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Traduit de l’an­glais par Elisa­beth Peelaert

Livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique de Babelio.com
Un petit déjeu­ner complet ne se conçoit pas sans un bon roman. Livre criti­qué dans le cadre du programme Masse Critique de Babe​lio​.com

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J’avais décidé de ne plus parti­ci­per à « Masse Critique » de Babe­lio depuis ma dernière décep­tion. Mais pour ce livre, je me suis lais­sée tenter. D’abord, parce que je n’avais pas à choi­sir, et que, de plus, cet auteur m’avait scot­chée avec « Enfant 44 « . Même si je n’ai pas été passion­née, je ne regrette pas ma lecture. Donc merci Babe­lio pour ce cadeau.

Dans mes blogs amis, je lis souvent des billets enthou­siastes à propos de thril­lers, j’ai­me­rais que mon texte vous donne envie de lire celui-la pour savoir s’il s’agit d’un bon thril­ler, car je me sens incom­pé­tente en la matière. Le suspens me gêne pour la lecture si bien que je commence toujours par la fin pour lire tran­quille­ment le roman. Que les fans du genre se rassurent, je ne la dévoi­le­rai pas ! Je sais que cela consti­tue une grande partie de leur plai­sir.

Ce roman raconte de façon très détaillée un complot qui a abouti à la dispa­ri­tion d une jeune femme en Suède. Mia est une très jeune fille qui a été adop­tée par un couple de riches fermiers suédois. Très jolie jeune femme noire , elle est le centre d’in­té­rêt et des ragots du petit village.

La personne qui a conscience que rien n’est normal dans cette dispa­ri­tion, c’est Tilde, la mère du narra­teur. Seule­ment voilà personne ne veut la croire et tout le monde la croit folle même son mari. C’est là que réside l inté­rêt du roman : montrer comment l’im­pres­sion d’un complot est proche de la folie , quand on commence à voir des signes d’hos­ti­lité dans le moindre des compor­te­ments d’au­trui, les lignes entre la folie et la raison deviennent floues.

Il est certain qu’être victime d’un complot doit donner à la victime des compor­te­ments para­noïaques, et l’in­verse est vrai égale­ment, quel­qu’un qui est para­noïaque peut lire tout compor­te­ment hostile comme une preuve du complot qui veut la faire taire. Le narra­teur a bien du mal à démê­ler les fils de l’his­toire qui a tant perturbé sa mère. Et la façon dont celle-ci essaye de se raccro­cher de toutes ses forces à la chro­no­lo­gie pour convaincre son fils est très émou­vante.

Si lire ce roman sans en connaître la fin, permet­trait de savoir si c’est un bon thril­ler, je ne peux pas répondre à cette ques­tion. Mais ce que je peux dire, c’est que ce roman analyse très bien les ressem­blances et la souf­france engen­drées par le fait d’être victime d’un complot ou par la folie. Un petit détail agaçant dans la typo­gra­phie, c’est la redon­dance des deux types de guille­mets pour les cita­tions.

Citation

Le poids des ragots dans le monde rural

Au sujet de cet enfant malheu­reux, il y aura des ragots. Ces ragots seront la plupart du temps des mensonges. Mais cela ne change rien, car lors­qu’on vit dans une commu­nauté qui croit à ces mensonges, qui les répète, ils deviennent réalité ‑pour toi et pour les autres. Impos­sible d’y échap­per, parce qu’il n’y a pas de preuve qui tienne. Il s’agit là de méchan­ceté, et la méchan­ceté se moque des preuves.

On en parle

Kitty la mouette (encore un oiseau de mer !), qui a beau­coup aimé.

Traduit de l’anglais (États-Unis)par FRance Camus Pichon

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J’avais été telle­ment surprise par Enfant 44 que lorsque j’ai vu Kolyma sur le rayon nouveau­tés de ma biblio­thèque préfé­rée, je n’ai pas pu m’empêcher, je l’ai pris et aussi­tôt lu. Je pense que, main­te­nant, l’auteur tient son héros pour plusieurs romans. Pour appré­cier complè­te­ment ce genre de livres, il faut aimer les séries. Autant à la télé­vi­sion, je trouve ça sympa (je connais tout sur le docteur House…) autant en livres je n’accroche pas. Léo est pour­tant un person­nage complexe et atta­chant, ancien du KGB il vit dans le remord perma­nent de ses crimes. Si tous ceux qu’il a tués veulent se venger on est vrai­ment qu’au début d’une longue, très longue série.Les ressorts du thril­ler-poli­cier sont comme souvent dans ce genre de litté­ra­ture haute­ment impro­bables : Léo échappe aux gangs de Moscou, au KGB, à une tempête en mer sur un bateau qui le condui­sait à la Kolyma , à une révolte du goulag et pour finir en beauté à l’insurrection de Buda­pest ; tout cela avec des genoux cassés et pour sauver sa fille adop­tive qui le déteste car il a tué son père… Résumé ainsi cela ne donne peut-être pas envie de lire Kolyma, pour­tant, je suis certaine que les amateurs du genre vont appré­cier, et peu à peu deve­nir des aficio­na­dos de Léo et Raïssa.La Russie post­sta­li­nienne se prête bien à l’horreur et si Léo est encore vivant pendant la guerre de Tchét­ché­nie cela promet quelques belles pages d’horreur.

Citations

Je n’ai pas eu le choix.
Des milliers d’innocents étaient morts à cause de cette phrase, pas sous les balles, mais au nom d’une logique perverse et de savant calculs.

On en parle

Link.

http://media.paperblog.fr/i/223/2231738/enfant-44-tom-rob-smith-selection-prix-litter-L-2.jpeg

Traduit de l’an­glais par France Camus-Pichon

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Voici mon premier thril­ler, je n’ai réussi à le finir que, parce que j’ai lu le dernier chapitre avant la fin : le suspens étant presqu’intolérable pour moi.

L’idée du roman­cier est géniale : imagi­ner un « Sérial killer » commet­tant ses crimes en Russie sovié­tique en 1953. La date est impor­tante, pour ce roman là aussi, la mort du « petit père des peuples », permet une fin plus heureuse que celle à laquelle le person­nage prin­ci­pal s’attendait. Par un curieux hasard, j’avais lu très peu de temps aupa­ra­vant, un livre témoi­gnage : les enfants de Staline se passant à la même période, j’ai eu une impres­sion étrange : comme si j’avais gardé en mémoire le cadre, l’arrière plan dans lequel l’imaginaire morbide de celui-ci pouvait se déployer.

Si ce roman reste une pure fiction, il n’empêche que la pein­ture de l’Union Sovié­tique sous Staline, de la famine en Ukraine en 1933, des méthodes de la police secrète, des inter­ro­ga­toires des suspects si vite coupables, des orphe­li­nats… en fait tout l’intérêt. L’enquête elle-même est passion­nante, la réalité du pays y est inti­me­ment liée. Comme dans toute enquête, le héros devra lutter contre tout le monde ou presque pour que la vérité appa­raisse dans un pays où le meurtre n’existe plus, contrai­re­ment aux pays capi­ta­listes.

On ne peut pas conseiller Enfant 44 aux âmes sensibles car le meur­trier y est parti­cu­liè­re­ment abomi­nable, mais tous les amateurs de thril­ler doivent (vont) adorer. Si ce livre n’est pas dans mes Préfé­rence, c’est unique­ment à cause de la violence des crimes. J’ai mis quelques temps à m’en remettre !

Citations

Ces rumeurs de meurtre proli­fè­re­raient comme du chien­dent au sein de la commu­nauté désta­bi­li­se­raient ses membres, les inci­te­raient à douter d’un des prin­cipes fonda­men­taux sur lesquels repo­sait leur nouvelle société : La délin­quance n’existe plus.

On en parle

link.

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51HtXRQd0NL._SL500_AA300_.jpg http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg

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Livre reçu dans la cadre de Masse critique de Babe­lio. Mon avis est très néga­tif et sans doute trop sévère, je n’apprécie que très peu la litté­ra­ture poli­cière, j’aurais dû me méfier. Quand des romans poli­ciers me plaisent, ils sont en géné­ral excel­lents. Pour celui-là, je pense qu’il s’agit d’un honnête polar qui, person­nel­le­ment, m’a beau­coup agacée.

Sans doute, pour donner un cadre parti­cu­lier et une ambiance inou­bliable, cela se passe sous les purges stali­niennes, pour la violence c’est garanti ! J’avais été surprise et j’avais appré­cié « Enfant 44 » de Tom Rob Smith. Voilà, un nouveau genre est né : le poli­cier vague­ment honnête du temps de Staline, à quand celui sous Pol-Pot ! ! !

Sinon, on a, à peu près, tous les ingré­dients, les coups, le sang , le sadisme, les larmes, les traitres, avec une petite dose de reli­gio­sité. Comme c’est en Russie, c’est plus énorme plus violent, plus déses­péré mais guère plus passion­nant. L’enquête autour d’une icône volée est très compli­quée et permet de décrire ce qui reste des croyances reli­gieuses en Union Sovié­tique et la corrup­tion des diri­geants, tout cela sans grand fonde­ment histo­rique (du moins si je me réfère à mes lectures sur le sujet).

J’ai lu atten­ti­ve­ment ce roman, car j’avais accepté d’en parler sur mon blog, je vais l’oublier très vite.

On en parle

Miss Alfie a l’air d’aimer.