Traduit de l’afrikaans par Pierre-Marie FINKELSTEIN

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La suite de l’autobiographie de Brink, plusieurs d’entre vous m’ont conseille de lire Karel Shoe­man, et j’ai fait confiance à Domi­nique pour choi­sir celui-ci. Je compte sur vous pour me dire si je dois conti­nuer dans la lecture de cet auteur, parce que , je suis déso­lée Domi­nique, mais j’ai eu beau­coup de mal à comprendre pour­quoi tu as aimé ce livre.

Il a le grand mérite de nous faire comprendre d’où viennent les Afri­ka­ners qui seront dans un autre siècle les tenants de l’apartheid , mais le procédé litté­raire est à peu près insup­por­table. Cette femme qui va mourir ne veut pas se souve­nir d’une vie pétrie d’ennuis et de rancœurs, mais les souve­nirs lui viennent à la mémoire malgré elle. Cela donne toutes deux ou trois pages .. je crois … je ne sais plus… est ce bien ainsi que cela s’est passé… est-ce elle ?

On s’attend à quelque chose d’énorme et fina­le­ment à force d’attendre on trouve qu’un crime passion­nel et le fuite d’une femme avec le frère de son mari, sont peu de chose même si c’est bien le lourd secret qu’on vos promet au début du roman, ce n’est évidem­ment pas le plus impor­tant… Le plus impor­tant , c’est le silence et l’absence de réac­tion d’une fille qui a accepté la tyran­nie de sa mère. Et n’a fait aucun choix person­nel, le dur labeur de la ferme la toute puis­sance d’une femme acariâtre et mesquine qui a fait le malheur de toute sa famille.

Et ce pays où tout est diffi­cile

En toile de fond , loin , très loin de leur vie , des noirs qu’on spolie ou qu’on frappe le plus fort possible. Reli­gion, rigueur, absence de plai­sir, médi­sance des petites commu­nau­tés rurales tout cela dans le cerveau d’une pauvre vieille fille en train de mourir et qui mélange les années et n’a rien connu de la vie.…

Domi­nique ! Help ! Si les autres romans de cet auteur sont du même bois, j’arrête !

Citations

Les spoliations de noirs

Papa se tenait sur le seuil de la porte , en silence, et je revois encore Maman , juste derrière lui, lui donner une tape dans le dos et lui murmu­rer à l’oreille : » dis à cette espèce de Hotten­tot de décam­per ! » Je m’en souviens comme hier :Maman vêtue de sa robe noire , ses paroles, et ce petit geste d’impatience . Un beau jour , quelqu’un avait décou­vert ‚ou décidé, que le lopin de terre sur lequel vivait Jan Baster était situé sur notre ferme et lui avait ordonné de déguer­pir. 

La mémoire

Le passé est un autre pays : où est la route qui y mène ?

On en parle

« à sauts et à gambades » bien sûr, et « le mange livre  » tout aussi enthou­siaste (je me sens bien seule !).

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