{"id":10954,"date":"2020-01-13T06:46:13","date_gmt":"2020-01-13T05:46:13","guid":{"rendered":"http:\/\/luocine.fr\/?p=10954"},"modified":"2020-01-13T13:29:38","modified_gmt":"2020-01-13T12:29:38","slug":"passe-imparfait-julian-fellowes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/luocine.fr\/?p=10954","title":{"rendered":"Pass\u00e9 Imparfait   -Julian FELLOWES"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/pass\u00e9.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-10955\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/pass\u00e9.jpg\" alt=\"\" width=\"1080\" height=\"810\" srcset=\"https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/pass\u00e9.jpg 1080w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/pass\u00e9-300x225.jpg 300w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/pass\u00e9-768x576.jpg 768w, https:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2019\/09\/pass\u00e9-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px\" \/><\/a><\/p>\n<p><em>Traduit de l&rsquo;anglais par Jean Szlamowicz. Collection 10\/18<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-725 alignleft\" src=\"http:\/\/luocine.fr\/wp-content\/uploads\/2014\/10\/4.jpg\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"58\" \/><\/a>Ne vous \u00e9tonnez pas de trouver dans ce roman un petit air de \u00ab&#160;Downton Abbey&#160;\u00bb , Julian Fellowes en est le sc\u00e9nariste. Il conna\u00eet bien le milieu de l&rsquo;aristocratie britannique pour l&rsquo;avoir beaucoup fr\u00e9quent\u00e9 dans sa jeunesse. Mais il est n\u00e9 en 1949, et les heures de gloire des Crawley et de toutes les familles nobles britanniques sont bien termin\u00e9es. Pourtant, certains rites existent encore et le narrateur assure que dans les ann\u00e9es 60, il y avait, encore en Grande-Bretagne ce qu&rsquo;on appelait \u00ab&#160;la saison&#160;\u00bb . Cela ressemble un peu aux rallye d&rsquo;aujourd&rsquo;hui en France, dans les milieux riches de la capitale. Il s&rsquo;agissait de bals donn\u00e9s par les m\u00e8res de jeunes filles pour leur faire rencontrer des partis fr\u00e9quentables. Tous les ch\u00e2telains des alentours recevaient dans leur demeure, ce Weekend l\u00e0, les jeunes adolescents invit\u00e9s qui n&rsquo;avaient pas pu dormir chez la jeune-fille, cela nous vaut des r\u00e9cit autour de la cuisine britannique qui bien que servie avec avec tout le d\u00e9corum possible est r\u00e9p\u00e9titive, fade et sans aucun int\u00e9r\u00eat, comme la mousse au saumon que la narrateur a consomm\u00e9 tant de fois, cette ann\u00e9e l\u00e0. La construction du roman rappelle celle d&rsquo;une s\u00e9rie. (Je gage que ce roman sera un jour repris pour la t\u00e9l\u00e9vision). En six \u00e9pisodes (6 est le nombre des \u00e9pisodes des mini-s\u00e9ries), notre narrateur doit retrouver les six jeunes filles qu&rsquo;il a rencontr\u00e9es lors de cette \u00ab&#160;saison&#160;\u00bb des ann\u00e9es soixantes. Pourquoi&#160;? parce que Damian Baxter, l&rsquo;\u00e9tudiant qui est devenu plus que millionnaire &#8211; on peut imaginer un Bill Gates ou un Steve Job, britannique- va mourir. Il fait appel au narrateur pour retrouver son enfant ill\u00e9gitime. Il est forc\u00e9ment l&rsquo;enfant d&rsquo;une de ses six jeunes filles. On repart donc dans la vie de six couples qui quarante ans plus tard ont parfois bien du mal \u00e0 \u00eatre encore heureux. Une catastrophe qui s&rsquo;est produite en 1970 au Portugal annonc\u00e9e d\u00e8s le premier chapitre est le fil conducteur de l&rsquo;inimiti\u00e9 farouche qui s\u00e9pare Damian et le narrateur, il ne sera d\u00e9voil\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 la fin du roman mais elle est rappel\u00e9e \u00e0 tous les \u00e9pisodes&#160;:<\/p>\n<blockquote><p><em>Je pouvais leur faire confiance d&rsquo;avoir gard\u00e9 en m\u00e9moire ce fameux repas car il y a peu de gens qui en ont v\u00e9cu d&rsquo;aussi effroyable, Dieu merci. J&rsquo;avais aussi une autre excuse, plus fragile, pour ne rien dire, il se pouvait qu&rsquo;ils aient tout oubli\u00e9, \u00e0 la fois de cet \u00e9pisode et de ma personne&#8230;.. M\u00eame si mon aventure avec les Gresham s&rsquo;\u00e9tait termin\u00e9e par une catastrophe j&rsquo;aime \u00e0 penser que j&rsquo;avais fait partie de leur existence \u00e0 une \u00e9poque lointaine, \u00e0 une p\u00e9riode o\u00f9 il avait fait partie de la mienne de mani\u00e8re si vitale. Et m\u00eame si la simple logique me disait qu&rsquo;il y avait peu de chances que cette illusion ait encore la moindre r\u00e9alit\u00e9, j&rsquo;avais r\u00e9ussi \u00e0 la conserver intacte jusqu&rsquo;ici et j&rsquo;aurais aim\u00e9 retourner \u00e0 la voiture \u00e0 la fin de la soir\u00e9e avec cette chim\u00e8re encore en bon \u00e9tat.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Effectivement tout tourne autour de cette sixi\u00e8me famille les Gresham, et de Joanna dont Damian Baxter et le narrateur ont \u00e9t\u00e9 follement amoureux, On sait d\u00e8s le d\u00e9but que le suspens de l&rsquo;enfant ill\u00e9gitime ne peut se r\u00e9soudre qu&rsquo;\u00e0 la fin, mais cela ne procure aucun ennuie car chaque famille procure son lot de surprises. La difficult\u00e9 de s&rsquo;ins\u00e9rer dans le monde \u00e9troit de la coterie des gens \u00ab&#160;biens&#160;\u00bb en grande Bretagne est d\u00e9crite sans \u0153ill\u00e8res et cela ne la rend pas tr\u00e8s sympathique. Le personnage principal Damian Baxter, malgr\u00e9 son intelligence ne fera jamais partie de ces gens l\u00e0 et le narrateur \u00e9prouvera toute sa vie une forme de culpabilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre celui qui l&rsquo;a fait entrer dans ce monde. C&rsquo;est le ressort principal du roman dont l&rsquo;autre int\u00e9r\u00eat est la peinture de la soci\u00e9t\u00e9 britannique dans les ann\u00e9es soixantes et le d\u00e9clin de l&rsquo;aristocratie. M\u00eame s&rsquo;il y a quelques longueurs,ce roman se lit tr\u00e8s facilement et fait partie, pour moi,des romans qui \u00ab&#160;font du bien&#160;\u00bb . Un peu comme la c\u00e9l\u00e8bre s\u00e9rie dont il est l&rsquo;auteur Julian Fellowes sait nous raconter cette soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 laquelle il est attach\u00e9 tout en voyant tr\u00e8s exactement les limites.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>PS <a href=\"http:\/\/eeguab.canalblog.com\/archives\/2015\/09\/03\/32502878.html\">Blogart (La comtesse)<\/a> avait parl\u00e9 de ce roman le 3 septembre 2015, merci de me l&rsquo;avoir fait remarquer.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h1>Citations<\/h1>\n<h3>Regard de sa m\u00e8re.<\/h3>\n<blockquote><p><em>Ma m\u00e8re n&rsquo;aurait certes pas approuv\u00e9, mais ma m\u00e8re \u00e9tait d\u00e9c\u00e9d\u00e9e et donc, th\u00e9oriquement, peu concern\u00e9e par la question, m\u00eame si je ne suis pas convaincu que nous puissions nous d\u00e9faire du regard critique de nos parents, qu&rsquo;ils soient morts ou pas.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<h3>Snobisme et argent en Grande Bretagne.<\/h3>\n<blockquote><p><em>Il est tr\u00e8s curieux de constater qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui encore il existe en Grande-Bretagne une forme de snobisme envers l&rsquo;argent fra\u00eechement acquis. J&rsquo;imagine que la droite traditionnelle est cens\u00e9e tordre le nez face \u00e0 ces gens-l\u00e0 mais, paradoxalement, ce sont souvent les intellectuels de gauche qui montrent tout leur m\u00e9pris pour ceux qui se sont fait tout seul. Je n&rsquo;oserais essayer de comprendre comment une telle attitude peut-\u00eatre compatible avec la croyance \u00e0 l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des chances.<\/em><\/p><\/blockquote>\n<h3>La cuisine.<\/h3>\n<blockquote>\n<div id=\"yiv6618606057yMail_cursorElementTracker_1566469837640\"><em>On peut et on doit r\u00e9fl\u00e9chir s\u00e9rieusement aux changements qui ont touch\u00e9 notre soci\u00e9t\u00e9 ces quarante derni\u00e8res ann\u00e9es, mais il y a un certain consensus sur les progr\u00e8s qu&rsquo;a faits la cuisine britannique, au moins jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e du poisson cru et du manque de cuisson impos\u00e9 par des chefs-vedettes au d\u00e9but de ce nouveau mill\u00e9naire. Personne ne conteste que, quand j&rsquo;\u00e9tais enfant, ce qu&rsquo;on mangeait en Grande-Bretagne \u00e9tait horrible et consistait essentiellement en repas de cantine sans aucun go\u00fbt, avec des l\u00e9gumes qu&rsquo;on semblait avoir mis \u00e0 bouillir depuis la guerre. On trouvait parfois des choses meilleures chez certains particuliers, mais m\u00eame les restaurants chics vous servaient des plats compliqu\u00e9s et pr\u00e9tendument raffin\u00e9s, d\u00e9cor\u00e9s entre autres de mayonnaise verte pr\u00e9sent\u00e9e sous forme de fleur, et qui ne valaient pas vraiment qu&rsquo;on se donne la peine de les ingurgiter.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Le snobisme britannique.<\/h3>\n<h4>\u00catre duc&#160;!<\/h4>\n<blockquote>\n<div><em>De fait, les fr\u00e8res Tremayne allaient conna\u00eetre une certaine popularit\u00e9, passant m\u00eame pour des personnalit\u00e9s frondeuses, ce qu&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient absolument pas. Mais leur p\u00e8re \u00e9tait duc et m\u00eame si, dans la vraie vie, cet homme aurait \u00e9t\u00e9 incapable d&rsquo;occuper les fonctions de gardien de parking, son statut suffisait \u00e0 leur garantir d&rsquo;\u00eatre invit\u00e9s.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h4>\u00catre comte&#160;!<\/h4>\n<blockquote>\n<div><em>Nous pouvions \u00eatre absolument certain que, jamais en cinquante huit ans, personne ne s&rsquo;\u00e9tait adress\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ordre Claremont de cette mani\u00e8re. Comme tous les riches aristocrates dans le monde, il n&rsquo;avait aucune id\u00e9e r\u00e9elle de sa propre valeur puisque, depuis sa naissance, il recevait des compliments sur des qualit\u00e9s imaginaires et il n&rsquo;\u00e9tait pas vraiment surprenant qu&rsquo;il n&rsquo;ait jamais remis en question les flatteries qu&rsquo;une arm\u00e9e de l\u00e8che-botte lui avait servies depuis un demi-si\u00e8cle. Il n&rsquo;avait pas l&rsquo;intelligence de se dire qu&rsquo;on lui racontait n&rsquo;importe quoi qu&rsquo;il n&rsquo;avait rien de concret \u00e0 offrir sur le march\u00e9 du monde r\u00e9el. C&rsquo;\u00e9tait un choc, un horrible choc de d\u00e9couvrir qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait pas la personnalit\u00e9 digne, \u00e9l\u00e9gante et admirable qu&rsquo;il croyait \u00eatre, mais un pauvre imb\u00e9cile.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>L&rsquo;apparence<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Ces gens-l\u00e0 ob\u00e9issaient \u00e0 des rituels vestimentaires p\u00e9nibles pour une simple raison&#160;: ils savaient parfaitement que le jour o\u00f9 ils cesseraient de ressembler \u00e0 une \u00e9lite, ils cesseraient d&rsquo;\u00eatre une \u00e9lite. Nos hommes politiques viennent tout juste d&rsquo;apprendre ce que nos aristo savaient depuis des mill\u00e9naires &#8211; tout est dans l&rsquo;apparence.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Dans les ann\u00e9es 60<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Malgr\u00e9 cette laideur, personne ne fut \u00e9pargn\u00e9. Les jupes de la reine remont\u00e8rent au-dessus du genou, et lors de l&rsquo;intronisation du prince de Galles \u00e0 Caernarfon Castle, Lord Snowdon s&rsquo;\u00e9tait affich\u00e9 avec ce qui ressemblait f\u00e9rocement au costume d&rsquo;un steward d&rsquo;une compagnie polonaise. Mais, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1980, les aristo se fatigu\u00e8rent de d\u00e9guisements aussi intenables. Ils voulaient reprendre l&rsquo;apparence qui \u00e9tait la leur.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Perte d&rsquo;une fortune en moins d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ration<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Elle s&rsquo;\u00e9tait \u00e9galement rendu compte d&rsquo;un impr\u00e9vu, c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;amputation permanente de son capital du fait d&rsquo;un \u00e9poux qui entendait bien vivre \u00ab&#160;en prince&#160;\u00bb mais qui n&rsquo;avait pas l&rsquo;intention de travailler un seul jour dans sa vie ni de gagner le moindre penny. C&rsquo;\u00e9tait une fille du Nord avec la t\u00eate sur les \u00e9paules et elle avait bien conscience qu&rsquo;aucune fortune ne peut esp\u00e9rer survivre \u00e0 partir du moment o\u00f9 les d\u00e9penses sont sans limites et les revenus \u00e9quivalents \u00e0 z\u00e9ro.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Relations de couples<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Quand on se retrouve dans une relation qui bat de l&rsquo;aile, on a tendance \u00e0 l&rsquo;aggraver en lui en lui injectant une dose de m\u00e9lodrame, obtenu en devenant lunatique et mordant, et en montrant en permanence sont insatisfaction. Cela passe par des r\u00e9pliques comme \u00ab&#160;Mais pourquoi tu fais tout le temps \u00e7a&#160;?&#160;\u00bb Ou &#160;\u00bb Bon, tu m&rsquo;\u00e9coutes oui&#160;? Parce qu&rsquo;en g\u00e9n\u00e9ral tu ne comprends rien quand je t&rsquo;explique.&#160;\u00bb ou bien \u00ab&#160;Me dis pas que tu as encore oubli\u00e9&#160;?&#160;\u00bb<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>le prix des grandes propri\u00e9t\u00e9s<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>H\u00e9las, c&rsquo;est palais \u00e9taient \u00e0 l&rsquo;origine cens\u00e9s \u00eatre le centre de centaines d&rsquo;hectares de production agricole et la vitrine d&rsquo;immenses fortunes fond\u00e9es sur le commerce et d&rsquo;industrie &#8211; cela ne se voyait peut-\u00eatre pas mais, \u00e0 l&rsquo;instar des taupes creusant sans cesse dans galerie, c&rsquo;\u00e9tait des capitaux qui travaillaient dans l&rsquo;ombre. Car ces demeures sont de grandes d\u00e9voreuses de fortune. Elles avalent l&rsquo;argent comme les terribles ogre des fr\u00e8res Grimm d\u00e9vorent les enfants et tout ce qu&rsquo;ils trouvent sur leur chemin.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>Observation qui sonne juste<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Une marque certaines de l&rsquo;\u00e9troitesse d&rsquo;esprit des gens, c&rsquo;est quand on ne supporte pas de voir ses amis devenir amis avec d&rsquo;autres amis \u00e0 soi. Malheureusement, c&rsquo;est tr\u00e8s fr\u00e9quent, et on constate souvent avec cette petite grimace lorsque l&rsquo;on se rend compte que deux couples se sont vus sans vous inviter alors que c&rsquo;est vous qui les aviez pr\u00e9sent\u00e9s.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<h3>L&rsquo;importance de la beaut\u00e9<\/h3>\n<blockquote>\n<div><em>Il faut avoir \u00e9t\u00e9 laid dans sa jeunesse pour comprendre ce que cela signifie. On peut toujours dire que les apparences sont superficielles et parler de \u00ab&#160;beaut\u00e9 int\u00e9rieure&#160;\u00bb ou autre niaiserie que les adolescents moches doivent supporter quand leur m\u00e8re leur soutien que \u00ab&#160;c&rsquo;est merveilleux d&rsquo;\u00eatre diff\u00e9rent&#160;\u00bb. La r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est que la beaut\u00e9 est la seule unit\u00e9 mon\u00e9taire qui vaille question s\u00e9duction, et dans ce domaine, votre compte en banque est \u00e0 z\u00e9ro.<\/em><\/div>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Traduit de l&rsquo;anglais par Jean Szlamowicz. Collection 10\/18 &nbsp; Ne vous \u00e9tonnez pas de trouver dans ce roman un petit air de \u00ab&#160;Downton Abbey&#160;\u00bb , Julian Fellowes en est le sc\u00e9nariste. Il conna\u00eet bien le milieu de l&rsquo;aristocratie britannique pour l&rsquo;avoir beaucoup fr\u00e9quent\u00e9 dans sa jeunesse. 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