{"id":13652,"date":"2021-09-24T06:26:46","date_gmt":"2021-09-24T04:26:46","guid":{"rendered":"https:\/\/luocine.fr\/?p=13652"},"modified":"2021-09-02T07:53:27","modified_gmt":"2021-09-02T05:53:27","slug":"amsterdam-ian-mcewan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=13652","title":{"rendered":"Amsterdam     &#8211; Ian McEWAN"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/photoamst.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-13657\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/photoamst.jpg\" alt=\"\" width=\"1080\" height=\"810\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/photoamst.jpg 1080w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/photoamst-300x225.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/photoamst-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/photoamst-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>\u00c9dition folio. Traduit de l&rsquo;anglais par Suzanne V. Mayoux<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Roman sous-tendu par une intrigue bien men\u00e9e (d\u00e9cidemment les anglais sont bons dans le genre) . Nous suivons le destin de Clive un compositeur de Musique de renom et de Vernon un r\u00e9dacteur en chef d&rsquo;un grand journal londonien. Puisque l&rsquo;auteur est Ian McEwan , on peut se douter que leur descente aux enfers est in\u00e9luctable. Je me souviens de \u00ab&#160;<a href=\"https:\/\/luocine.fr\/?p=6314\">Solair<\/a>e&#160;\u00bb et du personnage scientifique particuli\u00e8rement odieux. Ici encore, les personnages sont peu sympathiques et comme dans \u00ab&#160;Solaire&#160;\u00bb il m&rsquo;a manqu\u00e9 dans ce roman quelques valeurs humaines auxquelles me raccrocher.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire tourne autour d&rsquo;une femme Molly qui a eu trois amants&#160;: un ministre qui a tout du politicard libidineux, un compositeur de musique qui se pense g\u00e9nial mais qui a du mal \u00e0 retrouver l&rsquo;inspiration de sa jeunesse, un journaliste qui veut faire monter les ventes de son journal. Ils sont tous les trois manipul\u00e9s par Georges le mari de Molly qui, pour se venger, les d\u00e9truira tous les trois.<\/p>\n<p>Cela nous vaut de bons passages sur le monde de la presse, sur l&rsquo;\u00e9go\u00efsme du cr\u00e9ateur que ce soit en musique ou en litt\u00e9rature, sur les c\u00f4t\u00e9s sordides des hommes de pouvoir et tout cela avec un humour grin\u00e7ant qui est la marque de fabrique de cet auteur. La s\u00e9ance dans le commissariat est un bon exemple de ce que Ian McEwan sait faire de mieux. Il raconte la reconnaissance par Clive d&rsquo;un homme soup\u00e7onn\u00e9 d&rsquo;un viol que celui-ci a laiss\u00e9 se commettre pour ne pas perdre son inspiration musicale. Premier passage, Clive s\u00fbr de lui, d\u00e9signe l&rsquo;homme qui portait la casquette qu&rsquo;il a lui-m\u00eame d\u00e9crite \u00e0 la police. Deuxi\u00e8me passage, aucun homme ne porte de casquette mais Clive, toujours aussi s\u00fbr de lui, d\u00e9signe celui qui pour lui est le m\u00eame homme. Les policiers semblent ne pas porter la m\u00eame importance \u00e0 cette deuxi\u00e8me reconnaissance faciale et voici la fin du chapitre&#160;:<\/p>\n<blockquote><p><em>On le d\u00e9posa juste devant les portes de l&rsquo;a\u00e9rogare. Tandis qu&rsquo;il s&rsquo;extirpait de la banquette arri\u00e8re et faisait ses adieux, il s&rsquo;aper\u00e7ut que le policier au volant n&rsquo;\u00e9tait autre que le type qu&rsquo;il avait d\u00e9sign\u00e9 lors de la seconde s\u00e9ance d&rsquo;identification. Mais ni lui ni Clive n&rsquo;\u00e9prouv\u00e8rent le besoin de commenter cette m\u00e9prise au moment o\u00f9 ils se serr\u00e8rent la main.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Tout le style de Ian McEwan est dans ce passage&#160;: il traque mieux que quiconque les petites adaptations de notre conscience avec des faits qui peuvent avoir des cons\u00e9quences tr\u00e8s graves. Comme la condamnation pour viol et meurtre d&rsquo;un homme que l&rsquo;on est pas s\u00fbr de reconna\u00eetre. Mais son pessimisme sur la nature humaine est assez triste, trop sans doute pour moi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>La g\u00e9n\u00e9ration 68<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv4569543839yMail_cursorElementTracker_1626176273265\"><em>Quelle \u00e9nergie, quelle veine&#160;! Nourris dans la situation d&rsquo;apr\u00e8s-guerre du lait et du jus vitamin\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat, puis soutenus par la prosp\u00e9rit\u00e9 timide, innocente de leurs parents, pour atteindre l&rsquo;\u00e2ge adulte en une p\u00e9riode de plein-emploi, d&rsquo;universit\u00e9 nouvelles, de bons livres de poche, sous le r\u00e8gne n\u00e9oclassique du rock n&rsquo; roll et des id\u00e9aux qu&rsquo;on pouvait se permettre. Lorsque les barreaux de l&rsquo;\u00e9chelle s&rsquo;\u00e9taient rompus derri\u00e8re eux, lorsque l&rsquo;\u00c9tat \u00e9tait pass\u00e9 de la Providence \u00e0 la mise au pas, ils se trouvaient d\u00e9j\u00e0 en s\u00fbret\u00e9, ils avaient consolid\u00e9 et entrepris d&rsquo;\u00e9tablir telle ou telle \u00e9l\u00e9ments de leur existence &#8211; go\u00fbt, opinion, fortune.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Vanit\u00e9 tout n&rsquo;est que Vanit\u00e9<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv8181031458yMail_cursorElementTracker_1626257411704\"><em>Des tableaux impressionnistes anglais et danois \u00e9taient accroch\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 d&rsquo;affiches fan\u00e9es des premiers triomphe de Clive ou de concerts de rock m\u00e9morables -les Beatles au City Stadium, Bob Dylan \u00e0 l&rsquo;\u00eele de Wight, les Rolling Stones \u00e0 Altamont. Certains de ces poster valaient plus cher que les tableaux.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>Les caprices d&rsquo;\u00e9crivains<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv6204846806yMail_cursorElementTracker_1626260738006\"><em>Ces gens-l\u00e0 &#8211; les romanciers \u00e9taient de loin les pires &#8211; parvenaient \u00e0 convaincre leur entourage que non seulement leur temps de travail, mais la moindre de leur sieste et de leur promenade, leur acc\u00e8s de mutisme, d&rsquo;abattement ou d&rsquo;ivrognerie \u00e9taient couverts par l&rsquo;immunit\u00e9 des grands dessins. Un masque pour la m\u00e9diocrit\u00e9, estimait Clive. Il ne mettait pas en doute la noblesse de la vocation, mais se conduire mal n&rsquo;en faisait pas partie. Peut-\u00eatre pouvait-on admettre pour chaque si\u00e8cle une ou deux exceptions, Beethoven, d&rsquo;accord&#160;; Dylan Thomas, en aucun cas.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<h3>L&rsquo;homme fatigu\u00e9<\/h3>\n<\/div>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv8658614927yMail_cursorElementTracker_1626268692751\"><em>Il se coucha sur le c\u00f4t\u00e9 et se demanda s&rsquo;il \u00e9tait d&rsquo;attaque pour se branler, s&rsquo;il n&rsquo;aurait pas int\u00e9r\u00eat \u00e0 s&rsquo;\u00e9claircir les id\u00e9es, vu la journ\u00e9e qui l&rsquo;attendait. Sa main op\u00e9ra quelques attouchements distraits puis il renon\u00e7a. Ces temps-ci, il manquait apparemment la conviction et la tranquillit\u00e9 ou le vide mental, et l&rsquo;acte en soi semblait bizarrement d\u00e9mod\u00e9 et improbable, comme d&rsquo;allumer un feu en frottant deux bouts de bois.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; \u00c9dition folio. Traduit de l&rsquo;anglais par Suzanne V. Mayoux &nbsp; Roman sous-tendu par une intrigue bien men\u00e9e (d\u00e9cidemment les anglais sont bons dans le genre) . Nous suivons le destin de Clive un compositeur de Musique de renom et de Vernon un r\u00e9dacteur en chef d&rsquo;un grand journal londonien. 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