{"id":11600,"date":"2021-07-15T06:29:22","date_gmt":"2021-07-15T04:29:22","guid":{"rendered":"http:\/\/luocine.fr\/?p=11600"},"modified":"2021-07-07T17:31:09","modified_gmt":"2021-07-07T15:31:09","slug":"adelphe-isabelle-flaten","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=11600","title":{"rendered":"Adelphe     &#8211; Isabelle FLATEN"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/adelphe.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-11604\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/adelphe.jpg\" alt=\"\" width=\"1080\" height=\"810\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/adelphe.jpg 1080w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/adelphe-300x225.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/adelphe-1024x768.jpg 1024w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2020\/09\/adelphe-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>\u00c9dition le Nouvel Attila. Lu dans le cadre du club de lecture de <a href=\"https:\/\/www.lourse.fr\/\">la m\u00e9diath\u00e8que de Dinard<\/a><\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-724 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/3.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Roman tr\u00e8s atypique et tr\u00e8s loin du monde si rapide de notre \u00e9poque. Il s&rsquo;appuie sur un autre roman, celui d&rsquo;<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Ernest_P%C3%A9rochon\">Ernest P\u00e9rochon<\/a>, \u00ab&#160;N\u00eane&#160;\u00bb qui a obtenu le prix Goncourt en 1920. (Je vous mets le lien si cet auteur est tomb\u00e9 pour vous comme pour moi dans les oubliettes.) Ce roman, que je n&rsquo;ai pas lu, raconte la vie d&rsquo;une servante \u00e0 la campagne qui consacre sa vie \u00e0 \u00e9lever les enfants de son ma\u00eetre et qui oublie de vivre elle-m\u00eame. Apr\u00e8s la guerre 14\/18, les femmes qui viennent de vivre quatre ans en prenant toutes les responsabilit\u00e9s de la vie sociale ont du mal \u00e0 rentrer dans les anciens sch\u00e9mas. Ernest Perochon est visiblement sensible au statut de ces femmes puisque c&rsquo;est lui aussi qui a \u00e9crit \u00ab&#160;Les Gardiennes&#160;\u00bb dont a fait un film en 2017 avec Nathalie Baye et Laura Smet. Et c&rsquo;est bien l\u00e0, au-del\u00e0 de l&rsquo;intrigue, le th\u00e8me principal du roman qui se situe apr\u00e8s la guerre 14\/18 qui a tant marqu\u00e9 les hommes mais aussi les femmes. Ce roman permet de croiser des femmes au destin incroyable comme <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Madeleine_Pelletier\">Madeleine Pelletier<\/a> et Marie Curie dont l&rsquo;invention des ambulances avec radio ont permis d&rsquo;\u00e9normes progr\u00e8s pour soigner les soldats bless\u00e9s \u00e0 la guerre 14\/18.<\/p>\n<p>Ce roman se divise en trois parties. nous sommes d&rsquo;abord avec le pasteur du village qui tremble d&rsquo;un amour coupable pour la belle Gabrielle . C&rsquo;est la partie la plus longue et qui m&rsquo;a le plus int\u00e9r\u00e9ss\u00e9e , ensuite vient le temps des Femmes et en particulier celui de la sienne Blanche qui souffre de se sentir trop proche de N\u00eane l&rsquo;h\u00e9ro\u00efne du roman gr\u00e2ce auquel elle a appris \u00e0 lire. M\u00eame leur fils Jaques ne r\u00e9ussira pas \u00e0 l&rsquo;arracher \u00e0 sa d\u00e9tresse. Enfin le temps du fils qui vivra lui aussi un grand amour .<br \/>\nJe ne peux pas en dire plus sans vous d\u00e9voiler la fin mais vous la devinerez d\u00e8s la premi\u00e8re partie Seulement, je sais maintenant que la majorit\u00e9 des blogueurs et des blogueuses ne commencent pas comme moi tous les romans par la fin. Le suspens ne joue pas un grand r\u00f4le dans cette histoire, mais en revanche la vie dans une petite ville dans l&rsquo;entre deux guerres est bien racont\u00e9e. J&rsquo;ai beaucoup aim\u00e9 l&rsquo;amiti\u00e9 entre les deux hommes&#160;: le pasteur et le cur\u00e9 de ce village. Ils ont \u00e0 eux deux cr\u00e9\u00e9, bien avant 1962 et le Concile \u0153cum\u00e9nique Vatican II, la r\u00e9union des gens de bonne foi qu&rsquo;ils soient protestants ou catholiques. Un roman hors du temps et dans la lenteur de la vie de village mais aussi dans l&rsquo;histoire de femmes qui ne veulent plus \u00eatre ni des suivantes, ni des servantes. Et cela est soulign\u00e9 par un style particulier un rien vieillot qui convient bien \u00e0 cette histoire. Je n&rsquo;ai pas lu Ernest P\u00e9rochon mais je me demande s&rsquo;il n&rsquo;\u00e9crit pas un peu comme cela. J&rsquo;ai essay\u00e9 d&rsquo;en rendre compte dans les extraits choisis . Si je n&rsquo;ai pas mis plus de coquillages, c&rsquo;est que j&rsquo;ai trouv\u00e9 que les trois parties \u00e9taient de valeur in\u00e9gale, et surtout ce qui est vraiment dommage l&rsquo;int\u00e9r\u00eat allait d\u00e9croissant. La premi\u00e8re partie est tr\u00e8s belle et m\u00e9ritait (selon mon go\u00fbt) cinq coquillages.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>Le changement d&rsquo;\u00e9poque et le style imag\u00e9 de l&rsquo;auteure<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv1314727749yMail_cursorElementTracker_1580983209522\">\u00a0<em>Il s&rsquo;imaginait avoir un \u0153il ouvert sur le monde mais ce n&rsquo;\u00e9tait pas le bon, le gauche. Son iris se concentrait sur un ordre des choses tiss\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9toffe d&rsquo;une nature qu&rsquo;il croyait \u00e9ternelle, or la fibre est friable et se d\u00e9lite lorsque sous l&rsquo;habit on se heurte au moine, ce vieux fossile entravant depuis la nuit des temps l&rsquo;horizon des femmes. Que certaines puissent \u00eatre lasses de marcher \u00e0 l&rsquo;ombre, il n&rsquo;y avait jamais song\u00e9. Que Gabrielle m\u00e9rite la lumi\u00e8re, c&rsquo;est une \u00e9vidence. Adelphe s&rsquo;en veut. Il s&rsquo;en veut d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il n&rsquo;est pas frileux, plus maintenant qu&rsquo;il a v\u00e9cu la guerre, qu&rsquo;il a vu l&rsquo;homme dans le plus laid des bourbiers, d\u00e9chiquet\u00e9, les boyaux a l&rsquo;air, hurlant comme un goret, alors oui, que le monde bouge mais comme il faut cette fois.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Jolie phrase<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv9031395419yMail_cursorElementTracker_1580983675084\">\u00a0<em>Ainsi vont peut-\u00eatre certains hommes de p\u00e8re en fils sans la cl\u00e9 des femmes, avec l&rsquo;incertitude pour seule boussole.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<blockquote>\n<div><\/div>\n<div><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Cette auteure aime les images<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv7093797021yMail_cursorElementTracker_1580984301385\"><em>En r\u00e9alit\u00e9 ce soir tout en lui est repu, l&rsquo;heure est la douceur, il n&rsquo;est pas d&rsquo;humeur \u00e0 \u00e9gratigner quiconque et assure \u00e0 sa gouvernante que son pot-au-feu est un v\u00e9ritable d\u00e9lice. Elle r\u00e9pond d&rsquo;un borborygme ponctu\u00e9 d&rsquo;un sourire mesquin&#160;; une \u00e9claboussure qui le plonge instantan\u00e9ment dans un court-bouillon d\u00e9senchant\u00e9.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n<div><\/div>\n<h3>Le pasteur et le cur\u00e9<\/h3>\n<div>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv2829062899yMail_cursorElementTracker_1580999027602\"><em>Le cur\u00e9 est une vieille connaissance qu&rsquo;il a un peu d\u00e9laiss\u00e9 cette ann\u00e9e . Pourtant c&rsquo;est un bon compagnon, toujours partant pour la modernit\u00e9 avec qui il a d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 des bi\u00e8res et deux ou trous d\u00e9convenues, des espoirs communs qui n&rsquo;avaient pas trouv\u00e9 preneur<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; \u00c9dition le Nouvel Attila. Lu dans le cadre du club de lecture de la m\u00e9diath\u00e8que de Dinard Roman tr\u00e8s atypique et tr\u00e8s loin du monde si rapide de notre \u00e9poque. 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