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Traduit de l’anglais par Éric McCom­ber.

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Un coup de cœur pour ce petit roman, j’espère que je ne serai pas la seule dans mon club. L’écrivaine a un réel talent pour créer et faire vivre des person­nages. Plus on avance dans le récit, plus on se dit : je connais quelqu’un comme ça. Le person­nage prin­ci­pal est très atta­chant, la révé­la­tion de son plus gros secret m’a laissé pantoise, je me demande si on peut se remettre d’une telle action. C’est de la fiction, certes, mais ça me fait un peu grin­cer des dents.

Je trouve égale­ment que les person­nages mascu­lins sont beau­coup moins fouillés et compré­hen­sibles que les femmes, excepté le jeune Gary. Sous la forme d’un jour­nal, Amy Wingate nous fait vivre sa vie de retrai­tée au bord de la mer. Elle a la chance d’avoir une jolie vue de mer de sa villa victo­rienne. Comme je comprends son plai­sir de vivre là.

Son jour­nal lui permet d’analyser ses amies et elle-même de façon très détaillée. Il ne faut surtout pas en conclure que vous allez vous ennuyer, car elle sait très bien racon­ter et nous inté­res­ser à son cercle de rela­tion.

Sa rela­tion avec le jeune Gary, un jeune adoles­cent à la dérive et qu’elle a blessé, dans un geste de colère est vrai­ment passion­nante. En essayant de l’aider, elle sera amenée petit à petit à dévoi­ler sa vie et à revivre son passé si bien enfoui car, pour une fois, elle ne peut qu’être honnête avec « ce blessé de la vie » :Gary, si elle veut le sortir de la misère morale dans laquelle la vie l’a enfoncé. Derrière son chignon de vieille profes­seure coin­cée se cache une éton­nante femme vibrante de vie et d’amour.

Je ne parle pas souvent de la traduc­tion, dans ce roman j’ai été gênée par le tu/​vous, pour moi elle devrait tutoyer Gary. D’autre part le traduc­teur confond ennuyant et ennuyeux. C’est ennuyeux !

Citations

Pour toutes les femmes qui ont en assez de se faire appe­ler « ma petite dame ». L’emploi du mot « petite » est une autre de ses façons –sans doute incons­ciente- de main­te­nir sa supé­rio­rité. Une « petite dame » lui confec­tionne des vête­ments sur mesure et un « petit monsieur » vient entre­te­nir son jardin. La « petite femme » du maga­sin du village « l’adore »….. .Le monde de Fran­cesca est peuplé de nains.

Je me suis souvent demandé comment les mariages pouvaient survivre à ce type de désin­té­gra­tion ; cette chute des hauteurs, de la magie hale­tante jusqu’à l’indifférence fami­lière. Comment pour­rait-il en être autre­ment ? La fami­lia­rité n’engendre pas néces­sai­re­ment le mépris, mais elle défait à coup sur la magie.

J’aime les vielles photos, dit-il en ramas­sant celui qui est au sommet de la pile. Ça me fait une drôle d’impression quand je regarde la tête des gens et que je me demande ce qu’ils pouvaient penser. Sont là, si heureux, si pleins de vie. Mais c’est fini pour eux. Tout ce qui leur causait du soucie ou qui les rendait heureux c’était rien du tout en fait.

Voilà peut-être pour­quoi ils étaient plus heureux entou­rés d’une foule d’amis, ou en présence d’un tiers devant qui ils pouvaient mimer le couple parfait et y croire eux-mêmes

On en parle

le souk de moust et Amanda Meyre (une réfé­rence dans le monde des blogs consa­crés aux livres).

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