Apres Homo Sapiens, je savais que je lirai ce livre qui fait tant parler de lui et de son auteur. On retrouve l’esprit vif et peu conven­tion­nel de Yuval Noah Harari mais c’est moins agréable à lire. Car, si de nouveau, il remet en cause la façon dont Homo Sapiens, (c’est à dire nous) a conquis la planète, au détri­ment des animaux et au risque de détruire l’équilibre de la nature, il projette dans le futur les consé­quences de nos récentes décou­vertes. Nous sommes donc, selon lui, au bord de créer l’Homo-Deus qui aura sans doute aussi peu de consi­dé­ra­tion pour Homo Sapiens que celui-ci en a eu pour les animaux. L’auteur consacre de longues pages sur le sort que nous avons réservé à l’espèce animale, c’est terri­ble­ment angois­sant. Les démons­tra­tions sont brillantes et souvent impla­cables. Mais c’est aussi très triste, car cet avenir n’est guère réjouis­sant. Yuval Noah Harari ne veut être ni gourou, ni prophète, il peut se trom­per mais il nous demande de réflé­chir. Il termine son livre en nous lais­sant trois thèmes de réflexions que je vous livre :

Tous les autres problèmes et évolu­tion sont éclip­sés par trois proces­sus liés les uns aux autres :
1/​la science converge dans un dogme univer­sel, suivant lequel les orga­nismes sont des algo­rithmes et la vie se réduit au trai­te­ment des données.
2/ l’intelligence se découple de la conscience.
3/​Des algo­rithmes non conscients mais fort intel­li­gents, pour­raient bien­tôt nous connaître mieux que nous-mêmes.
Ces trois proces­sus soulèvent trois ques­tions cruciales, dont j’espère qu’elle reste­ront présentes à votre esprit long­temps après que vous aurez refermé ce livre : 
1/​Les orga­nismes ne sont-ils réel­le­ment que des algo­rithmes, et la vie se réduit-elle au trai­te­ment des données ? 
2/​De l’intelligence ou de la conscience, laquelle est la plus précieuse ?
3/​Qu’adviendra-t-il de la société, de la poli­tique et de la vie quoti­dienne quand les algo­rithmes non conscients mais haute­ment intel­li­gents nous connaî­trons mieux que nous ne nous connais­sons ?
Ne croyez pas pouvoir sortir de ces ques­tions par une simple boutade, ou par un geste rapide de déné­ga­tion. Même si ces ques­tions ne vous inté­ressent pas sachez que ces problèmes vont venir vers vous que vous le vouliez ou non. Il a fallu 500 pages à l’auteur pour en arri­ver là. Il vous entraî­nera aupa­ra­vant dans l’histoire humaine avec beau­coup d’humour et de sagesse. Vous verrez Homo Sapiens conqué­rir, domes­ti­quer et domi­ner complè­te­ment la planète et après avoir vaincu les trois fléaux qui l’ont occupé des millé­naires durant, à savoir : la famine, la mala­die et les guerres, s’il suit les tendances actuelles, il se pren­dra pour Dieu et voudra vivre une vie augmen­tée de tous les services rendus par les nouvelles tech­no­lo­gies. Vous croyez qu’il délire, et pour­tant entre le Bitcoin, les blok­schains et les big-data , dites moi un peu où se trouvent l’individu, le pouvoir poli­tique ou les nations. Que deviennent nos concep­tions de l’humanisme ?
J’ai annoté ce livre au fur et à mesure de ma lecture et si je mets toutes mes notes dans mon article c’est que parfois elles me font sourire mais surtout elles me permettent de mieux me souve­nir des raison­ne­ments de cet auteur, Yuval Noah Harari : juif, athée, végé­ta­rien, homo­sexuel et surtout incroya­ble­ment intel­li­gent. Il a déclaré que le fait de n’être pas dans le moule de l’Israélien clas­sique lui avait permis d’être libre dans son mode de pensée.
Un livre impla­cable donc, vous le lirez sans doute mais avec moins de jubi­la­tion que son précé­dent ouvrage.

Citation

la fin des famines

En 2012, autour de 56 million de personnes sont mortes à travers le monde. ; 620000 ont été victimes de la violence humaine, (la guerre en a tué 120000, le crime 500 000). En revanche, on a dénom­bré 800 000 suicides, tandis que 1,5 million de gens mouraient du diabète. Le sucre est devenu plus dange­reux que la poudre à canon.

Une formule et un exemple frappant : l’art de convaincre de cet auteur

Le mot « paix » a pris un sens nouveau. Les géné­ra­tions anté­rieures envi­sa­geaient la paix comme l’absence tempo­raire de guerre. Aujourd’hui, la Paix, c’est l’invraisemblance de la guerre. En 1913, quand les gens parlaient de la paix entre la France et l’Allemagne, ils voulaient dire : » pour l’instant, il n’y a pas de guerre entre les deux pays, et qui sait ce que l’année prochaine nous réserve ? » Quand nous disons aujourd’hui que la paix règne entre la France et l’Allemagne, nous voulons dire que, pour autant que l’on puisse prévoir, il est incon­ce­vable qu’une guerre puisse écla­ter entre elles.

La fin des masses

De surcroît, malgré toutes les percées médi­cales, nous ne saurions être abso­lu­ment certain qu’en 2070 les plus pauvres joui­ront de meilleurs soins qu’aujourd’hui. L’État et L’élite pour­raient se désin­té­res­ser de la ques­tion. Au 20e siècle, la méde­cine a profité aux masses parce que ce siècle était l’ère des masses. Les armées avaient besoin de millions de soldats en bonne santé, et les écono­mies de millions de travailleurs sains. Aussi les États ont-ils mis en place des services publics pour veiller à la santé et à la vigueur de tous. Nos plus grandes réali­sa­tions médi­cales ont été la créa­tion d’installation d’hygiène de masse, de campagne massive de vacci­na­tion et l’éradication des épidé­mies de masse. En 1914, l’élite japo­naise avait tout inté­rêt à vacci­ner les plus pauvres, et à construire des hôpi­taux et le tout-à-l’égout dans les taudis : pour que le pays deviennent une nation forte à l’armée puis­sante et à l’économie robuste, il lui fallait des millions de soldats et d’ouvriers en bonne santé. 

L’ère des masses pour­rait bien être termi­née et, avec elle, l’âge de la méde­cine de masse. Tandis que soldats et travailleurs humains laissent place aux algo­rithmes, certaines élites au moins en concluent peut-être qu’il ne rime à rien d’assurer des niveaux de santé amélio­rés ou même stan­dards aux masses pauvres, et qu’il est bien plus raison­nable de cher­cher à augmen­ter une poignée de surhommes hors norme.

Victoire du libéralisme économique sur le totalitarisme communiste

Si le capi­ta­lisme a vaincu le commu­nisme, ce n’est pas parce qu’il était plus éthique, que les liber­tés indi­vi­duelles sont sacrées où que Dieu était en colère contre les commu­nistes païens. Le capi­ta­lisme a gagné la guerre froide parce que le trai­te­ment distri­bué des données marche mieux que le trai­te­ment centra­lisé, du moins dans les périodes d’accélération du chan­ge­ment tech­nique. Le comité central du Parti commu­niste ne pouvait tout simple­ment pas faire face au chan­ge­ment rapide du monde à la fin du 20e siècle. Quand la tota­lité des Data s’accumule dans un seul bunker secret, et qu’un groupe de vieux appa­rat­chiks prend toutes les déci­sions impor­tantes, ils peuvent certes produire des bombes nucléaires à la pelle, mais ni Apple ni Wiki­pé­dia. 
On raconte une anec­dote proba­ble­ment apocryphe, comme toutes les bonnes anec­dotes, lorsque Michael Gorbat­chev tenta de ressus­ci­ter l’économie sovié­tique mori­bonde, il envoya à Londres un de ses prin­ci­paux colla­bo­ra­teurs pour voir ce qu’il en était du that­ché­risme et comment fonc­tion­nait réel­le­ment un système capi­ta­liste. Ses hôtes guiderent le visi­teur sovié­tique, à travers la City, la bourse de Londres et la London School of Econo­mics, où il discuta avec des direc­teurs de banque, dès entre­pre­neurs et des profes­seurs. Après de longues heures, l’expert sovié­tique ne plus se rete­nir : » Un instant, je vous prie. Oubliee toutes ces théo­ries écono­miques compli­quées. Cela fait main­te­nant une jour­née que nous parcou­rons Londres en long et en large, il y a une chose que je n’arrive pas à comprendre. À Moscou nos meilleurs esprits travaillent sur le système de four­ni­ture du pain, et pour­tant il y a des queues inter­mi­nables devant les boulan­ge­ries et les épice­ries. Ici, à Londres, vivent des millions de gens, et nous sommes passés aujourd’hui devant quan­tité de maga­sin et de super­mar­ché, je n’ai pas vu une seule queue pour le pain. Je vous en prie, condui­sez-moi auprès de la personne char­gée de ravi­tailler Londres en pain. Il faut que je connaisse son secret. » Ses hôtes se grat­terent la tête, réflé­chirent un instant, et dirent : » Personne n’est chargé de ravi­tailler Londres en pain. »
Tel est le secret de la réus­site capi­ta­liste. Aucune unité centrale de trai­te­ment ne mono­po­lise toutes les données concer­nant la four­ni­ture en pain de la capi­tale.

L’avenir de l’internet

les gouver­ne­ment et les ONG pour­suivent en consé­quence des débats intenses sur la restruc­tu­ra­tion d’internet , mais il est beau­coup plus diffi­cile de chan­ger un système exis­tant que d’intervenir à ses débuts. De plus, le temps que la pesante bureau­cra­tie offi­cielle ait arrêté sa déci­sion en matière de Cyber-régu­la­tion, Inter­net ce sera méta­mor­phosé dix fois. La tortue gouver­ne­men­tale ne saurait rattra­per le lièvre tech­no­lo­gique. Les data la submergent. La NSA (Natio­nal Secu­rity Agency) peut bien espion­ner chacun de nos mots, à en juger d’après les échecs répé­tés de la poli­tique étran­gère améri­caine, personne, à Washing­ton, ne sait que faire de toutes les données. Jamais dans l’histoire on en a su autant sur ce qui se passe dans le monde, mais peu d’Empires ont gâché les choses aussi maladroi­te­ment que les États-Unis contem­po­rains. Un peu comme un joueur de poker qui c’est quelles cartes détiennent ses adver­saires mais se débrouille pour perdre à chaque coup.

Connais-toi toi même.…

Vous voulez savoir quoi ? Payez à « 23andMe » la modique somme de 99 dollars, et on vous enverra un petit paquet dans lequel vous trou­ve­rez une éprou­vette. Vous crachez dedans, vous la fermez hermé­ti­que­ment et vous la renvoyer à Moun­tain View, en Cali­for­nie. Là, l’ADN de votre salive est lu, et vous rece­vez les résul­tats en ligne. Vous obte­nez une liste des problèmes de santé qui vous guettent et le bilan de vos prédis­po­si­tions géné­tiques a plus de quatre-vingt-dix traits et condi­tions, de la calvi­tie à la cécité. « Connais-toi toi-même ? » Cela n’a jamais été plus facile ni meilleur marché. Puisque tout repose sur des statis­tiques, la taille de la base de données de la société est la clé pour des prédic­tions exactes Aussi la première société à construire une base de données géné­tiques géante four­nira-t-elle à la clien­tèle les meilleures prédic­tion et acca­para-t-elle poten­tiel­le­ment le marché. Les socié­tés améri­caines de bio-tech­no­lo­gie redoutent de plus en plus que la rigueur des lois sur la vie privée aux États-Unis, alliée au mépris chinois pour l’intimité, n’apporte à la Chine sur un plateau le marché géné­tique.

Fin de l’humanisme

Les hommes sont mena­cés de perdre leur valeur écono­mique parce que l’intelligence est décou­plée de la conscience. 
Jusqu’à aujourd’hui, la grande intel­li­gence est toujours allée de pair avec une conscience déve­lop­pée. Seuls des êtres conscients pouvaient accom­plir des tâches qui néces­si­taient beau­coup d’intelligence, comme jouer aux échecs, conduire une voiture, diag­nos­ti­quer une mala­die ou iden­ti­fier des terro­ristes. Toute­fois, nous mettons au point de nouveaux types d’intelligences non conscientes suscep­tibles d’accomplir ses tâches bien mieux que les êtres humains. Toutes ces tâches sont en effet fondées sur la recon­nais­sance de forme, il est possible que, bien­tôt, des algo­rithmes non conscients surpassent la conscience humaine en la matière.

Justification de la guerre

L’humanisme évolu­tion­niste soutient que l’expérience de la guerre est précieuse, et même essen­tielle. Le film « le troi­sième homme » a pour cadre la ville de Vienne au lende­main de la Seconde Guerre mondiale. Réflé­chis­sant au conflit récent, le person­nage Harry Lime observe : « Après tout, ce n’est pas si terrible… En Italie, sous les Borgia, ils ont eu trente années de guerre, de terreur, de meurtre et de bain de sang, mais ils ont produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renais­sance. En Suisse, ils ont eu l’amour frater­nel, cinq siècles de démo­cra­tie et de paix, et qu’ont-ils produit ? Le coucou. » Il a tort sur presque tous les points, au début des temps modernes, la Suisse a proba­ble­ment été la région d’Europe la plus assoif­fée de sang et expor­tait surtout des merce­naires, et le coucou est en fait une inven­tion alle­mande.

Humour en Israël

De nos jours, il est assez inté­res­sant de le consta­ter, même les fana­tiques reli­gieux adoptent ce discours huma­niste quand ils veulent influen­cer l’opinion publique. Chaque année depuis une décen­nie, par exemple, la commu­nauté israé­lienne LGBT
(lesbiennes,gays, et trans­genres) orga­nise une Gay Pride dans les rues de Jéru­sa­lem : un jour d’harmonie unique dans cette ville déchi­rée par les conflits, parce que c’est la seule occa­sion où les juifs reli­gieux, les musul­mans et les chré­tiens trouvent soudain une cause commune ; tous se déchaînent contre la parade. Ce qui est vrai­ment inté­res­sant, cepen­dant, c’est l’argument qu’ils invoquent. Ils ne disent pas : » Ces pêcheurs doivent être privés de parade parce que Dieu inter­dit l’homosexualité. » Mais, devant tous les micros et camé­ras de télé­vi­sion, ils expliquent que « voir une parade gay dans les rues de la ville sainte de Jéru­sa­lem blesse notre sensi­bi­lité. Les gays nous demandent de respec­ter leurs senti­ments, qu’ils respectent les nôtres. ».

Humour

Alors que les prêtres du Moyen-Âge dispo­saient d’une hotline avec Dieu et pouvaient distin­guer le bien du mal à notre inten­tion, les théra­peutes modernes, nous aident simple­ment à entrer en contact avec nos senti­ments intimes.

Importance du crédit

Les Temps Modernes finir par casser ce cycle du fait de la confiance crois­sante des gens en l’avenir et au miracle du crédit qui en est résulté. Le crédit est la mani­fes­ta­tion écono­mique de la confiance. De nos jours, si je souhaite mettre au point un nouveau médi­ca­ment, et que je manque d’argent, je peux obte­nir un prêt à la banque, ou me
tour­ner vers des inves­tis­seurs privés et des fonds de capi­taux à risque. Quand Ébola est apparu en Afrique de l’Ouest à l’été 2014, que croyez-vous qu’il advint des actions des socié­tés phar­ma­ceu­tiques qui travaillait à des médi­ca­ments et des vaccins contre ce virus ? Elle s’envolèrent. Les actions de Tekmira augmen­tèrent de 50 %, salle de BioCryst, de 90 %. Au Moyen-Âge, quand une épidé­mie se décla­rait, les gens tour­naient les yeux vers le ciel et priaient Dieu de leur pardon­ner leurs péchés. Aujourd’hui, quand les gens entendent parler d’une nouvelle épidé­mie mortel, ils prennent leur télé­phone mobile et appellent leur cour­tier. Sur le marché bour­sier, même une épidé­mie est une occa­sion de faire des affaires.

L’humour

En vérité, aujourd’hui encore, quand ils prêtent serment, les prési­dents améri­cains posent la main sur une Bible. De même dans bien des pays à travers le monde, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, les témoins, à la cour, posent la main sur une Bible en jurant de dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité. Il est para­doxal qu’ils jurent de dire la vérité sur un livre débor­dant de fictions, de mythes et d’erreurs. 

Une partie des problèmes de l’Afrique

Sur une table bien asti­quée de Berlin, ils dérou­lèrent une carte à moitié vide de l’Afrique, esquis­sèrent quelques traits ici ou là, et se parta­gèrent le conti­nent.
Quand, le moment venu, les Euro­péens s’y aven­turent munis de leur carte, ils décou­vrirent que nombre des fron­tières tracées à Berlin rendaient mal justice à la réalité géogra­phique, écono­mique et ethnique de l’Afrique. Toute­fois, pour éviter de réveiller des tensions, les enva­his­seurs s’en tinrent à leurs accords, et ces lignes imagi­naires devinrent les fron­tières effec­tives des colo­nies euro­péennes. Dans la seconde moitié du XXe siècle, avec la désin­té­gra­tion des empires euro­péens, les colo­nies accé­dèrent à l’indépendance. Les nouveaux pays acce­ptèrent alors des fron­tières colo­niales, redou­tant de provo­quer sinon une chaîne sans fin de guerres et de conflits. Beau­coup de diffi­cul­tés que traversent les pays afri­cains actuels viennent de ce que leurs fron­tières ont peu de sens. Quand les écrits fantai­sistes des bureau­cra­tie euro­péenne se heur­tèrent à la réalité afri­caine, ce fut la réalité qui dut céder.

Pourquoi les religieux détestent la théorie de l’évolution

La théo­rie de la rela­ti­vité ne met personne en colère parce qu’elle ne contre­dit aucune de nos croyances chérie. La plupart des gens se fichent pas mal que l’espace et le temps soit absolu ou rela­tif. Si vous croyez possible de cour­ber l’espace et le temps, eh bien, faites donc ! Allez-y, pliez-les. Je n’en ai cure. En revanche, Darwin nous a privé de notre âme. Si vous compre­nez plei­ne­ment la théo­rie de l’évolution, vous compre­nez qu’il n’y a pas d’âme. C’est une pensée terri­fiante pour les chré­tiens et musul­mans fervents, mais aussi pour bien des esprits sécu­liers qui n’adhèrent clai­re­ment a aucun dogme reli­gieux, mais n’en veulent pas moins croire que chaque humain possède une essence indi­vi­duelle éter­nelle qui reste inchan­gée tout le long de la vie et peut même survivre intacte à la mort.

Le charme de l’éducation britannique

John Watson, qui faisait auto­rité en la matière dans les années 1920, conseillait sévè­re­ment aux parents : » Ne serrez jamais vos enfant dans vos bras, ne les embras­sez pas, ne les lais­sez jamais s’asseoir sur vos genoux. S’il le faut, donnez-leur un baiser sur le front quand ils vous disent bonne nuit. Le matin, serrez leur la main. »

Genre d’anecdote qu’on aime répéter

Une anec­dotes célèbres, proba­ble­ment apocryphe, rapporte la rencontre en 1923 du prix Nobel de litté­ra­ture Anatole France et d’Isadora Duncan, la belle et talen­tueuse danseuse. Discu­tant du mouve­ment eugé­niste alors en vogue, Duncan observa : « .Imagi­nez un peu un enfant qui aurait ma beauté et votre intel­li­gence ! ». Et France de répondre : « Oui, mais imagi­nez un enfant qui ait ma beauté et votre intel­li­gence ! »

La vie, le sacré et la mort

La Décla­ra­tion univer­selle des droits de l’homme adop­tée par les Nations unies au lende­main de la dernières guerre – qui est ce qui ressemble sans doute le plus à une consti­tu­tion mondiale- déclare caté­go­ri­que­ment que le « droit à la vie » est la valeur la plus fonda­men­tale de l’humanité. Puisque la mort viole clai­re­ment ce droit, la mort est un crime contre l’humanité. Nous devons mener contre elle une guerre totale.
Tout au long de l’histoire, les reli­gions et les idéo­lo­gies n’ont pas sanc­ti­fié la vie elle-même, mais autre chose au-delà de l’existence terrestre. Elles ont donc parfai­te­ment toléré la mort. Certaines ont même montré beau­coup d’affection pour la Grande Faucheuse. Pour le chris­tia­nisme, l’islam et l’hindouisme, le sens de notre exis­tence dépen­dait de notre destin dans l’au-delà ; pour ces reli­gions, la mort était donc un élément vital et posi­tif du monde.

20150917_105711D’abord écrit en hébreu par l’auteur traduit par lui-même en anglais et traduit en fran­çais par Pierre Emanuel DAUZAT.

Pour satis­faire les opti­mistes aussi bien que les pessi­mistes, nous pouvons conclure que notre époque est au seuil du ciel et de l’enfer, passant nerveu­se­ment de la porte de l’un à l’antichambre de l’autre. L’histoire n’a pas encore décidé où elle finira.

Non seule­ment, il est sur ma liseuse, mais je l’ai offert à mon petit fils. J’attends avec impa­tience ses réac­tions. Il est un peu jeune (14 ans) mais c’est un passionné de pré-histoire, je pense qu’il le lira entiè­re­ment plutôt vers 16 – 17 ans.

Un énorme merci à Domi­nique, pour m’avoir donné envie de lire ce livre que tout humain devrait lire, c’est un pavé, bien sûr mais à l’échelle de l’histoire de l’humanité ce n’est qu’un feuillet. J’ai relu trois fois ce livre avant de me lancer dans la rédac­tion de ce commen­taire. Je voudrais telle­ment convaincre toutes celles et tous ceux qui n’ont pas encore décou­vert Yuval Noah HARARI de se mettre immé­dia­te­ment à le lire. Pour cela, il ne faut pas que vous ayez peur des quelques centaines de pages que vous allez devoir avaler. Ce livre extra­or­di­naire se lit Très faci­le­ment . Et pour une simple raison vos petites cellules grises sont main­te­nues en éveil par des idées qui mettent sans arrêt en cause ce que vous croyiez savoir. Pas de pitié pour les évidences ni les conforts que vous pouviez avoir, il vous faudra réflé­chir mais cet écri­vain a un tel sens de l’humour que vous serez bien obligé de le suivre. Je vous donne un exemple, comme moi vous avez sans doute pensé que si les femmes ne sont pas plus présentes dans les armées, c’est que dans les temps anciens se battre était surtout une ques­tion de force physique. Certes, mais de tout temps la stra­té­gie et l’organisation des armées ne demandent aucune force physique et pour­tant… Il en faudra du temps pour qu’une femme fran­çaise soit à la tête des armées ! Comme moi aussi vous avez pensé que la révo­lu­tion agri­cole a consti­tué un progrès pour l’humanité. Alors lisez vite ce livre pour vous rendre compte que l’homme cueilleur chas­seur était beau­coup plus adapté à son envi­ron­ne­ment que l’homme qui a fait dépendre sa survie d’une seule céréale : le blé. Et vous perdrez toute estime pour l’homo-sapiens quand, vous vous rendrez compte qu’à peine celui-ci met le pied sur un conti­nent ou sur des îles habi­tées seule­ment par des animaux parfois gigan­tesque en très peu de temps tous ces animaux dispa­raissent. Et quand, par hasard, des orga­ni­sa­tions humaines diffé­rentes de la notre, comme celles des Abori­gènes de Tasma­nie ont survécu à la terrible révo­lu­tion agri­cole, il faudra moins de 30 ans aux glorieux colo­ni­sa­teurs britan­niques pour faire dispa­raître complè­te­ment une popu­la­tion de 10 000 personnes . Cette île porte aujourd’hui, le nom du Hollan­dais, Abel Tasman, à l’origine de ce terrible massacre.

Si j’ai autant de cita­tions c’est que sur ma liseuse, c’est assez simple de créer des notes et de me les envoyer. J’en ai supprimé beau­coup mais si j’en ai laissé tant ce n’est pas seule­ment pour vous donner envie d’aller lire ce livre mais aussi pour essayer de garder en mémoire toutes ces idées que j’ai trouvé abso­lu­ment géniales. La conclu­sion n’est pas fran­che­ment opti­miste : cette créa­ture deve­nue maître de la terre et qui se prend pour Dieu pourra-t-elle surmon­ter ses frus­tra­tions et lais­ser une chance à la vie ? La ques­tion finale de Yuval Noha Harari, nous nous la posons avec lui :

Ainsi faisons-nous des ravages parmi les autres animaux et dans l’écosystème envi­ron­nant en ne cher­chant guère plus que nos aises et notre amuse­ment, sans trou­ver satis­fac­tion.

Y-a-t-il rien de plus dange­reux que des dieux insa­tis­faits et irres­pon­sables qui ne savent pas ce qu’ils veulent

Citations

Propos du livre

Trois révo­lu­tions impor­tantes inflé­chirent le cours de l’histoire. La Révo­lu­tion cogni­tive donna le coup d’envoi à l’histoire voici quelque 70 000 ans. La Révo­lu­tion agri­cole l’accéléra voici envi­ron 12 000 ans. La Révo­lu­tion scien­ti­fique, enga­gée voici seule­ment 500 ans, pour­rait bien mettre fin à l’histoire et amor­cer quelque chose d’entièrement diffé­rent. Ce livre raconte comment ces trois révo­lu­tions ont affecté les êtres humains et les orga­nismes qui les accom­pagnent.

L’arrivée de l’homme

Ce qu’il faut avant tout savoir des hommes préhis­to­riques, c’est qu’ils étaient des animaux insi­gni­fiants, sans plus d’impact sur leur milieu que des gorilles, des lucioles ou des méduses

les Hommes sont victorieux

Le Sapiens, en revanche, ressemble plus au dicta­teur d’une répu­blique bana­nière. Il n’y a pas si long­temps, nous étions les oppri­més de la savane, et nous sommes pleins de peurs et d’angoisses quant à notre posi­tion, ce qui nous rend double­ment cruels et dange­reux. Des guerres meur­trières aux catas­trophes écolo­giques, maintes cala­mi­tés histo­riques sont le fruit de ce saut préci­pité.

Humour et comparaison

Tandis qu’un chim­panzé passe cinq heures à mâchon­ner de la nour­ri­ture crue, une heure suffit à un homme qui mange de la nour­ri­ture cuisi­née. L’apparition de la cuisine permit aux hommes de manger des aliments plus variés, de passer moins de temps à se nour­rir, et de le faire avec des dents plus petites et des intes­tins plus courts. Selon certains spécia­listes, il existe un lien direct entre l’apparition de la cuisine, le raccour­cis­se­ment du tube diges­tif et la crois­sance du cerveau. Les longs intes­tins et les gros cerveaux dévo­rant chacun de l’énergie, il est diffi­cile d’avoir les deux.

Sapiens et Neandertal

Une autre possi­bi­lité est que la concur­rence autour des ressources ait dégé­néré en violences et en géno­cide. La tolé­rance n’est pas une marque de fabrique du Sapiens. Dans les Temps modernes, une petite diffé­rence de couleur de peau, de dialecte ou de reli­gion a suffi à pous­ser un groupe de Sapiens à en exter­mi­ner un autre. Les anciens Sapiens auraient-ils été plus tolé­rants envers une espèce humaine entiè­re­ment diffé­rente ? Il se peut fort bien que la rencontre des Sapiens et des Nean­der­tal ait donné lieu à la première et la plus signi­fi­ca­tive campagne de nettoyage ethnique de l’histoire.

L’importance du bavardage

On pour­rait croire à une plai­san­te­rie, mais de nombreuses études corro­borent cette théo­rie du commé­rage. Aujourd’hui encore, la majeure partie de la commu­ni­ca­tion humaine – e-mails, appels télé­pho­niques et échos dans la presse – tient du bavar­dage. Celui-ci nous est si natu­rel qu’il semble que notre langage se soit préci­sé­ment déve­loppé à cette fin

Fonction du langage

La capa­cité de dire : « Le lion est l’esprit tuté­laire de notre tribu. » Cette faculté de parler de fictions est le trait le plus singu­lier du langage du Sapiens. On convien­dra sans trop de peine que seul l’Homo sapiens peut parler de choses qui n’existent pas vrai­ment et croire à six choses impos­sibles avant le petit déjeu­ner

L’importance de la fiction

Le secret réside proba­ble­ment dans l’apparition de la fiction. De grands nombres d’inconnus peuvent coopé­rer avec succès en croyant à des mythes communs. Toute coopé­ra­tion humaine à grande échelle – qu’il s’agisse d’un État moderne, d’une Église médié­vale, d’une cité antique ou d’une tribu archaïque – s’enracine dans des mythes communs qui n’existent que dans l’imagination collec­tive.

Réalité imaginaire plus forte que le réel

Depuis la Révo­lu­tion cogni­tive, les Sapiens ont donc vécu dans une double réalité. D’un côté, la réalité objec­tive des rivières, des arbres et des lions ; de l’autre, la réalité imagi­naire des dieux, des nations et des socié­tés. Au fil du temps, la réalité imagi­naire est deve­nue toujours plus puis­sante, au point que de nos jours la survie même des rivières, des arbres et des lions dépend de la grâce des enti­tés imagi­naires comme le Dieu Tout-Puis­sant, les États-Unis ou Google.

Les élites avec l’humour de l’auteur

Un exemple de choix est l’apparition répé­tée d’élites sans enfants telles que le clergé catho­lique, les moines boud­dhistes et les bureau­cra­ties chinoises d’eunuques. L’existence de pareilles élites va contre les prin­cipes les plus fonda­men­taux de la sélec­tion natu­relle puisque ces membres domi­nants de la société renoncent volon­tiers à la procréa­tion. Ce n’est pas en refi­lant le « gène du céli­bat » d’un pape à l’autre que l’Église catho­lique a survécu, mais en trans­met­tant les histoires du Nouveau Testa­ment et du droit canon

Supériorité sur les singes

On aurait cepen­dant tort de recher­cher les diffé­rences au niveau de l’individu ou de la famille. Pris un par un, voire dix par dix, nous sommes fâcheu­se­ment semblables aux chim­pan­zés. Des diffé­rences signi­fi­ca­tives ne commencent à appa­raître que lorsque nous fran­chis­sons le seuil de 150 indi­vi­dus ; quand nous attei­gnons les 1 500 – 2 000 indi­vi­dus, les diffé­rences sont stupé­fiantes. Si vous essayiez de réunir des milliers de chim­pan­zés à Tian’anmen, à Wall Street, au Vati­can ou au siège des Nations unies, il en résul­te­rait un chari­vari. En revanche, les Sapiens se réunissent régu­liè­re­ment par milliers dans des lieux de ce genre. Ensemble, ils créent des struc­tures ordon­nées – réseaux commer­ciaux ..

Connaissance de la nature

De nos jours, la grande majo­rité des habi­tants des socié­tés indus­trielles n’a pas besoin de savoir grand-chose du monde natu­rel pour survivre. Que faut-il vrai­ment savoir de la nature pour être infor­ma­ti­cien, agent d’assurances, profes­seur d’histoire ou ouvrier ? Il faut être féru dans son tout petit domaine d’expertise mais, pour la plupart des néces­si­tés de la vie, on s’en remet aveu­glé­ment à l’aide d’autres connais­seurs, dont le savoir se limite aussi à un minus­cule domaine d’expertise. La collec­ti­vité humaine en sait aujourd’hui bien plus long que les bandes d’autrefois. Sur un plan indi­vi­duel, en revanche, l’histoire n’a pas connu hommes plus aver­tis et plus habiles que les anciens four­ra­geurs.

Survivre en ce temps-là néces­si­tait chez chacun des facul­tés mentales excep­tion­nelles. L’avènement de l’agriculture et de l’industrie permit aux gens de comp­ter sur les talents des autres pour survivre et ouvrit de nouvelles « niches pour imbé­ciles ». On allait pouvoir survivre et trans­mettre ses gènes ordi­naires en travaillant comme porteur d’eau ou sur une chaîne de montage

Supériorité du fourrageur

De surcroît, côté corvées domes­tiques, leur charge était bien plus légère : ni vais­selle à laver, ni aspi­ra­teur à passer sur les tapis, ni parquet à cirer, ni couches à chan­ger, ni factures à régler. L’économie des four­ra­geurs assu­rait à la plupart des carrières plus inté­res­santes que l’agriculture ou l’industrie. De nos jours, en Chine, une ouvrière quitte son domi­cile autour de sept heures du matin, emprunte des rues polluées pour rejoindre un atelier clan­des­tin où elle travaille à longueur de jour­née sur la même machine : dix heures de travail abru­tis­sant avant de rentrer autour de dix-neuf heures faire son travail domes­tique.

Moins malade

De surcroît, n’étant pas à la merci d’un seul type d’aliment, ils étaient moins expo­sés si celui-ci venait à manquer. Les socié­tés agri­coles sont rava­gées par la famine si une séche­resse, un incen­die ou un trem­ble­ment de terre ruine la récolte.
Les anciens four­ra­geurs souf­fraient aussi moins des mala­dies infec­tieuses. La plupart de celles qui ont infesté les socié­tés agri­coles et indus­trielles (variole, rougeole et tuber­cu­lose) trouvent leurs origines parmi les animaux domes­ti­qués et n’ont été trans­mises à l’homme qu’après la Révo­lu­tion agri­cole.

L’homme arrive en Australie

Or, plus de 90 % de la méga­faune austra­lienne a disparu en même temps que le dipro­to­don. Les preuves sont indi­rectes, mais on imagine mal que, par une pure coïn­ci­dence, Sapiens soit arrivé en Austra­lie au moment précis où tous ces animaux mouraient de froid.

Si l’extinction austra­lienne était un événe­ment isolé, nous pour­rions accor­der aux hommes le béné­fice du doute. Or, l’histoire donne de l’Homo sapiens l’image d’un serial killer écolo­gique.

Les coupables, c’est nous. Mieux vaudrait le recon­naître. Il n’y a pas moyen de contour­ner cette vérité. Même si le chan­ge­ment clima­tique nous a aidés, la contri­bu­tion humaine a été déci­sive.

La révolution agricole

La révo­lu­tion agri­cole est l’un des événe­ments les plus contro­ver­sés de l’histoire. Certains de ses parti­sans proclament qu’elle a engagé l’humanité sur la voie de la pros­pé­rité et du progrès. D’autres soutiennent qu’elle est la voie de la perdi­tion. C’est à ce tour­nant, selon eux, que Sapiens s’arracha à sa symbiose intime avec la nature pour sprin­ter vers la cupi­dité et l’aliénation. Où qu’elle menât, c’était une voie sans retour. L’agriculture permit aux popu­la­tions une crois­sance si forte et si rapide qu’aucune société complexe ne pour­rait plus jamais subve­nir à ses besoins.

L’angoisse du paysan

Le paysan anxieux était aussi fréné­tique et dur à la tâche qu’une fourmi mois­son­neuse en été, suant pour plan­ter des oliviers dont ses enfants et petits-enfants seule­ment pres­se­raient l’huile, mettant de côté pour l’hiver ou l’année suivante des vivres qu’il mourait d’envie de manger tout de suite. Le stress de la culture fut lourd de consé­quences. Ce fut le fonde­ment de systèmes poli­tiques et sociaux de grande ampleur. Tris­te­ment, les paysans dili­gents ne connais­saient quasi­ment jamais la sécu­rité écono­mique dont ils rêvaient en se tuant au travail. Partout surgirent des souve­rains et des élites qui se nour­rirent du surplus des paysans

Richesse et révolutions

Et si aucun accord n’est trouvé, le conflit se propage – même si les entre­pôts regorgent de vivres. Les pénu­ries alimen­taires ne sont pas à l’origine de la plupart des guerres et des révo­lu­tions de l’histoire. Ce sont des avocats aisés qui ont été le fer de lance de la Révo­lu­tion fran­çaise, non pas des paysans famé­liques. La Répu­blique romaine attei­gnit le faîte de sa puis­sance au premier siècle avant notre ère, quand des flottes char­gées de trésors de toute la Médi­ter­ra­née enri­chirent les Romains au-delà des rêves les plus fous de leurs ancêtres. Or, c’est à ce moment d’abondance maxi­male que l’ordre poli­tique romain s’effondra .

L’importance de la religion

De toutes les acti­vi­tés humaines collec­tives, la violence est la plus diffi­cile à orga­ni­ser. Dire qu’un ordre social se main­tient à la force des armes soulève aussi­tôt une ques­tion : qu’est-ce qui main­tient l’ordre mili­taire ? Il est impos­sible d’organiser une armée unique­ment par la coer­ci­tion. Il faut au moins qu’une partie des comman­dants et des soldats croient à quelque chose : Dieu, l’honneur,

Les septiques

Le philo­sophe grec Diogène, fonda­teur de l’école cynique, logeait dans un tonneau. Un jour qu’Alexandre le Grand lui rendit visite, Diogène se prélas­sait au soleil. Alexandre voulut savoir s’il pouvait faire quelque chose pour lui, et le Cynique lui répon­dit : « Oui, en effet. Ôte-toi de mon soleil ! » Voilà pour­quoi les cyniques ne bâtissent pas d’empire, et pour­quoi un ordre imagi­naire ne saurait être main­tenu que si de grandes sections de la popu­la­tion – notam­ment, de l’élite et des forces de sécu­rité – y croient vrai­ment. Le chris­tia­nisme n’aurait pas duré deux mille ans si la majo­rité des évêques et des prêtres n’avaient pas cru au Christ

les femmes et les travaux de force

Beau­coup de femmes courent plus vite et soulèvent des poids plus lourds que beau­coup d’hommes. Secundo, et c’est des plus problé­ma­tiques pour cette théo­rie, les femmes ont été tout au long de l’histoire exclues surtout des tâches qui exigent peu d’effort physique (prêtrise, droit, poli­tique) et ont dû assu­mer de nombreux travaux manuels rudes aux champs, dans les arti­sa­nats et à la maison.

L’expérience communiste

L’expérience la plus ambi­tieuse et la plus célèbre de ce genre fut menée en Union sovié­tique : ce fut un échec lamen­table. En pratique, le prin­cipe du « chacun travaillait suivant ses capa­ci­tés et rece­vait suivant ses besoins » se trans­forma en « chacun travaillait aussi peu que possible pour rece­voir le plus possible »

La monnaie

La monnaie est donc un moyen d’échange univer­sel qui permet aux gens de conver­tir presque tout en presque tout. Le soldat démo­bi­lisé peut délais­ser la force muscu­laire pour se muscler la cervelle en utili­sant sa solde afin de payer ses droits d’inscription en fac. La terre peut se conver­tir en loyauté quand un baron vend des biens pour entre­te­nir sa suite. La santé peut se conver­tir en justice quand un méde­cin se sert de ses hono­raires pour recou­rir aux services d’un avocat – ou soudoyer un juge. Il est même possible de trans­for­mer le sexe en salut : ainsi les putains du xve siècle, quand elles couchaient avec des hommes pour de l’argent qu’elles utili­saient ensuite pour ache­ter des indul­gences à l’Église catho­lique.

Des chré­tiens et des musul­mans qui ne sauraient s’entendre sur des croyances reli­gieuses pour­raient néan­moins s’accorder sur une croyance moné­taire parce que, si la reli­gion nous demande de croire à quelque chose, la monnaie nous demande de croire que d’autres croient à quelque chose

L’importance de la religion

De nos jours, la reli­gion est souvent consi­dé­rée comme une source de discri­mi­na­tion, de désac­cord et de désunion. En vérité, pour­tant, elle a été le troi­sième grand unifi­ca­teur de l’humanité avec la monnaie et les empires. Les ordres sociaux et les hiérar­chies étant toujours imagi­naires, tous sont fragiles, et le sont d’autant plus que la société est vaste.

Reste que si l’on addi­tionne les victimes de toutes ces persé­cu­tions, il appa­raît qu’en trois siècles les Romains poly­théistes ne tuèrent pas plus de quelques milliers de chrétiens[1]. À titre de compa­rai­son, au fil des quinze siècles suivants, les chré­tiens massa­crèrent les chré­tiens par millions pour défendre des inter­pré­ta­tions légè­re­ment diffé­rentes d’une reli­gion d’amour et de compas­sion.

Lors du massacre de la Saint-Barthé­lemy, entre 5 000 et 10 000 protes­tants trou­vèrent la mort en moins de vingt­quatre heures. Quand le pape apprit la nouvelle à Rome, sa joie fut telle qu’il orga­nisa des prières de liesse pour célé­brer l’occasion et char­gea Gior­gio Vasari de faire une fresque du massacre dans une salle du Vati­can (aujourd’hui inac­ces­sible aux visiteurs[2]). Plus de chré­tiens moururent de la main d’autres chré­tiens au cours de ces vingt-quatre heures que sous l’Empire romain poly­théiste tout au long de son exis­tence.

La révolution scientifique

La Révo­lu­tion scien­ti­fique a été non pas une révo­lu­tion du savoir, mais avant tout une révo­lu­tion de l’ignorance. La grande décou­verte qui l’a lancée a été que les hommes ne connaissent pas les réponses à leurs ques­tions les plus impor­tantes. Les tradi­tions prémo­dernes du savoir comme l’islam, le chris­tia­nisme, le boud­dhisme et le confu­cia­nisme affir­maient que l’on savait déjà tout ce qu’il était impor­tant de savoir du monde.

Mortalité enfantine

la reine Elea­nor eut seize enfants entre 1255 et 1284 : 1. Fille anonyme née en 1255, morte à la nais­sance. 2. Cathe­rine, morte à 1 ou 3 ans. 3. Joan, morte à 6 mois. 4. John, mort à 5 ans. 5. Henry, mort à 6 ans. 6. Elea­nor, morte à 29 ans. 7. Fille anonyme morte à 5 mois. 8. Joan, morte à 35 ans. 9. Alphonso, mort à 10 ans. 10. Marga­ret, morte à 58 ans. 11. Beren­ge­ria, morte à 2 ans. 12. Fille anonyme morte peu après la nais­sance. 13. Mary, morte à 53 ans. 14. Fils anonyme mort peu après la nais­sance. 15. Eliza­beth, morte à 34 ans. 16. Édouard. Le plus jeune, Édouard, fut le premier des garçons à survivre aux dange­reuses années de l’enfance

L’horreur du monde moderne

Pire encore fut le destin des indi­gènes de Tasma­nie. Ayant survécu à 10 000 ans de splen­dide isole­ment, ils furent tous élimi­nés : un siècle après l’arrivée de Cook, hommes, femmes et enfants avaient disparu jusqu’au dernier. Les colons euro­péens commen­cèrent par les refou­ler des parties les plus riches de l’île, puis, convoi­tant même les parties déser­tiques restantes, ils les traquèrent et les tuèrent systé­ma­ti­que­ment

Une blague (drôle)

Un jour qu’ils s’entraînaient, les astro­nautes tombèrent sur un vieil indi­gène améri­cain. L’homme leur demanda ce qu’ils fabri­quaient là. Ils répon­dirent qu’ils faisaient partie d’une expé­di­tion de recherche qui allait bien­tôt partir explo­rer la Lune. Quand le vieil homme enten­dit cela, il resta quelques instants silen­cieux, puis demanda aux astro­nautes s’ils pouvaient lui faire une faveur. « Que voulez-vous ? – Eh bien, fit le vieux, les gens de ma tribu croient que les esprits saints vivent sur la Lune. Je me deman­dais si vous pouviez leur trans­mettre un message impor­tant de la part des miens. – Et quel est le message ? » deman­dèrent lesas­tro­nautes. L’homme marmonna quelque chose dans son langage tribal, puis demanda aux astro­nautes de le répé­ter jusqu’à ce qu’ils l’aient parfai­te­ment mémo­risé. « Mais qu’est-ce que ça veut dire ? – Je ne peux pas vous le dire. C’est un secret que seuls sont auto­ri­sés à savoir notre tribu et les esprits de la Lune. » De retour à leur base, les astro­nautes ne ména­gèrent pas leurs efforts pour trou­ver quelqu’un qui sût parler la langue de la tribu et le prièrent de traduire le message secret. Quand ils répé­tèrent ce qu’ils avaient appris par cœur, le traduc­teur partit d’un grand éclat de rire. Lorsqu’il eut retrouvé son calme, les astro­nautes lui deman­dèrent ce que ça voulait dire. L’homme expli­qua. Ce qu’ils avaient si méti­cu­leu­se­ment mémo­risé voulait dire : « Ne croyez pas un seul mot de ce qu’ils vous racontent. Ils sont venus voler vos terres. »

L’esclavage

Dix millions d’esclaves afri­cains, dont près de 70 % pour les plan­ta­tions de canne à sucre. Les condi­tions de travail étaient abomi­nables. La plupart avaient une vie brève et misé­rable. Des millions d’autres moururent au cours des guerres menées pour les captu­rer ou au cours du long voyage du cœur de l’Afrique aux côtes de l’Amérique. Tout cela pour que les Euro­péens sucrent leur thé et mangent des bonbons… et que les magnats du sucre empochent d’énormes profits

Le consumérisme

L’obésité est une double victoire pour le consu­mé­risme. Au lieu de manger peu, ce qui provo­que­rait une réces­sion écono­mique, les gens mangent trop puis achètent des produits diété­tiques – contri­buant ainsi double­ment à la crois­sance écono­mique.

Le temps

En 1784 commença à opérer en Grande-Bretagne un service de voitures avec des horaires publics : ceux-ci n’indiquaient que l’heure de départ, pas celle d’arrivée. En ce temps-là, chaque ville ou chaque bourg avait son heure locale, laquelle pouvait diffé­rer de celle de Londres d’une bonne demi-heure. Quand il était midi à Londres, il pouvait être 12 h 20 à Liver­pool et 11 h 50 à Canter­bury. Comme il n’y avait ni télé­phones, ni radio, ni télé­vi­sion, et pas de trains rapides, qui pouvait savoir, et qui s’en souciait[2] ? 

L’importance de l’état

L’État prête aussi une atten­tion plus soute­nue aux rela­tions fami­liales, surtout entre parents et enfants. Les parents sont obli­gés d’envoyer leurs enfants à l’école. L’État peut prendre des mesures contre les parents parti­cu­liè­re­ment abusifs ou violents. Au besoin, il peut même les jeter en prison ou placer leurs enfants dans des familles nour­ri­cières. Il n’y a pas si long­temps, l’idée que l’État doive empê­cher les parents de battre ou d’humilier leur progé­ni­ture eût été balayée d’un revers de main comme une idée ridi­cule et inap­pli­cable. Dans la plupart des socié­tés, l’autorité paren­tale est sacrée.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Sarah Gurcel

Je dois la lecture de ce livre à Philippe Meyer (avec un « e » à Philippe) il anime une émis­sion que j’écoute tous les dimanches matin, « L’esprit public » , elle se termine par une séquence que j’attends avec impa­tience celle des « brèves » où chaque parti­ci­pant recom­mande une lecture, un spec­tacle, un CD. Un jour Philippe Meyer a recom­mandé ce roman et ses mots ont su me convaincre. Je profite de billet pour dire que la direc­tion de France-Culture, après avoir censuré Jean-Louis Bour­langes, évince Philippe Meyer en septembre. Je ne sais pas si des lettres de protes­ta­tions suffi­ront à faire reve­nir cette curieuse direc­tion sur cette déci­sion, mais j’engage tous ceux et toutes celles qui ont appré­cié « L’esprit public » à écrire à la direc­tion de France-Culture.
J’ai rare­ment lu un roman aussi éprou­vant. J’ai plus d’une fois pensé à Jérôme qui, souvent s’enthousiasme pour des écri­tures sèches décri­vant les horreurs les plus abso­lues. C’est exac­te­ment ce que j’ai ressenti lors de cette lecture. Les massacres de la famille du colo­nel McCul­lough par les Comanches, celui de la famille Garcia par les rangers améri­cains sont à peu près insou­te­nables parce qu’il n’y a aucun pathos mais une préci­sion qui donne envie de vomir. Ce grand pays est construit sur des monceaux de cadavres. Je suis restée une quin­zaine de jours avec les trois person­nages qui, à des époques diffé­rentes, finissent par décrire exac­te­ment d’où viennent les États-Unis. L’ancêtre Elie McCul­logh est né en 1836, il vivra cent ans et établira la fortune de la famille. Son passage chez les Comanches fera de lui un redou­table préda­teur mais aussi un homme d’une intel­li­gence remar­quable. Son fils Peter né en 1870 ne se remet­tra jamais de l’assassinat par son père et ses amis de la famille Garcia des Mexi­cains qui avaient 300 années de présence à côté du ranch de son père, eux-mêmes avait, évidem­ment aupa­ra­vant, chas­sés les Indiens. Enfin, la petite fille de Peter Jeanne-Anne McCul­logh née en 1926, enri­chie par le pétrole et qui sera la dernière voix des McCul­logh.
La vie chez les Comanches est d’une dureté incroyable et n’a rien à voir avec les visions roman­tiques que l’on s’en fait actuel­le­ment. Mais ce qui est vrai, c’est que leur mode de vie respec­tait la nature. La civi­li­sa­tion nord-améri­caine est bien la plus grande destruc­trice d’un cadre natu­rel à l’équilibre très fragile. Entre les vaches ou le pétrole on se demande ce qui a été le pire pour le Texas. Lire ce roman c’est avoir en main toutes les clés pour comprendre la nation améri­caine. Tous les thèmes qui hantent notre actua­lité sont posés : la guerre, la pollu­tion des sols, le racisme, le vol des terres par les colons, la place des femmes.. mais au delà de cela par bien des égards c’est de l’humanité qu’il s’agit en lisant ce roman je pensais au livre de Yuval Noah HARARI. C’est une illus­tra­tion parfaite de ce que l’homme cueilleur chas­seur était plus adapté à son envi­ron­ne­ment que l’agriculteur.

Citations

PREMIÈRE PHRASE

On a prophé­tisé que je vivrai jusqu’à cent ans et main­te­nant que je suis parvenu à cet âge je ne vois pas de raisons d’en douter.

Humour

On sait bien qu’Alexandre le Grand lors de sa dernière nuit parmi les vivants, a quitté son palais en rampant pour tenter de se noyer dans l’Euphrate, sachant quand l’absence de corps son peuple le croi­rait monter au ciel parmi les dieux. Sa femme l’a rattrapé sur la berge ; elle l’a ramené de force chez lui où il s’est éteint en mortel. Et après on me demande pour­quoi je ne me suis jamais rema­rié.

La dure loi du Texas

» C’est comme ça que les Garcia ont eu leur terre, en se débar­ras­sant des Indiens et c’est comme ça qu’il fallait qu’on les prenne. Et c’est comme ça qu’un jour quelqu’un nous les pren­dra. Ce que je t’engage à ne pas oublier ».
Au final mon père n’est pas pire que nos voisins : eux sont simple­ment plus modernes dans leur façon de penser. Ils ont besoin d’une justi­fi­ca­tion raciale à leurs vols et leurs meurtres. Et mon frère Phinéas est bien le plus avancé d’entre eux : il n’a rien contre les Mexi­cains ou contre toute autre race , mais c’est une ques­tion écono­mique. La science plutôt que l’émotion. On doit soute­nir les forts et lais­ser périr les faibles. Ce qu’aucun d’eux ne voit, ou ne veut voir, c’est qu’on a le choix.

les différences de comportement selon les origines

L’Allemand de base n’était pas aller­gique au travail : il suffi­sait de voir leurs proprié­tés pour s’en convaincre. Si, en longeant un champ, vous remar­quez que la terre était plane et les sillons droits, c’est qu’il appar­te­nait à un Alle­mand. S’il était plein de pierres et qu’on aurait dit les sillons tracés par un Indien aveugle, ou si on était en décembre et que le coton n’était toujours pas cueilli, alors vous saviez que c’était le domaine d’un blanc du coin qui avait dérivé jusqu’ici depuis le Tennes­see dans l’espoir que, par quelque sorcel­le­rie, Dame Nature, dans sa largesse lui pondrait un esclave.

Le charme des noms Comanches

Bien des noms Comanches étaient trop vulgaires pour être consi­gnés par écrit, aussi, quand la situa­tion l’exigeait, les Bancs les modi­fiaient. Le chef qui emmena le fameux raid contre Lune­ville en 1840 (au cours duquel cinq cents guer­riers pillèrent un entre­pôt de vête­ments raffi­nés et s’enfuirent en haut de forme, robe de mariée et chemise de soie) s’appelait Po-cha-na-quar-hip ce qui signi­fiait Bite-Qui-Reste-Toujours-Dure. Mais pas plus cette version que la traduc­tion plus déli­cate d’Érection- Perma­nente ne pouvait paraître dans les journaux,aussi décida-t-on de l’appeler Bosse-de-Bison.

Après 15 pages inoubliables pour expliquer l’utilisation de la moindre partie du corps du bison pour les Comanches, voici la dernière phrase

On lais­sait toujours le cœur la même où le bison était tombé : lorsque l’herbe pous­se­rait entre les côtes restantes, le Créa­teur verrait que son peuple ne prenait que ce dont il avait besoin et veille­rait à ce que les trou­peaux se renou­vellent et reviennent encore et encore

Les richesses dues au pétrole

La provi­sion pour recons­ti­tu­tion des gise­ments et quelque chose de tota­le­ment diffé­rent. Chaque année, un puits qui produit du pétrole te fait gagner de l’argent tout en te permet­tant de réduire des impôts.
- Tu fais un béné­fice mais tu appelles ça une perte ».
Elle voyait bien qu’il était satis­fait.
- » Ça paraît malhon­nête.
- » Au contraire. C’est la loi aux États-Unis.
-Quand même.
- Quand même rien du tout. Cette loi a une bonne raison d’être. Il y a des gens pour élever du bétail, même à perte : pas besoin de mesures inci­ta­tives. Alors que le pétrole, lui, coûte cher à trou­ver, et encore plus cher à extraire. C’est une entre­prise infi­ni­ment plus risquée. Alors si le gouver­ne­ment veut que nous trou­vions du pétrole, il doit nous encou­ra­ger.

Le fils (d’où le titre)

Être un homme signi­fiait n’être tenu par aucune règle. Vous pouviez dire une chose à l’église, son contraire au bar, et d’une certaine façon dire vrai dans les deux cas. Vous pouviez être un bon mari, un bon père, un bon chré­tien, et coucher avec toutes les secré­taires, les serveuses, les pros­ti­tuées qui vous chan­taient.

La guerre de Sécession

À la fin de l’été, la plupart des Texans étaient persua­dés que si l’esclavage été aboli, le sud tout entier s’africaniserait, que les honnêtes femmes seraient toutes en danger et que le mot d’ordre serait au grand mélange. Et puis, dans le même souffle, ils vous disaient que la guerre n’avait rien à voir avec l’esclavage, que ce qui était en jeu, c’était la dignité humaine, la souve­rai­neté, la Liberté elle-même, les droits des états : c’était une guerre de légi­time défense contre les ingé­rences de Washing­ton. Peu impor­tait que Washing­ton ait protégé le Texas des visées mexi­caines. Peu impor­tait qui le protège encore de la menace indienne.

La Californie

Une fois la séces­sion votée, l » État du Texas se vida.…..
Des tas de séces­sion­nistes partirent aussi. Sur les nombreux train qui s’en allaient vers l’ouest, loin des combats, on voyait souvent flot­ter haut et fier le drapeau de la Confé­dé­ra­tion. Ces gens-là était bien favo­rables à la guerre, tant qu’ils n’avaient pas à la faire. J’ai toujours pensé que ça expli­quait ce que la Cali­for­nie est deve­nue.

Principe si étrange et malheureusement pas si faux !

Mon père a raison. Les hommes sont faits pour être diri­gés. Les pauvres préfèrent mora­le­ment, sinon physi­que­ment, se rallier aux riches et aux puis­sants. Ils s’autorisent rare­ment à voir que leur pauvreté et la fortune de leurs voisins sont inex­tri­ca­ble­ment liés car cela néces­si­te­rait qu’ils passent à l’action, or il leur est plus facile de ne voir que ce qui les rend supé­rieurs à leurs autres voisins simple­ment plus pauvres qu’eux. 

Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thè­que de Dinard, où il a obtenu un coup de cœur. Traduit de l’américain par Josette Chiche­por­tiche.


Véri­table embal­le­ment de la blogo­sphère, ce livre mérite les coups de cœur qu’il a reçu chez Krol, Domi­nique, Aifelle, Jérôme et Noukette et beau­coup d’autres dont je mettrai les noms au fur et à mesure des commen­taires. J’avais une réserve à cause de la réfé­rence à « La Route  », roman que j’avais peu appré­cié. Ici l’apocalypse suppo­sée est beau­coup plus crédible, et elle ne consti­tue pas l’essentiel du roman. D’ailleurs avant même que le monde s’effondre, on ne sait pas trop pour­quoi, cette famille avait choisi de vivre au cœur d’une forêt. les deux filles Neil et Eva ne vont pas à l’école et sont éduquées par leurs parents, l’une sera danseuse et l’autre prépare son entrée à Harvard. Mais peu à peu le monde s’arrête et tout le confort que notre société nous procure dispa­raît, et fina­le­ment les deux jeunes filles doivent vivre seules au milieu d’une forêt et de rencontres pas toujours amicales. On retrouve un peu les efforts de survie que doit faire l’héroïne du « mur invi­sible  » pour assu­rer sa survie mais le message est diffé­rent. Ce n’est pas, en effet, le savoir de l’homme qui va sauver les deux filles mais la connais­sance de la nature. Et si ce roman, s’appelle « dans la forêt », c’est parce que leur salut vien­dra de ce que la forêt peut leur appor­ter. Comme avant elles, les rares indiens qui ont pu échap­per à l’extermination program­mée de leurs peuple.

Je relis en ce moment « Sapiens une brève Histoire de l’humanité » on y retrouve ce même message, la révo­lu­tion agri­cole nous dit Yuval Noah Harari est la plus grande escro­que­rie de l’histoire et elle a asservi l’homme au lieu de le libé­rer. Nos deux héroïnes vont donc reve­nir au stade des « chas­seurs cueilleurs » beau­coup plus adapté à la survie en forêt. Je pense que les écolo­gistes vont adorer ce roman qui a tout pour leur plaire, de plus l’écrivaine vit au fond des bois de l’écriture de ses livres et de l’apiculture. Mais ce n’est pas qu’un roman à messages, c’est aussi une intrigue bien menée et les person­nages sont inté­res­sants et crédibles. J’ai vu le film qui a été tiré de cette histoire, il insiste beau­coup sur la riva­li­tés et le lien entre les deux sœurs, encore un film qui est beau­coup mins inté­res­sant que le roman. Si j’ai une petite réserve, c’est que je garde, malgré moi, un certain agace­ment vis à vis des Améri­cains qui sont les plus farouches défen­seurs de l’environnement et en même temps les plus grands pollueurs de la planète.

Citations

Le plaisir d’habiter un lieu isolé ‚un plaisir que je ne partage pas

Voilà le vrai cadeau de Noël, nom de Dieu -la paix, le silence de l’air pur. Pas de voisins à moins de six kilo­mètres , et pas de ville à moins de cinquante. Bénis soient Boud­dha, Shiba, Jého­vah et le service des Forêts de Cali­for­nie, nous vivons tout au bout de la route !

Nell et Eva s’approprient la forêt

Petit à petit , la forêt que je parcours devient mienne, non parce que je la possède, mais parce que je finis par la connaître. Je la vois diffé­rem­ment main­te­nant. Je commence à saisir sa diver­sité -dans la forme des feuilles, l’organisation des pétales, le millions de nuances de verts. Je commence à comprendre sa logique et à perce­voir son mystère. Où que j’aille, j’essaie de noter ce qu’il y a autour de moi – un massif de menthe, une touffes de fenouil, un buis­son de manza­nita ou d’amarante à ramas­ser main­te­nant ou plus tard quand je revien­drai, quand le besoin se fera sentir ou que ce sera la saison.

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Voilà le roman que je lisais pendant les longs moments d’attente du festi­val du film britan­nique. Pour s’évader des atmo­sphères glauques des cas sociaux anglais, de la drogue et de la violence quoi de plus bien­fai­sant que les embruns du grand Nord. Et puis, j’avais telle­ment appré­cié « L’égaré de Lisbonne » . Hélas ! la magie a beau­coup moins fonc­tionné, nous sommes ici dans un parfait roman histo­rique, et ce n’est vrai­ment pas mon genre préféré. J’ai bien senti tout le sérieux des recherches de l’auteur, pour faire revivre une époque et des lieux qui nous sont étran­gers, il est vrai que je ne connais­sais rien à l’Islande du XVe siècle et que je suis beau­coup plus savante aujourd’hui. J’imagine que tous les passion­nés d’Histoire salue ce roman, à juste raison. Mais pour ma part, lorsque le travail de l’historien prend le pas sur celui du roman­cier, je préfère lire un essai qu’un roman. Malgré ces réserves, je conseille ce livre à tous les gens qui ont envie de décou­vrir la vie dans les rudes contrées du grand nord aux siècles passés.

Comme je suis plon­gée, grâce aux conseils de Domi­nique dans Sapiens, tout ce que je lis se colore de cette lecture passion­nante et dont j’espère écrire la chro­nique bien­tôt. Ici la dispa­ri­tion d’un peuple libre pêcheur cueilleur au profit des agri­cul­teurs séden­taires qui épuisent les sols sans pour autant permettre le mieux être d’une popu­la­tion est une illus­tra­tion exacte du propos de Yuval Noah Harari. J’ai aimé aussi retrou­ver tout ce qu’on sait sur la décou­verte des nouveaux conti­nents améri­cains et les raisons pour lesquelles, notre mémoire collec­tive a retenu le nom de Chris­tophe Colomb, plutôt que des coura­geux navi­ga­teurs Vikings peu en odeur de sain­teté. Ce fut pour moi une lecture labo­rieuse, mais cette remarque en dit plus long sur mon peu d’appétence pour ce genre litté­raire que pour le roman lui-même.

Citations

Les légendes du grand nord

Les gens débat­tirent de l’origine des elfes. La plupart expli­quaient qu’ils descen­daient de certains enfants d’Adam et Eve, que celle-ci avait caché à Dieu car ils n’étaient pas lavés. Dieu avait alors déclaré : « Ce qui doit m’être caché sera caché aux hommes. » Ces créa­tures équi­voques, sans âme, avaient néan­moins le pouvoir de se lais­ser voir des hommes s’ils le dési­raient. Mais d’autres parmi l’assistance préten­daient qu’à la suite d’une révolte au para­dis , provo­quée par le diable, ceux qui s’y étaient ralliés avaient été relé­gués en enfer, alors que ceux qui étaient restés neutres a aient été renvoyés sur Terre , condam­nés à vivre cachés dans des monti­cules, des collines et des rochers.

L’orgueil des gens de mer

Je sais bien que tu as mérité d’être arrivé le premier. Mais ne t’en vante pas trop. Les hommes n’aiment pas qu’on ternissent leur répu­ta­tion, et tu pour­rais bien t’attirer des jalou­sies. N’oublie jamais ça : la première qualité d’un marin, c’est l’humilité. 

Le goût des livres en Islande

Non seule­ment Jon aimait lire, mais il était fasciné par les livres en tant qu’objets capables de renfer­mer de la culture, du savoir, de la mémoire. La produc­tion d’un livre lui parais­sait être comme une alchi­mie complexe, dont il voulait tout savoir. Pour faire un livre, il fallait des hommes capables d’écrire, des animaux -peau de veau et plumes de cygne – , des plantes qui servaient à élabo­rer l’encre et la couleur.

Le mal de mer

Il était inutile de lutter contre les mouve­ments d’un bateau. Ceux qui résis­taient se soumet­taient immé­dia­te­ment au mal de mer. Seuls ceux qui compo­saient parve­naient à perce­voir, dans leur chair, les moindres humeurs de leur embar­ca­tions.

Philosophie du couple

Tu sais mon fils, un mari et une femme, c’est comme les deux berges d’une rivière : il y a des méandres et des rapides, mais aussi des gués. Il faut prendre la rivière comme elle va. Et le temps n’était plus loin où elle allait deve­nir un torrent infran­chis­sable. Pour­tant, on s’aimait sincè­re­ment. J’ai aimé ton père pour son esprit ouvert, sa curiosité,son carac­tère libre, aven­tu­reux. Je l’ai détesté pour les mêmes raisons.

Abécédaire des auteurs

Ackroyd (Peter) (Trois frères 23 mais 2015.)

Adam (Olivier) (le Cœur Régu­lier 22 septembre 2010) (Poids léger 24 mars 2016)

Adams (Richard) (Water­ship Down 30 septembre 2016)

Adiga (Aravind) (Le Tigre Blanc 22 mai 2010)

Alan­gui­lan (Gerry) (Elmer 5 décembre 2014)

Alcoba (Laura) (le bleu des abeilles 11 mai 2017)

Alexie (Sher­man) (le premier qui pleure a perdu 27 juillet 2009)

Alexie­vitch (Svet­lana) (La fin de l’homme rouge 18 janvier 2014)

Al Khamissi (Khaled) (Taxi 14 mai 2011)

Alliot (David) (Céline, idées reçues sur un auteur sulfu­reux 2 août 2011)

Amadou Amal (Djaili) (Wallaande, l’art de parta­ger un mari 3 mai 2015)

Ambjørn­sen (Ingvar) (Potes pour la vie 22 décembre 2014, Elling 28 janvier 2015)

Antoine (Amélie) (Quand on n’a que l’amour 31 juillet 2017)

Appe­feld (Aharon) (L’histoire d’une vie 22 juillet 2010)

Appeyri (Yann) (Farrago 15 août 2009)

Arditi (Metin) (Loin des Bras ; 19 novembre 2009) (Prince d’orchestre 30 octobre 2012) (L’enfant qui mesu­rait le monde 10 août 2017)

Arnaud (Emma­nuel) (Le théo­rème de Kropst 12 février 2012)

Aslam (Nadeem) (Le jardin de l’aveugle 30 septembre 2013)

Assou­line (Pierre) (Les invi­tés 27 aout 2009, Le portrait 27 aout 2009)

Atkin­son (Kate) (Dans les coulisses du musées 24 janvier 2010) (Une vie après l’autre 25 juillet 2016)

Aubry (Gwenaëlle) (Personne 24 décembre 2009)

Azze­dine (Saphia) (Mon père est femme de ménage 7 novembre 2011)

B

Ba (Omar) (je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus 27 juillet 2009)

Badel (Ronan) ( loup gris  1 septembre 2017)

Bake­well (Sarah) (Comment Vivre 30 mars 2015)

Baltas­sat (Jean-Daniel) (Le Divan de Staline 8 septembre 2013)

Banks (Russell) (Un Membre perma­nent de la Famille 20 mars 2015)

Barbery (Muriel) (L’élégance du Héris­son 25 août 2009)

Baron (Cécile) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Barrows (Annie) (Le cercle de mangeurs d’épluchures de patates 27 août 2009)

Barry (Sébas­tian) (Le testa­ment caché 27 octobre 2009)

Bartol (Vladi­mir) (Alamut 9 aout 2015)

Bass (Olivier) (La musique des Kergue­len 17 janvier 2012)

Bauchau (Henry) (L’enfant bleu 27 juillet 2009)

Baudouin (Jacques) (Petit Mao 23 avril 2010)

Baus­sant (Philippe) (Le roi se lève aussi 27 juillet 2009)

Bave­rez (Nico­las) (après le déluge 22 octobre 2009)

Beins­tin­gel (Thierry) (Ils désertent 16 octobre 2014)

Bello (Antoine) (Les funam­bules 24 novembre 2009) (Ada 12 décembre 2016)

Bena­meur (Jeanne) (Les Insur­rec­tions Singu­lières 12 novembre 2012)

Bena­quista (Tonino) (Homo Erec­tus 14 mai 2011) (Roma­nesque 7 novembre 2016)

Benke­moun (Brigitte) (Albert le Magni­fique 12 janvier 2017)

Bennett (Alan) (La dame à la Camion­nette 3 juin 2014)

Bentoumi (Farid) (Good Luck Algé­ria 4 mars 2016)

Besson (Philippe) (Retour parmi les hommes 14 avril 2011)

Bernard (Michel) (Les Forêts de Ravel 18 mai 2015) (Deux remords de Claude Monet 23 septembre 2016)

Bertin (Charles) (la petite dame en son jardin de Bruges 22 juillet 2012)

Berton (Benja­min) (La Chambre à Remon­ter le Temps 2 décembre 2011)

Beuglet (Nico­las) (Le Cri 19 juin 2017)

Birgis­son (Berg­sveinn) (La lettre à Helga 16 octobre 2013)

Bihel (Frédé­ric)( Exauce-nous 27 juillet 2009)

Bizouerne (Gilles) (Loup gris 1 septembre 2017)( Pierre et la sorcière 1 septembre 2017)

Bizot (Véro­nique) (Mon couron­ne­ment 22 mai 2010) ( Un avenir 18 novembre 2011)

Blake (Stépha­nie) ( Caca boudin 2 février 2017)

Blank (Sébas­tien) (L’un et l’autre 24 janvier 2010)

Bleys (Olivier) (Le fantôme de la Tour Eiffel 28 juillet 2015)

Blon­del (Jean-Philippe) (Au Rebond 27 octobre 2007) (G229 24 mai 2017) (Juke box 24 mai 2017)

Blun­dell (Judy) (Ce que j’ai vu et pour­quoi j’ai menti 15 août 2012)

Bois­ro­bert (Anouk) (Dans la forêt du Pares­seux 2 février 2017)

Boltansky (Chris­tophe) (La cache 3 décembre 2015))

Bombar­dier (Denise) (une enfance à l’eau bénite 4 janvier 2014)

Boncenne (Colombe) (Comme Neige 30 mai 2016)

Bondoux (Anne-Laure) (le Temps des Miracles 27 juillet 2009) (Pépites 11 janvier 2016) (Et je danse Aussi 28 janvier 2016)

Bonnet (Laurent) ( Bordeaux, Carnet de Voyage 19 octobre 2012)

Bose (Buddha­deva) (la fille de nos rêves 21 janvier 2012)

Bouraoui (Nina)( Stan­dard 7 février 2014)

Bour­bon Parme (de) (Amélie) (Le secret de l’Empereur 29 mai 2017)

Bour­deaut (Olivier) (En atten­dant Bojangles 18 avril 2016)

Bour­geau (Vincent) (Au Secours Sortez moi de là 2 février 2017)

Boyd (William) (L’attente de l’Aube 21 août 2013)(Orages Ordi­naires 22 juin 2012)

Boyden (Joseph) (Le chemin des âmes 27 août 2009) (Les saisons de la soli­tude 24 septembre 2009)

Bragde (Anna B.)(Zona Frigida 14 novembre 2014)

Bredin (Jean-Denis) (L’affaire 19 juin 2015)

Brink (André) (Une saison blanche et sèche 24 janvier 2014)

Brocas Sophie (le cercle des femmes 29 mars 2016)

Brooks (Géral­dine) (Le livre d’Hanna 10 novembre 2009) (la soli­tude du docteur March 29 septembre 2010)

Bryson (Bill) (Ameri­can rigo­los 22 août 2012) (Motel Blues 12 septembre 2012) (une histoire de tout ou presque 28 septembre 2012) (Shakes­peare anti­bio­gra­phie 5 janvier 2013) (Nos voisins du dessous 18 janvier 2013) (Une Histoire du monde sans sortir de chez moi 19 juillet 2014)

Burton (Jessie) (Minia­tu­riste 16 juin 2015)(Les filles au lion 21 septembre 2017)

C

Calvetti (Paola) ( L’Amour est à la lettre A 8 février 2016)

Capus (Alex) (Le faus­saire, l’espionne et le faiseur de bombes 7 septembre 2015)

Carerre (Emma­nuel) (D’autres vies que la mienne 16 septembre 2006) (Un Roman Russe 22 mars 2017)

Carlain (Noé) (les nouveaux dino­saures 13 novembre 2011)

Carle­ton (Jetta) (Les fleurs de Lune 24 décembre 2009) mars

)assidy (Anne) (Inno­cents 24 novembre 2009)

Cathrine (Arnaud)(Edvar Munch L’enfant terrible de la pein­ture 23 avril 2010)

Cauuet (Paul)( Les vieux four­neaux tome 1 15 décembre 2014)

Cayre (Hanne­lore) (La Daronne 28 août 2017)

Céline (Louis-Ferdi­nand) (Voyage au Bout de la Nuit 14 aout 2011)

Cendres (Axl) (la drôle de vie de Bibow Bradwley 19 décembre 2013)

Cestac (Florence) (Un amour exem­plaire 8 octobre 2015)

Ceylan (Nuri Bilge) (Il était une fois l’Anatolie , 28 janvier 2012)

Chalen­don (Sorj) (Retour à Killy­begs 17 novembre 2011) (Le quatrième mur 26 novembre 2013) (Profes­sion du père 13 février 2017) (Le jour d’avant 9 novembre 2017)

Chast (Roz) (Est ce qu’on peut parler d’autre chose, 7 mars 2016)

Châte­let (Noëlle) (Au Pays des Vermeilles 26 novembre 2009)

Chau­veau (Sophie) (Noce de Char­bon 1 février 2014)

Charles (Maryse et Jean-Fran­çois) (Far Away 10 octobre 2012)

Ches­nel (Fanny) (Une jeune fille au cheveux blancs 14 juin 2011)

Ches­not (Chris­tian) (Qatar : le sacret du coffre fort 19 mai 2014)

Cheva­lier (Tracy) (Prodi­gieuses Créa­tures , 14 aout 2011) (Le Réci­tal des Anges 13 janvier 2015)

Chia­rello (Fanny) (Une faiblesse de Carlotta Delmont 14 avril 2016)

Chirousse (Myriam) (Miel et Vin 15 avril 2010)

Choplin (Antoine) (L’incendie 13 mars 2015)

Chou­kri (Moham­med) (Le pain nu 8 mai 2017)

Cipolla (Carlo M.) (les lois de la stupi­dité humaine 7 mai 2012)

Clarke (Brock) (guide des incen­diaires des maisons d’écrivains 23 novembre 2009)

Clau­del Philippe (Tous les soleil film 14 avril 2011) (L’arbre au pays Toraja 21 avril 2016)

Clemen­ceau (Fran­çois) (Vivre avec les Améri­cains 24 janvier 2010)

Clement (Jenni­fer) (Prières pour celles qui furent volées 9 mars 2015)

Cloa­rec (Fran­çoise) (L’indolente le mystère de Marthe Bonnard 19 janver 2017)

Coe (Jona­than) (La pluie avant qu’elle ne tombe 23 avril 2010) (expo 58 6 avril 2014)

Cohen Hadria (Victor) (les trois saisons de la rage 3 décembre 2011)

Coher (Sylvain) (Nord Nord Ouest 10 avril 2015)

Coman (Caro­lyn)( Céleste et la banque des rêves 25 janvier 2013)

Commengé (Béatrice) (Le Paris de Modiano 14 août 2017)

Confiant (Raphaël) (Rue des Syriens 6 mars 2017)

Conroy (Pat) ( Le Prince des Marées 4 avril 2016) ( la mort de Santini 14 septembre 2017)

Constan­tine (Barbara) (Tom petit Tom tout petit Homme Tom 24 février 2010)

Cook (Eileen) (Ne dites pas à ma mère .. 5 juilet 2012)

Cook (Kenneth) (à coups redou­blés 23 avril 2010) (la vengeance du Wombat 23 avril 2010) ( Le Koala Tueur 22 Mai 2010)

Cordier (Daniel) (Alias Cara­calla 25 décembre 2009)

Cossery (Albert) (Mendiants et Orgueilleux 5 mais 2016)

Court­ney Sulli­van (Julie) (Maine 14 aout 2014)

Crown (Jona­than) (Sirius 13 juin 2016)

Curiol (Céline) (Les vieux ne pleurent jamais 7 avril 2016)

Cush­man (Karen) (Le livre de Cathe­rine 24 février 2010)

Czapski (Joseph) (Proust contre la déchéance 5 juin 2017)

D

Damas (Gene­viève) (Si tu passes la rivière 25 avril 2015)

Daoud (Kamel) (Meur­sault Contre-Enquête 4 novembre 2014)

David (Michel) (Un bonheur si fragile 11 juin 2015)

David­sen (Leif) (à la recherche d’Hemingway 24 juin 2010)

Davo­deau (Etienne) (Le chien qui louche et les Igno­rants 21 septembre 2014)

Davri­chewy (Kéthé­vane) (Les Sépa­rées 4 avril 2012) (Quatre Murs 15 mars 2014) (La mer noire 14 avril 2017)

Deghelt (Frédé­rique) (La grand mère de Jade 14 janvier 2011)

Dela­court (Grégoire) (la liste de mes envies 4 janvier 2013)

Dela­motte (Isabelle) (le roman de Jeanne à l’ombre de Zola 24 novembre 2009)

Dele­croix (Vincent) (La chaus­sure sur le toit 27 août 2009)

Delisle (Guy) (Les Chro­niques de Jéru­sa­lem 5 février 2012)

De Luca (Erri) (le jour d’avant le bonheur 23 février 2012) (le tort du soldat 18 aout 2014)

De Vigan (Delphine) (No et moi 27 août 2009)

Depestre (René) (Hadriana dans tous mes rêves 20 février 2010)

Desarthe (Agnès) (Le Rempla­çant 20 août 2009) (Ce cœur chan­geant 29 février 2016)

Despentes (Virgine) (Apoca­lypse Bébé 21 novembre 2010)

Destre­mau (Yolaine) (White noise 24 février 201)

Detam­bel (Régine) ( Trois ex 17 mai 2017 )

D’Halluin (Bruno) (L’égaré de Lisbonne 3 aout 2015) (Jon l’Islandais 2 novembre 2015)

Dicker (Joël) (La Vérité sur l’affaire Harry Quebert 1 décembre 2009)

Didier­laurent (Jean-Paul) Le liseur du 6H27 26 décembre 2016)

Dilies (Abélard tome 1 et 2, 11 juillet 2016)

Dongala (Emma­nuel) (Photo de groupe au bord du fleuve 14 juin 2011)

Donner (Chris) (Mes débuts dans l’art 20 novembre 2014)

Douglas (Louise) (Nos mensonges 10 décembre 2014)

Dowd (Siob­han) (L’étonnante dispa­ri­tion de mon cousin Salim 2 octobre 2009)

Doyle (Roddy) (The Commint­ments 25 octobre 2017)

Drey­fus (Pauline) (Ce sont des choses qui arrivent 18 décembre 2014)

Dryansky (Joanne et Gerry) (L’extraordinaire histoire de Fatima Mansour 22 mai 2010)

Dudek (Arnaud) (Une plage au pôle nord 8 mai 2015)

Duenas (Maria) ( L’espionne de Tanger 3 octobre 2016)

Dugain (Marc) (L’insomnie des étoiles 14 février 2011)

Dune­ton (Claude) (Rires d’hommes entre deux pluies 16 novembre 2011)

Dupont-Monod (Clara) ( le roi disait que j’étais le diable 25 février 2015)

Duro­selle (Jean-Baptiste) (La grande guerre des Fran­çais 19141918 30 mai 2012)

Duroy (Lionel) (Le chagrin 15 septembre 2011)

Duteurtre (Benoît) (Les pieds dans l’eau 27 juiller 2009) (Le Retour du Géné­ral 22 mai 2010) (l’Ordinateur du Para­dis 8 décembre 2014) (Livre pour adulte 21 août 2017)

E

El Aswany (Alaa) (L’immeuble Yacou­bian 14 avril 2011)

Éliard (Astrid) (Danser 19 août 2017)

Ellis (Mary Relindes) (Wiscon­sin 5 octobre 2015)

Eltcha­ni­noff (Michel) (Dans la tête de Vladi­mir Poutine 22 juin 2015)

Eper­noux (Fran­çois d ») (Le réveil du Cœur 4 avril 2014)

Ernaux (Annie) (L’autre Fille 14 avril 2011) (Une Femme 17 décembre 2015)

Esqui­vel (Laura) (Choco­lat amer 25 mai 2010)

Etkind (Efim) (La traduc­trice 11 janvier 2014)

F

Fabcaro (Zaï Zaï Zaï Zaï 22 février 2016)

Fadelle (Joseph) (le prix à payer 25 mai 2013)

Fargues (Nico­las) (La ligne de cour­toi­sie 3 avril 2012)

Faye (Eric) (Éclipses japo­naises 20 février 2017)

Fermine (Maxence) (Neige 19 novembre 2012)

Fernan­dez (Domi­nique) (Ramon 27 aout 2006)

Ferrante (Elena) (l’amie prodi­gieuse 4 juillet 2016)

Ferrari (Jérôme) (le Sermon sur la chute de Rome 30 août 2013)

Ferrier (Fran­çois) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Filhol (Elisa­beth) (La Centrale 24 février 2010)

Finn (Anne) (Le tyran domes­tique 14 janvier 2011)

Flagg (Fanny) (Miss Alabama et ses petits secrets 29 août 2016)

Flau­bert (Gustave) (Madame Bovary  7 janvier 2016)

Foen­ki­nos (David) (La déli­ca­tesse 26 novembre 2009) (Nos sépa­ra­tions 23 avril 2010) (Les souve­nirs 15 octobre 2011) (Char­lotte 5 janvier 2015)

Fonta­nel (Sophie) (Gran­dir 14 janvier 2011)

Fotto­rino (Eric)( Chevro­tine 15 octobre 2014) (Korsa­kov 13 février 2015)

Fourest (Caro­line) (Libres de le dire 23 avril 2010)

Four­nel (Paul) (La liseuse 22 mars 2012)

Four­nier (Jean-louis) (Veuf 14 avril 2012) (Ma mère du Nord 10 mars 2013) (Mon Autopsie 20 octobre 2017)

Fran­ces­chi (Patrice) (Première personne du singu­lier 11 octobre 2016)

Freche (Emilie) (Chou­kette 23 avril 2010)

Fren­kel (Fran­çoise) (Rien où poser sa tête 28 avril 2016)

Fryd­man (Régine) (J’avais huit ans dans le ghetto de Varso­vie 11 octobre 2013)

G

Gagnon (Pierre) (Mon vieux et moi 21 novembre 2010)

Gaiman (Neil) (Pour­quoi notre futur dépend des biblio­thèques et de notre imagi­na­tion 25 janvier 2016)

Gambe­rini (Gabrielle) (Far-Away 10 octobre 2012)

Gardam( Jane) (Le Maître des Appa­rences 7 décembre 2015)

Garde (Fran­çois) (L’effroi 6 février 2017)

Garnier (Pascal) (Le grand loin 12 janvier 2014)

Gardere (Michel) (mille milliards de pas 15 décembre 2013)

Garrigue (Roland) (Pierre et la sorcière 1 septembre 2017)

Gary (Romain) (la promesse de l’aube 25 mai 2012)

Gaus­sel (Alain) (Les quatre loups 1 septembre 2017)

Gauz (Debout-Payé 10 novembre 2014)

Germain (Sylvie) (Chan­son des mal-aimants 24 décembre 2009)

Gestern (Hélène) (Eux sur la photo 12 juillet 2012)

Ghosh (Amitav) (Le pays des marées 27 juillet 2009)

Gilbert (Muriel) (Au bonheur des Fautes 29 Avril 2017)

Gior­dano (Paolo) (La soli­tude des nombres premiers 27 octobre 2009)

Glas­furd (Guine­vere) (les mots entre mes mains 27 février 2017)

Goby (Valen­tine) (Kinder Zimmer 24 mars 2014)

Goddar Jones (Holly) (Kentu­cky Song 5 novembre 2015)

Goudi­neau (Chris­tian) (le procès de Valé­rius Atti­cus 2 octobre 2012)

Gran (Iegor) (L’écologie en bas de chez moi 14 avril 2011) (Ipso facto 9 janvier 2017)

Green­blatt (Stephen) (Quatro­cento 24 novembre 2014)

Grim­bert (Philippe) (La mauvaise rencontre 4 février 2015)

Grind­ley( Sally) (Chht 2 février 2017)

Gudule (Anne Duguël) (L’amour en chaus­settes 26 novembre 2009)

Guégan (Gérard) (Qui dira les souf­frances d’Aragon 13 mai 2015)

Guenas­sia (Jean-Michel) (Le club des incor­ri­gibles opti­mistes 27 octobre 2009) (la vie rêvée d’Ernesto « G » 16 novembre 2012) (La valse des arbres et du ciel 16 janvier 2017)

Guez (Olivier) ( La dispa­ri­tion de Josef Mengele 3 novembre 2017)

Guezen­nec (Xavier) (Une éton­nante consul­ta­tion 3 avril 2015)

Guinot (Valé­rie) (Azilis l’épée de la liberté 24 janvier 2010)

H

Haddon (Mark) (Le bizarre inci­dent du chien pendant la nuit 23 janvier 2015)

Hahn (Cyril) (Dehors les monstres 1 septembre 2017)

Halter (Marek) (L’inconnu de Biro­bid­jan 25 août 2013)

Haenel (Yannick) (Jan Karski 24 janvier 2010)

Haff­ner (Sebas­tian) (L’histoire d’un Alle­mand 22 juillet 2010)

Hansen (Thor­kild) ( La mort en Arabie Heureuse 19 septembre 2016)

Harari (Yuval Noah) ( Sapiens. Une brève histoire de l’humanité 10 juillet 2017) (Homo Deus une brève histoire de l’avenir 27 octobre 2017)

Harbach (Chad) (L’art du jeu 28 août 2013)

Harding (Thomas) (Hanns et Rudolf 14 février 2014)

Harris (Robert) (D 20 janvier 2015)

Harri­son (Jim)( Les jeux de la nuit 21 novembre 2010)

Haruf (Kent) (Nos âmes la nuit 5 décembre 2016)

Haushof­fer (Marlene) (Le mur invi­sible 20 août 2012)

Hautière (Abélard tome 1 et 2, 11 juillet 2016)

Hawes (James) (Pour le meilleur et pour l’empire 19 décembre 2016)

Heaber­lin (Julia) (Ainsi fleu­rit le mal 30 janvier 2017)

Heyns (Michiel) (Jours d’enfance 22 septembre 2010)

Hislop (Victo­ria) (l’île des oubliés 7 septembre 2013)

Hoff­mann (Stéphane) (Les autos tampon­neuses 25 juillet 2013)

Hofman (Gene­viève) (Histoire de pains , un simple mélange de farine et d’eau 9 novembre 2015 )

Hogan (Ruth) (Le gardien des choses perdues 1 juin 2017)

Hooper (Mary) (la messa­gère de l’au-delà 27 juillet 2009)

Hope (Anna) (Le Chagrin des Vivants 28 novembre 2016)

Hornby (Nick) (Funny Girl 1° février 2016)

Houel­le­becq (Michel) (La carte et le terri­toire 21 novembre 2010)

Hubell (Sue) (Une année à la campagne 27 juillet 2009)

Hugue­nin (Cécile) (Alzhei­mer mon amour 14 août 2011)

Humbert (Fabrice) ( L’origine de la violence 14 janvier 2011) (La fortune de Sila 22 novembre 2012)

Hunt (Laird) (Neve­rhome 2016)

Hust­vet (Siri) (Un été sans les hommes 11 novembre 2011)

Huxley (Aldous) (Tour du monde d’un scep­tique 28 decembre 2013)

I

Indri­da­son (Arna­dur) (Le duel 12 mars 2014)

Isaac­son (Walter) (Steve Jobs 6 mars 2013)

Ishi­guro (Kazuo) (Auprès de moi toujours 22 septembre 2010)

J

Jacob (Fabienne) (les séances 26 janvier 2017)

Jamie (Kath­leen) (Dans l’œil du faucon 16 juillet 2015)

Jani­kovszky (Eva) (Moi si j’étais Grand 6 novembre 2011)

Jans­son (Tove) (Le livre d’un été 25 juillet 2014)

Jarry (Isabelle) (Magique aujourd’hui) 31 décembre 2015

Jenni (Alexis) (L’art fran­çais de la guerre 8 mai 2012)

Jensen (Cars­ten) (Nous les noyés 15 septembre 2011)

Jeru­salmy (Raphaël) (Sauver Mozart 14 octobre 2013)

John­son(M Doro­thy) ( Quand toi et moi étions jeunes, White­fish 3 mars 2016)

Jonas­son (Jonas) (le vieux qui ne voulait pas fêter son anni­ver­saire 15 novembre 2001)

Jonquet (Thierry) (Le bal des Débris 15 février 2011)

Josse (Gaëlle) (Le dernier gardien d’Ellis Island 16 mars 2016)

Juhel (Fabienne) (Les oubliés de la Lande 11 février 2013)

K

Kacha­chi (Inaam) (Disper­sés 23 mai 2016)

Kaddour (Hédi) (Savoir vivre 22 mai 2010)

Kalda (Katrina) (Arith­mé­tique des Dieux 28 août 2014)

Kalman Stefans­son (Jon) (Entre ciel et terre 22 mai 2010)

Kapus­cinski (Ryszard) (Ébène aven­tures afri­caines 23 juillet 2012)

Kashua (Sayed) (La deuxième personne 18 mars 2012)

Kasi­schke (Laura) (En un monde parfait 21 novembre 2010)

Kasmai (Sorour) (un jour avant la fin du monde 29 octobre 2015)

Keegan (Claire) (les trois lumières 14 juin 2011)

Keran­gal (Maylis de) (Répa­rer les vivants 30 mars 2014)

Keret (Etgar) (Sept années de bonheur 28 décembre 2015)

Kerr (Philip) (La trilo­gie berli­noise 2 juillet 2010)

Khaza­nov (Boris) (L’heure du Roi 2 janvier 2011)

King­slo­ver (Barbara) (L’arbre aux hari­cots 14 décembre 2015)

Klem­pe­rer (Victor) (LTI la langue du III° Reich 3 octobre 2017)

Koch (Herman) (le dîner 5 décembre 2011)

Koest­ler Arthur (Des voleurs dans la nuit 1 août 2017)

Konate (Moussa) (L’empreinte du Renard 24 avril 2016)

Krapu (Solja) (Hors-Service 16 juin 2017

Krauss (Nicole) (L’histoire de l’amour 11 octobre 2017)

Kuhl­mann (Marie) (les frères Amish 22 janvier 2014)

L

Lafer­riere (Dany) (L’énigme du retour 4 octobre 2009) (Tout bouge autour de moi 14 juin 2011) (Chro­nique de la dérive douce 7 janvier 2014)

Lafon (Marie-Hélène) (L’annonce 26 novembre 2009) (Joseph 30 octobre 2014)

Lafon (Lola) (La petite commu­niste qui ne souriait jamais 21 février 2015)

Lagier (Pierre) (Fais de beaux rêves 22 mai 2010)

Lansens (Lori) (Un si joli visage 27 janvier 2012)

Larsen (Reif) (L’extravagant voyage du jeune et prodi­gieux TS Spivet 28 avril 2012)

Larson (Erik) (Dans le Jardin de la Bête 1 décembre 2013)

Lars­son (Björn) (Le rêve du philo­logue 14 mai 2011)

Lars­son (Stieg) (Millé­nium 1 2 et 3 7 juillet 2012)

Laurens (Camille) (Celle que vous croyez 11 avril 2016)

Le Callet (Blan­dine) (La balade de Lila K 14 février 2011)

Lee (Harper) (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur 24 janvier 2010)

Legar­di­nier (Gilles) (Demain j’arrête 29 janvier 2012)

Le Huche (Magali) (Paco et l’orchestre, Paco et la fanfare 31 août 2015) (Paco et Mozart 2 février 2017)

Lemaitre (Pierre) (Au revoir là-haut 26 novembre 2015)

Leon (Donna) (De sang et d’Ebène 24 novembre 2009)

Leprince (Pierre-Yves) (Les enquêtes de Monsieur Proust 28 novembre 2014)

Leroy (Gilles) (Zola Jack­son 22 mai 2010)

Le Tellier (Hervé) (Assez parlé d’amour 23 avril 2010)

Levi (Mario) (Istan­bul était un conte 14 mai 2011)

Levine (A – James) (Bingo’s Run 5 mars 2015)

Levi­son (Iain) ( Une canaille et demie, 5 septembre 2012) (Ils savent tout de vous,  14 janvier 2016)

Levi-Strauss (Monique) (Une enfance dans la gueule du loup 11 septembre 2014)

Levy (Didier) (Mordi­cus 1 septembre 2017)

Lewis (Roy) (Pour­quoi j’ai mangé mon père 14 février 2011)

Lewy­cka (Marina) (Les adhé­sifs dans le monde moderne 14 juin 2011)

Leys L (Dans l’enfer des foyers 4 juin 2015)

Li (Chi) (Les senti­nelles des blés 6 octobre 2014)

Ligier (Chris­tian) (Il se mit à courir le long du rivage 23 avril 2010)

Littell (Robert) (L’Hirondelle avant l’orage 27 août 2009)

Louis (Édouard) (En finir avec Eddie Belle­gueule 11 avril 2014)

Lupano (Wilfrid) (Les vieux four­neaux 15 décembre 2014)

M

Maban­ckou (Alain) (Black Bazar 27 août 2009)

Maison­neuve (Emma­nuelle) (Dans les branches 12 mai 2016)

Majda­lani ( Charif) (Villa des femmes 31 mars 2016)

Mak (Geert) (Voyage d’un Euro­péen à travers le XX ième siècle 27 juin 2009)

Makine (Andreï) (Le livre des brèves amours éter­nelles 26 mai 2012) (La vie d’un homme inconnu 27 aout 2009)

Makyo (Pierre Four­nier) (Exauce-nous 27 Juillet 2009)

Mala­parte (Curzio) (Le compa­gnon de voyage 9 décembre 2013)

Malbru­not (Georges) (Qatar les secrets du coffre-fort 19 mai 2014)

Manda­ni­pour (Shah­riar) (En censu­rant un roman d’amour iranien 8 novembre 2011)

Mankell (Henning) (Les chaus­sures italiennes 14 février 2011)

Manook (Ian) (Yerul­delg­ger 9 janvier 2015)

Marai (Sandor) (Méta­mor­phoses d’un mariage 27 juillet 2009) (Les Braises 27 août 2009)

Marchand (Gilles) (Une bouche sans personne 2 mars 2017)

Margo­tin (Philippe) (Los Angeles, la ville, ses mythes, ses stars 24 décembre 2009)

Marias (Javier) (Demain dans la bataille pense à moi 24 septembre 2015)

Marone (Lorenzo) (la tenta­tion d’être heureux 12 septembre 2016)

Mars (Kettly) (Aux fron­tières de la soif 22 février 2013)

Marsh (Willa) (Le jour­nal secret d’Amy Wingate 14 janvier 2011)

Marti­nez (Carole) (le cœur cousu 27 août 2009)(Du domaine des murmures 17 janvier 2012 (la terre qui penche 10 décembre 2015)

Maspero (Fran­çois) (L’ombre d’une photo­graphe : Gerda Taro 18 avril 2013)

Matthews (Owen) (Les enfants de Staline 24 décembre 2009)

Mazetti (Kata­rina) (Le mec de la tombe d’à côté 22 juillet 2009)

Mcbride (Regina) (La nature de l’air et de l’eau 24 décembre 2009)

Mcafee (Anna­lena) (Le doux parfum de scan­dale 4 avril 2014)

Mccar­thy (Cormac) (La route 27 juillet 2009)

Mc Ewan (Ian) (Solaire 27 juin 2016)

McGrath (Paula) (Géné­ra­tion 6 mais 2017)

Melan­dri (Fran­cesca) (Eva dort 22 juillet 2014) (Plus haut que la mer 28 septembre 2015)

Ménau­dière (Guille­mette de Vallon de la) (J’aurais préféré m’appeler Dupont 2 octobre 2014)

Meyer (Philipp) ( Le Fils 24 juillet 2017)

Mezriche (Ben) (La revanche d’un soli­taire -créa­tion de Face­book- 14 mai 2011)

Minau­dier (Jean-Pierre) (Poésie du Géron­dif 11 octobre 2014)

Minière (Isabelle) (La règle d’or 22 avril 2015)

Mizu­baya­shi (Akira) (Une langue venue d’ailleurs 9 août 2013)

Modan (Rutu) (La Propriété 15 novembre 2014)

Moore (Edward Kelsey) (Les suprêmes 27 octobre 2014)

Montas­ser (Thomas) (Une année parti­cu­lière 16 février 2017)

Montero (Rosa) (Le terri­toire des barbares 6 avril 2013) (Le roi trans­parent 28 mai 2013) (La folle du logis 24 avril 2017) (L’idée ridi­cule de ne jamais te revoir 13 juillet 2017)

Morand (Paul) (Fouquet ou le soleil offus­qué 26 novembre 2009)

Moresco (Anto­nio) (La petite lumière 16 novembre 2015)

Mory (Chris­tophe) (Décon­nexions 22 mai 2010)

Mosby (Kathe­rine) (Sanc­tuaires ardents 21 octobre 2010)

Mour­le­vat (Jean-Claude) (Et je danse Aussi 28 janvier 2016)

Moutot (Michel) (Ciel d’Acier 8 août 2016)

Mowat (Farley) (Fleur de passion 16 janvier 2013)

Mo Yan (le veau et le coureur de fond 2 décembre 2014)

Moyes (Jojo) (Avant toi 25 janvier 2013)

Muir (John) ( Souve­nirs d’enfance et de jeunesse 7 septembre 2017)

Muka­songa (Scho­las­tique) (Cœur Tambour 20 juin 2016)

Mulisch (Harry) (La décou­verte du ciel 1 décembre 2011)

Munoz Rengel (Juan Jacinto) (Le tueur hypo­con­driaque 23 mars 2013)

Munro (Alice) (Fugi­tives 2 août 2014)

Murail (Marie-Aude) (Charles Dickens 27 août 2009) (Sauveur et fils 7 septembre 2016)

N

Nasreen (Taslima) (Libre de le dire 23 avril 2010)

Nie Jun (les contes de la ruelle 2 mai 2016)

Nob (Mamette 21 janvier 2016)

Nordin (Magnus) (La prin­cesse et l’assassin 22 mai 2010)

Novion (Marie) (Mordi­cus 1 septembre 2017)

O

Oberlé (Gérard) (Mémoire de Marc Antoine Muret 27 octobre 209)

O’Brien (Dan) (Les bisons de Brocken Heart 26 novembre 2009)

O’farrel (Maggie) (L’étrange dispa­ri­tion d’Esme Lennox 21 novembre 2010)

Ogawa (Yoko) (Les formules préfé­rées du profes­seur 15 mai 2013)

Oksa­nen (Sofi) (Purge 22 septembre 2010) (Norma 20 mai 2017)

O’Nan (Stewart) (Les joueurs 18 juillet 2014)

Otsuka (Julie) (Certaine n’avaient jamais vu la mer 23 novembre 2012)

Ovaldé (Véro­nique) (Ce que je sais de Vera Candida 27 octobre 2009)

Ozouf (Mona) (Compo­si­tion fran­çaise 24 septembre 2009)

P

Paasi­linna (Arto)( La douce Empoi­son­neuse 25 mars 2017)

Page (Alain) (L’écume des nuits 24 novembre 2009)

Pange (Pauline De) (Comment j’ai vu 1900 13 septembre 2013)

Pari­sis (Jean-Jacques) (Les aimants 24 novembre 2009)

Pedrosa (Cyril) (Portugal 5 mars 2013)

Pennac (Daniel) (Un amour exem­plaire8 octobre 2015)

Perez-Reverte (Arturo) (Le peintre des batailles 2 avril 2011)

Perret (Delphine) (Björn six histoires d’ours 2 février 2017)

Perri­gnon (Judith) (Les faibles et les forts 29 novembre 2013)

Petit (Xavier-Laurent) (Be Safe 14 novembre 2009)

Petter­son (Per) (Je refuse 1 mars 2015)

Pinfold Levi ( La légende du Chien noir 2 février 2017)

Pinhas-Delpuech (Rosie) (Anna -une histoire fran­çaise-  24 octobre 2016) (L’angoisse d’Abraham 20 avril 2017)

Pivot (Bernard) (Oui, mais quelle est la ques­tion 11 décembre 2013)

Plan­ta­ge­net (Anne) (trois jours à Oran 6 avril 2017)

Porter (Max) (La douleur porte un costume de plumes 16 mai 2016)

Posa­das (Carmen) (Le Ruban rouge 22 juillet 2010)

Potok (Chaïm) (L’élu 14 mai 2011)

Poulain (Cathe­rine) (Le grand Marin 23 février 2017)

Poulain (Véro­nique) (Les mots qu’on ne me dit pas 20 décembre 2014)

Poulin (Jacques) (Volks­wa­gen blues 13 octobre 2014)

Pour­chet (Maria) (Rome en un jour 3 novembre 2013)

Powell (Marga­ret) (Les tribu­la­tions d’une cuisi­nière anglaise 15 août 2016)

Powers (Charles T.) (En mémoire de la forêt 25 janvier 2012)

Powers (Richard) (Le temps où nous chan­tions 8 septembre 2009)

Proust (Marcel) (le Temps Retrouvé 24 août 2015))

Pym (Barbara) (Adam et Cassan­dra 15 février 2016)

Q

Quint (Michel) (En dépit des étoiles 10 mars 2013)

R

Raba­gliati (Michel) (Paul à Québec)

Raufast (Pierre) (La frac­tale des ravio­lis21 septembre 2015) (La Variante Chilienne 7 juillet 2016)

Rama­dier (Cédric) (Au secours Sortez moi de là 2 février 2017)

Ravey (Yves) (La fille de mon meilleur ami 22 octobre 2015)

Recondo (Leonor de) (Rêves oubliés 7 juin 2012)

Rein­hardt (Eric) (L’amour et les forêts 12 décembre 2014)

Rémond (Alain) (Chaque jour est un adieu 27 mars 2017)

Renner (Benja­min) (Le grand méchant Renard 11 février 2015)

Rich­mond (Michelle) (L’année brouillard 14 juin 2011)

Révay (Thérésa) ( La vie ne danse qu’un instant 8 avril 2017)

Riel (Jorn) (Un curé d’enfer et autres racon­tars 24 janvier 2010) (Le naufrage de la Vesle Mari et autres racon­tars 24 janvier 2010)

Rigaud Louis (Dans la forêt du pares­seux 2 février 2017)

Rivière (Tiphaine) (Carnet de thèse 4 juillet 2015)

Rob Smith (Tom) (Enfant 44 24 décembre 2009) (Kolyma 24 février 2010) (La ferme 23 octobre 2014)

Robic (Sylvie) (Los Angeles la ville, ses mythes, ses stars 24 décembre 2009)

Roca (Paco) (Rides 14 juin 2011)

Rostain (Michel) (L’étoile et la vieille 14 mars 2013)

Roger (Marie-Sabine) (Vive­ment l’avenir 21 octobre 2010)

Rollin (Olivier) (Le météo­ro­logue 17 février 2015)

Roth (Philip) (La Tâche 27 octobre 2009) (Le complot contre l’Amérique 20 avril 2015)

Roy (Gabrielle) (La petite poule d’eau 7 décembre 2013)

Rufin (Jean-Chris­tophe) (Immor­telle randon­née 24 octobre 2013) (Le grand cœur 7 aout 2012) (Rouge Brésil 4 novembre 2013)

Ruiz Zafon (Carlos) (L’ombre du vent 22 septembre 2010)

Rumiz (Paolo) (Aux fron­tières de l’Europe 16 décembre 2012) (L’ombre d’Hannibal 19 octobre 2015)

Russo (Richard)b(Le déclin de l’empire Whiting 9 février 2014)

Ryan (Frank) (Virus et Homme un destin commun 20 novembre 2011)

Ryan (William) (Le royaume des voleurs 14 avril 2011)

S

Safier (David) (Maudit Karma 27 juillet 2009)

Salatko (Alexis) (Horo­witz et mon père 27 août 2009)

Salaün (Lionel) (Le retour de Jim Lamar 11 décembre 2012)

Sansal (Boua­lem) (2084 la fin du monde 21 juillet 2017)

Saucier (Joce­lyne) (Il pleu­vait des oiseaux 11 mars 2014)

Savage (Thomas) (le pouvoir du chien 17 mars 2016)

Schi­rach (Ferdi­nand von) (L’affaire Collini 28 septembre 2014 )

Schmidt (Eric-Emma­nuel) (Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus  14 octobre 2012)

Scholes (Kathe­rine) ( La lionne 25 août 2017)

Schwarz-Bart (André) (L’étoile du matin 26 novembre 2009)

Seetha­ler (Robert) (Le tabac Tres­niek 29 mai 2015)

Seksik (Laurent) (le cas Einstein5 décembre 2013) (l’exercice de la méde­cine 26 octobre 2016) (Romain Gary s’en va-t-en guerre 22 juin 2017)

Sénanque (Antoine) (l’ami de jeunesse 30 novembre 2015)

Seskis (Tina) (Partir 12 novembre 2015)

Sfarr (Joann) (Comment tu parles de ton père 31 octobre 2016)

Shaf­fer (Mary Ann) (Le cercle de mangeurs d’épluchures de patates 27 août 2009)

Sheers (Owen) (J’ai vu un homme 22 aout 2016)

Shep­per­son (Rob) (Céleste et la banque de rêves 25 janvier 2013)

Shima­zaki (Aki) (Le poids des secrets 31 décembre 2012)

Shoe­man (Karel) (Cette vie 9 mai 2013)

Shri­ver (Lionel) (Double fautes 14 janvier 2011)

Shteyn­gart (Gary) (Super triste histoire d’amour 17 février 2012)

Sigaut (Marion) (La marche rouge des enfants perdus de l’hôpital géné­ral 10 juillet 2009)

Simeon (Jean-Pierre) (Lettre à la femme aimée au sujet de la mort 5 septembre 2009) (Aïe un poète 14 février 2011)

Simsion (Graeme) (Le théo­rème du Homard 14 novembre 2016)

Sinoué (Gilbert) (Le livre de Saphir 27 juillet 2009) (L’enfant de Bruges 23 avril 2010)

Sizun (Marie) (La femme de l’Allemand 27 août 2009)

Skes­lien Charles (Janet) (Les fian­cés d’Odessa 1 juillet 2013)

Slocombe (Romain) (Un été au Kansai 21 mars 2016)

Slocum (Joshua) (Le voyage du Liber­dade 4 mars 2013)

Smith (Tom Rob) (Enfant 44 24 décembre 2009) (Kolyma 24 février 2010) (La ferme 23 octobre 2014)

Sollo­goub (Tania) (Au pays des pierres de lune 15 novembre 2011)

Solo­mons (Nata­sha) (Jack Rosen­blum rêve en anglais 14 août 2011) (le manoir de Tyne­ford 21 mai 2014)

Soumy ( Jean-Guy) (Le Congrès 5 mars 2016)

Spie­gel­man (Art) (Maus 19 octobre 2013)

Stace (Wesley) (L’infortunée 14 juin 2011)

Sted­man (M.L) (Une vie entre deux océans 17 mars 2015)

Stegner (Wallace) (la montagne en sucre 9 mai 2016) (En lieu sûr 1 août 2016)

Sten­dhal (Henri Beyle) (Le rouge et le noir 2 janvier 2013)

Stockett (Kathryn) (La couleur des senti­ments 21 novembre 2010)

Stork (Fran­cesco X.) (Le Monde de Marcello 14 janvier 2011)

Stra­dal (J. Ryan) (Les cuisines du grand Midwest 27 septembre 2017)

Strady (Sophie) (Dans la forêt du pares­seux 2 février 2017)

Sulli­van (Court­ney J) (Maine 14 aout 2014)

Suter (Martin) (Le temps, Le temps 12 decembre 2013) (Le cuisi­nier 22 juillet 2010)

T

Tabuc­chi (Anto­nio) ( Pereira prétend , un témoi­gnage 18 juillet 2016)

Tani­zaki (Juni­chirô) (l’éloge de l’ombre 27 aout 2009)

Tardieu (Laurence) (Un temps fou 13 septembre 2009)

Taylor (Alex) (Bouche bée toute ouïe , 22 mai 2010)

Tearne (Roma) (Le Nageur 23 novembre 2015)

Theroux (Marcel) (Au nord du monde 10 juillet 2015)

Thomas (Chan­tal) (Le testa­ment d’Olympe 14 avril 2011) (Souve­nirs de la marée basse 15 novembre 2017)

Thomas (David) (La patience des buffles sous la pluie 20 octobre 2012)

Thuy (Kim) (Ru 24 février 2010) (Man 21 juin 2013)

Tjong-Khing (Thé) (La course au gâteau 27 août 2009)

Tolan (Sandy) (La maison du citron­nier 14 mai 2011)

Tong Cuong (Valé­rie) (Par amour 8 juin 2017)

Tour­neur (Michelle) (Cris­tal noir 7 février 2015)

Trem­blay (Michel) (La traver­sée du conti­nent 9 janvier 2014)

Trol­lope (Joanna) (A parts égales 22 juillet 2015)

Trouillot (Lyonel) (Yanva­lou pour Char­lie 23 avril 2013)

Truc (Olivier) (Le dernier Lapon 24 janvier 2013)

Truong (Jean-Michel) (Eter­nity Express 22 juillet 2010)

Tudo­ret (Patrick) (L’homme qui fuyait le Nobel 23 janvier 2017)

Tuil (Karine) (L’invention de nos vies 5 avril 2014)

U

Uras(Michaël) (Aux petits mots les grands remèdes 21 novembre 2016)

Urbain (Didier) (Au Soleil Nais­sance de la Médi­ter­ra­née Esti­vale 23 juin 2014)

Utton (Peter) (Chht 2 février 2017)

V

Vacca (Paul) (La petite cloche au son grêle 24 novembre 2009)

Vallejo (Fran­çois) (Les sœurs Brelan 21 novembre 2011)

Valognes (Auré­lie) (Mémé dans les orties 12 mars 2017)

Vann (David) (Aqua­rium 3 avril 2017)

Vasquez (Juan Gabriel) (Le bruit des chos mars es qui tombent 20 janvier 2013)

Venet Emma­nuel (Marcher droit tour­ner en rond 5 janvier 2017) (Petit précis de méde­cine imagi­naire 5 janvier 2017)

Vergély (Bertrand) (Nietzsche ou la passion de la vie 17 juillet 2012)

Vernant (Jean-Pierre) (L’Univers, les dieux, les hommes 14 février 2011)

Verno­chet (Bernard) (Gran­ville pas à pas 25 mars 2013)

Vero­nesi (Sandro) (Terrain Vague 22 mai 2010)

Verplancke (Klaas) (Les nouveaux Dino­saures 13 novembre 2011)

Visdei (Anca) (L’exil 24 février 2010) (Anouilh un auteur incon­so­lable et gai 14 janvier 2011)

Volko­vitch (Michel) (Blabla carnets d’un traduc­teur 11 septembre 2014)

Von Arnim (Eliza­beth) (Avril enchanté 14 juin 2011)

Vuillard (Eric) (14 juillet 17 octobre 2016)

W

Watson (Mark) (Eleven 13 avril 2014)

Weber (Anne) (Tous mes vœux 15 janvier 2010)

Weil (Sylvie) (Le Mazal d’Elvina 2 mai 2010)

Werth (Nico­las) (L’île aux canni­bales 28 juin 2015)

Williams (Robert) (Luke et Jon 19 novembre 2015)

Willocks (Tim) (La reli­gion 6 mai 2014)

Winter­son (Jeanette) (Pour­quoi être heureux quand on peut être normal 11 octobre 2013)

Womers­ley (Chris) (La compa­gnie des Artistes 13 mars 2013)

X

Xinran (Xin Ran) (Baguettes chinoises 24 février 2010)

Y

Yalom (Irvin D.) (Mensonges sur un divan 12 juin 2012) (Et Nietzsche a pleuré 6 juillet 2012) (Le problème Spinoza 28 juillet 2012) (Créa­tures d’un jour 14 septembre 2014)

Yousaf­zai (Malala) (Moi Malala 30 avril 2015)

Yoshi­mura (Akira) (Le convoi de l’eau 16 octobre 2012)

Z

Zenatti (Valé­rie) (Les âmes sœurs 24 février 2010)

Zevin (Gabrielle) (Je ne sais plus pour­quoi je t’aime 24 décembre 2009)

Zola (Émile) (Le Ventre de Paris 17 août 2015)

)usak (Markus) (La voleuse des livres  26 novembre 2009) novembre