La bande annonce pour vous mettre dans l’ambiance…

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Ce festi­val permet de voir deux sortes de films. Les films en compé­ti­tion qui sont des films de jeunes réali­sa­teurs et qui ont le mérite d’être auda­cieux et permettent de se rendre compte que même sans gros budget on peut réali­ser des films qui ont beau­coup d’intérêt.
Depuis quelques années je parti­cipe à ce festi­val avec ma sœur, et c’est impor­tant de le faire à deux car parfois au bout d’une dizaine de films, on se décou­rage et à deux on se remotive.

Pour les films en compé­ti­tion un film que nous avons adoré a eu le Hitch­cock d’or du jury

Seule la terre

Un film de Fran­cis Lee.

Film qui a pour sujet central, l’homosexualité dans une ferme anglaise. Mais qui est surtout un éveil au senti­ment amou­reux. Très beau film très sensible. Aucun person­nage n’est dans la cari­ca­ture, tout est plau­sible et filmé avec beau­coup de délicatesse.

Notre film préféré qui n’a eu aucune récompense.

Jawbone

Un film de Thomas Napper.

Nous avons pleuré et été très émues par le person­nage prin­ci­pal un ancien boxeur. Son combat le plus diffi­cile n’est pas celui où il reçoit le plus de coups. C’est un alcoo­lique et cet homme qui a un courage incroyable se laisse domi­ner par l’alcool. Ce film est servi par des person­nages secon­daires très émouvants.

Pili ‚ Hitchcock du public

Film docu­men­taire de Leanne Welham.

Les femmes afri­caines portent beau­coup sur leur dos. Et cette maman Pili, conta­mi­née par le Sida que son mari lui a trans­mis avant de l’abandonner a touché le cœur des festi­va­liers. Ce film a été tourné par les femmes du village qui jouent leur propre rôle et cela donne un accent de vérité à ce film qui se passe en Tanzanie.


Trois films en compé­ti­tion, nous ont moins plu :

Une prière avant l’aube

D’un fran­çais Jean Stéphane Sauvaire qui raconte le parcours d’un jeune drogué anglais dans les prisons thaï­lan­daises . C’est encore la boxe qui lui permet­tra de s’en sortir mais que de violence avant la lueur d’espoir ! C’est tiré d’une histoire vraie.

Daphné

De Peter Mackie Burns, une très jolie actrice pour un film dont nous n’avons pas du tout compris l’intérêt. En revanche la prési­dente du Jury Nicole Garcia aurait aimé récom­pen­ser ce film , il a obtenu le prix du scéna­rio alors que juste­ment, je n’ai pas vu qu’il y en avait un, de scénario.

England is mine

De Mark Gill, un film qui raconte l’adolescence du chan­teur Morris­sey avant qu’il ne soit célèbre. Un person­nage odieux que le film n’arrive pas à rendre intéressant.


Dans les avant-premières nous n’avons pas pu tout voir mais ne ratez surtout pas dès qu’il passera :

À l’heure des souvenirs

De Ritesh Batra.

Nous avons eu la chance que l’acteur prin­ci­pal Jim Broadbent vienne nous présen­ter son film. C’est un petit chef d’oeuvre, on ne peut abso­lu­ment pas le racon­ter sans risquer de ce faire trai­ter de divul­gâ­cheuse, et pour une fois je suis abso­lu­ment d’accord. Tout l’intérêt du film vient de ce que l’on se prend de sympa­thie pour certains person­nages et que peu à peu la réalité trans­forme notre opinion. Peut-être, en ai-je trop dit déjà !

Une belle rencontre

De Lone Sherfig.

J’ai adoré ce film, même si j’ai trouvé la fin un peu longuette, mais c’est sans doute l’effet festi­val : le rythme s’accélère qu’on le veuille ou non. L’histoire : les anglais décident en 1942, de tour­ner un film pour remon­ter le moral des Britan­niques. Un film dans un film, avec en toile de fond la guerre c’est vrai­ment passion­nant. Le numéro d’acteur de Bill Nighly est génial.

In Another life

De Jason Wingard.

C’est trop dur les films sur l’immigration actuelle, cela passe par Calais et et tout me boule­verse dans ce genre de film. J’ai juste une remarque, je n’arrive pas à comprendre pour­quoi la Grande Bretagne semble pour eux un Eldo­rado et la France un enfer.

Patrick’s day

De Terry Mc-Mahon.

Les rapports entre la mère et son fils schi­zo­phrène sont poignants et la souf­france de cet homme très bien rendu. Nous avons toutes les deux (ma sœur et moi)été très émues par ce film.

Final portrait

De Stan­ley Tucci.

C’est toujours un peu compli­qué les films sur la créa­tion artis­tique, ici on suit bien les évolu­tions du peintre et sculp­teur Giaco­metti mais quel odieux personnage !

La mort de Staline

De Armando Lanucci.

Ce film respecte bien la vérité histo­rique mais fait des hauts digni­taires sovié­tiques : des marion­nettes abso­lu­ment creuses, lâches, stupides qui veillent simple­ment à sauver leur peau . Le film ne choi­sit pas entre humour et tragé­die et c’est un peu gênant.

Un docu­men­taire, culpa­bi­li­sant et pas très bien fait à notre avis.

Douleur de la mer

De Vanessa Redgrave.

Une séance de courts métrages

À boire et à manger mais c’est assez normal le genre veut ça.


et enfin nous avons eu la chance de voir aussi…

Confident Royal

De Stephen Frears.

Un clas­sique dans le genre des films britan­niques. Que tous ceux et toutes celles qui aiment Down­ton Abbey se précipitent !

Tout cela en 5 jours ! Pas mal les sœurs !

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J’ai été déçue par les six films de la compé­ti­tion.… et celui qui a eu le Hitch­cock d’or du public, du scéna­rio et du Jury : « Couple in a Hole » de Tom Geens est seule­ment surpre­nant , je pense que s’il a eu tant de récom­penses, c’est parce qu’il a sorti, les spec­ta­teurs et le jury, de la mouise britan­nique, de la drogue du sexe hétéro et homo.

Je ne vous parle­rai donc pas de mes décep­tions mais de deux films qui m’ont enchantée

« The lost Honour of Christopher Jefferies »

de Roger Mitchell avec Jason Watkins comme acteur principal

Ce film raconte le mal que peuvent faire les jour­naux à la répu­ta­tion d’un homme tota­le­ment intègre mais un peu diffé­rent. Ce film est prenant, plein d’humanité et à l’humour tout britannique.

Je me souvien­drais long­temps de la phrase d’un des amis de ce profes­seur : « la Grande Bretagne a toujours été fière de ses excen­triques, vous devez vous défendre » ( je cite de mémoire) . Si ce film passe près de chez vous allez le voir mais unique­ment en VO car une grande partie du plai­sir vient de sa façon de parler anglais

Et « Gold »

de Niall Herry avec David Will­mot comme acteur principal

Ce film raconte avec une grande tendresse pour les person­nages, le retour d’un paumé dans la vie de sa fille de 13 ans. Leurs rapports sont très bien analy­sés et même si le beau père prof de sport est un peu cari­ca­tu­ral, on est bien dans ce film. Cela se passe en Irlande ce qui veut dire qu’en plus la musique est agréable à entendre.

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Le festi­val innove et cette année nous avons eu droit à deux séries télé. Je n’ai pu voir que celle-ci : Blackout, et évide­ment le premier épisode seule­ment. Cette série commence bien et donne envie de voir la suite. Comme ce festi­val manque de salle je lui conseille­rai de donner les séries télé dans des petites salles et avec un écran télé, l’écran de cinéma n’ajoute pas grand chose. Le premier épisode de cette série nous montre un homme poli­tique alcoo­lique et corrompu, mais qui sauve un jeune noir qui venait de témoi­gner contre la mafia locale.

Il me semble que cette série peut tenir le choc des 21 épisodes d’une saison mais c’est à voir…

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Pour la première fois nous sommes allés voir un débat. Autour de Josée Dayan , réali­sa­trice et produc­trice, Cyril Colbeau-Justin produc­teur, Mariade Meide­ros, actrice et produc­trice, Bertrand Faivre produc­teur (il a produit entre autre the Comedian).

Le débat était très inté­res­sant. J ai beau­coup appris sur l’aspect finan­cier du cinéma. Un produc­teur doit inves­tir une somm impor­tante 2 millions d « euro et consi­dé­rer que cet argent peut être perdu. Il peut aussi rentrer dans ses frais ou gagner beau­coup d « argent mais il ne le saura que 6 à 7 ans plus tard.

Comme l’a résumé Cyril Colbeau-Justin, pour faire du cinéma il faut être incroya­ble­ment tenace, il faut toujours y croire et jongler toujours avec de l’argent qu’on gagnera peut-être. Josée Dayan était plus roman­tique et a parlé du désir. Sans le désir rien ne se fait, a t-elle martelé.

Enfin Bertand Faivre nous a expli­qué pour­quoi il a produit « The Come­dian », c’est un film auquel il croit, car c’est le premier film d « un jeune réali­sa­teur, qui travaille sans scéna­rio (ça, j’avais compris), en Angle­terre il a une bonne critique car c’est un produit origi­nal. Je n’ai pas été convain­cue mais très intéressée.

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Voilà c’est fini ! Vous pensez peut-être que depuis mercredi, j’en ai un peu assez, et bien non, je pour­rai encore conti­nuer. Mais c’est fini, je dois accep­ter, et en tirer le bilan. L « impres­sion géné­rale est moins favo­rable que les autres années, mais comme je le dis dans les critiques, je deviens peut-être plus difficile.

Le seul film dans l’esprit du festi­val , un film avec peu de moyen mais plein d’humour et d’humanité c’est « Boro­wed Time ». Si j avais dû donner le prix je l’aurais donné à « Ill Manor ».

Qu’est ce qui fait le charme de ce festi­val ? Les conver­sa­tions dans les queues , les gens heureux d’avoir vu tel ou tel film. Je n’oubierai pas ce jeune étudiant en cinéma qui avec une gentillesse incroyable nous a expli­qué ce qu « était pour lui un bon film. Il ne lira évidem­ment pas mon blog, mais j’aimerais qu’il sache que j’ai acheté « Black Death », je ne suis pas certaine d’aimer, mais je veux comprendre pour­quoi il place ce film au dessus de tous les autres…

Le festi­val est victime de son succès et vendredi soir l’ambiance était très tendue , faire deux heures de queue avec un pass et ne pas être certaine d « avoir une place c’est frus­trant. (Je rappelle qu’un pass coûte 70 euros et demande de venir à Dinard, un jour de juin pour l’obtenir.) Enfin si vous croyez que j’ai vu tous les films, détrom­pez vous j « en ai vu 15 sur 53 possibles. Et j’en regrette une petite dizaine…

Que voulez vous les ciné­mas ferment de minuit à 10 heures du matin !

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Film qui connaî­tra sans doute un succès en salle . C’est un grand clas­sique du cinéma , une famille très riche est confron­tée à la faillite et doit sortir de la misère en gérant un Fish and Chip.C « est sympa­thique mais le film n « est pas très origi­nal. Et à la fin quand le riche homme d « affaire nous expose la morale du « save­tier et du finan­cier », à savoir que sans agent on vit avec moins de soucis… C’est un peu diffi­cile à croire.

Bref un moment agréable sans prétention.

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Film tiré du roman (que je n’ai pas lu) de Daphné du Maurier. Cela permet un film en costume dans les belles demeures anglaises et c’est impor­tant pour le coté « So British ». Le film est très bien joué, comme il s’agit d’un suspens on ne peut pas trop le raconter.

Le début, deux hommes d’une ressem­blance trou­blante vont échan­ger leur person­na­lité. Plus exac­te­ment le riche oblige le plus pauvre à prendre son rôle. On y croit et c’est un film clas­sique bien fait, sauf la fin, mais une discus­sion dans les queues parfois un peu longues … du festi­val, m’a permis d « apprendre que l’auteure avait eu une meilleure idée pour termi­ner son roman. Je trouve d’ailleurs que dans le film le person­nage prin­ci­pal ets davan­tage béné­fi­ciaire que « bouc émis­saire » de l’échange de personnalité.

Toutes celles qui ont aimé Rebecca, auront je pense, une certaine tendresse pour ce film.

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Ma sœur qui m’accompagne au cinéma a cru revivre « love story » de sa jeunesse. C’est bien ça, une jeune fille sait que sa mort prochaine, elle essaye de vivre ses derniers instants en croquant encore une fois dans la vie. L’émotion est au rendez-vous ; les images sont très belles et nous avons été plus d’une à essuyer des larmes.

C « est un beau film très clas­si­que­ment fait.

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Dans le cadre d’un hommage à Sir Tom Cour­te­nay, ce film mythique a été diffusé. C’est inté­res­sant et le film contient un propos toujours d’actualité quand on s’occupe de délin­quants : dans quelle mesure pour eux , le fait d’accepter l’autorité n « est pas trahir leur milieu d « origine.

Dans ce film , le direc­teur du centre veut redo­rer le blason de son école en se servant des compé­tences spor­tives du jeune rebelle. Au point de vue du cinéma , le choc est rude entre les films britan­niques d’aujourd’hui, où tout n’est qu’allusion, flash, rapi­dité zapping .. et ce film où tout est expli­qué aussi bien avec le texte que les images.

Le combat du jeune coureur est évoqué tout au long de sa course et au moins c’est simple de comprendre pour­quoi il s’arrête avant de gagner…Oups : j’ai trahi le suspens !

Bref, je préfère le cinéma d « aujourd’hui même s’il est parfois violent et trop rapide.

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Encore un film sans aucun inté­rêt. Le réali­sa­teur a voulu nous dépeindre la réalité d’une famille dont le père est en prison pendant 4 ans. S’il avait s’agit d « un repor­tage, je pense que le sujet valait la peine mais il s’agit d « une fiction qui se veut objec­tive. En consé­quence de quoi, aucun juge­ment n « est porté et aucune analyse n’est pous­sée, de peur sans doute de perdre ce côté objec­tif. Donc on ne sait pas ce qui rend l’incarcération pénible. La maman dit que son mari lui manque mais la petite famille a l’air de tour­ner rond.

Le film est répé­ti­tif sans aucun inté­rêt. Les enfants sont mignons.