Lu grâce au club de lecture de la média­thèque de Dinard.


Fran­çois Garde ne m’en voudra certai­ne­ment pas que l’alto prenne plus de place que son roman sur ma photo. Lui qui a donné vie dans « L’effroi » à un Sébas­tien Armant, altiste à l’opéra de Paris qui « aurait tant aimé ne nous parler que de musique ». Malheu­reu­se­ment, le geste horrible, crimi­nel, d’un chef d’orchestre très en vue fait bascu­ler sa vie. Voici le début d’une d’une vraie tragé­die :

L’archet levé, j’attendais le signal ;

Soudain le chef se redressa. Il prit une longue inspi­ra­tion, se figea dans un impec­cable garde-à-vous. Le public ne se rendit compte de rien, et pour nous ce chan­ge­ment de posture ne produi­sit qu’un vague senti­ment d’alerte.

Lente­ment, il leva le bras droit, main tendue vers le rideau de la scène, et, de sa belle voix de bary­ton, s’exclama avec force et solen­nité :

« Heil Hitler ! »

Sébas­tien Armant, saisi d’effroi, va se lever et sortir, entraî­nant derrière lui tout l’orchestre, la répro­ba­tion du geste du chef est telle que cela devient « le » scan­dale média­tique qu’il faut à tout prix exploi­ter pour des raisons poli­tiques et de pouvoir. Notre altiste va deve­nir un objet aux mains des spécia­listes de la commu­ni­ca­tion et peu à peu perdre pied et ne plus très bien savoir comment diri­ger sa vie. Le récit est bien mené et nous retrou­vons les travers de notre société dans la descrip­tion de la chute program­mée d’un homme simple­ment coura­geux. Le lecteur sait, bien avant lui, que Sébas­tien Armant n’aurait jamais dû fréquen­ter les fameux « plateaux » télé, que c’est un monde prêt à dévo­rer de l’émotion sur le dos de ceux qui peuvent encore en expri­mer.

Sa pein­ture du monde poli­tique avec sa cohorte de conseillers en image, en commu­ni­ca­tion, en revue de presse est criant de vérité. Oui, c’est bien dommage que cela se fasse sur le dos de la musique mais, au moins, il peut se rassu­rer, la musique restera toujours cet art exigeant qui demande à ses servi­teurs de travailler tous les jours (ou presque) six heures, pour arri­ver à un résul­tat qui leur donne du plai­sir et nous en donne tant. C’est l’amie proprié­taire de l’alto de cette photo qui m’a fait décou­vrir cette réalité, et aucun conseiller ne pourra jamais faire l’économie de ce travail exigeant pour abou­tir au feu d’artifice que repré­sente un concert réussi. Il peut se compa­rer au travail de l’écrivain qui polit sa langue pour permettre au lecteur de rentrer au plus profond du récit et de parta­ger les doutes et les espoirs de l’écrivain comme le fait si bien Fran­çois Garde.

Citations

le directeur de l’Opéra

Jean-Pierre Chomé­rac, le président du conseil d’administration de l’Opér, me surprit. Chomé­rac avait pris ses fonc­tions six mois plus tôt. Il devait ce poste à une ancienne et indé­fec­tible amitié avec le président de la Répu­blique. (…) Sous sa protec­tion, il avait été nommé succes­si­ve­ment inspec­teur géné­ral de l’agriculture, préfet de l’Yonne, ambas­sa­deur au Portu­gal. Il ne dissi­mu­lait pas la minceur de ses compé­tence, et y suppléait par un sens poli­tique avisé et sa propen­sion à se saisir des sujets à la mode et à faire parler de lui. (…)Nos délé­gués syndi­caux murmu­raient qu’il n’avait pas encore décou­vert que dans un opéra on faisait de la musique.

Vous savez président de l’Opéra n’est qu’un lot de conso­la­tion en atten­dant mieux.

Ceux qui nous gouvernent

Je le remer­ciai en prenant la carte qu’il me tendait. Des assis­tants vinrent à nouveau papillon­ner autour de nous. Le conseiller du ministre en profita pour se glis­ser à côté de moi et murmu­rer :

- Il distri­bue ses cartes de visite comme s’il était encore député-maire. Bien évidem­ment, c’est nous qui vous contac­te­rons le moment venu.

Les médias

Les médias sont comme un monstre insa­tiable, il faut lui donner à manger de temps en temps, sinon il peut vous dévo­rer tout cru.

Vie et mort des scandales dans les médias

Les chaînes d’information en continu se régalent. Avant-hier les révé­la­tions d’un obscur atta­ché parle­men­taire ; hier les expli­ca­tions contour­nés du ministre du Budget ; ce matin les bons mots assas­sins d’un jeune loup de l’opposition. Dans notre affaire, il ne se passe rien de nouveau, il ne peut rien se passer d’inédit. Les jour­na­listes me solli­citent moins pour vous rencon­trer. Mon cher Sébas­tien, il faut s’y résoudre : le bouquet que nous propo­sons à la vente depuis deux semaines commence à se faner, et les amateurs veulent des fleurs fraîches.

Le musicien d’orchestre

Rien ne peut égaler l’honnêteté du musi­cien, L’honnêteté sans fard et sans tache du travail du musi­cien, seul respon­sable d’avoir bien appri­voisé son instru­ment, bien lu la parti­tion, bien écouté ses collègues, bien suivi les consignes. Lui seul – et chacun dans l’ensemble- doit se glori­fier modes­te­ment de donner vie aux construc­tions invi­sibles élabo­rées par les maîtres du passé. 

Phrase que j’aime

Comme des rochers fendant une mer calme, ou des sommets émer­geant des nuages. Mais les écueils ne disent rien du métier de pêcheur, ni les montagnes ne se réduisent à leurs extré­mi­tés.

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Je consi­dère Domi­nique comme une bien­fai­trice de l’humanité des lecteurs et lectrices. Je n’avais pas un moral extra­or­di­naire et ce livre m’a fait beau­coup rire et m’a remis en forme. Pour­quoi « une bien­fai­trice » et non « la » bien­fai­trice ? Car je donne égale­ment ce titre à tous les auteurs qui me font du bien . Cepen­dant, les signa­ler à mon inten­tion doit être récom­pensé comme il se doit ! Vous devez lire cet ouvrage, surtout si, comme moi, dans les musées, il vous est arrivé de mourir d’ennui en traver­sant certaines salles . Savoir que, si l’on porte un regard critique sur des chef d’œuvre (s’ils sont au Louvre, ce sont bien des chef d’œuvre non ?) on est en bonne compa­gnie, m’a fait un plai­sir immense.

Avez-vous déjà remar­qué le nombre de vierges à l’enfant qui tiennent très mal le bébé qu’on leur a mis dans les bras ? Si vous avez essayé de tenir le vôtre de cette façon, il serait à coup sûr tombé par terre. Peut-être qu’elle ne l’aimait pas tant que ça, ce bébé, et après tout, avec tous les soucis qu’il lui donnera plus tard, on peut la comprendre. Je suis aussi souvent agacée sur les remarques basiques que j’entends sur l’art de notre époque, pour ça aussi cela me fait du bien qu’on se moque des œuvres qui, bien qu’anciennes et consa­crées, ne sont pas si bien construites que ça ! Je me demande si, depuis que ce livre est paru, des gens se promènent avec ce guide sous le bras et se tordent de rire dans cette véné­rable insti­tu­tion en regar­dant ce genre de tableau et en lisant le commen­taire qu’en on fait nos auteurs.

Pour vous donner un avant-goût de ce qui vous attend voici un exemple :

20160504_154547Il s’agit de l’enlèvement de Déja­nire par le centaure Nessus 1755 peint par Louis Lagre­née (vous le trou­ve­rez Sully 2e étage. Vigier Le Brun salle 52)

Centaure et sans reproche

Au moins, on ne pourra pas dire repro­cher à Louis Lagre­née de gâcher de la toile ! Il a incon­tes­ta­ble­ment travaillé les effets de matière, à tel point qu’on ne sait plus quoi regar­der : le paysage flou et sucré à l’arrière-plan, les muscles bien dessi­nés des athlètes sans maillot, les mètres de drapés vire­vol­tants, sans oublier le crin blanc de la queue nerveuse du centaure, ni la trans­pa­rence de l’eau.

Au premier plan, un homme âgé – quoique fort bien bâti- se roule part terre de dépit, tirant la queue d’un autre candi­dat, qui a telle­ment abusé des hormones que son corps en a été modi­fié, moitié cheval, moitié vache (notez la robe, si carac­té­ris­tique des normandes). A l’arrière-plan, un candi­dat en plein effort. Certes, il appuie légè­re­ment son pied gauche sur un rocher, mais il pour­rait déco­cher ses flèches en faisant des pointes s’il le voulait tant il a travaillé ses quadri­ceps. Concen­trons nous sur Déna­jire : pour­quoi avoir investi dans autant de tissu pour se retrou­ver un sein (fort beau d’ailleurs) à l’air ? Est-ce pour cela qu’elle arbore un air si tragique ou bien est-elle déçue d’être embar­quée par le cultu­riste blond ? L’énorme jarre située en bas à gauche prend alors tout son sens : tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse.

Grâce à ce tableau, Luis Lagre­née a été reçu membre de l’Académie royale de pein­ture. Autre temps, autre mœurs.

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Livre lu grâce aux billets de Mior et de Galéa, je les remer­cie pour cette lecture. Bien sûr , nous avons tous et toutes, lu beau­coup de livres sur la persé­cu­tion des juifs pendant la guerre. Mais chaque cas est unique, et la grande origi­na­lité de ce témoi­gnage c’est qu’il a été écrit à chaud , pendant et juste après les événe­ments. Cela fait penser à « Suite fran­çaise » de Irène Némi­rovsky, tout en étant moins litté­raire c’est quand même très bien écrit. Fran­çoise Fren­kel a une passion : les livres et en parti­cu­lier ceux des écri­vains fran­çais. Grâce à des études litté­raires de très bon niveau, à la Sorbonne, elle ouvre une librai­rie fran­çaise à Berlin en 1921. Ce lieu devient vite, grâce à sa culture, un haut lieu de la civi­li­sa­tion fran­çaise en Alle­magne. Hélas les nazis détrui­ront ce beau rêve et malheu­reu­se­ment pour elle, son origine juive et polo­naise la met en grand danger. En 1939, elle arrive à Paris, puis se réfu­gie à Nice, en danger partout elle veut fuir en Suisse où l’attendent des amis. Son récit s’arrête lorsqu’elle pose les deux pieds dans ce pays où elle a pu survivre. Elle raconte avec préci­sion, d’abord sa joie de créer à Berlin un lieu de culture fran­çaise, puis son exil dans une France trop vite occu­pée et enfin sa fuite vers la Suisse, cela permet au lecteur de parta­ger le quoti­dien d’une femme qui cherche à s’échapper de la nasse qui se referme inexo­ra­ble­ment sur elle et ses rela­tions.

Elle nous montre toute la diver­sité des réac­tions des Fran­çais, ceux qui sont dans l’évidence de la main tendue, comme ce couple de coif­feurs, qu’on a envie d’embrasser telle­ment ils sont intel­li­gents et gentils, et puis ceux qui sont indif­fé­rents ou hostiles, une gamme de réac­tions qui sonnent telle­ment vraies. Fran­çoise Fren­kel tient à souli­gner l’attitude des Savoyards, c’est dans cette région qu’elle a senti le plus de compas­sion et le maxi­mum d’aides pour ceux qui étaient traqués par la milice ou la Gestapo. Un livre prenant donc et indis­pen­sable au moment où des hommes et des femmes sont à nouveau traqués par une idéo­lo­gie morti­fère.

L’introduction de Patrick Modiano est superbe, on comprend très bien pour­quoi il s’est retrouvé dans ce témoi­gnage lui qui a vécu la guerre sans la défense d’un milieu fami­lial protec­teur et qui a ressenti comme Fran­çoise Fren­kel, les valeurs humaines se déli­ter et le danger planer sur la moindre rencontre de person­na­li­tés plus ou moins bizarres. Il nous dit aussi que ce livre qui a paru en 1945 et qui a été tota­le­ment oublié ne livre pas l’intimité de l’écrivain mais que ce n’est pas si impor­tant. Mais, je dois être une femme de notre époque, car j’aimerais bien savoir, pour­quoi elle ne nous parle pas de son mari, mort à Ausch­witz, comment elle avait quand même un peu d’argent pendant la guerre, et surtout si de 1945 à 1975 elle a été heureuse à Nice. Oui j’aimerais en savoir plus sur cette femme si pudique et si coura­geuse.

Citations

Ambiance à Nice parmi les réfugiés

Un grand nombre de réfu­giés se prépa­raient à l’émigration. Ils comp­taient sur un parent plus ou moins proche, sur un ami, ou sur l’ami d’un ami, sur des connais­sances établies dans de loin­taines parties du monde et qui les aide­raient, pensaient-ils, à réali­ser ce projet.

Ils entre­te­naient une corres­pon­dance labo­rieuse, à mots couverts, lançaient des télé­grammes coûteux, deman­daient des affi­da­vits, des visas, rece­vaient des réponses, des contre-demandes, des ques­tion­naires, des circu­laires qui engen­draient une nouvelle vague de corres­pon­dance.

Ensuite, ils station­naient des mati­nées entières devant les consu­lats pour apprendre que tel ou tel docu­ment manquait, n’était pas conforme aux pres­crip­tions ou se trou­vait inexact. Lorsque quelques-uns sortaient avec un visa, ils étaient regar­dés comme des phéno­mènes, comme des bien­heu­reux !

Les départs étaient peu nombreux

L’exilé et la guerre

Le fond de cette exis­tence était l’attente, cane­vas où un espoir toujours plus mince et une pensée de plus en plus morose brodaient ensemble des arabesques nostal­giques

L’âme humaine

Un fond de sadisme doit être caché en tout homme pour se dévoi­ler lorsqu’une occa­sion s’en présente. Il suffi­sait qu’on ait donné à ces garçons, somme toute paisibles, le pouvoir abomi­nable de chas­ser et de traquer des êtres humains sans défense pour qu’ils remplissent cette tâche avec une âpreté singu­lière et farouche qui ressem­blait à de la joie.

Lu dans le cadre du club de lecture de ma média­thèque.

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Livre très sympa­thique qui remonte le moral. Cela n’empêche pas l’auteur de décrire notre société de façon assez triste. Il se sert pour cela de la person­na­lité d’un vieil homme de plus de soixante dix ans qui refuse l’ensemble du moder­nisme. Son inté­rêt pour la société dans laquelle il vit s’est arrêté aux années 60. Depuis plus rien ne trouve grâce à ses yeux, ni les noms des voitures qui, d’appellations qui font rêver comme Cara­velle, Dauphine, Ariane, sont passée à des mots qui ne veulent rien dire comme Scénic, ni les beauté fémi­nines, son idéal fémi­nin restera à jamais Grace Kelly, ni bien sûr les façons modernes de commu­ni­quer.

Lui restera pour toujours relié au monde avec un télé­phone en baké­lite noir avec un cadran que l’on tourne avec un doigt… Son fils va deve­nir père, et le roman raconte très bien les peurs du futur père et sa joie abso­lue devant le bébé fragile mais dont le regard est si présent. L’année des 6 ans du petit, le grand père le gardera un mois dans sa maison au coeur des landes. Le bonheur de ces deux être, aux deux bouts du temps de l’espace humain est touchant : ce petit fils saura séduire ce vieux grin­cheux , et le petit garçon aimera de toutes ses forces ce grand-père hors norme. Toutes les peurs dans lesquelles sont élevées les enfants d’aujourd’hui sont évoquées et si on comprend les parents, on est égale­ment du côté du « grand-paria » (nom qu’il s’est choisi et qui lui va bien), l’hyper protec­tion dans laquelle sont élevées les enfants d’aujourd’hui, leur permet­tra-t-elle de gran­dir ?

Les person­nages ne sont pas idéa­li­sés, ils sont dans leur vérité. J’ai bien aimé que la maman de l’enfant, Leila, ne succombe pas au charme du grand-père : la conver­sa­tion télé­pho­nique où le grand-père explique que l’enfant a dormi dans le même lit que lui pour ne pas avoir de cauche­mars est boule­ver­sante. Elle a peur de l’inceste, et le grand-père est tota­le­ment choqué qu’elle ait pu penser à cela.

Le premier chapitre démarre par une scène dans le métro abso­lu­ment inou­bliable, elle fera sourire les pari­siens et les provin­ciaux qui sont si heureux de ne jamais utili­ser les trans­ports en « commun » parce qu’ils sont communs juste­ment ! (Ce n’est pas de moi, c’est une réflexion du grand père).

Citations

La télévision aujourd’hui

Encore ignore-t-il l’existence du rap et des émis­sions de télé­réa­lité. Ne m’a-t-il pas déclaré tout récem­ment : « un jour, tu vas voir, ils vont foutre des camé­ras dans une maison et filmer des crétins à ne rien faire » ? S’il savait. Je n’ose rien dire. Je n’ai jamais osé.

La jeunesse d’aujourd’hui vue par le grincheux

- On montre son cul, on a des anneaux dans le nez, on mange avec les doigts, on s’exprime par borbo­rygmes, on se tape dessus au moindre désac­cord, on se trémousse sur des rythmes binaires…ça ne t’évoque rien ?

- Euh…

- Moi si : l’âge des cavernes. des siècles de civi­li­sa­tion pour en arri­ver là ! Ce n’est pas triste c’est effroyable.

L’opinion du grincheux sur les médecins

- Tu as vu un ophtalmo ?

- Un type qui te regarde dans les yeux pour te prendre ton fric ? Même les femmes n’osent plus faire ça.

Le masculin

Que tu dises non, non et non ! A force de ne plus être machos, vous êtes deve­nus manchots, ma parole, toi et les hommes de ta géné­ra­tion !

Petite leçon d’économie

Pour­quoi ache­ter, toujours ache­ter, quand on peut faire durer les choses ? Pour­quoi jeter, toujours jeter, gros­sir les décharges, quand on peut répa­rer ? Tu as remar­qué que les verbes « jeter » et « ache­ter » étaient très proches ? Cette machine, je la jette, cette machine, je l’achète, ça sonne pareil … Et voilà comment la fuite en avant conti­nue, et vas-y que j’achète , et vas-y que je jette , et tant pis pour la planète ! En plus ça rime ! Tu vois je suis un grand poète. Un grand poète paria.

On en parle

Livre-esse, Cathulu

20160307_145754Traduit de l’américain par Fran­çoise Cartano.

Quand j’ai appris la nouvelle de la mort de Pat Conroy, je me suis sentie triste, et ne pouvant pas parti­ci­per ni de près ni de loin au deuil qui doit toucher profon­dé­ment ses proches, j’ai décidé de relire « le prince des Marées » ; roman qui m’avait profon­dé­ment marquée en 2002.

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Ma relec­ture atten­tive de ce gros roman (600 pages) m’a remis en mémoire tout ce que j’aime chez cet auteur. Tout d’abord, son formi­dable humour et j’ai encore bien ri à la lecture de la scène où sa grand mère entraîne ses petits enfants dans le choix de son cercueil, au milieu de tant de souf­frances d’une enfance rava­gée par la violence d’un père et de l’insatisfaction de sa mère, ce petit passage où Tholita (la grand-mère) finira par faire pipi de rire sur les azalées du centre ville est un excellent déri­va­tif aux tensions créées par les drames dans lesquels la famille Wigo est plon­gée.

J’ai de nouveau appré­cié la construc­tion roma­nesque : nous connaî­trons peu à peu les drames succes­sifs de la famille à travers l’effort que doit faire le person­nage prin­ci­pal, Tom, pour aider la psychiatre de sa sœur jumelle, Savan­nah, à s’y retrou­ver dans le délire psycho­tique de celle qui est aussi une poétesse admi­rée du tout New-York des lettres. Ce procédé permet de rompre la chro­no­lo­gie et de croi­ser plusieurs histoires. « Le prince des marées » est un roman foison­nant et géné­reux le drame est toujours mélangé à une éner­gie vitale qui permet de suppor­ter les pires vile­nies des humains. C’est peut être le reproche qu’on peut faire à ce livre , cette famille est vrai­ment touchée par une série de drames trop horribles. Parfois on se dit : c’est trop ! mais peu importe, c’est si extra­or­di­naire de décou­vrir le Sud des États Unis sous plusieurs facettes : le racisme ordi­naire, la reli­gion, le côté bonne éduca­tion, la force des éléments.

Enfin ce livre est un hymne à la nature et les descrip­tions vous emportent bien loin de votre quoti­dien. C’est le genre de roman que l’on quitte avec regret chaque soir et que l’on voit se termi­ner avec tris­tesse. Bravo Monsieur Part Conroy d’avoir su écrire sur l’enfance marty­ri­sée en gardant la tête haute et votre merveilleux sens de l’humour ; et merci, vos livres ont fait voya­ger tant de gens vers un pays dont vous parlez si bien.

Citations

Sa rage contre les parent destructeurs

Les parents ont été mis sur terre dans le seul but de rendre leurs enfants malheu­reux.

Un des portrait de sa mère

Ma mère se bala­dait toujours comme si elle était atten­due dans les appar­te­ments privés d’une reine. Elle avait la distinc­tion d’un yacht – pureté de ligne, effi­ca­cité, gros budget. Elle avait toujours été beau­coup trop jolie pour être ma mère et il fut un temps où l’on me prenait pour son mari. Je ne saurais vous dire à quel point ma mère adora cette période… Maman donne des dîners prévus plusieurs mois à l’avance et n’a pas le loisir de se lais­ser distraire par les tenta­tives de suicide de ses enfants.

Folie de sa sœur

Depuis sa plus tendre enfance, Savan­nah avait été dési­gnée pour porter le poids de la psychose accu­mu­lée dans la famille. Sa lumi­neuse sensi­bi­lité la livrait à la violence et au ressen­ti­ment de toute la maison et nous faisions d’elle le réser­voir où s’accumulait l’amertume d’une chro­nique acide . Je le voyais, à présent : par un proces­sus de sélec­tion arti­fi­ciel mais fatal, un membrure de la famille est élu pour être le cinglé et toute la névrose, toute la fureur, toute la souf­france dépla­cées s’incrustent comme de la pous­sière sur les parties saillante de ce psychisme trop tendre et trop vulné­rable.

Portrait d’une méchante femme de sa ville natale

Ruby Blan­ken­ship péné­tra dans la pièce, royale et inqui­si­to­riale, ses cheveux gris bros­sés sévè­re­ment en arrière, et les les yeux fichés comme des raisins secs dans la pâte molle de sa chaire. C’était une femme immense, gigan­tesque, qui faisait naître une terreur immé­diate dans le cœur des enfants. À Colle­ton, elle était perçue comme « une présence », et elle se tenait sur le pas de sa porte d’où elle nous obser­vait avec cette inten­sité singu­liè­re­ment rava­geuse que les personnes âgées qui détestent les enfants ont su élever au rang des beaux-arts. Une partie de sa noto­riété locale était due à l’insatiable curio­sité que lui inspi­rait la sante de ses conci­toyens. Elle était l’hôte omni­pré­sente de l’hôpital autant que du funé­ra­rium.

Dialogue avec sa mère

- Je n’aurais pas dû avoir d’enfants, dit ma mère. On fait tout pour eux, on sacri­fie sa vie entière à leur bonheur, et ensuite ils se retournent contre vous. J’aurais dû me faire liga­tu­rer les trompes à l’âge de douze ans. C’est le conseil que je donne­rais à n’importe quelle fille que je rencon­tre­rais.
- Chaque fois que tu me vois, Maman, tu me regardes comme si tu voulais qu’un docteur pratique sur toi un avor­te­ment rétro­ac­tif.

Humour

Les ensei­gnants améri­cains ont tous des réflexes de pauvres, nous avons un faible pour les congrès et foire du livre tous frais payés, avec héber­ge­ment gratuit et festin de poulet caou­tchou­teux, vinai­grette douceâtre et petits pois innom­mables.

SONY DSCLu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.
Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Fran­çoise Adel­stain

4
Un livre d’une grand qualité, car il sait trans­mettre une forte émotion, tout en respec­tant les codes de bien­séance britan­niques. Un homme au sommet de la gloire dans le système juri­dique anglais, « le vieux Filth » : Failed in London try in Hong-Kong (acro­nyme qui veut dire « si tu échoues à Londres essaie à Hong-Kong » mais le mot veut aussi dire sale ou saleté), est respec­table et très respecté, connu et admiré pour son savoir juri­dique. Après une brillante carrière à Hon-Kong, il revient dans le Dorset.

Le roman commence, lorsqu’il se retrouve veuf et très âgé. Ce veuvage auquel il ne s’attendait pas va l’entrainer dans une péré­gri­na­tion vers son passé. Il est un enfant des colo­nies britan­niques, ce qui veut dire qu’à six ans, il est bruta­le­ment séparé de la femme qui l’élevait pour partir au pays de Galle ou de vagues tantes lui ont trouvé une famille d’accueil. Rudyard Kipling parlera, lui aussi de cette incroyable violence faite à des enfants : les colons britan­niques avaient si peur que leurs enfants se lient aux indi­gènes qu’ils préfé­raient s’en sépa­rer pendant les longues années de 5 ou 6 ans à 18 ans.

Ce vieux Monsieur digne, qui ne peut pas expri­mer ses senti­ments et qui est, pour tout son entou­rage, la respec­ta­bi­lité même va peu à peu par toutes petites touches nous livrer ses souf­frances, celles de son enfance sont énormes et il est soudain inca­pable de finir sa vie sans s’y confron­ter de nouveau. Au passage nous connai­trons ses amitiés, ses amours et son couple beau­coup moins simple qu’il n’y paraît.

Le roman est traversé par des person­na­li­tés pour le moins étranges. Les deux tantes qui devaient s’occuper de leur neveu sont complè­te­ment déran­gées, typi­que­ment anglaises peut être ? Essen­tiel­le­ment inté­res­sées par le golf et pas du tout par le bien être d’un enfant dont elles n’avaient pas demandé à s’occuper. C’est très émou­vant de voir le regard des autres vis à vis de ce vieux Filth, regard qui s’arrête à son allure, à sa respec­ta­bi­lité, à son élégance, à sa dignité, et le long et doulou­reux chemi­ne­ment de cet homme vers une autre vérité , celle qui a bien failli l’anéantir.

PS : Ce roman a déçu deux lectrices du club et n’a donc pas reçu de coup de cœur, je le regrette . Elles ont trouvé cet homme peu sympa­thique et le roman bavard, je donne leurs argu­ments par honnê­teté, mais je ne suis pas du tout d’accord. J’aimerais bien lire d’autre avis sur ce roman.

Citations

Un nouveau mot pour moi

Sa somno­lence post­pran­diale

Le veuvage d’un vieil homme

Désor­mais à près de quatre vingts ans, il vivait seul dans le Dorset. Sa femme , Betty, était morte, mais il papo­tait souvent avec elle en vaquant dans la maison. 

Une enfance malheureuse

Il n’avait pas bu de lait depuis son départ de chez Ma Didds, au pays de Galles. Elle devait être ici. « Tu ne sors pas de ce placard tant que tu n’as pas bu ce verre de bon lait et tu as inté­rêt à ne pas remuer les pieds parce qu’il y a un trou en dessous aussi profond qu’un puits, et on n’entendrait plus jamais parlé de toi. » Enfermé toute la jour­née, jusqu’à l’heure du coucher, il avait six ans.

L’idéal féminin de bien des hommes

Mrs Ingoldby fut le premier amour anglais d’Eddie. Il igno­rait qu’une femme si peu compli­quée pût exis­ter. Calme et rêveuse, souvent vous appor­tant une tasse de thé sans raison parti­cu­lière sauf par affec­tion ; satis­fai­sant tous les caprices d’un mari colé­rique dont elle ne se plai­gnait pas. Ravie sans jamais se lasser des surprises que réser­vait chaque nouveau jour.

Les mémoires

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Une fois n’est pas coutume je vais commen­cer mon article par une cita­tion, si (et seule­ment si) vous êtes allé sans déplai­sir au bout de la lecture alors, je vous conseille­rai de « re« lire ce roman :

Pêle-mêle, au hasard du coup de filet, les algues profondes, où dort la vie mysté­rieuse des grandes eaux, avaient tout livré : les cabillauds, les aigle­fins, les carre­lets, les plies, les limandes, bêtes communes d’un gris sale, aux tâches blan­châtres ; les congres, ces grosses couleuvres d’un bleu de vase , aux minces yeux noirs, si gluantes qu’elles semblent ramper, vivantes encore ; les raies élar­gies, à ventre pâle bordé de rouge tendre, dont les dos superbes, allon­geant les nœuds saillants de l’échine, se marbrent jusqu’aux baleines tendues des nageoires , de plaques de cinabre coupées par des zébrures de bronze floren­tin, d’une bigar­rure assom­brie de crapaud et de fleurs malsaines ; les chiens de mer, horribles, avec leur têtes rondes , leurs bouches large­ment fendues d’idoles chinoises, leurs courtes ailes de chauves – souris char­nues, monstre qui doivent garder de leurs abris les trésors des grottes marines. Puis venaient les beaux pois­sons , isolés, un sur chaque plateau d’osier ; les saumons , d’argent guillo­ché, dont chaque écaille semble un coup de burin dans le poli du métal ; les mulets , d’écailles plus fortes, de cise­lures plus gros­sières ; les grands turbots, les grandes barbues, d’un grain serré et blanc comme du lait caillé ; les thons , lisses et vernis, pareils à des sacs de cuir noirâtres ; les bars arron­dis, ouvrant une bouche énorme, faisant songer à quelque âme trop grosse, rendue à pleine gorge dans la stupé­fac­tion de l’agonie. Et , de toutes parts, les soles , par paires, grises ou blondes , pullu­laient ; les équilles , minces, raidies, ressem­blaient à des rognures d’étain ; les harengs, légè­re­ment tordus, montraient tous, sur leurs robes lamées , la meur­tris­sure de leurs ouïes saignantes ; les dorades grasses se tein­taient d’une pointe de carmin, tandis que les maque­reaux, dorés , le dos striés de brunis­sures verdâtres, faisaient luire la nacre chan­geante de leurs flancs, et que les gron­dins roses, à ventre blancs, les têtes rangées au centre des mannes, les queues rayon­nantes épanouis­saient d’étranges florai­sons, pana­chées de blanc de perle et de vermillon vif. Il y avait encore des rougets de roche, à la chair exquise, du rouge enlu­miné des cyprins, des caisses de merlans aux reflets d’opale, des paniers d’éperlans, de petits paniers propres , jolis comme des paniers de fraises, qui lais­saient échap­per une odeur puis­sante de violette. Cepen­dant , les crevettes roses, les crevettes grises , dans les bour­riches, mettaient , au milieu de la douceur effa­cée de leur tas, les imper­cep­tibles boutons de jais de leurs milliers d’yeux ; les langoustes épineuses, les homards tigrés de noir » vivants encore, se traî­nant sur leur pattes cassées, craquaient.

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L’été est propice aux relec­tures, dans toutes les biblio­thèques il traîne un roman de Zola. J’ai lu autre­fois tous les Rougon Macquart, certains m’ont laissé un souve­nir très précis. Ils flottent dans ma mémoire des scènes variées , souvent tragiques, comme la fin de Gervaise dans « L’assommoir » , parfois sensuelles, comme les émois de Lantier remon­tant dans l’ascenseur de la mine contre le corps de Cathe­rine Maheu, presque toujours trop char­gées en tragé­dies violentes. Le seul roman que j’ai relu sans déplai­sir c’est « Au bonheur des dames », enfin un roman qui ne décrit pas que la noir­ceur de l’âme humaine.

J’avais complé­te­ment oublié « le ventre de Paris » et en le reli­sant j’ai faci­le­ment compris pour­quoi. A l’époque, si je dévo­rais les romans, je sautais allé­gre­ment les descrip­tions trop longues qui m’ennuyaient, je ne me souve­nais donc d’un héros, Florent, trop naïf et sans défense qui ne m’avait guère inté­res­sée. Or le person­nage prin­ci­pal du roman, ce n’est pas lui, mais les Halles que Zola, nous décrit avec une passion peu commune. Il y voit le symbole même de la bour­geoi­sie du second empire, engon­cée dans ses certi­tudes et son embon­point, et qui corrompt tout ce qu’elle touche. Les fruits sont tous au bord de la décom­po­si­tion, les produits laitiers sentent trop fort, les viandes dégou­linent de graisses et d’odeurs répu­gnantes. Le seul person­nage posi­tif qui aurait pu sauver Florent (déso­lée de « divul­ga­cher » ainsi la fin du roman) est une certaine Fran­çoise qui cultive des beaux légumes frais aux portes de Paris, mais il suffit qu’ils passent la porte de halles pour qu’aussitôt ils se trans­forment en trognons, éplu­chures, et autres objets répu­gnants.

En lisant ce roman j’ai pensé qu’il consti­tuait une mine de rensei­gne­ments pour des recons­ti­tu­tions histo­riques. A côté de ce Florent doux rêveur révo­lu­tion­naire, se dresse Lisa , la belle char­cu­tière. Zola veut nous montrer « que ces gredins d’honnêtes gens » comme les traite Claude Lantier , peintre de son état (il sera le person­nage prin­ci­pal de « l’œuvre »), sont des gens mons­trueux à leur manière. Le pari est diffi­cile car la belle Lisa, est avant tout une femme travailleuse, honnête et atta­chée à sa famille. Mais derrière cette appa­rence douceur se cache une violence impla­cable qui sera fatale à celui qui ne rentre pas dans son cadre de pensée.

Tous les person­nages ou presque sont remplis d’une haine rancu­nière abomi­nable , c’est un monde de femmes où toutes les passions se déchaînent sans aucune rete­nue, bref c’est du « Zola ». Je me suis dit que je n’aurais pas aimé expli­quer ce roman à des jeunes aujourd’hui, car quelque soit les défauts de la belle char­cu­tière, c’est une femme qui aime son travail et veut le bien de sa famille.

Citations

La belle charcutière

Il pardon­nait à Lisa ses tendresses pour l’empereur, parce que disait-il, il ne faut jamais causé poli­tique avec les femmes, et que la belle char­cu­tière était après tout , une femme très honnête qui faisait aller joli­ment son commerce.

La religion de Lisa

Aussi lorsque Lisa allait dans une église, elle se montrait recueillie. Elle avait acheté un beau parois­sien, qu’elle n’ouvrait jamais, pour assis­ter aux enter­re­ments et aux mariages. Elle se levait , s’agenouillait , aux bons endroits, s » appli­quant à garder l » atti­tude décente qu’il conve­nait d’avoir. C’était pour elle une sorte de tenue offi­cielle que les gens honnêtes, les commer­çants et les proprié­taires devaient garder devant la reli­gion.

Les honnêtes gens

Ma conscience ne me reproche rien. Je ne dois pas un sou, je ne suis dans aucun tripo­tage, j’achète et je vends de bonne marchan­dise , je ne fais pas payer plus cher que le voisin… Alors pour­quoi parles-tu de renver­ser le gouver­ne­ment, qui te protège et te permets de faire des écono­mies ? Tu as une femme, tu as une fille, tu te dois à elle avant tout. Tu serais coupable, si tu risquais leur bonheur. Il n’y a que les gens sans feu ni lieu, n ayant rien à perdre, qui veulent le coup de fusil. Tu n’entends pas être le dindon de la farce peut être ? Reste donc chez toi, grande bête, dors bien , mange bien, gagne de l’argent, aie la conscience tran­quille, dis-toi que la France se débar­bouillera toute seule , si l’Empire la tracasse. Elle n’a pas besoin de toi la France.

La pauvreté

On trouve toujours quelqu’un pour vous payer à boire, on ne rencontre jamais personne qui vous paie à manger.

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Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.

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Fina­le­ment Keisha, le club de lecture a décidé que je lirai ce livre. Tu ne savais pas trop comment nous le recom­man­der, comme toi, je l’ai lu en une nuit, enfin une partie de la nuit. Je pour­rais reco­pier ton billet avec lequel je suis entiè­re­ment d’accord, mais ça ne se fait pas ! Je rajoute que, si je ne l’ai pas laissé tomber à la page 50, il y a deux raisons le club, bien sûr et le billet de Keisha. N’en concluez pas que vous pouvez écono­mi­ser la lecture de ce roman, non, j’aimerais telle­ment avoir l’opinion de mes blogueuses préfé­rées (excuse-moi Jérôme mais pour les blogs, le fémi­nin l’emporte de façon trop nette sur le mascu­lin quelles que soient les règles de gram­maire !). J’ai trouvé une formule pour décrire ce livre : « du Gavalda avec un effort de conci­sion extrême ». Et atten­tion , je ne rejette pas du tout Anne Gavalda, je dois même avouer que, dans une période de déprime, elle m’a fait beau­coup de bien.

Arnaud Derek esquisse ses person­nages et les anec­dotes dans lesquelles il les met en scène, ça ressemble plus à un synop­sis qu’à un roman véri­table. Les rencontres sont impro­bables comme une plage au pôle Nord, mais ces gens un peu cassés et abimés par la vie vont se faire plus de bien que de mal. Si j’avais été tentée de l’abandonner , c’est que je déteste qu’on me prenne à partie dans un livre et que l’auteur m’annonce la suite .. mais là il s’agit du procédé de style sur lequel est construit tout le roman, j’ai donc fini par l’accepter.

Il y a un charme incon­tes­table à ces esquisses de person­na­li­tés et d’histoires, on se surprend à remplir les vides que l’auteur n’a pas voulu écrire. Et on recon­naît de plus en plus notre société dans ce qu’elle a de plus accep­table. Oui, Keisha, ce court récit fait du bien et cet auteur a un style bien à lui qui me m’amènera, j’en suis sûre à lire ces autres romans.

Citations

Parce que je fais partie des amatrices de Rooboïs

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Traduit du chinois par Fran­çois Sastourné.

Lu dans le cadre du club de lecture de la média­thèque de Dinard.
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Un grand talent d’écrivain ce Mo Yan, d’ailleurs consa­cré par le prix Nobel de litté­ra­ture en 2012, il arrive à nous faire revivre le monde rural chinois en racon­tant, de façon simple et appa­rem­ment naïve, la vie d’un village. Mo Yan part d’un acte fréquent à la campagne : la castra­tion d’un petit veau, mais hélas celui-ci se passe mal, pour nous montrer toutes les forces qui sont en jeu dans le village où la survie alimen­taire est à peine assu­rée. Lorsque la faim tenaille les gens, un plat de « couilles de veau » sautées à la cibou­lette devient un plat de roi, pour lequel bien des passions vont se déchaî­ner. C’est drôle et tragique à la fois.

La deuxième nouvelle : le coureur de fond a ma préfé­rence, le village appa­raît dans toute sa variété. Comme le village est un lieu de réédu­ca­tion des « droi­tiers » cela permet aux paysans d’être confron­tés et parfois d’utiliser des compé­tences dont ils n’avaient aucune idée. C’est un monde absurde, où personne n’est à l’abri de l’arbitraire, un monde violent où la force physique a souvent le dernier mot. Souvent seule­ment, car au-dessus de tous les liens bons ou mauvais que les habi­tants peuvent tisser entre eux et parfois avec les « droi­tiers », il y a la police qui peut enfer­mer qui bon lui semble sur une simple dénon­cia­tion. Quel pays ! et en même temps quelle éner­gie pour vivre quand même de toutes les façons possibles. Ces récits m’ont fait penser aux images naïves dont la révo­lu­tion cultu­relle relayée par les amitiés franco-chinoises ont inondé la France à une certaine époque.

Citations

la fin de la nouvelle « Le veau », c’est à prendre au deuxième degré

Abécédaire des auteurs

Ackroyd (Peter) (Trois frères 23 mais 2015.)

Adam (Olivier) (le Cœur Régu­lier 22 septembre 2010) (Poids léger 24 mars 2016)

Adams (Richard) (Water­ship Down 30 septembre 2016)

Adiga (Aravind) (Le Tigre Blanc 22 mai 2010)

Alan­gui­lan (Gerry) (Elmer 5 décembre 2014)

Alcoba (Laura) (le bleu des abeilles 11 mai 2017)

Alexie (Sher­man) (le premier qui pleure a perdu 27 juillet 2009)

Alexie­vitch (Svet­lana) (La fin de l’homme rouge 18 janvier 2014)

Al Khamissi (Khaled) (Taxi 14 mai 2011)

Alliot (David) (Céline, idées reçues sur un auteur sulfu­reux 2 août 2011)

Amadou Amal (Djaili) (Wallaande, l’art de parta­ger un mari 3 mai 2015)

Ambjørn­sen (Ingvar) (Potes pour la vie 22 décembre 2014, Elling 28 janvier 2015)

Antoine (Amélie) (Quand on n’a que l’amour 31 juillet 2017)

Appe­feld (Aharon) (L’histoire d’une vie 22 juillet 2010)

Appeyri (Yann) (Farrago 15 août 2009)

Arditi (Metin) (Loin des Bras ; 19 novembre 2009) (Prince d’orchestre 30 octobre 2012) (L’enfant qui mesu­rait le monde 10 août 2017)

Arnaud (Emma­nuel) (Le théo­rème de Kropst 12 février 2012)

Aslam (Nadeem) (Le jardin de l’aveugle 30 septembre 2013)

Assou­line (Pierre) (Les invi­tés 27 aout 2009, Le portrait 27 aout 2009)

Atkin­son (Kate) (Dans les coulisses du musées 24 janvier 2010) (Une vie après l’autre 25 juillet 2016)

Aubry (Gwenaëlle) (Personne 24 décembre 2009)

Azze­dine (Saphia) (Mon père est femme de ménage 7 novembre 2011)

B

Ba (Omar) (je suis venu, j’ai vu, je n’y crois plus 27 juillet 2009)

Badel (Ronan) ( loup gris  1 septembre 2017)

Bake­well (Sarah) (Comment Vivre 30 mars 2015)

Baltas­sat (Jean-Daniel) (Le Divan de Staline 8 septembre 2013)

Banks (Russell) (Un Membre perma­nent de la Famille 20 mars 2015)

Barbery (Muriel) (L’élégance du Héris­son 25 août 2009)

Baron (Cécile) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Barrows (Annie) (Le cercle de mangeurs d’épluchures de patates 27 août 2009)

Barry (Sébas­tian) (Le testa­ment caché 27 octobre 2009)

Bartol (Vladi­mir) (Alamut 9 aout 2015)

Bass (Olivier) (La musique des Kergue­len 17 janvier 2012)

Bauchau (Henry) (L’enfant bleu 27 juillet 2009)

Baudouin (Jacques) (Petit Mao 23 avril 2010)

Baus­sant (Philippe) (Le roi se lève aussi 27 juillet 2009)

Bave­rez (Nico­las) (après le déluge 22 octobre 2009)

Beins­tin­gel (Thierry) (Ils désertent 16 octobre 2014)

Bello (Antoine) (Les funam­bules 24 novembre 2009) (Ada 12 décembre 2016)

Bena­meur (Jeanne) (Les Insur­rec­tions Singu­lières 12 novembre 2012)

Bena­quista (Tonino) (Homo Erec­tus 14 mai 2011) (Roma­nesque 7 novembre 2016)

Benke­moun (Brigitte) (Albert le Magni­fique 12 janvier 2017)

Bennett (Alan) (La dame à la Camion­nette 3 juin 2014)

Bentoumi (Farid) (Good Luck Algé­ria 4 mars 2016)

Besson (Philippe) (Retour parmi les hommes 14 avril 2011)

Bernard (Michel) (Les Forêts de Ravel 18 mai 2015) (Deux remords de Claude Monet 23 septembre 2016)

Bertin (Charles) (la petite dame en son jardin de Bruges 22 juillet 2012)

Berton (Benja­min) (La Chambre à Remon­ter le Temps 2 décembre 2011)

Beuglet (Nico­las) (Le Cri 19 juin 2017)

Birgis­son (Berg­sveinn) (La lettre à Helga 16 octobre 2013)

Bihel (Frédé­ric)( Exauce-nous 27 juillet 2009)

Bizouerne (Gilles) (Loup gris 1 septembre 2017)( Pierre et la sorcière 1 septembre 2017)

Bizot (Véro­nique) (Mon couron­ne­ment 22 mai 2010) ( Un avenir 18 novembre 2011)

Blake (Stépha­nie) ( Caca boudin 2 février 2017)

Blank (Sébas­tien) (L’un et l’autre 24 janvier 2010)

Bleys (Olivier) (Le fantôme de la Tour Eiffel 28 juillet 2015)

Blon­del (Jean-Philippe) (Au Rebond 27 octobre 2007) (G229 24 mai 2017) (Juke box 24 mai 2017)

Blun­dell (Judy) (Ce que j’ai vu et pour­quoi j’ai menti 15 août 2012)

Bois­ro­bert (Anouk) (Dans la forêt du Pares­seux 2 février 2017)

Boltansky (Chris­tophe) (La cache 3 décembre 2015))

Bombar­dier (Denise) (une enfance à l’eau bénite 4 janvier 2014)

Boncenne (Colombe) (Comme Neige 30 mai 2016)

Bondoux (Anne-Laure) (le Temps des Miracles 27 juillet 2009) (Pépites 11 janvier 2016) (Et je danse Aussi 28 janvier 2016)

Bonnet (Laurent) ( Bordeaux, Carnet de Voyage 19 octobre 2012)

Bose (Buddha­deva) (la fille de nos rêves 21 janvier 2012)

Bouraoui (Nina)( Stan­dard 7 février 2014)

Bour­bon Parme (de) (Amélie) (Le secret de l’Empereur 29 mai 2017)

Bour­deaut (Olivier) (En atten­dant Bojangles 18 avril 2016)

Bour­geau (Vincent) (Au Secours Sortez moi de là 2 février 2017)

Boyd (William) (L’attente de l’Aube 21 août 2013)(Orages Ordi­naires 22 juin 2012)

Boyden (Joseph) (Le chemin des âmes 27 août 2009) (Les saisons de la soli­tude 24 septembre 2009)

Bragde (Anna B.)(Zona Frigida 14 novembre 2014)

Bredin (Jean-Denis) (L’affaire 19 juin 2015)

Brink (André) (Une saison blanche et sèche 24 janvier 2014)

Brocas Sophie (le cercle des femmes 29 mars 2016)

Brooks (Géral­dine) (Le livre d’Hanna 10 novembre 2009) (la soli­tude du docteur March 29 septembre 2010)

Bryson (Bill) (Ameri­can rigo­los 22 août 2012) (Motel Blues 12 septembre 2012) (une histoire de tout ou presque 28 septembre 2012) (Shakes­peare anti­bio­gra­phie 5 janvier 2013) (Nos voisins du dessous 18 janvier 2013) (Une Histoire du monde sans sortir de chez moi 19 juillet 2014)

Burton (Jessie) (Minia­tu­riste 16 juin 2015)(Les filles au lion 21 septembre 2017)

C

Calvetti (Paola) ( L’Amour est à la lettre A 8 février 2016)

Capus (Alex) (Le faus­saire, l’espionne et le faiseur de bombes 7 septembre 2015)

Carerre (Emma­nuel) (D’autres vies que la mienne 16 septembre 2006) (Un Roman Russe 22 mars 2017)

Carlain (Noé) (les nouveaux dino­saures 13 novembre 2011)

Carle­ton (Jetta) (Les fleurs de Lune 24 décembre 2009) mars

)assidy (Anne) (Inno­cents 24 novembre 2009)

Cathrine (Arnaud)(Edvar Munch L’enfant terrible de la pein­ture 23 avril 2010)

Cauuet (Paul)( Les vieux four­neaux tome 1 15 décembre 2014)

Cayre (Hanne­lore) (La Daronne 28 août 2017)

Céline (Louis-Ferdi­nand) (Voyage au Bout de la Nuit 14 aout 2011)

Cendres (Axl) (la drôle de vie de Bibow Bradwley 19 décembre 2013)

Cestac (Florence) (Un amour exem­plaire 8 octobre 2015)

Ceylan (Nuri Bilge) (Il était une fois l’Anatolie , 28 janvier 2012)

Chalen­don (Sorj) (Retour à Killy­begs 17 novembre 2011) (Le quatrième mur 26 novembre 2013) (Profes­sion du père 13 février 2017) (Le jour d’avant 9 novembre 2017)

Chang (Kang Myoung) ( Parce que je déteste la Corée 10 décembre 2017)

Chast (Roz) (Est ce qu’on peut parler d’autre chose, 7 mars 2016)

Châte­let (Noëlle) (Au Pays des Vermeilles 26 novembre 2009)

Chau­veau (Sophie) (Noce de Char­bon 1 février 2014)

Charles (Maryse et Jean-Fran­çois) (Far Away 10 octobre 2012)

Ches­nel (Fanny) (Une jeune fille au cheveux blancs 14 juin 2011)

Ches­not (Chris­tian) (Qatar : le sacret du coffre fort 19 mai 2014)

Cheva­lier (Tracy) (Prodi­gieuses Créa­tures , 14 aout 2011) (Le Réci­tal des Anges 13 janvier 2015)

Chia­rello (Fanny) (Une faiblesse de Carlotta Delmont 14 avril 2016)

Chirousse (Myriam) (Miel et Vin 15 avril 2010)

Choplin (Antoine) (L’incendie 13 mars 2015)

Chou­kri (Moham­med) (Le pain nu 8 mai 2017)

Cipolla (Carlo M.) (les lois de la stupi­dité humaine 7 mai 2012)

Clarke (Brock) (guide des incen­diaires des maisons d’écrivains 23 novembre 2009)

Clau­del Philippe (Tous les soleil film 14 avril 2011) (L’arbre au pays Toraja 21 avril 2016)

Clemen­ceau (Fran­çois) (Vivre avec les Améri­cains 24 janvier 2010)

Clement (Jenni­fer) (Prières pour celles qui furent volées 9 mars 2015)

Cloa­rec (Fran­çoise) (L’indolente le mystère de Marthe Bonnard 19 janver 2017)

Coe (Jona­than) (La pluie avant qu’elle ne tombe 23 avril 2010) (expo 58 6 avril 2014)

Cohen Hadria (Victor) (les trois saisons de la rage 3 décembre 2011)

Coher (Sylvain) (Nord Nord Ouest 10 avril 2015)

Coman (Caro­lyn)( Céleste et la banque des rêves 25 janvier 2013)

Commengé (Béatrice) (Le Paris de Modiano 14 août 2017)

Confiant (Raphaël) (Rue des Syriens 6 mars 2017)

Conroy (Pat) ( Le Prince des Marées 4 avril 2016) ( la mort de Santini 14 septembre 2017)

Constan­tine (Barbara) (Tom petit Tom tout petit Homme Tom 24 février 2010)

Cook (Eileen) (Ne dites pas à ma mère .. 5 juilet 2012)

Cook (Kenneth) (à coups redou­blés 23 avril 2010) (la vengeance du Wombat 23 avril 2010) ( Le Koala Tueur 22 Mai 2010)

Cordier (Daniel) (Alias Cara­calla 25 décembre 2009)

Cossery (Albert) (Mendiants et Orgueilleux 5 mais 2016)

Court­ney Sulli­van (Julie) (Maine 14 aout 2014)

Crown (Jona­than) (Sirius 13 juin 2016)

Curiol (Céline) (Les vieux ne pleurent jamais 7 avril 2016)

Cush­man (Karen) (Le livre de Cathe­rine 24 février 2010)

Czapski (Joseph) (Proust contre la déchéance 5 juin 2017)

D

Damas (Gene­viève) (Si tu passes la rivière 25 avril 2015)

Daoud (Kamel) (Meur­sault Contre-Enquête 4 novembre 2014)

David (Michel) (Un bonheur si fragile 11 juin 2015)

David­sen (Leif) (à la recherche d’Hemingway 24 juin 2010)

Davo­deau (Etienne) (Le chien qui louche et les Igno­rants 21 septembre 2014)

Davri­chewy (Kéthé­vane) (Les Sépa­rées 4 avril 2012) (Quatre Murs 15 mars 2014) (La mer noire 14 avril 2017)

Deghelt (Frédé­rique) (La grand mère de Jade 14 janvier 2011)

Dela­court (Grégoire) (la liste de mes envies 4 janvier 2013)

Dela­motte (Isabelle) (le roman de Jeanne à l’ombre de Zola 24 novembre 2009)

Dele­croix (Vincent) (La chaus­sure sur le toit 27 août 2009)

Delisle (Guy) (Les Chro­niques de Jéru­sa­lem 5 février 2012)

De Luca (Erri) (le jour d’avant le bonheur 23 février 2012) (le tort du soldat 18 aout 2014)

De Vigan (Delphine) (No et moi 27 août 2009)

Depestre (René) (Hadriana dans tous mes rêves 20 février 2010)

Desarthe (Agnès) (Le Rempla­çant 20 août 2009) (Ce cœur chan­geant 29 février 2016)

Despentes (Virgine) (Apoca­lypse Bébé 21 novembre 2010)

Destre­mau (Yolaine) (White noise 24 février 201)

Detam­bel (Régine) ( Trois ex 17 mai 2017 )

D’Halluin (Bruno) (L’égaré de Lisbonne 3 aout 2015) (Jon l’Islandais 2 novembre 2015)

Dicker (Joël) (La Vérité sur l’affaire Harry Quebert 1 décembre 2009)

Didier­laurent (Jean-Paul) Le liseur du 6H27 26 décembre 2016)

Dilies (Abélard tome 1 et 2, 11 juillet 2016)

Dongala (Emma­nuel) (Photo de groupe au bord du fleuve 14 juin 2011)

Donner (Chris) (Mes débuts dans l’art 20 novembre 2014)

Douglas (Louise) (Nos mensonges 10 décembre 2014)

Dowd (Siob­han) (L’étonnante dispa­ri­tion de mon cousin Salim 2 octobre 2009)

Doyle (Roddy) (The Commint­ments 25 octobre 2017)

Drey­fus (Pauline) (Ce sont des choses qui arrivent 18 décembre 2014)

Dryansky (Joanne et Gerry) (L’extraordinaire histoire de Fatima Mansour 22 mai 2010)

Dudek (Arnaud) (Une plage au pôle nord 8 mai 2015)

Duenas (Maria) ( L’espionne de Tanger 3 octobre 2016)

Dugain (Marc) (L’insomnie des étoiles 14 février 2011)

Dune­ton (Claude) (Rires d’hommes entre deux pluies 16 novembre 2011)

Dupont-Monod (Clara) ( le roi disait que j’étais le diable 25 février 2015)

Duro­selle (Jean-Baptiste) (La grande guerre des Fran­çais 19141918 30 mai 2012)

Duroy (Lionel) (Le chagrin 15 septembre 2011)

Duteurtre (Benoît) (Les pieds dans l’eau 27 juiller 2009) (Le Retour du Géné­ral 22 mai 2010) (l’Ordinateur du Para­dis 8 décembre 2014) (Livre pour adulte 21 août 2017)

E

El Aswany (Alaa) (L’immeuble Yacou­bian 14 avril 2011)

Éliard (Astrid) (Danser 19 août 2017)

Ellis (Mary Relindes) (Wiscon­sin 5 octobre 2015)

Eltcha­ni­noff (Michel) (Dans la tête de Vladi­mir Poutine 22 juin 2015)

Eper­noux (Fran­çois d ») (Le réveil du Cœur 4 avril 2014)

Ernaux (Annie) (L’autre Fille 14 avril 2011) (Une Femme 17 décembre 2015)

Esqui­vel (Laura) (Choco­lat amer 25 mai 2010)

Etkind (Efim) (La traduc­trice 11 janvier 2014)

F

Fabcaro (Zaï Zaï Zaï Zaï 22 février 2016)

Fadelle (Joseph) (le prix à payer 25 mai 2013)

Fargues (Nico­las) (La ligne de cour­toi­sie 3 avril 2012)

Faye (Eric) (Éclipses japo­naises 20 février 2017)

Fermine (Maxence) (Neige 19 novembre 2012)

Fernan­dez (Domi­nique) (Ramon 27 aout 2006)

Ferrante (Elena) (l’amie prodi­gieuse 4 juillet 2016)

Ferrari (Jérôme) (le Sermon sur la chute de Rome 30 août 2013)

Ferrier (Fran­çois) (Le Louvre inso­lent 6 juin 2016)

Filhol (Elisa­beth) (La Centrale 24 février 2010)

Finn (Anne) (Le tyran domes­tique 14 janvier 2011)

Flagg (Fanny) (Miss Alabama et ses petits secrets 29 août 2016)

Flau­bert (Gustave) (Madame Bovary  7 janvier 2016)

Foen­ki­nos (David) (La déli­ca­tesse 26 novembre 2009) (Nos sépa­ra­tions 23 avril 2010) (Les souve­nirs 15 octobre 2011) (Char­lotte 5 janvier 2015)

Fonta­nel (Sophie) (Gran­dir 14 janvier 2011)

Fotto­rino (Eric)( Chevro­tine 15 octobre 2014) (Korsa­kov 13 février 2015)

Fourest (Caro­line) (Libres de le dire 23 avril 2010)

Four­nel (Paul) (La liseuse 22 mars 2012)

Four­nier (Jean-louis) (Veuf 14 avril 2012) (Ma mère du Nord 10 mars 2013) (Mon Autopsie 20 octobre 2017)

Fran­ces­chi (Patrice) (Première personne du singu­lier 11 octobre 2016)

Freche (Emilie) (Chou­kette 23 avril 2010)

Fren­kel (Fran­çoise) (Rien où poser sa tête 28 avril 2016)

Fryd­man (Régine) (J’avais huit ans dans le ghetto de Varso­vie 11 octobre 2013)

G

Gagnon (Pierre) (Mon vieux et moi 21 novembre 2010)

Gaiman (Neil) (Pour­quoi notre futur dépend des biblio­thèques et de notre imagi­na­tion 25 janvier 2016)

Gambe­rini (Gabrielle) (Far-Away 10 octobre 2012)

Gardam( Jane) (Le Maître des Appa­rences 7 décembre 2015)

Garde (Fran­çois) (L’effroi 6 février 2017)

Garnier (Pascal) (Le grand loin 12 janvier 2014)

Gardere (Michel) (mille milliards de pas 15 décembre 2013)

Garrigue (Roland) (Pierre et la sorcière 1 septembre 2017)

Gary (Romain) (la promesse de l’aube 25 mai 2012)

Gaus­sel (Alain) (Les quatre loups 1 septembre 2017)

Gauz (Debout-Payé 10 novembre 2014)

Germain (Sylvie) (Chan­son des mal-aimants 24 décembre 2009)

Gestern (Hélène) (Eux sur la photo 12 juillet 2012)

Ghosh (Amitav) (Le pays des marées 27 juillet 2009)

Gilbert (Muriel) (Au bonheur des Fautes 29 Avril 2017)

Gior­dano (Paolo) (La soli­tude des nombres premiers 27 octobre 2009)

Glas­furd (Guine­vere) (les mots entre mes mains 27 février 2017)

Goby (Valen­tine) (Kinder Zimmer 24 mars 2014)

Goddar Jones (Holly) (Kentu­cky Song 5 novembre 2015)

Goudi­neau (Chris­tian) (le procès de Valé­rius Atti­cus 2 octobre 2012)

Gran (Iegor) (L’écologie en bas de chez moi 14 avril 2011) (Ipso facto 9 janvier 2017)

Green­blatt (Stephen) (Quatro­cento 24 novembre 2014)

Grim­bert (Philippe) (La mauvaise rencontre 4 février 2015)

Grind­ley( Sally) (Chht 2 février 2017)

Gudule (Anne Duguël) (L’amour en chaus­settes 26 novembre 2009)

Guégan (Gérard) (Qui dira les souf­frances d’Aragon 13 mai 2015)

Guenas­sia (Jean-Michel) (Le club des incor­ri­gibles opti­mistes 27 octobre 2009) (la vie rêvée d’Ernesto « G » 16 novembre 2012) (La valse des arbres et du ciel 16 janvier 2017)

Guez (Olivier) ( La dispa­ri­tion de Josef Mengele 3 novembre 2017)

Guezen­nec (Xavier) (Une éton­nante consul­ta­tion 3 avril 2015)

Guinot (Valé­rie) (Azilis l’épée de la liberté 24 janvier 2010)

H

Haddon (Mark) (Le bizarre inci­dent du chien pendant la nuit 23 janvier 2015)

Hahn (Cyril) (Dehors les monstres 1 septembre 2017)

Halter (Marek) (L’inconnu de Biro­bid­jan 25 août 2013)

Haenel (Yannick) (Jan Karski 24 janvier 2010)

Haff­ner (Sebas­tian) (L’histoire d’un Alle­mand 22 juillet 2010)

Hansen (Thor­kild) ( La mort en Arabie Heureuse 19 septembre 2016)

Harari (Yuval Noah) ( Sapiens. Une brève histoire de l’humanité 10 juillet 2017) (Homo Deus une brève histoire de l’avenir 27 octobre 2017)

Harbach (Chad) (L’art du jeu 28 août 2013)

Harding (Thomas) (Hanns et Rudolf 14 février 2014)

Harris (Robert) (D 20 janvier 2015)

Harri­son (Jim)( Les jeux de la nuit 21 novembre 2010)

Haruf (Kent) (Nos âmes la nuit 5 décembre 2016)

Haushof­fer (Marlene) (Le mur invi­sible 20 août 2012)

Hautière (Abélard tome 1 et 2, 11 juillet 2016)

Hawes (James) (Pour le meilleur et pour l’empire 19 décembre 2016)

Heaber­lin (Julia) (Ainsi fleu­rit le mal 30 janvier 2017)

Heyns (Michiel) (Jours d’enfance 22 septembre 2010)

Hislop (Victo­ria) (l’île des oubliés 7 septembre 2013)

Hoff­mann (Stéphane) (Les autos tampon­neuses 25 juillet 2013)

Hofman (Gene­viève) (Histoire de pains , un simple mélange de farine et d’eau 9 novembre 2015 )

Hogan (Ruth) (Le gardien des choses perdues 1 juin 2017)

Hooper (Mary) (la messa­gère de l’au-delà 27 juillet 2009)

Hope (Anna) (Le Chagrin des Vivants 28 novembre 2016)

Hornby (Nick) (Funny Girl 1° février 2016)

Hornby (Gill) (Tous en chœur 5 décembre 2017)

Houel­le­becq (Michel) (La carte et le terri­toire 21 novembre 2010)

Hubell (Sue) (Une année à la campagne 27 juillet 2009)

Hugue­nin (Cécile) (Alzhei­mer mon amour 14 août 2011)

Humbert (Fabrice) ( L’origine de la violence 14 janvier 2011) (La fortune de Sila 22 novembre 2012)

Hunt (Laird) (Neve­rhome 2016)

Hust­vet (Siri) (Un été sans les hommes 11 novembre 2011)

Huxley (Aldous) (Tour du monde d’un scep­tique 28 decembre 2013)

I

Indri­da­son (Arna­dur) (Le duel 12 mars 2014)

Isaac­son (Walter) (Steve Jobs 6 mars 2013)

Ishi­guro (Kazuo) (Auprès de moi toujours 22 septembre 2010)

J

Jacob (Fabienne) (les séances 26 janvier 2017)

Jamie (Kath­leen) (Dans l’œil du faucon 16 juillet 2015)

Jani­kovszky (Eva) (Moi si j’étais Grand 6 novembre 2011)

Jans­son (Tove) (Le livre d’un été 25 juillet 2014)

Jarry (Isabelle) (Magique aujourd’hui) 31 décembre 2015

Jenni (Alexis) (L’art fran­çais de la guerre 8 mai 2012)

Jensen (Cars­ten) (Nous les noyés 15 septembre 2011)

Jeru­salmy (Raphaël) (Sauver Mozart 14 octobre 2013)

John­son(M Doro­thy) ( Quand toi et moi étions jeunes, White­fish 3 mars 2016)

Jonas­son (Jonas) (le vieux qui ne voulait pas fêter son anni­ver­saire 15 novembre 2001)

Jonquet (Thierry) (Le bal des Débris 15 février 2011)

Josse (Gaëlle) (Le dernier gardien d’Ellis Island 16 mars 2016)

Juhel (Fabienne) (Les oubliés de la Lande 11 février 2013)

K

Kacha­chi (Inaam) (Disper­sés 23 mai 2016)

Kaddour (Hédi) (Savoir vivre 22 mai 2010)

Kalda (Katrina) (Arith­mé­tique des Dieux 28 août 2014)

Kalman Stefans­son (Jon) (Entre ciel et terre 22 mai 2010)

Kapus­cinski (Ryszard) (Ébène aven­tures afri­caines 23 juillet 2012)

Kashua (Sayed) (La deuxième personne 18 mars 2012)

Kasi­schke (Laura) (En un monde parfait 21 novembre 2010)

Kasmai (Sorour) (un jour avant la fin du monde 29 octobre 2015)

Keegan (Claire) (les trois lumières 14 juin 2011)

Keran­gal (Maylis de) (Répa­rer les vivants 30 mars 2014)

Keret (Etgar) (Sept années de bonheur 28 décembre 2015)

Kerr (Philip) (La trilo­gie berli­noise 2 juillet 2010)

Khaza­nov (Boris) (L’heure du Roi 2 janvier 2011)

King­slo­ver (Barbara) (L’arbre aux hari­cots 14 décembre 2015)

Klem­pe­rer (Victor) (LTI la langue du III° Reich 3 octobre 2017)

Koch (Herman) (le dîner 5 décembre 2011)

Koest­ler Arthur (Des voleurs dans la nuit 1 août 2017)

Konate (Moussa) (L’empreinte du Renard 24 avril 2016)

Krapu (Solja) (Hors-Service 16 juin 2017

Krauss (Nicole) (L’histoire de l’amour 11 octobre 2017)

Kuhl­mann (Marie) (les frères Amish 22 janvier 2014)

L

Lafer­riere (Dany) (L’énigme du retour 4 octobre 2009) (Tout bouge autour de moi 14 juin 2011) (Chro­nique de la dérive douce 7 janvier 2014)

Lafon (Marie-Hélène) (L’annonce 26 novembre 2009) (Joseph 30 octobre 2014)

Lafon (Lola) (La petite commu­niste qui ne souriait jamais 21 février 2015)

Lagier (Pierre) (Fais de beaux rêves 22 mai 2010)

Lamb (Wally) (la puis­sance des vain­cus 18 novembre 2017)

)ansens (Lori) (Un si joli visage 27 janvier 2012)

Larsen (Reif) (L’extravagant voyage du jeune et prodi­gieux TS Spivet 28 avril 2012)

Larson (Erik) (Dans le Jardin de la Bête 1 décembre 2013)

Lars­son (Björn) (Le rêve du philo­logue 14 mai 2011)

Lars­son (Stieg) (Millé­nium 1 2 et 3 7 juillet 2012)

Laurens (Camille) (Celle que vous croyez 11 avril 2016)

Le Callet (Blan­dine) (La balade de Lila K 14 février 2011)

Lee (Harper) (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur 24 janvier 2010)

Legar­di­nier (Gilles) (Demain j’arrête 29 janvier 2012)

Le Huche (Magali) (Paco et l’orchestre, Paco et la fanfare 31 août 2015) (Paco et Mozart 2 février 2017)

Lemaitre (Pierre) (Au revoir là-haut 26 novembre 2015)

Leon (Donna) (De sang et d’Ebène 24 novembre 2009)

Leprince (Pierre-Yves) (Les enquêtes de Monsieur Proust 28 novembre 2014)

Leroy (Gilles) (Zola Jack­son 22 mai 2010)

Le Tellier (Hervé) (Assez parlé d’amour 23 avril 2010)

Levi (Mario) (Istan­bul était un conte 14 mai 2011)

Levine (A – James) (Bingo’s Run 5 mars 2015)

Levi­son (Iain) ( Une canaille et demie, 5 septembre 2012) (Ils savent tout de vous,  14 janvier 2016)

Levi-Strauss (Monique) (Une enfance dans la gueule du loup 11 septembre 2014)

Levy (Didier) (Mordi­cus 1 septembre 2017)

Lewis (Roy) (Pour­quoi j’ai mangé mon père 14 février 2011)

Lewy­cka (Marina) (Les adhé­sifs dans le monde moderne 14 juin 2011)

Leys L (Dans l’enfer des foyers 4 juin 2015)

Li (Chi) (Les senti­nelles des blés 6 octobre 2014)

Ligier (Chris­tian) (Il se mit à courir le long du rivage 23 avril 2010)

Littell (Robert) (L’Hirondelle avant l’orage 27 août 2009)

Louis (Édouard) (En finir avec Eddie Belle­gueule 11 avril 2014)

Lupano (Wilfrid) (Les vieux four­neaux 15 décembre 2014)

M

Maban­ckou (Alain) (Black Bazar 27 août 2009)

Maison­neuve (Emma­nuelle) (Dans les branches 12 mai 2016)

Majda­lani ( Charif) (Villa des femmes 31 mars 2016)

Mak (Geert) (Voyage d’un Euro­péen à travers le XX ième siècle 27 juin 2009)

Makine (Andreï) (Le livre des brèves amours éter­nelles 26 mai 2012) (La vie d’un homme inconnu 27 aout 2009)

Makyo (Pierre Four­nier) (Exauce-nous 27 Juillet 2009)

Mala­parte (Curzio) (Le compa­gnon de voyage 9 décembre 2013)

Malbru­not (Georges) (Qatar les secrets du coffre-fort 19 mai 2014)

Manda­ni­pour (Shah­riar) (En censu­rant un roman d’amour iranien 8 novembre 2011)

Mankell (Henning) (Les chaus­sures italiennes 14 février 2011)

Manook (Ian) (Yerul­delg­ger 9 janvier 2015)

Marai (Sandor) (Méta­mor­phoses d’un mariage 27 juillet 2009) (Les Braises 27 août 2009)

Marchand (Gilles) (Une bouche sans personne 2 mars 2017)

Margo­tin (Philippe) (Los Angeles, la ville, ses mythes, ses stars 24 décembre 2009)

Marias (Javier) (Demain dans la bataille pense à moi 24 septembre 2015)

Marone (Lorenzo) (la tenta­tion d’être heureux 12 septembre 2016)

Mars (Kettly) (Aux fron­tières de la soif 22 février 2013)

Marsh (Willa) (Le jour­nal secret d’Amy Wingate 14 janvier 2011)

Marti­nez (Carole) (le cœur cousu 27 août 2009)(Du domaine des murmures 17 janvier 2012 (la terre qui penche 10 décembre 2015)

Maspero (Fran­çois) (L’ombre d’une photo­graphe : Gerda Taro 18 avril 2013)

Matthews (Owen) (Les enfants de Staline 24 décembre 2009)

Mazetti (Kata­rina) (Le mec de la tombe d’à côté 22 juillet 2009)

Mcbride (Regina) (La nature de l’air et de l’eau 24 décembre 2009)

Mcafee (Anna­lena) (Le doux parfum de scan­dale 4 avril 2014)

Mccar­thy (Cormac) (La route 27 juillet 2009)

Mc Ewan (Ian) (Solaire 27 juin 2016)

McGrath (Paula) (Géné­ra­tion 6 mais 2017)

Melan­dri (Fran­cesca) (Eva dort 22 juillet 2014) (Plus haut que la mer 28 septembre 2015)

Ménau­dière (Guille­mette de Vallon de la) (J’aurais préféré m’appeler Dupont 2 octobre 2014)

Meyer (Philipp) ( Le Fils 24 juillet 2017)

Mezriche (Ben) (La revanche d’un soli­taire -créa­tion de Face­book- 14 mai 2011)

Minau­dier (Jean-Pierre) (Poésie du Géron­dif 11 octobre 2014)

Minière (Isabelle) (La règle d’or 22 avril 2015)

Mizu­baya­shi (Akira) (Une langue venue d’ailleurs 9 août 2013)

Modan (Rutu) (La Propriété 15 novembre 2014)

Moore (Edward Kelsey) (Les suprêmes 27 octobre 2014)

Montas­ser (Thomas) (Une année parti­cu­lière 16 février 2017)

Montero (Rosa) (Le terri­toire des barbares 6 avril 2013) (Le roi trans­parent 28 mai 2013) (La folle du logis 24 avril 2017) (L’idée ridi­cule de ne jamais te revoir 13 juillet 2017)

Morand (Paul) (Fouquet ou le soleil offus­qué 26 novembre 2009)

Moresco (Anto­nio) (La petite lumière 16 novembre 2015)

Mory (Chris­tophe) (Décon­nexions 22 mai 2010)

Mosby (Kathe­rine) (Sanc­tuaires ardents 21 octobre 2010)

Mour­le­vat (Jean-Claude) (Et je danse Aussi 28 janvier 2016)

Moutot (Michel) (Ciel d’Acier 8 août 2016)

Mowat (Farley) (Fleur de passion 16 janvier 2013)

Mo Yan (le veau et le coureur de fond 2 décembre 2014)

Moyes (Jojo) (Avant toi 25 janvier 2013)

Muir (John) ( Souve­nirs d’enfance et de jeunesse 7 septembre 2017)

Muka­songa (Scho­las­tique) (Cœur Tambour 20 juin 2016)

Mulisch (Harry) (La décou­verte du ciel 1 décembre 2011)

Munoz Rengel (Juan Jacinto) (Le tueur hypo­con­driaque 23 mars 2013)

Munro (Alice) (Fugi­tives 2 août 2014)

Murail (Marie-Aude) (Charles Dickens 27 août 2009) (Sauveur et fils 7 septembre 2016)

N

Nasreen (Taslima) (Libre de le dire 23 avril 2010)

Nie Jun (les contes de la ruelle 2 mai 2016)

Nob (Mamette 21 janvier 2016)

Nordin (Magnus) (La prin­cesse et l’assassin 22 mai 2010)

Novion (Marie) (Mordi­cus 1 septembre 2017)

O

Oberlé (Gérard) (Mémoire de Marc Antoine Muret 27 octobre 209)

O’Brien (Dan) (Les bisons de Brocken Heart 26 novembre 2009)

O’farrel (Maggie) (L’étrange dispa­ri­tion d’Esme Lennox 21 novembre 2010)

Ogawa (Yoko) (Les formules préfé­rées du profes­seur 15 mai 2013)

Oksa­nen (Sofi) (Purge 22 septembre 2010) (Norma 20 mai 2017)

O’Nan (Stewart) (Les joueurs 18 juillet 2014)

Ossor­guine (Mikhail) (le gardien des livres 30 novembre 2017)

Otsuka (Julie) (Certaine n’avaient jamais vu la mer 23 novembre 2012)

Ovaldé (Véro­nique) (Ce que je sais de Vera Candida 27 octobre 2009)

Ozouf (Mona) (Compo­si­tion fran­çaise 24 septembre 2009)

P

Paasi­linna (Arto)( La douce Empoi­son­neuse 25 mars 2017)

Page (Alain) (L’écume des nuits 24 novembre 2009)

Pange (Pauline De) (Comment j’ai vu 1900 13 septembre 2013)

Pari­sis (Jean-Jacques) (Les aimants 24 novembre 2009)

Pedrosa (Cyril) (Portugal 5 mars 2013)

Pennac (Daniel) (Un amour exem­plaire8 octobre 2015)

Perez-Reverte (Arturo) (Le peintre des batailles 2 avril 2011)

Perret (Delphine) (Björn six histoires d’ours 2 février 2017)

Perri­gnon (Judith) (Les faibles et les forts 29 novembre 2013)

Petit (Xavier-Laurent) (Be Safe 14 novembre 2009)

Petter­son (Per) (Je refuse 1 mars 2015)

Pinfold Levi ( La légende du Chien noir 2 février 2017)

Pinhas-Delpuech (Rosie) (Anna -une histoire fran­çaise-  24 octobre 2016) (L’angoisse d’Abraham 20 avril 2017)

Pivot (Bernard) (Oui, mais quelle est la ques­tion 11 décembre 2013)

Plan­ta­ge­net (Anne) (trois jours à Oran 6 avril 2017)

Porter (Max) (La douleur porte un costume de plumes 16 mai 2016)

Posa­das (Carmen) (Le Ruban rouge 22 juillet 2010)

Potok (Chaïm) (L’élu 14 mai 2011)

Poulain (Cathe­rine) (Le grand Marin 23 février 2017)

Poulain (Véro­nique) (Les mots qu’on ne me dit pas 20 décembre 2014)

Poulin (Jacques) (Volks­wa­gen blues 13 octobre 2014)

Pour­chet (Maria) (Rome en un jour 3 novembre 2013)

Powell (Marga­ret) (Les tribu­la­tions d’une cuisi­nière anglaise 15 août 2016)

Powers (Charles T.) (En mémoire de la forêt 25 janvier 2012)

Powers (Richard) (Le temps où nous chan­tions 8 septembre 2009)

Proust (Marcel) (le Temps Retrouvé 24 août 2015))

Pym (Barbara) (Adam et Cassan­dra 15 février 2016)

Q

Quint (Michel) (En dépit des étoiles 10 mars 2013)

R

Raba­gliati (Michel) (Paul à Québec)

Raufast (Pierre) (La frac­tale des ravio­lis21 septembre 2015) (La Variante Chilienne 7 juillet 2016)

Rama­dier (Cédric) (Au secours Sortez moi de là 2 février 2017)

Ravey (Yves) (La fille de mon meilleur ami 22 octobre 2015)

Recondo (Leonor de) (Rêves oubliés 7 juin 2012)

Rein­hardt (Eric) (L’amour et les forêts 12 décembre 2014)

Rémond (Alain) (Chaque jour est un adieu 27 mars 2017)

Renner (Benja­min) (Le grand méchant Renard 11 février 2015)

Rich­mond (Michelle) (L’année brouillard 14 juin 2011)

Révay (Thérésa) ( La vie ne danse qu’un instant 8 avril 2017)

Riel (Jorn) (Un curé d’enfer et autres racon­tars 24 janvier 2010) (Le naufrage de la Vesle Mari et autres racon­tars 24 janvier 2010)

Rigaud Louis (Dans la forêt du pares­seux 2 février 2017)

Rivière (Tiphaine) (Carnet de thèse 4 juillet 2015)

Rob Smith (Tom) (Enfant 44 24 décembre 2009) (Kolyma 24 février 2010) (La ferme 23 octobre 2014)

Robic (Sylvie) (Los Angeles la ville, ses mythes, ses stars 24 décembre 2009)

Roca (Paco) (Rides 14 juin 2011)

Rostain (Michel) (L’étoile et la vieille 14 mars 2013)

Roger (Marie-Sabine) (Vive­ment l’avenir 21 octobre 2010)

Rollin (Olivier) (Le météo­ro­logue 17 février 2015)

Roth (Philip) (La Tâche 27 octobre 2009) (Le complot contre l’Amérique 20 avril 2015)

Roy (Gabrielle) (La petite poule d’eau 7 décembre 2013)

Rufin (Jean-Chris­tophe) (Immor­telle randon­née 24 octobre 2013) (Le grand cœur 7 aout 2012) (Rouge Brésil 4 novembre 2013)

Ruiz Zafon (Carlos) (L’ombre du vent 22 septembre 2010)

Rumiz (Paolo) (Aux fron­tières de l’Europe 16 décembre 2012) (L’ombre d’Hannibal 19 octobre 2015)

Russo (Richard)b(Le déclin de l’empire Whiting 9 février 2014)

Ryan (Frank) (Virus et Homme un destin commun 20 novembre 2011)

Ryan (William) (Le royaume des voleurs 14 avril 2011)

S

Safier (David) (Maudit Karma 27 juillet 2009)

Salatko (Alexis) (Horo­witz et mon père 27 août 2009)

Salaün (Lionel) (Le retour de Jim Lamar 11 décembre 2012)

Sansal (Boua­lem) (2084 la fin du monde 21 juillet 2017)

Saucier (Joce­lyne) (Il pleu­vait des oiseaux 11 mars 2014)

Savage (Thomas) (le pouvoir du chien 17 mars 2016)

Schi­rach (Ferdi­nand von) (L’affaire Collini 28 septembre 2014 )

Schmidt (Eric-Emma­nuel) (Les dix enfants que Madame Ming n’a jamais eus  14 octobre 2012)

Scholes (Kathe­rine) ( La lionne 25 août 2017)

Schwarz-Bart (André) (L’étoile du matin 26 novembre 2009)

Seetha­ler (Robert) (Le tabac Tres­niek 29 mai 2015)

Seksik (Laurent) (le cas Einstein5 décembre 2013) (l’exercice de la méde­cine 26 octobre 2016) (Romain Gary s’en va-t-en guerre 22 juin 2017)

Sénanque (Antoine) (l’ami de jeunesse 30 novembre 2015)

Seskis (Tina) (Partir 12 novembre 2015)

Sfarr (Joann) (Comment tu parles de ton père 31 octobre 2016)

Shaf­fer (Mary Ann) (Le cercle de mangeurs d’épluchures de patates 27 août 2009)

Sheers (Owen) (J’ai vu un homme 22 aout 2016)

Shep­per­son (Rob) (Céleste et la banque de rêves 25 janvier 2013)

Shima­zaki (Aki) (Le poids des secrets 31 décembre 2012)

Shoe­man (Karel) (Cette vie 9 mai 2013)

Shri­ver (Lionel) (Double fautes 14 janvier 2011)

Shteyn­gart (Gary) (Super triste histoire d’amour 17 février 2012)

Sigaut (Marion) (La marche rouge des enfants perdus de l’hôpital géné­ral 10 juillet 2009)

Simeon (Jean-Pierre) (Lettre à la femme aimée au sujet de la mort 5 septembre 2009) (Aïe un poète 14 février 2011)

Simsion (Graeme) (Le théo­rème du Homard 14 novembre 2016)

Sinoué (Gilbert) (Le livre de Saphir 27 juillet 2009) (L’enfant de Bruges 23 avril 2010)

Sizun (Marie) (La femme de l’Allemand 27 août 2009)

Skes­lien Charles (Janet) (Les fian­cés d’Odessa 1 juillet 2013)

Slocombe (Romain) (Un été au Kansai 21 mars 2016)

Slocum (Joshua) (Le voyage du Liber­dade 4 mars 2013)

Smith (Tom Rob) (Enfant 44 24 décembre 2009) (Kolyma 24 février 2010) (La ferme 23 octobre 2014)

Sollo­goub (Tania) (Au pays des pierres de lune 15 novembre 2011)

Solo­mons (Nata­sha) (Jack Rosen­blum rêve en anglais 14 août 2011) (le manoir de Tyne­ford 21 mai 2014)

Soumy ( Jean-Guy) (Le Congrès 5 mars 2016)

Spie­gel­man (Art) (Maus 19 octobre 2013)

Stace (Wesley) (L’infortunée 14 juin 2011)

Sted­man (M.L) (Une vie entre deux océans 17 mars 2015)

Stegner (Wallace) (la montagne en sucre 9 mai 2016) (En lieu sûr 1 août 2016)

Sten­dhal (Henri Beyle) (Le rouge et le noir 2 janvier 2013)

Stockett (Kathryn) (La couleur des senti­ments 21 novembre 2010)

Stork (Fran­cesco X.) (Le Monde de Marcello 14 janvier 2011)

Stra­dal (J. Ryan) (Les cuisines du grand Midwest 27 septembre 2017)

Strady (Sophie) (Dans la forêt du pares­seux 2 février 2017)

Sulli­van (Court­ney J) (Maine 14 aout 2014)

Suter (Martin) (Le temps, Le temps 12 decembre 2013) (Le cuisi­nier 22 juillet 2010)

Swift (Graham) (Le dimanche des mères 24 novembre 2017)

T

Tabuc­chi (Anto­nio) ( Pereira prétend , un témoi­gnage 18 juillet 2016)

Tani­zaki (Juni­chirô) (l’éloge de l’ombre 27 aout 2009)

Tardieu (Laurence) (Un temps fou 13 septembre 2009)

Taylor (Alex) (Bouche bée toute ouïe , 22 mai 2010)

Tearne (Roma) (Le Nageur 23 novembre 2015)

Theroux (Marcel) (Au nord du monde 10 juillet 2015)

Thomas (Chan­tal) (Le testa­ment d’Olympe 14 avril 2011) (Souve­nirs de la marée basse 15 novembre 2017)

Thomas (David) (La patience des buffles sous la pluie 20 octobre 2012)

Thuy (Kim) (Ru 24 février 2010) (Man 21 juin 2013)

Tjong-Khing (Thé) (La course au gâteau 27 août 2009)

Tolan (Sandy) (La maison du citron­nier 14 mai 2011)

Tong Cuong (Valé­rie) (Par amour 8 juin 2017)

Tour­neur (Michelle) (Cris­tal noir 7 février 2015)

Trem­blay (Michel) (La traver­sée du conti­nent 9 janvier 2014)

Trol­lope (Joanna) (A parts égales 22 juillet 2015)

Trouillot (Lyonel) (Yanva­lou pour Char­lie 23 avril 2013)

Truc (Olivier) (Le dernier Lapon 24 janvier 2013)

Truong (Jean-Michel) (Eter­nity Express 22 juillet 2010)

Tudo­ret (Patrick) (L’homme qui fuyait le Nobel 23 janvier 2017)

Tuil (Karine) (L’invention de nos vies 5 avril 2014)

U

Uras(Michaël) (Aux petits mots les grands remèdes 21 novembre 2016)

Urbain (Didier) (Au Soleil Nais­sance de la Médi­ter­ra­née Esti­vale 23 juin 2014)

Utton (Peter) (Chht 2 février 2017)

V

Vacca (Paul) (La petite cloche au son grêle 24 novembre 2009)

Vallejo (Fran­çois) (Les sœurs Brelan 21 novembre 2011)

Valognes (Auré­lie) (Mémé dans les orties 12 mars 2017)

Vann (David) (Aqua­rium 3 avril 2017)

Vasquez (Juan Gabriel) (Le bruit des chos mars es qui tombent 20 janvier 2013)

Venet Emma­nuel (Marcher droit tour­ner en rond 5 janvier 2017) (Petit précis de méde­cine imagi­naire 5 janvier 2017)

Vergély (Bertrand) (Nietzsche ou la passion de la vie 17 juillet 2012)

Vernant (Jean-Pierre) (L’Univers, les dieux, les hommes 14 février 2011)

Verno­chet (Bernard) (Gran­ville pas à pas 25 mars 2013)

Vero­nesi (Sandro) (Terrain Vague 22 mai 2010)

Verplancke (Klaas) (Les nouveaux Dino­saures 13 novembre 2011)

Visdei (Anca) (L’exil 24 février 2010) (Anouilh un auteur incon­so­lable et gai 14 janvier 2011)

Volko­vitch (Michel) (Blabla carnets d’un traduc­teur 11 septembre 2014)

Von Arnim (Eliza­beth) (Avril enchanté 14 juin 2011)

Vuillard (Eric) (14 juillet 17 octobre 2016)

W

Watson (Mark) (Eleven 13 avril 2014)

Weber (Anne) (Tous mes vœux 15 janvier 2010)

Weil (Sylvie) (Le Mazal d’Elvina 2 mai 2010)

Werth (Nico­las) (L’île aux canni­bales 28 juin 2015)

Williams (Robert) (Luke et Jon 19 novembre 2015)

Willocks (Tim) (La reli­gion 6 mai 2014)

Winter­son (Jeanette) (Pour­quoi être heureux quand on peut être normal 11 octobre 2013)

Womers­ley (Chris) (La compa­gnie des Artistes 13 mars 2013)

X

Xinran (Xin Ran) (Baguettes chinoises 24 février 2010)

Y

Yalom (Irvin D.) (Mensonges sur un divan 12 juin 2012) (Et Nietzsche a pleuré 6 juillet 2012) (Le problème Spinoza 28 juillet 2012) (Créa­tures d’un jour 14 septembre 2014)

Yousaf­zai (Malala) (Moi Malala 30 avril 2015)

Yoshi­mura (Akira) (Le convoi de l’eau 16 octobre 2012)

Z

Zenatti (Valé­rie) (Les âmes sœurs 24 février 2010)

Zevin (Gabrielle) (Je ne sais plus pour­quoi je t’aime 24 décembre 2009)

Zola (Émile) (Le Ventre de Paris 17 août 2015)

)usak (Markus) (La voleuse des livres  26 novembre 2009) novembre