis, il y a l&rsquo;arm\u00e9e sovi\u00e9tique, dans laquelle une tr\u00e8s ancienne tradition de bizutage m\u00e8ne les anciens grad\u00e9s (ou non) \u00e0 faire de la vie des nouveaux arriv\u00e9s un v\u00e9ritable enfer.<br \/>\nEt enfin, il y a le poids du silence dans les m\u00e9dias au pays, personne ne sait rien en URSS de cette guerre men\u00e9e au nom de l\u2019id\u00e9al communiste.<\/p>\n<p>Dans ces conditions, quand les soldats reviennent, en soldats vaincus, personne n\u2019est l\u00e0 pour \u00e9couter le r\u00e9cit de leur drame.<br \/>\nLa derni\u00e8re partie du livre est consacr\u00e9e au proc\u00e8s que des femmes veuves de guerre ont men\u00e9 contre Svetlana Alexievitch disant qu\u2019elle avait d\u00e9form\u00e9 leurs propos. Heureusement pour l\u2019auteure tous les interviews de son livres \u00e9taient enregistr\u00e9s, elle a donc gagn\u00e9 son proc\u00e8s.<br \/>\nUn livre \u00e0 lire absolument mais qui m\u2019a plomb\u00e9 le moral tout au long de la lecture. Je redoutais de le retrouver et de tourner les pages, j\u2019imagine le courage de ces hommes et celui de cette auteure qui m\u00e9rite \u00f4 combien son prix Nobel de litt\u00e9rature. Et finalement, cette guerre a eu quel r\u00e9sultat&#160;? On peut se poser cette question pour tant de guerres men\u00e9es par les \u00ab&#160;trop&#160;\u00bb grandes puissances.<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>L&rsquo;art de dissimuler en URSS<\/h3>\n<div id=\"yiv2041458114yMail_cursorElementTracker_1632493713799\"><\/div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv2041458114yMail_cursorElementTracker_1632493720035\">\u00a0<em>J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 en 1981. Il y avait d\u00e9j\u00e0 eu deux ans de guerre, mais, dans le civil, on n&rsquo;en savait pas grand chose, on n&rsquo;en parlait pas beaucoup. Dans notre famille, on pensait que si le gouvernement avait envoy\u00e9 des troupes l\u00e0-bas, c&rsquo;est qu&rsquo;il le fallait. Mon p\u00e8re, mes voisins raisonnaient de cette fa\u00e7on. Je ne me rappelle pas avoir entendu une autre opinion l\u00e0-dessus. M\u00eame les femmes ne pleuraient pas&#160;: tout cela \u00e9tait encore loin, \u00e7a ne faisait pas peur. C&rsquo;\u00e9tait une guerre sans en \u00eatre une, une guerre bizarres, sans morts ni bless\u00e9s. Personne n&rsquo;avait encore vu les cercueils de zinc. Plus tard nous avons appris que des cercueils arrivaient dans la ville, mais que les enterrements avaient lieu en secret, la nuit, et que les pierres tombales portaient la mention \u00ab&#160;d\u00e9c\u00e9d\u00e9&#160;\u00bb et non \u00ab&#160;morts \u00e0 la guerre&#160;\u00bb. Personne ne se demandaient pourquoi les gars de dix-neuf ans s&rsquo;\u00e9taient mis soudain \u00e0 mourir, si c&rsquo;\u00e9tait la vodka, la grippe, ou une indigestion d&rsquo;oranges. Leurs familles les pleuraient, mais les autres vivaient tranquillement, tant que \u00e7a ne les touchaient pas Les journaux \u00e9crivaient que nos soldats construisaient des ponts, plantaient des all\u00e9es de l&rsquo;amiti\u00e9, que nos m\u00e9decins soignaient les femmes et les enfants afghans&#8230;<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>La presse sovi\u00e9tique<\/h3>\n<div><\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv2165271815yMail_cursorElementTracker_1632495632026\">\u00a0<em>La presse a continu\u00e9 \u00e0 \u00e9crire&#160;: le pilote d&rsquo;h\u00e9licopt\u00e8re X a effectu\u00e9 un vol d&rsquo;exercice&#8230; Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cor\u00e9 de l&rsquo;\u00e9toile rouge&#8230; Un concert a eu lieu \u00e0 Kaboul en l&rsquo;honneur du 1er mai avec la participation de soldats sovi\u00e9tiques&#8230; L&rsquo;Afghanistan m&rsquo;a lib\u00e9r\u00e9. Il m&rsquo;a gu\u00e9ri de l&rsquo;illusion qui consiste \u00e0 croire que chez nous tout va bien, que les journaux et la t\u00e9l\u00e9vision ne disent que la v\u00e9rit\u00e9. Je me demandais ce que je devais faire. Il fallait faire quelque chose&#8230; Aller quelque part&#8230; prendre la parole, raconter&#8230; Ma m\u00e8re m&rsquo;a retenu et aucun de mes amis de m&rsquo;a soutenu. Ils disaient&#160;: \u00ab&#160;Tout le monde se tait. Il le faut.&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Un r\u00e9cit parmi tant d&rsquo;autres tous diff\u00e9rents et pourtant si semblables.<\/h3>\n<div><\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv9096533064yMail_cursorElementTracker_1633082964908\">\u00a0<em>La guerre ne rend pas les gens meilleurs. Elle les rend pires. \u00c7a ne marche que dans un sens. Je ne revivrai jamais le jour o\u00f9 je suis parti \u00e0 la guerre. Je ne pourrai pas redevenir comme j&rsquo;\u00e9tais avant. Comment est-ce que je pourrais devenir meilleur apr\u00e8s avoir vu ce que j&rsquo;ai vu&#8230; Il y en a un qui a achet\u00e9 \u00e0 des m\u00e9decins deux verres d&rsquo;urine d&rsquo;un gars qui avait la jaunisse. Contre des bons. Il les a bus. Il est tomb\u00e9 malade. Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9form\u00e9. On se tirait des balles dans les doigts, on s&rsquo;estropiait avec des d\u00e9tonateurs, des culasses de mitrailleuses. Le m\u00eame avion ramenait des cercueils de zinc et des valises pleines de peaux de mouton, de jeans, de culottes de femme&#8230; Du th\u00e9 de chine.\u00a0<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv9096533064yMail_cursorElementTracker_1633083550667\"><em>Avant, j&rsquo;avais les l\u00e8vres qui tremblaient quand je pronon\u00e7ais le mot \u00ab&#160;patrie&#160;\u00bb. Maintenant je ne crois plus en rien. Lutter pour quelque chose, tu parles. Lutter pour quoi&#160;? Contre qui&#160;? \u00e0 qui le dire tout \u00e7a&#160;? On a fait la guerre, d&rsquo;accord. Et puis c&rsquo;est tout.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Un chirurgien<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv6636897353yMail_cursorElementTracker_1633086820580\">\u00a0<em>J&rsquo;enviais les coll\u00e8gues qui \u00e9taient all\u00e9s en Afghanistan&#160;: ils avaient une exp\u00e9rience colossale. Comment l&rsquo;acqu\u00e9rir dans la vie civile&#160;? J&rsquo;avais derri\u00e8re moi dix ans de pratique&#160;: j&rsquo;\u00e9tais chirurgien dans l&rsquo;h\u00f4pital d&rsquo;une grande ville, mais quand j&rsquo;ai vu arriver le premier convoi de bless\u00e9s, j&rsquo;ai failli devenir vous voyez un tronc, sans bras, sans jambes, mais qui respire. Vous ne verriez pas \u00e7a dans un film d&rsquo;horreur. J&rsquo;ai pratiqu\u00e9 l\u00e0-bas des op\u00e9rations dont on ne peut que r\u00eaver en URSS. Les jeunes infirmi\u00e8res ne tenaient pas le coup. Tant\u00f4t elles pleuraient \u00e0 en avoir le hoquet, tant\u00f4t elles riaient aux \u00e9clats. Il y en avait une qui passait son temps \u00e0 sourire. Celle l\u00e0, on les renvoyait chez elles.<\/em><\/div>\n<div id=\"yiv6636897353yMail_cursorElementTracker_1633088580151\"><em>\u00a0Un homme ne meurt pas du tout comme au cin\u00e9ma\u00a0o\u00f9 on le voit tomber d\u00e8s qu&rsquo;il re\u00e7oit une balle dans la t\u00eate. En r\u00e9alit\u00e9, il a la cervelle qui gicle et ils courent apr\u00e8s en essayant de la retenir, il peut courir \u00e7a cinq cents m\u00e8tres de cette fa\u00e7on. C&rsquo;est au del\u00e0 du concevable.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>La violence des rapports entre soldats<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>C&rsquo;est les n\u00f4tres qui m&rsquo;ont fait le plus souffrir, les \u00ab&#160;douchs&#160;\u00bb faisaient de toi un homme et les n\u00f4tres faisaient de toi une merde. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e que j&rsquo;ai compris qu&rsquo;on pouvait briser n&rsquo;importe qui, la diff\u00e9rence n&rsquo;est que dans les moyens et dans le temps qu&rsquo;on a. Tu vois un \u00ab&#160;ancien&#160;\u00bb qui a servi pendant six mois, le ventre en l&rsquo;air, les bottes aux pieds et il m&rsquo;appelle&#160;: .\u00a0\u00bbL\u00e8che mes bottes, qu&rsquo;il m&rsquo;a dit, l\u00e8che les jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;elles soient propres. tu as cinq minutes&#160;\u00bb. Je ne bouge pas&#8230; Alors lui&#160;: \u00ab&#160;le rouquin, viens ici&#160;\u00bb, et le rouquin, c&rsquo;est un des gars avec qui je suis arriv\u00e9, on est copains&#8230; Et voil\u00e0 que deux connards bourrent la gueule du rouquin et je vois qu&rsquo;il vont lui briser les vert\u00e8bres. Il me regarde&#8230; Et alors tu commences \u00e0 l\u00e9cher les bottes pour qu&rsquo;il reste en vie et qu&rsquo;ils ne l&rsquo;entropie pas. Avant l&rsquo;arm\u00e9e je ne savais pas qu&rsquo;on pouvait frapper quelqu&rsquo;un sur les reins jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il perde le souffle. C&rsquo;est quand tu es seul et qu&rsquo;il n&rsquo;y a personne pour t&rsquo;aider, alors t&rsquo;es foutu.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<h3>L&rsquo;impression d&rsquo;abandon par sa patrie<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv7777793953yMail_cursorElementTracker_1633103854214\">\u00a0<em>Quant \u00e0 ceux qui nous jugent aujourd&rsquo;hui, comme quoi nous avons tu\u00e9&#8230; J&rsquo;ai envie de leur flanquer mon poing dans la gueule&#160;! Ils n&rsquo;y sont pas all\u00e9s, eux.. Ils ne savent pas ce que c&rsquo;est&#8230; Ils n&rsquo;ont pas le droit de juger&#160;! Vous ne pourrez jamais vous aligner sur nous. Personne n&rsquo;a le droit de nous juger&#8230; Personne ne veut comprendre cette guerre, on nous a abandonn\u00e9s seul \u00e0 seul avec elle. Qu&rsquo;on se d\u00e9brouille, en somme. C&rsquo;est nous les coupables. C&rsquo;est \u00e0 nous de nous justifier. aux yeux de qui&#160;? On nous y a envoy\u00e9. Nous avons cru ce qu&rsquo;on nous a dit. Nous nous sommes fait tuer pour \u00e7a. On n&rsquo;a pas le droit de nous mettre sur le m\u00eame plan que ceux qui nous y ont envoy\u00e9s.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<h3>Un lieutenant sapeur<\/h3>\n<blockquote><p><em>Qu&rsquo;est-ce que je vois en r\u00eave&#160;? un long champ de mines&#8230; Je dresse un inventaire, le nombre de mines, le nombre de rang\u00e9es, les rep\u00e8re pour les retrouver&#8230; Et puis je perds la feuille&#8230; Et c&rsquo;\u00e9tait vrai, on les perdair souvent, ou encore c&rsquo;\u00e9tait les rep\u00e8res qui disparaissaient, un arbre qui avait br\u00fbl\u00e9, un tas de pierres qui avaient saut\u00e9&#8230; Personne n&rsquo;allait v\u00e9rifier&#8230; On avait trop peur&#8230; Alors on sautait sur nos propres mines&#8230; Dans mon r\u00eave, je vois des enfants courir pr\u00e8s de mon champ de mines&#8230; Personne ne sait que c&rsquo;est min\u00e9&#8230; Je dois crier&#160;:\u00a0\u00bbAttention, n&rsquo;y allez pas&#160;! C&rsquo;est min\u00e9&#8230; Je dois rattraper les enfants&#8230; Je cours&#8230; J&rsquo;ai retrouv\u00e9 mes jambes&#8230; Et je vois, mes yeux voient de nouveau&#8230; Mais c&rsquo;est seulement la nuit, en r\u00eave.&#160;\u00bb<\/em><\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9dition Babel. Traduit du russe par Wladimir Berelowitch et Bernadette du Crest &nbsp; C\u2019\u00e9tait il y a si longtemps (n\u2019est-ce pas&#160;?) la guerre en Afghanistan men\u00e9e par les sovi\u00e9tiques de 1979 \u00e0 1989. 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